Hey tout le monde! Ca y est on va rentrer dans le vif du sujet. Oui Allen à l'air louche et non ce n'est pas prêt d'être fini. Ah aussi, petit nouveauté on va enfin voir du côté d'Allen comment que ça se passe. On va se mettre un peu à sa place, je deviens auteur omniscient parce que c'est quand même plus sympa d'avoir les point de vue de tout le monde eheheh.
Arya39: Ok donc c'était pas un vrai sevrage, y'a pas eu de vrai volonté derrière mdr. Ma référence pour "eunuque" vient du même film je t'avoue. Oh mes allusion sur le fait qu'Ed voudrait toujours être avec Allen et même l'emmener jusqu'à chez lui ne t'ont pas suffit? Et bien tu vas être surprise mais après avoir écrit le chapitre 2, j'ai fait mes petites recherches et il y a bel et bien une source d'eau chaude naturelle en Angleterre... même si je saurais plus te dire où. Mais ton hypothèse de faille spatio-temporel est bonne ^^. Après pour avoir de l'eau chaude il suffit de la faire chauffer aussi mdr. Enfin quoi qu'il en soit tu auras tes réponses dans ce chapitre... qui vont forcément amener d'autres questions mais après... Et oui ils prennent un bain ensemble parce que je ne résiste pas à l'envie de les mettre ensemble.
Elogane: Ed est honnête avec lui-même mais il faut quand même qu'on lui mette la vérité sous les yeux pour qu'il en prenne conscience mdr. Allen mange à sa faim ^^ c'est juste pas vraiment bon, mais tu comprendras rapidement pourquoi. C'est un shouille plus compliqué que Allen est un fantôme et je vais te laisser découvrir ça mais tu es partie dans la bonne direction en tout cas. Je commence à donner des indices dans ce chapitre ^^.
Sur ce bonne lecture!
Edward lâcha un soupire de bien-être. Les bras étendus sur la pierre dans son dos, sa tête reposée en arrière sur le sol pour regarder les étoiles au dessus de lui. L'air extérieur n'était pas spécialement froid même alors que le soleil s'était couché il y avait un moment maintenant.
« Je suis au paradis.
-Tu exagères.
-Tu n'es pas celui qui s'est lavé à l'eau froide pendant plus d'une semaine, râla le blond. Mais tu es celui qui m'a amené ici donc je vais faire comme si j'avais rien entendu.
-Ne fais pas comme si c'était une faveur que tu me fais. »
Ed eut un petit rire et jeta un regard vers le blandinet. Comme demandé il était aussi rentré dans la source, installé à côté de lui. Pas trop proche, mais pas assez loin pour être caché par la brume qui se dégageait de l'eau chaude. Allen semblait moins détendu que lui mais l'atmosphère autour de lui avait toujours l'air aussi sereine. Ed se surprit à sourire doucement et ferma les yeux en posant sa tête de nouveau en arrière. Il voulait juste profiter du moment, pas besoin de parler pour ça.
Jusqu'à ce qu'il sente du mouvement à côté de lui quelques minutes plus tard. Il se secoua un peu et se redressa comme pour se réveiller. Le blandinet s'était levé pour rejoindre l'autre côté. Ed le suivit des yeux mais n'osa pas lui demander ce qu'il faisait. Allen avait toujours eu ce comportement un peu décalé et étrange. C'était ce qui le rendait si intéressant aux yeux du scientifique. Il était incapable de savoir ce qu'il pouvait bien se passer dans l'esprit du jeune homme. Il ne détourna la tête que lorsqu'Allen eut disparu dans la brume, se faisant la remarque qu'il n'aurait pas réussi à détourner les yeux de lui-même si Allen était resté dans son champ de vision. C'était honnêtement troublant et bien sûr les boutades des scientifiques lui revinrent en tête.
« Non… Ce n'est quand même pas possible… »
Il secoua la tête, et se décida à finalement se laver pour se changer les idées. Il entendit alors l'autre revenir mais préféra rester concentrer sur sa tâche pour éviter toutes autres pensées perturbantes. Quelque chose de froid se posa alors sur son épaules et un long frisson le parcouru.
« Allen c'est pas cool. »
Cependant lorsqu'il se retourna le blandinet n'était pas là, à vrai dire rien n'était là. Perplexe et légèrement mal à l'aise, il se recula dans les bains. Puis du coin de l'œil il perçu un mouvement. Il y avait quelque chose à l'extérieur de la source, derrière un fourré, quelque chose qui l'observait il en était sûr. Alors ne quittant pas la chose des yeux il se recula pour se rapprocher de ses affaires. La première chose que sa main toucha était ses vêtements, mais de toute façon Ed ne savait pas trop ce qu'il cherchait. Il n'avait rien pris avec lui qui pourrait servir d'arme.
C'est alors que l'eau remua fortement et Allen apparu de nouveau à travers la brume. Il semblait inquiet et venait vers lui d'un bon pas. A moitié rassuré, le scientifique ouvrit la bouche pour parler mais le blandinet ne lui en laissa pas le temps.
« Désolé mais tu devrais partir maintenant.
-Allen, qu'est-ce qu'il se passe ?
-C'est ma faute, je n'aurais pas dû t'emmener, excuse-moi.
-De quoi est-ce que tu t'excuses au juste ?
-Tu dois partir maintenant, les yeux argentés l'examina rapidement avant qu'il reprenne. Dis-moi que tu as ton collier.
-Quoi ? Quel est le rapport ?
-Met-le, vite et habille-toi rapidement.
-Tu commences à me faire flipper.
-Et pourtant, tu ne fais toujours rien. »
Allen fit un geste vers ses affaires qu'Ed suivit du regard. Il ne comprenait rien à la situation, est-ce qu'ils venaient juste de se faire prendre ? Le propriétaire était là ? Puis d'un coup le souvenir de la créature l'observant revint, lui provoquant un nouveau frisson. Il attrapa donc ses affaires tout en tentant une nouvelle fois :
« Allen, il y a…
-Ne t'en occupes pas et habille-toi vite.
-Tu savais…
-C'est compliqué, je ne peux juste pas les laisser toujours faire à leur guise.
-Qu'est-ce que c'est sensé vouloir dire ? »
Allen ne répondit pas et sortit de l'eau pour s'habiller à son tour. Pourtant son regard allait partout comme s'il surveillait les alentours. Partout, sauf vers lui. C'était la première fois qu'il comprenait ce qu'il avait en tête. Il voulait lui cacher ce qu'il se passait réellement. Pourquoi ? Ed n'en avait aucune idée mais il ressentait clairement l'inquiétude dans l'attitude de son ami. Alors il lui attrapa le poignet et le força à le regarder de nouveau :
« Hey, explique-moi.
-Il faut que tu rentres, tu pourras retrouver ton chemin ?
-C'est hors de question, je ne te laisse pas ici. Je ne sais pas ce que tu crains mais je ne te laisse pas y faire face seul.
-Tu ne sais pas de quoi tu parles. »
Le visage d'Allen s'était fermé et il finit par dégager son bras.
« Ne rends pas ça encore plus compliqué, s'il te plait. »
Ed aurait bien voulu répliquer une nouvelle fois mais la créature de l'autre côté de la source bougea, se rapprochant d'eux, bien qu'il n'arrivait toujours pas à déterminer ce que ça pouvait être. Malgré leur proximité avec l'eau chaude, la température autour d'eux chuta assez pour lui donner des frissons. Clairement il se passait quelque chose d'anormal.
« Très bien alors allons-y. »
Allen allait répliquer de nouveau mais finalement se ravisa et hocha de la tête. Alors le blond se décida à prendre le chemin du retour. Cependant, même s'ils s'éloignaient de la source thermale la brume ne se dissipait pas. Rapidement le scientifique se sentit oppressé, comme si l'air parvenait difficilement jusqu'à ses poumons. Il hésitait à se mettre à courir mais ne savait pas exactement dans quelle direction il devait aller. Il se tourna pour demander au blandinet et se rendit compte qu'il n'était simplement plus là. Il comprenait maintenant pourquoi son oppression avait été si subite. Il s'agissait du moment où Allen avait quitté ses côtés. Edward en était sûr. Il ne savait ni pourquoi ni comment, mais c'était la seule chose dont il était sûr en ce moment même. Ca, et pourquoi cette montagne était désertée. Il plaça ses mains autour de sa bouche comme pour faire un portevoix et s'écria :
« Allen ! »
Ce fut un grondement qui lui répondit. Un grondement bien trop proche à son goût. Cette fois il n'hésita pas avant de courir. Ce grognement n'avait rien d'humain ou même animal. Il n'arrivait pas à imaginer quel genre de créature pouvait avoir un timbre de voix si acre. Puis un cri aigu lui vrilla les oreilles. Son corps choisit de lui-même de partir dans la direction opposée.
Il couru ainsi un temps qui lui paru extrêmement long, suivit par ces grondements et ces cris. Ils semblaient le traquer sans non plus vouloir l'attraper. Serait-il la victime d'un jeu ? A vrai dire il n'avait aucun mal à se comparer à une souris poursuivie par un chat.
C'est alors que la lumière revint d'un coup et avec elle la chaleur. La brume disparue sans raison le laissant face au centre de recherche à bout de souffle. Encore sous le coup de l'adrénaline il entendit à peine les voix qui l'appelaient. La sensation de froid le quittait mais ses tremblements ne voulaient pas s'arrêter. Son cerveau tournait à plein régime sur ce qu'il venait de vivre l'empêchant de traiter ce qu'il se passait autour de lui jusqu'à ce qu'on le secoue :
« Elric ! Bon sang que se passe-t-il ? »
Il releva un regard perdu vers son supérieur qui n'attendit pas plus avant de prendre les choses en main. Il demanda de porter de la nourriture et de l'eau à la chambre d'Edward et transporta ce dernier lui-même. Le blond finit assit dans son lit mais n'arrivait toujours pas à parler. C'était comme si les mots se bousculaient dans sa bouche sans qu'il n'arrive à les mettre dans un ordre cohérent. Puis le coup de grâce vint de l'autre scientifique :
« Mais qu'est-ce que tu as bien pu faire pendant ces trois jours ? »
Les yeux dorés s'écarquillèrent et la parole lui revint comme par magie alors qu'il se relevait vivement :
« Trois jours ? Mais c'est impossible, je suis parti simplement une nuit.
-Quand es-tu parti ?
-Mardi soir, répondit-il sans réfléchir.
-Pourquoi n'as-tu prévenu personne, imbécile ! »
Edward grimaça. Il savait qu'il aurait dû prévenir quelqu'un. Justement dans le cas où il disparaîtrait et puis parce qu'ils travaillaient sur un projet encore sous haute sécurité. C'était l'intégrité même des recherches qui pouvaient être sabotée s'il y avait ne serait-ce qu'une fuite. Il n'aurait jamais cru qu'une douche chaude leur aurait causé autant d'ennui. Pourtant à sa grande surprise Mustang passa rapidement à autre chose.
« Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
-Allen ! s'écria-t-il d'un coup. Il est toujours là-bas !
-Où ça ?
-Sur la montagne !
-Tu étais sur la montagne ?
-Il m'a emmené, il y avait une source thermale.
-En Angleterre ?! »
Edward se crispa, il savait que c'était impossible. Du moins pas ici mais Mustang passa de nouveau outre sa propre question. Il passa une main dans ses cheveux, le visage crispé avant de demander :
« Explique-moi tout.
-Je ne sais pas trop. C'était étrange. A la base on devait juste prendre une douche chaude. J'avais aucune idée que les choses dégénèreraient comme ça.
-Dégénérer à quelle mesure ?
-Je n'ai rien vu mais c'était tendu et très étrange. La brume ne voulait pas se lever alors je ne pouvais pas bien voir…
-La brume ? Il n'y avait pas de brume ces derniers jours.
-Je ne comprends pas, qu'est-ce qu'il se passe ? Où est-ce que j'étais ?
-C'était ma question Elric, remarqua-t-il en soupirant. Et maintenant que comptes-tu faire ?
-Par rapport à quoi ?
-Ton copain est toujours là-bas.
-Allen… »
Mustang fronça les sourcils, c'était la première fois qu'il voyait le plus jeune aussi fébrile et perdu. Oublier les choses comme il venait de le faire n'était simplement pas dans sa nature. Ed analysait les situations qui se présentaient à lui pour décider de ce qui selon lui était le mieux à faire. Pourtant à ce moment-là, il semblait à peine comprendre où il était et était loin de pouvoir expliquer ce qui lui était arrivé. L'homme se leva et fit quelques pas dans la chambre.
« Il faut que j'aille le chercher.
-Où ça ?
-Sur la montagne !
-Où ça sur cette montagne ? »
Son ton s'était fait cassant mais c'était la question elle-même qui avait arrêté Edward dans sa propre lancée. Bien sûr il ne savait pas où chercher. Même si cela l'éloignait encore plus du Edward Elric qu'il connaissait, au moins c'était cohérent avec la situation présente. Alors Mustang sortit de sa poche une petite boussole qu'il lui tendit.
« Je te conseille le sommet, il est au nord-ouest.
-Vous…
-Cette boussole ne perdra pas le nord, elle ne suit pas un principe magnétique.
-Mais…
-Je ne pourrais pas t'arrêter alors je vais t'aider. Comme d'habitude, après tout tu es sous ma responsabilité. Tu devrais aussi prendre de quoi te défendre, je sais que malgré tout ce que j'ai pu te dire, tu as pris une arme. Le centre se trouve aux coordonnées marquées sur cette feuille. Prend aussi ton portable, tu ne pourras surement rien appeler mais je connais ton portable. Il aura surement une utilité. »
Au fur et à mesure que le plus vieux parlait Ed reprenait son état normal. Comme si retrouver un cadre normal, lui permettait de remettre en ordre ses pensés. Il avait toujours détesté ça mais il savait que Mustang ne l'avait jamais laissé se débrouiller lorsqu'il avait des problèmes. Il avait toujours pu trouver du soutient de sa part. Alors il prenait conscience de la situation et de ce qu'il devait faire, ce qu'il voulait faire. Le blond attrapa la boussole et fouilla rapidement dans ses affaires pour en sortir un sansetsukon qu'il accrocha à sa ceinture. Il vérifia son portable, qui avait encore largement assez de batterie.
« J'y vais. Je reviens rapidement.
-Tu n'as pas intérêt à disparaître Elric. Tu sais que je viendrais te chercher.
-Vous n'avez pas besoin de me materner.
-Je m'inquiète plutôt pour ma boussole, le plus vieux eut un sourire au son agacé que produit son subalterne. Oh et pendant que tu y es, réfléchit à pourquoi tu fais tout ça. »
Ed grogna et sortit finalement de sa chambre. Il n'avait pas une minute à perdre s'il voulait aider Allen. Il réfléchirait plus tard aux conséquences ou aux causes de ses actions. Il savait bien que le blandinet lui avait demandé plusieurs fois de partir. Il comprenait qu'il cherchait à le protéger de cette manière mais Ed avait toujours tracé son chemin en faisant ce qu'il pensait juste, peu lui importait qu'on le contredise.
Allen avait le cœur serré mais il savait que c'était mieux ainsi. Il n'avait pas le droit de mêler quelqu'un d'autre à ses problèmes. Il avait joué avec le feu en rencontrant aussi souvent le scientifique et il venait de se brûler. Il avait bien vu la peur dans les yeux dorés. En même temps qui aurait réagit autrement ? Il était sûr de ne plus revoir le blond maintenant que celui-ci avait eu un aperçu du monde dans lequel il vivait. C'était donc morose qu'il suivait sa gardienne à travers la forêt.
« Ne fais pas cette tête là, Allen. Ca n'aurait pas pu bien finir. Tu aurais forcément fini blessé. Que ce soit maintenant ou dans quelques semaines, il serait parti en t'abandonnant.
-Pas si vous me laissiez enfin partir.
-Ton sort est scellé à cette montagne, tu devrais le savoir maintenant.
-Non ! Vous m'avez enchaîné à cette montagne. Cela va faire 100 ans maintenant, Road. Les choses ne changeront pas, je serais toujours moi, peu importe ce que vous voulez.
-Ne crois pas en savoir plus que nous, humain. Tu as survécu à ces 100 ans, tu as de son sang dans les veines. Tu peux toujours t'éveiller alors tu seras…
-Neah, je sais, vous n'arrêtez pas de me le répéter mais en réalité vous n'avez aucune idée de ce qu'il se passerait réellement si mon sang s'éveillait.
-Il ne peut en être autrement mais tu sais que ce n'est pas pour ça que le Comte veut te voir.
-Je sais. Donc c'est bien vous qui avez coupé l'eau chaude du centre.
-Ce n'est qu'un avertissement. Il ne fait pas partie de la montagne mais pouvons tout de même y aller, n'oublie pas. »
Allen pinça les lèvres. Effectivement, provoquer un simple problème d'eau était très loin de leur façon de faire. Il n'arrivait cependant pas à savoir le réel pourquoi. Etait-ce parce qu'ils avaient perdu en pouvoir en attendant le retour de Neah, cloitré sur cette montagne, parce qu'Ed avait une pierre philosophale ou encore parce qu'ils voulaient le mettre au pied du mur pour forcer une transformation ? Dans tous les cas, cette retenue le mettait mal à l'aise. Même s'il était soulagé que ses gardiens n'aient fait aucune victime cette fois-ci.
Le sommet de la montagne n'était plus qu'à quelques pas lorsqu'ils entrèrent dans une caverne. Tout comme le passage donnant sur la source, l'entrée était cachée par la nature environnante, les forçant à pousser des branches pour passer. Après quelques pas à l'intérieur Road s'arrêta devant le mur pour y pousser une porte dérobée. Ils entrèrent alors dans ce qui ressemblait à un vieux manoir. Allen n'avait jamais aimé venir ici. Il faisait trop sombre et trop froid. Même les quartiers de Road, pourtant haut en couleur, n'arrivait pas à enlever le côté lugubre des lieux.
« Le Comte nous attend dans le grand salon. »
Allen hocha simplement de la tête. Il avait déjà tenté de s'enfuir. Beaucoup pendant les 10 premières années, puis les tentatives s'étaient espacées. Jusqu'à disparaître il y avait de ça 20 ans. Plus il avait tenté de chose plus sa situation ici devenait compliquée et sous surveillance. Concernant sa présence ici aujourd'hui, il savait très bien ce qui l'attendait. C'était la mesure préventive la plus efficace que le Comte avait mis en place jusque là. Surtout lorsqu'il rencontrait des personnes extérieures.
Road ouvrit la porte du grand salon et Allen constata que la famille était presque réunie. Tous étaient en costume d'époque le renvoyant au jour de sa capture. Un sourire fatigué et vaincu étira ses lèvres. Ce n'était pas comme s'il avait abandonné de s'en sortir mais en leur faisant face ainsi les choses n'en devenaient que plus insurmontables. Il était seul contre une dizaine, il était l'humain contre les démons.
« Ainsi tu t'es trouvé un nouvel humain. »
Allen fronça les sourcils sentant la colère l'envahir mais ne répondit rien. C'était lui le pire. Le Comte comme l'appelaient les autres. Un clown qui n'en avait que l'apparence. Le froid ambiant de la pièce lui rappelait bien qu'ici il était le seul humain, autour de lui il n'y avait que des entités n'ayant rien à faire dans ce monde. Tous différents mais tous unis sous les ordres du Comte. S'il parlait n'importe comment maintenant, c'était Ed qui en souffrirait le plus. Il serait encore plus en danger qu'il ne l'était déjà. Dire qu'ils avaient juste parlé ensemble quelques fois…
« On m'a dit que tu passais beaucoup de temps hors du domaine. Tu comptes t'enfuir avec lui ? Tu sais que ce n'est pas possible. C'est ici ta maison. Nous ne te laisserons pas partir, le Comte eut un sourire psychotique qu'Allen comprit directement. Je sais d'ailleurs que toi-même tu ne voudras pas tenter de partir. »
Voilà, voilà, la suite des explications dans le prochain chapitre.
