Non je ne suis pas morte! Et vous mes chers lecteurs?
Chapitre 20
_ ... que vous évitiez les grandes autoroutes et changiez de véhicule tous les 200km, ce sont ses mots exacts. Répéta Abby.
_ Précautionneuse ou paranoïaque à votre avis ? Demanda Declan.
_ Peu importe, faites ce qu'elle a dit, on ne sait jamais. Et Luisa ?
_ Ce n'est pas notre priorité ! Protesta Will. Comment t'a-t-elle semblé au téléphone ?
_ Je ne sais pas, elle n'a pas donné tellement d'autres détails, elle était en colère en tout cas, mais ce n'est pas une surprise, à part ça, elle a dit qu'elle allait bien...
_ Oui, enfin c'est Magnus, bonne chance pour lui faire admettre le contraire. Soupira Will
Et voilà qu'il se sentait mal à l'aise désormais. Le seul acte de rearder Abby sans détourner les yeux, sans que cela ne ravive cette crampe à l'estomac qui le brûlait depuis qu'il s'était permis ce petit retour au pays des merveilles lui coûtait quelques gouttes de sueur alors s'imaginer de nouveau face à face avec Magnus...
_ Pouvez-vous me dire ce qu'on attend? S'impatienta Tesla.
Et 10 minutes plus tard Henry et lui étaient en route.
Elle savait ce qui se passerait alors, savait qu'elle ne prendrait pas la fuite et savourerait cet instant comme elle l'avait fait, cinquante ans auparavant lorsqu'elle était de l'autre côté et pourtant, ses tripes bondissaient de crainte et d'anticipation, son esprit presque submergé, fulminait de hâte autant que d'aversion à cette idée... Et son double la fixait d'un regard si dense qu'il répondait aux lois de la gravité et attirait dans son champ tout ce qui s'attardait sur sa course. Helen !
Et tout d'abord, comme au commencement du monde, il y eu le silence et le temps, quelques secondes d'inertie entre deux membranes d'univers parallèles prêtent à entrer en contact et qui s'arrêtent pour hésiter devant la catastrophe cosmique que cette collision pourrait engendrer... Et puis il y eut la lumière au moment où apparut la lueur d'un consentement mutuel. Helen !
Et enfin la fusion, la mise en mouvement des électrons, le choc thermique, la cristallisation des particules et de leurs ondes de propulsion, la naissance des étoiles en voyage dans leur galaxie, et parmi ces galaxies une qui fut baptisée « voie lactée » et où se trouvait le système solaire et au sein de ce système solaire une planète en orbite, tout à fait anodine et portant le nom tout aussi anodin de Terre et sur cette terre des milliards d'humains vivants et se succédant... Et entre tous Helen Magnus lèvres jointes et doigts entrelacés avec l'image miraculeuse de son propre futur. Helen ! Pour l'amour du ciel réveille-toi!
Et il sembla que les dieux bienveillants retardèrent le lever du soleil, retenant les astres dans le joug de leurs rennes invisibles pour consacrer cette réunion. Helen !
_ Oh mon dieu dites-moi qu'elle est vivante, dites-moi qu'elle est vivante. Supplia Henry en courant s'accroupir près de Nikola.
Helen toussa l'eau de ses poumons et décolla les paupières. Henry et Nikola poussèrent un cri unanime tout d'abord puis firent un pas de recul soudain.
_Qu'est-ce-que c'est que ça !? Hurla Henry « Ses yeux ! »
_ Henry ? Appela la petite voix d'Helen. Puis son visage se détendit à nouveau et elle ferma les yeux.
Elle voyait triple, ses oreilles bourdonnaient, ses bronches brûlaient, elle avait un goût de sel dans la bouche et sentait le sable durcir ses vêtements en séchant. Les trois visages d'Henry commencèrent à se fondre en un seul au-dessus d'elle. Il était pâle, et sanglotait presque de soulagement.
_ Du calme Heinrich, respirez. Fit Tesla en lui tapant l'épaule. « Elle est consciente, à peine certe, mais consciente tout de même ».
_ Mais ses yeux, vous avez vu ses yeux ?!
_Définitivement pas humains... Et c'est probablement ce qui l'a sauvé. Murmura Nikola en glissant un bras sous la nuque inanimée d'Helen et l'autre sous ses genoux. « Allez m'ouvrir la portière, vaut mieux pas s'éterniser ici. »
Et Tesla la porta sur quelques dizaines de mètres comme si elle ne pesait rien. Il l'allongea à l'arrière et s'assit à côté, scanna ses membres à la recherche de blessures, ne trouva que quelques hématomes témoins d'une belle bagarre, dans le meilleur des cas. Et juste au moment où Henry démarra, elle émergea à nouveau.
_ Hey, hey ! Doucement, doucement, ne bouge pas.
_ Nikola ? Qu'est-ce... ? Où est-ce qu'on est ?
_ Toujours à Miami, on vient juste de te trouver Helen et franchement, tu n'as pas l'air au sommet de ta forme et tu mériterais un bon bain avec bougies, concerto baroque, surplus de mousse et tout le tsoin tsoin. Pour la petite histoire, au cas où ça t'intéresserait, comme tu n'étais évidemment pas au point de rendez-vous, on a tracé le portable avec lequel tu avais appelé Miss sourire-publicitaire du FBI- oui, oui qu'elle bonne idée n'est-ce pas ?- résultat ? On l'a repéré par terre, au cinquième étage de cet affreux gratte-ciel-phallus qui donne sur la mer- l'architecture de nos jours, mais pardon, je m'écarte du sujet...- et donc, alors qu'on commençait à se dire qu'on t'avait perdue pour de bon, le gamin se penche au-dessus du balcon et se met à hurler dans mes oreilles : « Elle est là ! ». Cinq étages en dessous, étendue sur les rochers, gentiment bercée par l'écume des vagues... Alors...Qu'est-ce qui t'es arrivée par tous les diables ?!
Helen grinça des dents avant de parler.
_ C'est cette garce de Schedule ! Et puis la Sciu -ils ont commencé à quadriller la ville- pour tout vous dire, je n'étais même pas certaine qu'ils étaient réels au début- jusqu'à ce qu'ils débarquent de partout à la fois, alors à la fin je suis rentrée dans le premier immeuble que j'ai croisé pour essayer de les semer-mais ils avaient bloqué toutes les sorties et ils approchaient du couloir ou j'étais alors...
_ Tu t'es jetée à l'eau, du cinquième, avec tous ces rochers autour !?
_ Je n'avais pas tellement le choix !
_ Où sont-ils maintenant ?
_ Je ne sais pas, avec un peu de chance, ils me pensent morte, je me suis donnée du mal pour qu'ils le croient en tous cas... et la marée montait vite, je commençais à fatiguer et j'ai dû regagner les rochers au bout d'un moment, ensuite, je me souviens du lever de soleil et de ces fichus rouleaux qui brassaient du sable jusqu'à moi et après ça, plus rien, à part vous deux en train de me réveiller.
_ Wow ! Sacré journée hein ? Réjouissez-vous, elle vient de finir, on rentre à la maison.
_ Vous n'avez pas été suivis ?
_ Pas que je sache. Doc, vous êtes vraiment sure que vous étiez poursuivie ? Ne le prenez pas mal mais il n'y a absolument aucune trace de la Sciu nulle part et vous avez l'air sérieusement secouée, vous avez perdu connaissance et vous êtes clairement en état de manque alors... Fit Henry avec une grimace d'appréhension.
_ Je sais ce que j'ai vu Henry ! Qui plus est, on ne s'échappe pas d'une prison mexicaine aussi facilement.
_ Une prison mexicaine? S'étonna Nikola.
_ Dans tous les cas, même si la Sciu et vous, c'est pas vraiment l'entente cordiale, ils n'ont aucune raison valable de vous poursuivre non ? Surtout qu'ils ne sont pas dans leur juridiction donc légalement parlant... Commença Henry.
_ Adisson n'a pas eu besoin d'une raison valable pour me faire incarcérer avec Luisa ! Et croyez-moi, s'il lui en fallait vraiment une, il l'aurait trouvée. Il ne rêverait pas mieux.
_ Ouais, vu comme ça... Mieux vaut mettre le turbo alors, c'est quoi cette histoire de prison?
_ ... Alors, racontez !
_ Doc ?
_ Oh non... elle s'est encore évanouie... Mon cher Heinrich, j'ai bien peur qu'au contraire, la journée ne fasse que commencer...
OOOOOOOooOoOoOoOooOoOoOo
_ Non, non je t'assure,mec, t'imagines même pas ce que c'était, conduire dans ses conditions...Fais le toi, à 110 dans les petites routes de campagnes, dans la poussière et les graviers, à croire que le goudron existe pas dans ce pays, avec des pneus qui menacent de te lâcher à chaque freinage, dans des virages comme ça, juste des petits filets à ta droite contre les éboulis, comme si une corde de 5 mm d'épaisseur allait empêcher la montagne de s'effondrer sur ta tête si elle a envie de s'effondrer, et à gauche un trou de 20 mètres et même pas de barrière de protection, et surtout, surtout avec ta patronne à l'arrière, qui passe par tous les stades de psychoses imaginables avec comme seule camisole de force un fichu vampire qui... Enumérait Henry, tressautant dans la folle gestuelle qui accompagnait ses paroles. En face de lui, Declan riait.
_ Pour une fois que c'est pas à moi que ce genre de trucs arrive ! Coupa Will.
_ Ouais, désolé Henry, mais je crois que le record reste à Will. Le Nautilus s'était quand même du lourd. Confirma Declan.
_ Tu déconnes là ?! Toi elle a essayé de te tuer une fois ! Moi j'ai failli mourir 3 fois et si Tesla avait été humain, il serait mort au moins 5 fois et il fallait que je me concentre sur la route en plus! Elle lui a même tiré une balle dans les oignons, t'imagines !
Declan se mit à rire.
_ Pourquoi lui avoir donné une arme ? Vous saviez qu'il y avait des risques qu'elle ait des hallucinations et tout.
_ On lui a pas donné, elle me l'a arraché des mains ! Je te dis, les seuls moments où elle avait l'air d'être un peu plus elle-même c'était lorsqu'elle tenait le flingue contre sa tête plutôt que la nôtre !
_ Wow ! Et ça a duré tout le voyage ?
_ Non, d'abord elle a perdu connaissance pendant presque deux heures, elle tremblait de temps en temps et apparemment son cœur se tapait un grand huit mais Tesla s'occupait d'elle et ça allait à peu près. C'est quand elle s'est réveillé que ça a dégénéré. Je sais pas ce qu'elle voyait mais elle s'est mise à hurler et à donner des coups dans tous les sens, le temps que je me retourne pour demander ce qui se passait, elle avait ouvert la portière et elle s'était jetée dehors. Tesla l'a suivi dans les bois, j'ai arrêté la voiture et je suis sorti aussi. Je les cherche tous les deux et là j'entends des pas dans les feuilles mortes, je me retourne et, paf, elle fonce sur moi et me prend mon flingue. Alors Tesla la rattrape, la met à terre, on essaye de la raisonner, calmement, doucement et ça marchait au début puis Tesla a le malheur de faire un pas en avant pour l'aider à se relever et bim ! Elle lui tire deux balles dans l'épaule. Alors il perd patience et il commence courir derrière elle, moi pendant ce temps je cours aussi vite que je peux avec les feuilles morte pour chercher un stunner dans la voiture. Je les vois se battre au loin, je prie pour qu'il ait récupéré le flingue mais quand j'arrive je le trouve recroquevillé par terre à se tenir les cuisses, le visage rouge écrevisse, en train de suer à grosse goutte et de cracher des insultes. Je lui demande si ça ira, il me crit oui, il m'indique une direction, j'y vais, elle m'entend arriver, elle voit que j'ai le stunner alors elle accélère et puis elle trébuche, elle tombe et reste inerte alors j'approche, Tesla déboule derrière moi, demande si je l'ai touché, je réponds non, qu'elle s'est juste cassé la figure, il se penche vers elle et paf, éclair de lucidité, enfin partiel, elle semble seulement nous reconnaitre mais elle panique toujours, et plus on essaye de la calmer plus elle recule et plus elle hésite, puis elle s'aperçoit qu'elle a tiré sur Nikola et elle commence à crier que c'est trop insupportable, qu'elle en peut plus, qu'il faut que ça s'arrête et elle se colle le flingue à la tempe et Tesla commence à paniquer alors je vérouille le stunner et je tire. On récupère le flingue, on reste planté là pendant 1O bonnes minutes juste pour souffler et on la ramène à la voiture. Une petite heure de répit, puis c'est reparti de plus belle sauf que cette fois les portières sont verrouillées. Et ça a duré jusqu'à ce qu'elle s'épuise à nouveau puis se réveille à nouveau, etc. Elle a commencé à revenir à elle à 100 km d'Old City, et elle avait l'air sincèrement désolée mais franchement, on était tellement à bout qu'on s'en fichait complètement et Nikola a refusé de la détacher-parce qu'il avait fini par l'attacher- avant qu'on arrive au Sanctuaire. Alors après coup, j'admets qu'il y a eu quelques moments épiques comme quand elle a cassé la vitre arrière pour y faire passer Tesla ou quand elle l'a essayé de le momifier contre la banquette avec du gros scotch, ou quand ils se sont battus sur le toit alors que je roulais encore, ou quand elle a essayé de l'étrangler avec sa cravate, ou quand elle l'a mordu puis qu'elle a jeté ses chaussures sur la vitre du chauffeur de derrière et qu'elle lui a crié un chapelet d'insultes que même Kate aurait pas osé sortir, ou quand j'ai essayé de lui faire boire de l'eau et qu'elle m'a vidé la bouteille sur la tête avant de m'écraser sur le volant, ou quand elle a arraché un touffe de cheveux grosse comme ça à Tesla et - tu savais que les cheveux de Tesla aussi repoussent instantanément, non ?- et bah maintenant tu le sais ! Mais les miens non, regarde-moi ce trou ! Ouais, y' a vraiment eu quelques moments épiques mais y'a aussi eu ces moments où elle avait vraiment peur de nous, ou de je ne sais quoi d'autre et où elle arrêtait de se battre, se callait dans un coin et se mettait à pleurer, mais vraiment pleurer- vous avez déjà vu Magnus pleurer? Je veux dire vraiment pleurer, pleurer à s'en détruire les poumons. C'était affreux, j'avais juste envie de me tuer franchement, et Tesla la berçait et faisait tout ce qu'il pouvait mais tu voyais qu'il était sur le point de craquer aussi et qu'il se forçait... Quand je vous le raconte, ça a peut-être l'air ridicule mais en vrai...
_ Ouais, vu ta tête, ça devait être sacrément intense. Tu lui as reparlé depuis ? Demanda Will.
_ Au doc? Ouais, je suis allé la voir à l'infirmerie quand elle s'est réveillée mais je l'ai pas vue depuis, je crois qu'elle est dans son bureau.
_ Ok, je vais me jeter à l'eau. Décida Will.
L'énergie. Voilà ce qu'elle cherchait si désespérément : récupérer le souffle qui l'animait autrefois, cette foi éperdue en la mission qu'elle s'était confiée depuis le premier jour où elle était descendue dans cette cave avec son père. Le futur, son retour, deux idées qui la tenait éveillée, en alerte, entêtée à façonner, pièce après pièce, son immense projet. Mais il manquait quelque chose. La sorte de précognition qu'elle avait nécessairement acquise en revenant en arrière rendait le monde linéaire, lui ôtait sa primauté, son authenticité. Croire n'était plus nécessaire puisqu'elle savait déjà. Comme toujours, à gagner un grand pouvoir, on perdait une grande vertu en échange, comme si en se dédoublant, elle avait divisé son âme de moitié. Et la partie manquante se trouvait là, littéralement entre ses mains et la choyait de son regard irradiant, sans chercher à comprendre ce qui lui arrivait ou pourquoi cela arrivait mais foudroyée, au contraire, par cet éclair insaisissable de gratitude universelle. Et tout ce qu'il y avait à prendre en elle, Helen le drainait.
_ Magnus ?
Elle décolla son front de son bureau.
_ Pardon Will, je vous écoute.
_ Magnus allez dormir, ça ne fait que six heures que vous êtes debout et vous avez déjà eu le temps de soigner deux phénomènes et de traiter plus de dossiers que moi en toute une journée.
_ Et de manger, de me doucher et de lancer une vidéo-conférence avec Tokyo. Conclusion ? Arrêtez le café Will, peu importe combien de tasses vous avalerez, vous ne serez jamais aussi productif que moi. Plaisanta-t-elle.
Il se mit à rire en la regardant, à moitié sincère à moitié inquiet de dissimuler son malaise. Il avait frémi pendant le récit d'Henry et n'avait pu s'empêcher de penser qu'il aurait dû être à sa place, mais il n'avait pas eu le courage d'aller la chercher juste après avoir découvert... Et maintenant elle plaisantait avec ce même sourire fatal que dans son souvenir et il avait quelques difficultés à l'encaisser. Magnus, l'éternelle Magnus, quoiqu'il lui arrive.
_ Vous savez ce que je pense ? Commença-t-il. « Je pense que vous avez tellement honte de votre comportement ces dernières semaines que maintenant que vous avez l'esprit au net, vous ne pensez qu'à vous punir en vous tuant au travail. Et n'essayez même pas de me faire croire que j'ai tort parce que le rouge sur vos joues confirme tout ce qu'i confirmer. »
_ Là n'est pas la question, Will, j'ai beaucoup de travail à rattraper.
_ Vous vous en voulez n'est-ce pas ?
_ Will, plus tard.
_ Non, non, non, répondez.
_ Oui ! Vous avez raison ! J'ai honte, je m'en veux, je m'auto-flagelle et honnêtement étant donné les circonstances, je ne vois pas ce que je pourrais faire d'autre! Vous êtes content ?!
_ Pas vraiment.
_ Pourquoi ? Si c'est pour me faire la leçon et me dire qu'il faut que je cesse de me tenir pour responsable parce que je ne le suis pas, vous pouvez sortir d'emblée de mon bureau. J'ai réussi à perdre Luisa et à attaquer les membres de mon propre personnel les uns après les autres, tout ça parce que je ne voulais pas laisser tomber l'expérience ! L'enquête aurait dû être ma priorité ! J'AI eu les yeux plus gros que le ventre en voulant mener les deux en même temps et vous le savez aussi bien que moi! Maintenant il ne me reste qu'à réparer les pots casser.
_ Ce n'est pas le véritable problème, hein ? Ce qui vous dérange au fond c'est d'admettre en votre fort intérieur que vous teniez à terminer l'expérience parce qu'elle vous plaisait, c'était génial, sur le coup, non ?
_ Bien sûr que ça l'était ! Sinon je ne l'aurais pas fait Will!
_ Mais alors vous êtes un être humain, j'avais raison ! S'exclama Will, levant les bras au ciel et sur-jouant un sursaut de joie. Puis il se leva en lui adressant un grand sourire et lança « Merci beaucoup Magnus, c'est tout ce que je voulais savoir. » Et quitta le bureau en quelques pas.
Elle demeura figée quelques secondes et, son étonnement passé, se demanda si, entre les lignes, il n'était pas question d'autre chose que des mnémotropes.
