Auteur : Milianii-chan

Genre : Aventure, Humour (euh… enfin c'est vous qui voyez !) et dans un futur lointain lemon, hétéro et homosexuel…(Très lointain !) ^^

Disclaimer : La majeure partie des personnages proviennent du manga « Naruto », ils ne sont donc pas à moi, je laisse cet honneur à Masashi Kishimoto, le créateur. *0* Par contre, l'héroïne principale est de mon invention, ainsi que son frère et d'autre qui apparaitrons bientôt !

Résumé : Deux jumeaux dont personne ne sait qui ils sont, d'où ils sont, recueillis à l'âge de 6 ans par Umino Iruka, dans le village caché du pays du feu, Konoha. Appartenant au stade des enfants prodiges, ils deviennent rapidement de puissants ninjas, veillant à la sécurité du village. Quand, un jour, l'ordre d'une mission un peu spéciale va bouleverser leur vie.


Chapitre 6.

« C'est à moi ! » Balance Takeo, impatient de montrer aux autres son potentiel.

Que va-t-il faire cette fois ci, ce frimeur ?

Il s'avance sous le regard attentif des élèves, j'aperçois Naruto qui l'observe encore plus intensément, c'est assez logique, il n'a aucune idée de la puissance de mon frère.

« C'est parti ! » Cri mon frère en joignant ses mains et en murmurant la technique pour faire apparaitre 2 clones… Puis 3, 4, 10, pour finir avec une vingtaine de clone avec la même frimousse, ricanant comme des attardés !

« Alors ? On est pas génial, nan ? » Questionnent tous les clones en même temps pour ensuite disparaitre brusquement, ne laissant que l'original, un Takeo mort de rire devant les regards impressionnés de nos camarades. Je souris, et jette un rapide regard vers Naruto qui est complétement bloqué devant cette démonstration… Je pense que lui ne sait absolument pas faire de clone, même pas quelque chose de ressemblant.

« Je me porte volontaire. » Dis-je calmement en m'avançant devant l'estrade.

Je me redresse, le dos droit, la tête relevée et joins lentement mes mains au niveau de ma poitrine, pour murmurer d'un souffle la technique. Rapidement, mes clones remplissent la pièce, j'en fais exactement 24, le nombre exacte d'élèves dans la classe, je ferme les yeux et siffle entre mes dents une autre technique, brusquement tous les clones se changent en chaque élève de la classe, j'entends des cris de surprise, des rires et des moqueries, je me retourne et vois Shikamaru, Kiba, Chouji et Naruto s'amuser avec leur propre clone, au fond de la salle j'aperçois Ino et Sakura se disputant sur qui a la plus belle copies d'elles même. Je laisse échapper un léger rire et exécute la technique d'arrêt, d'un « pouf » toutes les copies disparaissent et je me dirige vers ma place sous des regards charmés et amusés.

« Bien, très bien Airin ! Quand je pense qu'à 9 ans tu détestais la faire, cette technique ! » Me félicite Iruka. « Naruto c'est à toi ! »

Je vois Naruto qui s'avance, peu confiant, et se place pour faire sa technique, il se positionne bien, fait le bon signe, et dit d'une façon claire et nette la formule, je m'attends à voir 1 ou 2 clones mais… Rien. Rien de rien. Aucun clone du blondinet dans les parages, j'aperçois ce dernier trembler en recommençant sa technique, 2 fois, 3 fois… Mais aucune forme n'apparait près de lui. Je le sens trembler de honte et d'indignation, lui qui a une fierté sans limite s'en prend plein de la figure. J'allais me lever pour lui parler quand Kiba m'interrompe.

« Bouahaha ! Le nul ! Même pas capable de faire un clone ! » S'esclaffe-t-il, en produisant ainsi les rires de tous les autres.

Naruto baisse la tête et ne dit rien, il tremble, secoué de spasmes dut aux sanglots qu'il essaye d'étouffer.

« Hey ! Uzuratonkachi ! Tu peux me dire ce qu'un perdant comme toi fait ici ? T'es pas fait pour être ninja encore moins Hokage ! Dégage, tu sers à rien ! » Lance brutalement Sasuke, un regard transperçant et froid dans les yeux.

Mais d'où il se ramène celui-là ?

« Hé oh ! Le perdant, tu vas me répondre, oui ? Je te dis que tu sers à rien, alors qu'est-ce que tu fous encore ici ? Ah oui, c'est vrai… T'a nul par où aller, hein ? Tu n'es qu'un orphelin, voilà pourquoi tu fais que des conneries et que t'es pas capable de faire des choses correctement ! Mais parents ou pas, tu serais resté un fardeau toute ta vie. » Finit-il, satisfait de son discours.

Le blondinet serre les points, il tremble de plus en plus. Doucement je m'approche de lui et aperçois une larme couler lentement sur sa joue. S'en est trop.

« Kinsoku kurabu no Jutsu » (Technique de la massue de métal)

Rapidement, mon bras droit se couvre de métal et grossit, il devient de plus en plus volumineux, ma main gonfle, on n' aperçoit plus les doigts qui se sont regroupés en une seule masse. Mon bras s'allonge, formant une espèce de massue, des pointes se forment à l'extrémité. Mes yeux sont déjà voilés de noir, ma technique finit, je jette un coup d'œil aux élèves derrière moi. Ils sont tétanisés de peur, on ne perd pas les vieilles habitudes si facilement à ce que je vois. Brusquement, je me retourne vers Sasuke qui n'a plus la même expression, ses traits se crispent, et il recule lentement. S'il croit que je vais le laisser s'en tirer.

« Répète ce que tu viens de dire, ordure ! » Je crache, prête à bondir à tout moment.

« Qu… Je … J'ai rien fait ! » Essaye-t-il de se justifier en se reculant mais il n'en à peine le temps que je me retrouve derrière lui en quelque seconde et, décidée à le réduire en mille morceaux, lève mon bras transformer pour l'écrabouiller sous le poids du métal! Une fille hurle, j'abaisse mon bras, visant la nuque quand brusquement un mur de pierre me sépare de cette ordure, ne retenant pas ma force, j'explose le mur qui vole en éclats et cherche du regard Sasuke que j'aperçois au fond de la classe, porté par Iruka qui me fixe d'un air effrayé.

« Airin ! Contrôle-toi ! Ne laisse pas échapper ta colère, respire, recouvre tes esprits ! Rappelle-toi des entrainements, d'accord ! Canalise-toi, nom d'un chien ! » Hurle mon frère derrière moi, toujours une main au sol, celle qui avait produit ce mur quelque seconde auparavant.

Je ne l'écoute pas et me précipite vers le mur de la salle, je lève mon bras et l'abat sur le mur qui s'effondre, laissant un passage pour sortir de l'enceinte de l'Académie. Je remets mon bras à la normale et cherche d'un regard rapide une seule et unique personne. Je le vois, toujours à la même place, les yeux exorbités, tétanisé par ce spectacle. Je cours dans sa direction, prends sa main et l'emmène avec moi hors de l'établissement.

« A-Airin ! Qu'est-ce que tu fais, lâche moi ! » M'ordonne Naruto en essayant d'enlever sa main serré contre la mienne.

« Hors de question ! Je ne te lâcherai pas ! » Je siffle, tout en courant. Soudainement, je le serre contre moi et prends mon élan pour m'élever dans les airs pour ensuite atterrir sur un toit. Je m'arrête quelque seconde, pour qu'il puisse s'agripper à moi plus facilement, et d'un bond je me dirige à une vitesse fulgurante vers l'extrémité de la ville.

Après quelque minutes, je m'arrête sur une branche épaisse d'un arbre, je tiens toujours Naruto par la main, je tourne ma tête légèrement vers lui et le fixe, pendant quelques secondes je me perds dans l'océan de ses yeux, je pourrai rester des heures à les fixer, les analyser, essayer de reconnaitre chaque parcelle de couleur. Remarquant mon regard peser sur lui, il détourne la tête et baragouine quelque chose.

« Tu as dit quelque chose, Naruto ? » Je demande, le plus naturellement possible.

« Hum ? Oh non, rien, je me demandais juste ce que je fous ici, avec un folle qui a failli tuer quelqu'un, bon ce quelqu'un en question je l'aime pas mais quand même, et surtout pourquoi elle m'a pris avec elle ? » Explose Naruto, presque sur le point de s'arracher les cheveux.

« … »

« Alors ? Que peux-tu dire pour ta défense ? » M'accuse Naruto, prenant un rôle sérieux.

« Il… Il n'avait pas le droit de t'insulter. » Je souffle, baissant la tête.

« Ah… Bah tu sais j'ai l'habitude, pas besoin de me défendre et puis… » Commence-t-il avant que je l'interrompe brutalement.

« Mais tu pleurais ! Je t'ai vu pleurer, et ça m'a mis hors de moi, il n'a pas le droit de t'insulter ! Personne n'a le droit, parce que tu es… » Je lâche avant de mettre brusquement mes mains sur ma bouche me rendant compte de l'énormité grandissante de mes propos.

« Hein ? Je suis quoi ? Continue, je suis quoi, c'était quoi la fin de ta phrase ? » Me presse-t-il, curieux de savoir.

« N-non, rien ! J'ai rien dit, et j'ai jamais voulu dire quelque chose ! Hé, lâche-moi ! » Je m'exclame pendant que Naruto prend mes mains et me les serres dans les siennes.

« Airin, dis-moi s'il te plait. On peut être amis, nan ? » Chuchote-t-il en me regardant droit dans les yeux.

Amis ?

Je sens mon cœur battre à cent a l'heure, je frissonne, j'ai la chair de poule. Mes cheveux se dressent sur ma tête, mes yeux s'humidifient. Vais-je pleurer ? J'espère que non, je n'ai jamais pleuré, j'ai entendu dire que c'était douloureux, mais bizarrement je n'empêche pas mes larmes de couler, je les laisse venir, car celles-ci ne font pas mal, elles ne me font pas souffrir. Je baisse la tête et me jette dans les bras de Naruto, j'éclate en sanglot, je suis secouée de spasmes, parfois violents, mais je me calme immédiatement quand je sens les bras du blondinet me serrer contre lui, il resserre son étreinte et caresse mon dos en disant des mots doux pour me calmer. Je positionne ma tête dans le creux de son cou, je ne veux pas me calmer, je veux rester dans ses bras encore un peu, assez pour que je me sente encore un peu plus vivante. Je pleure de joie, de soulagement. Mes larmes redoublent, et je ne fais rien pour les retenir.

« Chut… Du calme, je suis là, Airin. Tu n'as rien à craindre, je suis là maintenant et je ne te laisserai jamais. Ne t'inquiète pas. » Souffle-t-il, comprenant enfin la raison de mes pleurs, la raison de mon comportement quand il s'est fait insulter, comprenant aussi notre ressemblance, le regard des autres, le même, pour lui et moi.

Nous restons là, comme ça, sans bouger pendant quelque minutes, je me calme petit à petit, mes larmes cessent de couler, j'ai les yeux rouges et ma tête tourne, je suis fatiguée par tout ce qu'il s'est passé.

« Na-Naruto ? »

« Hum ? »

« T-tu dis pas ça par pitié, hein ? Tu veux vraiment être mon ami, être là pour moi, à tout moment ? » Je bafouille, retenant un sanglot.

Je le sens sursauter, il me prend par les épaules et me recule doucement pour me fixer intensément.

« Tu crois parler à qui, Airin ? Jamais Uzumaki Naruto ne mens, encore moins à toi ! » Se justifie-t-il, agacé par ma question.

« Oui, c'est vrai, suis-je bête… » Je plaisante, en lui affichant un sourire plein de joie.

« Aha ! J'ai le droit à un sourire ! Bon, c'est pas que je t'ai vu que pour la première fois ce matin mais je sais rien de toi, moi ! Et toi aussi par la même occasion ! Est-ce que je peux… » Commence-t-il avant de se faire interrompre.

« Hors de question. Tu ne sauras rien de moi aujourd'hui et aussi dans les jours à venir. Comme tu la si bien dit, on ne se connait que depuis ce matin ! » Je ricane. « Tu le sauras bien assez tôt, ne t'inquiète pas ! » Je finis, un sourire aux coins des lèvres.

« Mais euh ! Je veux savoir, c'est pas juste ! » Gémit-il en croisant les bras d'un air boudeur.

« Gamin. » Je lâche, sans faire attention.

« NANI ? Répète un peu, Bitchi ! » Cri-t-il, en se levant brutalement.

« Tu m'a traité de quoi, teme ? » Je hurle, pour partir ensuite dans un fou rire avec l'blondinet tout aussi hilare que moi.

Plus loin, Iruka regarde la scène en compagnie de Takeo, Sasuke et d'un homme avec d'épais cheveux gris et un bandeau cachant toute sa mâchoire et son nez. Je ne les aperçois pas.

« Eh bien Iruka-sensei… As-tu déjà vu ta fille comme ça ? » Demande l'homme d'un ton neutre, sans sentiment.

« Pour être honnête… Jamais de ma vie, Kakashi-sensei. Et toi Takeo ? » Questionne Iruka.

« Ben, je l'ai déjà vu sourire… Mais pleurer et rire… Je pensais que c'était impossible, elle ne laisse jamais ses sentiments aller jusqu'au plus profond de son cœur, il y a toujours une barrière qui l'empêche de pleurer ou de rire aux éclats. Je ne l'ai jamais vu comme ça, je la découvre comme vous. » Dit-il en un souffle.

« Bien. Je vous laisse, je vais faire mon rapport de tout ça à Tsunade-sama. A plus. » Lance Kakashi avant de disparaitre.

« Bon, et bien, Sasuke-kun tu présentera tes excuses plus tard, d'accord ? » Dis le plus âgé en se tournant vers ce dernier qui allait répondre quand Takeo le coupe.

« Ecoute, si jamais à cause de toi, Airin reperd le contrôle, je ne te sauverai pas, et si c'est grâce à Naruto qu'elle libère enfin son cœur si jamais tu l'insulte lui, c'est moi qui me chargerai de ton cas, morveux. » Lui crache Takeo.

« Si tu crois que tu me fais peu-… » Commence Sasuke.

« C'est bon ! Stop, merci, j'en ai assez des disputes aujourd'hui ! Takeo rentre à la maison, j'arrive, je raccompagne Sasuke-kun chez lui. Attend Airin, je rentrerai tard, j'ai des choses à régler. » Dit Iruka en partant, Sasuke sur les talons.

Quelques heures plus tard, je rentre discrètement dans l'appartement, je sais qu'Iruka est encore au travail mais je veux éviter à tout prix de croiser Takeo. Je me faufile dans ma chambre sans aucuns bruits , range mes affaires et m'allonge sur mon lit. J'allais sombrer dans le sommeil quand quelqu'un frappe à ma porte.

« Airin ? Je peux rentrer ? » J'entends la voix de Takeo derrière la porte.

Merde…

« Oui, vas-y, entre. » Je grogne, pendant que mon frère s'approche de moi après avoir fermé la porte. Il s'assoie sur le lit et me fixe, pendant je ne sais combien de temps pour enfin casser le silence.

« Je t'ai vu, avec Naruto. Sur cette branche, où tu as pleuré. » Déclare-t-il, des tremblements dans la voix. Je relève ma tête en le remarquant, il va pleurer ?

« Tu semblais être tellement bien dans ses bras… J'en suis presque jaloux… J'aurai aimé que ça soit moi qui te fasse pleurer de bonheur… » Réussit-il à murmurer entre deux sanglots. Je me rapproche doucement de lui, et passe avec douceur ma main sur sa joue, il sursaute à mon contact et ses joues se voilent de rouges, il me regarde intensément, attendant qu'une seule chose. Et je lui la donne. Je me rapproche encore plus et le serre doucement dans mes bras, immédiatement, il entoure mon buste de ses bras. Je passe une main dans ses cheveux et le lui caressent, je respire son doux parfum, celui qui a bercé mon enfance, dont je ne peux me passer. Je m'écarte un peu et lui embrasse le haut du front.

« Je t'aime, nii-san. » Je lui murmure, doucement.

Il lève son regard plein de larmes vers le mien et me sourit. Quelque minute plus tard, nous nous endormons serrés l'un contre l'autre.


Et voila, retournement de ouf!

Bon, je vais commencer à ralentir maintenant, car j'ai un peu moins de temps pour écrire, donc je vais essayer de poster régulièrement! ^^

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