Bonjour, bonsoir! :-) Je tiens à remercier les personnes qui me suivent et qui laisse des reviews!

J'ai attendu le troisième chapitre pour m'adresser à vous car je préférais me présenter par ma fiction. Je dois bien vous avouer que j'ai eu des doutes en écrivant ces chapitres, je ne suis jamais certaine de respecter le caractère des personnages (pour l'instant je me fie à l'idée que j'ai sur le comportement du Joker et de Harley Quinn dans leur passé, mais nous n'avons pas peut être pas le même avis à ce sujet, et c'est bien là toute mon inquiétude...).

Enfin soit je vous laisse au troisième chapitre! Bonne lecture!

Le Joker, Harley Quinn et Batman appartiennent aux DC Comics!


Jack raccrocha son portable, un soupir exaspéré franchissant ses lèvres. Il fit craquer ses orteils avec un peu de nervosité. En passant de la position allongée à la position levée, l'appareil fut enfuit au fond de sa poche de jeans. Il s'étira un peu en tirant sur ses bras et plaqua ensuite ses cheveux lâchés en arrière.

Les trois petites marches du perron furent vite franchies et la voiture fut ouverte à distance. Il s'y engouffra avant de prendre la route.

Le parking était pratiquement vide. Seul une petite dizaine de voitures étaient en stationnement. Dans l'une d'elle, on pouvait entendre le tapotement incessant des doigts de Jack sur le volant. Ses yeux passaient constamment d'un rétroviseur à un autre. Le vent qui entrait par la fenêtre de l'habitacle semblait terriblement tranquille.

Lorsque des pneus crissèrent sur le bitume du parking couvert, il se redressa sur son siège, ses doigts s'immobilisant instantanément sans pour autant quitter le volant. Il referma sa fenêtre alors qu'une petite voiture s'arrêta juste à côté de la sienne. Trois hommes en sortirent, deux jetèrent des sacs dans le coffre déjà ouvert de la voiture de Jack, tantdis que l'autre répandait de l'essence sur la voiture dont ils venaient de sortir. Quelques secondes plus tard, les trois hommes étaient entrés dans le 4x4. Avant que la dernière portière ne soit fermée, un des types jeta un briquet sur le capot de la voiture alors que Jack pressait déjà l'accélérateur. Des sacs bien remplis jonchaient le coffre du hummer. Du sang coulait du biceps d'un des hommes et il s'efforçait de presser la plaie.

Alors que l'engin s'engouffrait dans la pente en colimaçon, une détonation résonna dans la bâtisse. Les trois hommes s'étaient glissés dans le coffre après avoir replié un siège. Ils tirèrent la toile prévue pour cacher le contenu du coffre au-dessus de leurs têtes.

Jack arriva rapidement à la sortie menant sur l'avenue fort fréquentée en cette heure matinale. Le soleil était éblouissant entre les immeubles en face. Lorsqu'il passa la barre amovible et qu'il ne fut plus aveuglé, il freina brusque pour ne pas renverser la personne qui était juste devant son capot. Le policier lui fit signe de se garer sur le côté de la route. Jack obtempéra mais ne coupa pas le moteur. Deux motos de flic étaient garées devant lui. Il ouvrit sa fenêtre alors que l'agent arrivait à son niveau, la main posée sur son arme.

« - Bonjour monsieur l'agent. Dites c'est courant les explosions dans cette ville ? » demanda Jack avec un léger accent étranger.

« - Pas vraiment. Mais vous venez de sortir de ce parking où nous avons vu entrer des cambrioleurs conduisant une voiture qui vient justement d'exploser. »

Le regard de Jack se durcit presque imperceptiblement. Des agents avaient du les suivre de près et il les avait probablement croisé dans la pente en colimaçon. Celles-ci étant à sens unique, il ne les avaient pas vu.

« - La question est : où sont ces cambrioleurs ? »

« - C'est votre travail non ? »

« - Papiers s'il-vous-plais. »

Jack se pencha vers sa boite à gant et l'ouvrit. Il attrapa l'arme qui y était rangée et abattu le flic à bout portant alors qu'il accélérait déjà. Il renversa les motos qui glissèrent sur le bitume. Un des policier se pressa de récupérer sa moto tant disque l'autre accourut vers la victime.

Jack était déjà loin sur la voie. Le vent s'engouffrait par la fenêtre toujours ouverte. Il voyait les feux de la police se refléter sur les façades de verre des grands immeubles. Son regard passait de rétroviseurs en rétroviseurs, la mâchoire serrée.

Il prit un tournant, faisant disparaître les lumières bleues de sa vision. Celles-ci passèrent un instant dans les petits miroirs, signe que les flics continuaient tout droit. Jack se faufilait dans les rues de plus en plus étroites de Gotham.

« - On est tranquille ? » Fit une voix étouffée.

« - Restez dans le coffre tant qu'on est pas arrivé. » Fit Jack d'une voix tranchante.

Ses mains serrèrent le volant lorsqu'il se retrouva en face d'une voiture de police en s'arrêtant à un feu. Il n'y avait plus que très peu de voitures dans ces petites rues calmes.

« - Et cramponnez-vous. »

La sirène bleue se mit en marche, et la voiture de flic grilla le feu rouge. Le conducteur fit une manœuvre pour bloquer le passage du 4x4. Une fois la voiture arrêtée devant lui, Jack passa la marche arrière et enfonça son pied sur la pédale de l'accélérateur. Deux balles percèrent le pare-brise, dessinant de longs éclats sur le verre. La voiture qui arrivait derrière lui braqua à sa droite pour finir sa route dans une barrière de jardin. Jack fit un dérapage contrôlé une fois au milieu de la route pour faire demi-tour et pressa à nouveau la pédale de l'accélérateur. Les hommes dans le coffre se cramponnaient comme ils le pouvaient. Après de nombreux tournants, une conductrice, surprise de voir passer le 4x4 à une allure folle devant elle, freina brusquement et entra en collision avec la voiture de police qui suivait Jack de près.

Après quelques tournants, le 4x4 s'arrêta dans un garage. La porte en métal fut fermée juste après leur entrée. Deux hommes cagoulés étaient dans le garage. Sans un mot, ils saisirent chacun une sorte de racloir et enlevèrent la couche de peinture grise qui recouvrait le 4x4, dévoilant un couleur noir bien brillante. C'était la deuxième fois que Jack passait ici ce matin.

Pendant que les deux hommes s'occupaient de la carrosserie, Jack avait changé de vêtements, troquant son pull contre un t-shirt, une veste et une casquette. A l'arrière, l'homme blessé jurait en enroulant un bout de tissus déchiré autour de son bras.

Deux minutes plus tard, la voiture était entièrement noire et les plaques avaient été changées. Le garage fut ouvert et Jack adopta une conduite semblable aux autres conducteurs. Il était devenu invisible aux yeux de la police. Un léger sourire s'étendait sur ses lèvres alors que le soleil dépassait maintenant les arbres.


La nuit tombait sur Gotham. Harleen regardait son portable toutes les deux minutes. Et si elle ne le regardait pas, c'était le bout de la rue qu'elle scrutait. Sa robe rouge sombre caressait ses genoux au rythme du vent tandis que son index s'entortillait nerveusement autour de la fine corde de son sac noir. Lorsqu'une voiture s'arrêta devant elle, son cœur fit un petit bond dans sa poitrine. Un large sourire illumina son visage et elle s'avança vers celle-ci. Entre-temps, Jack était sortit et vint à sa rencontre.

« - Bonsoir ma ravissante demoiselle ! Je vous emmène quelque part ? »

Les joues d'Harleen rosirent un peu alors que Jack lui fit son habituel baise-main en guise de salutation. Elle remarqua qu'il ne semblait pas du tout stressé, tout à son contraire. Ça allait bientôt faire trois semaines qu'ils se côtoyaient au restaurant-bar où elle travaillait.

« - Ma destination est une surprise ! On a bien du vous donner des information, non? »

Jack lui ouvrit la portière de la voiture et la fit entrer pour finalement fermer la portière et se remettre au volant. Le trajet ne fut pas très riche en conversation, mais la musique de la radio comblait ces vides de conversation. Harleen regardait discrètement Jack. Son attention se fixa sur ses mains. Ces mêmes mains qui caressaient son cou il y a trois jours.

Jack était arrivé au bar l'air très fatigué. Elle avait pris sa pause pour aller avec lui jusque dans le parc, un peu plus loin dans la rue du restaurant. Ils marchaient lentement côte à côte alors que le soir tombait, tout comme maintenant.

« - Tu voulais me dire quelque chose ? »

Harleen s'arrêta devant un arbre et appuya une épaule sur le tronc, Jack faisant pareil en face d'elle.

« - Et bien tu sembles avoir eu une dure journée et je- »

« - Oh ce n'est rien. J'ai mal dormi. »

Elle baissa un peu la tête en acquiesçant mais s'immobilisa lorsqu'elle sentit une main venir à la rencontre de la sienne.

« - Mais c'est gentil de t'inquiéter pour moi Harley... »

Les doigts se serrèrent réciproquement. Harleen avait plongé son regard dans le sien alors que seul le vent dans les feuilles se faisait entendre. Son cœur tambourinait si fort dans sa poitrine qu'elle crut que Jack l'entendait.

« - Je peux t'appeler Harley ? »

Elle acquiesça encore une fois, incapable de dire quoi que ce soit. Ils s'étaient rapproché lentement, pour parler tout bas, pour que leur conversation n'appartienne qu'à eux.

«- Est-ce qu'on pourrait se retrouver chez toi un soir ? »

Ses doigts fins se crispèrent sur la peau épaisse. Sa voix résonnait à nouveau dans son torse, tel un ténor.

« - Je ne préfère pas. »

Elle pensait en rester là mais Jack semblait attendre la suite.

« - Mon père... n'est pas vraiment pour que j'invite des gens chez lui. »

« - Il est malade ? »

« - Pas tout à fait. Il boit. Beaucoup. »

Jack caressait doucement sa peau claire de son pouce.

« - Je vois. Alors je t'emmènerais ailleurs, mais ce sera une surprise ! »

Cette phrase eut le mérite de faire réapparaître un sourire sur le visage d'Harleen. Les yeux de cette dernière s'ouvrirent un peu plus.

« - C'est un rencart ? »

Jack étira un sourire en coin, la fixant toujours dans les yeux. Un large sourire apparut sur le visage de la blonde, ses soucis disparaissant bien loin dans son esprit. Il se pencha un peu plus vers elle, ne laissant que quelques centimètres les séparer. Le grand sourire disparut pour laisser place à la surprise et à la timidité. De sa main libre, il vint doucement caresser la peau tendre de son cou.

« - Quel sourire ravissant... »

Lorsque leurs lèvres se touchèrent, elle crut fondre dans ses bras.

L'arrêt de la voiture la fit sortir de ses pensées. Jack la regarda et elle put y lire une infinie douceur.

« - Nous sommes arrivés, mademoiselle. »

Tout comme il y a une vingtaine de minutes, il vint ouvrir la portière. Harleen ne put jamais sortir de la voiture.

Le dos de Jack était plaqué sur le carreaux, un homme tenant un couteau sous sa gorge. Il avait vu arriver son attaquant dans le reflet de la vitre et eut à peine le temps de se retourner pour empêcher la lame de trancher sa chair.