Auteur: Love Gaara of the Sand

Paring: Harry/Draco

Titre: Harry Potter et l'Héritier

Résumé: L'époque de Poudlard est révolue. Alors que les décisions sont parfois incertaines pour quelques élèves, d'autres sont déterminés et savent où aller. Quelques mois plus tard, le Golden trio et quelques autres se retrouvent, ensembles, à l'Université. Des surprises, des bagarres et plein d'autre chose. Un tout nouveau monde pour nos héros, qui ont déjà vécu beaucoup trop en sept années.

L'université est une nouvelle étape pour Harry et Draco qui ont signé une trêve de la plus plaisante des façons qui soit. Mais leur relation compliquée engendre le mal et qui est cet ennemi qui veut leur perte ? Qui est l'héritier ?

AVERTISSEMENT : Cette fiction respecte tous les tomes, excepté l'épilogue (19 ans plus tard…..) du Tome 7. Les relations sont un peu changées par contre. (Désolée, mais je DÉTESTE Ginny…….. et Astoria Greengrass, je l'ai jamais vue mais je ne l'aime pas non plus XD --- Parce qu'elle a volé Draco à HarryL)

OUPS. J'AI OUBLIÉ DE POSTER LE CHAPITRE DIMANCHE. SORRY :p Laissez moi vos commentaires.


Chapitre 12

Relation Brisée

Harry regarda Draco et leurs mains jointes. Il aimait cette sensation, celle qui voulait que Draco et lui se complétaient à merveille, comme s'il aurait toujours du en être ainsi.

Draco prit une respiration et commença.

- Lorsque je me suis réveillé, j'ai tout de suite sentit que quelque chose clochait. Bien sûr, ce n'était qu'un pressentiment, je n'avais pas trop prit en compte cette impression. Je suis venu te rejoindre quand même et je t'ai attendu devant ton appartement.

Les deux étudiants rougirent. Autant Harry parce qu'il savait que Draco avait entendu leurs gémissements, à lui et à Éric, que Draco pour sa rage de ne pas pouvoir être avec le brun à cet instant.

- Et puis nous sommes partis. Bref. Tu connais une partie de la suite. Nous sommes entrés dans l'école et tu as reçu cette lettre. Tu l'as ouvert et alors j'ai pu voir un nuage vert t'entourer avant d'entrer par ta bouche. Cette substance, on m'a expliqué ce que c'était, mais je vais t'en parler plus tard, fit le blond un peu troublé. Alors voilà, tu es tombé au sol, tu convulsais et tu saignais, je ne savais pas trop quoi faire dans l'empressement. J'ai alors ramassé la lettre et t'aie emmené à l'infirmerie, où je croyais que je pourrais avoir de l'aide. Elle ne t'avait soigné qu'en surface. Je le savais encore grâce à la lettre.

« J'ai décidé de faire quelque chose pour t'aider. Une fois que je t'ai su dans un état stable, j'ai décidé de lire la lettre qui m'était finalement destinée. On me demandait de me rendre dans l'allée des Embrumes, pour rencontrer celui qui nous a attaqué. Il devait me mener à leur maître.

Voyant qu'Harry allait parler, Draco l'interrompit en caressant distraitement la paume du brun, faisant passer le geste pour un signe de terreur, d'angoisse. Harry comprit immédiatement et il entrelaça leurs doigts.

- On a un peu discuté avant qu'il ne me prenne le bras. Nous avons ensuite transplané. Je ne pourrais pas dire où par contre. Je me suis retrouvé dans une salle assez grande, où je me suis retrouvé entouré de ces disciples. On m'a plaqué au sol, à genoux en fait, au centre d'un cercle blanc qu'ils avaient tracé au sol. J'en ai compris l'utilité plus tard… Le maître était assit dans un fauteuil rouge directement en face de moi, dans une cape noire et un masque blanc, exactement comme les mangemorts.

« On m'a ensuite ordonné de ne plus parler, de ne rien faire. Le maître s'est approché, sans entrer dans le cercle par contre. Il m'a regardé, il m'a jugé. J'étais terrifié mais je me disais que ça valait la peine. Tu étais en danger de mort et je ne pouvais pas risquer de te perdre, quand bien même j'en perdais ma vie. »

Draco commençait à avoir de la misère à parler. Harry était choqué. Les dernières paroles du blond provoquaient de vives réactions dans sa tête, chamboulant toutes ses convictions. Harry ne pu qu'approcher sa chaise et poser sa main sur l'épaule du blond.

- Alors il s'est passé quelque chose que je n'ai pas trop comprit. Ils devaient être vingt autour du cercle où je me trouvais, bien plus loin par contre, et lui, directement en face de moi. Ils se sont tous mis à rire et à me pointer. Le maître restait sérieux par contre. Je ne savais plus quoi faire, jusqu'à ce que mon corps bouge par lui-même. Le maître contrôlait mon corps par un impérium que je n'avais pas entendu lancer, à cause des rires. Je ne suis redressé, sur la pointe des pieds, mes bras dressés dans les airs. J'ai alors sentit des chaînes entourer mes poignets et me maintenir les bras dans les airs. Mes pieds touchaient à peine le sol. Inutile de dire que la douleur dans mes poignets était assez intense.

« Le sortilège d'impérium a alors cessé, me permettant de reprendre le contrôle de mon corps. Le maître a alors commencé à me parler…


Flash Back raconté par Draco Malefoy

Le maître a commencé à lui parler.

- Draco Malefoy. Ainsi c'est toi, le petit protégé d'Harry Potter, son nouvel ami…

- Je ne suis pas son protégé !

- Tu es quand même bien estimé dans ses relations, à ses côtés. Si tu savais… J'ai découvert de bien grandes choses grâces à mon cher disciple. Malheureusement, il a manqué de contrôle sur la situation, je l'ai puni, voilà pourquoi il a disparu de cette pièce.

Draco ne dit rien, attendant la suite. Le maître faisait des allées et retour en face, d'à peine quatre mètres, sans jamais frôler la ligne blanche. Il le regardait de temps en temps, semblant penser à ce qu'il allait dire.

- Connard ! J'ai besoin de votre antidote ! Laissez Harry le prendre, vous ferez ce que vous voulez de moi !

- Oh non petit dragon, la pression sur ton système, celle qui te pousse à réagir rapidement pour sauver Harry Potter, est bien plus délicieuse. Savais-tu qu'à partir du moment où la poudre est aspirée, le sorcier ne disposait que de vingt quatre heures pour obtenir l'antidote ? Dans les dernières heures, quand bien même Potter serait soigné en surface, les plaies s'ouvriraient et ne cesseraient de saigner, le sang coulant comme du plomb en fusion de son corps. Il souffrirait… Qu'en penses-tu Draco ? Penses-tu qu'Harry Potter devrait mourir ? Tu as souhaité sa mort si longtemps pourtant, tes années à Poudlard n'étaient ensevelies que sous des menaces de morts, des envies de voir le Sauveur chéri disparaître…

Le maître se mit à rire sombrement. Draco commençait à avoir vraiment peur, pour Harry surtout.

- Tu souhaitais sa mort, ainsi Lucius arrêterait de te battre pour tes échecs, n'est-ce pas ? Ton cher papa t'a souvent maltraité, tu connais les doloris Draco ? Connais-tu tous les sorts de magie noire destinés à la douleur ? Sûrement pas, j'en connais des bien pires que Lucius Malefoy n'aurait jamais osé infliger à son fils…

- Laissez Harry en dehors de ça. Il n'est pas responsable.

- Oh oui il est responsable ! Il est responsable de cette haine entre vous, de cette haine entre ton père et toi, de la douleur que tu as subit pendant sept ans, de ton fameux masque froid. Tu sais qu'on te surnommait le Prince de Glace ? Potter était derrière tout ça, toujours, depuis le tout début.

- Non… Je n'en veux pas à Harry. Je ne lui en voudrai jamais… Fit le blond, tête baissé, des larmes commençant à couler de ses yeux.

- Oh… mais le fils Malefoy pleure ! Quel comportement indigne pour un jeune sorcier de dix huit ans, de la ligné pure des Malefoy en plus ! Peut-être aurais-tu besoin qu'on te rappelle qui tu es ?

Le maître lui avait alors lancé un sort informulé qui avait tordu le blond de douleur par sa puissance. Des plaies commençaient à apparaître sur son corps, lentement.

Draco ne savait plus quoi faire. Il avait tant envie de revoir Harry, tant envie qu'il soit près de lui et qu'ils rient ensembles. Il aurait tant voulu être son ami depuis le début. Oui Lucius l'avait battu parce qu'il n'avait pas réussit à obtenir l'amitié du brun, oui il lui avait lancé de puissants doloris chaque fois que le brun le battait au Quidditch, ou dans des matières scolaires.

Et malgré tout, il ne lui en voulait pas. Il ne lui en voudrait jamais.

Et pendant près de quatre heures, Draco encaissa sortilège sur sortilège, ses cordes vocales étant désormais incapable de produire le moindre son.

Fin du Flash Back raconté par Draco Malefoy


Harry cessa de respirer. En fait, il avait cessé de respirer depuis le moment où Draco lui avait dit que Lucius le battait. Par sa faute.

Le Sauveur regarda le blond, effrayé. Il éloigna sa chaise, se redressa même, pour s'éloigner de celui qui avait été son ennemi durant sept années.

Draco paraissait effondré. Les larmes coulaient sur ses joues, sans doute à la réminiscence des souvenirs, de la douleur et de Lucius. Peut-être même pleurait-il à cause de Lucius ? Harry ne pu en supporter plus.

- Désolé. Désolé Draco. Je… je ne savais pas.

Il se dirigea alors vers le salon, dans l'espoir de fuir cette vérité. Draco l'appela, faiblement au départ, puis plus fort. Il le rattrapa alors et poussa le brun sur le divan. Il prit place à côté de lui et continua à parler.

- Le maître m'a alors proposé le marché pour l'antidote. Il m'en a d'abord donné, j'en ai respiré et j'ai eut les mêmes effets que toi. Il m'a très légèrement soigné avant de recommencer à me parler. Il m'a proposé de te donner l'antidote, à condition d'une seule chose. Il m'a fait boire l'antidote, pour me prouver qu'elle marchait. Il m'a ensuite lancé un sortilège, pour connecter nos âmes, avant de me faire boire une potion. Il m'a alors expliqué. Il m'a dit que, pour l'antidote que je te donnerais, je devrais payer de mon corps. Nous sommes connectés, corps et âmes. S'il souffre, je souffre. Si tu le tues, je meure. Bref, tout ce qui se produit sur l'un arrive sur l'autre, autant pour les sentiments que pour les souffrances. Voilà le prix que j'ai payé et je ne refuse pas de l'avoir fait.

« Harry… Continua le blond, en regarda ce dernier dans les yeux. Je veux que tu le tues. Je veux que tu le réduises en cendres pour tout ce qu'il a osé te faire, pour tout ce qu'il va encore te faire. Je sais qu'il va en profiter pour te blesser à travers moi, il sait de plus que s'il attaque des personnes proches, tu n'oseras pas le blesser par peur de me faire mal. Je veux que tu n'hésites pas Harry. Si tu le croises, s'il t'attrape, ou si sa menace est trop forte, tue-moi. Tue-moi ou je le ferai moi-même.

Le cœur d'Harry cessa de battre. Draco ne pouvait décemment pas lui demander ça. Il ne pouvait pas lui demander de le tuer… non, pas après tout ce qu'ils avaient développé, pas après leur amitié.

- Draco, j'ai une demande pour toi. Je veux que tu viennes vivre chez moi. Je refuse que tu restes seul, plus jamais tu ne seras seul, je te le promets.

- Dit donc, tu n'aurais pas peur que je me suicide par hasard ?

- Ne parle pas de ça avec moi Draco. Si jamais tu venais à te suicider, je serai le premier à te suivre.

Les yeux de Draco brillèrent de larmes. Harry… il tenait vraiment à lui.

- Éric…

- Je vais m'organiser. Fait tes valises Draco et vient me rejoindre dans trois heures d'accord ? À vingt heures chez moi.

- Je serai là.

Draco lui donna une accolade. Harry transplana ensuite chez lui, où il trouva Éric, en train de dîner dans la salle à manger.

- Éric, j'ai à te parler s'il-te-plait, c'est très important.

- Moi aussi Harry.

Le brun ne dit rien, se contentant de suivre le pâtissier.

Ils se retrouvèrent dans la chambre. Éric entraîna Harry sur le lit, où il l'assit. Il se mit lui-même à genoux face au brun et prit ses deux mains.

- Harry, je suis désolé, c'est trop fort pour moi. Ça fait près de deux jours que je n'ai pas passé plus d'une heure avec toi… tu es resté au chevet de Draco pendant une journée complète, à prendre soin de celui que tu dis être ton ami. Mais je refuse de croire à tout ça. Je ne suis pas assez fort pour endurer, sans rien dire, cette relation que tu as avec lui. Je te demande donc ce que tu comptes faire.

- Draco va venir vivre ici. Dit le brun, sans aucun ton particulier dans la voix.

- Parfait. Moi je m'en vais. Désolé Harry, mais je ne veux pas m'interposer entre vous. Je vais te laisser, je vais faire mes valises et je m'en vais, laisse moi une heure, tout au plus.

- Éric !

L'autre se retourna. Harry semblait choqué sur le lit. Il ne pleurait pas, n'avait aucune réaction. Son regard était vide.

- Est-ce que tu m'aimes ?

- Bien sûr que je t'aime Harry…

Ce dernier se redressa alors. Il plaqua Éric contre le mur, leur visage à quelques centimètres l'un de l'autre. Harry serrait de ses deux mains le collet du brun, qui commençait à sentir une bonne pression magique contre son corps, l'écrasant littéralement contre la paroi.

- Alors pourquoi tu t'en vas ! Si tu m'aimes, pourquoi tu me quittes ! Pourquoi tu laisses faire ça ?

- Justement parce que je t'aime Harry, et que je ne veux pas souffrir davantage. Je vois bien que tu m'aimes, mais je vois que tu aimes Draco Malefoy, et même si tu ne t'en rends pas compte encore, tu l'aimes bien plus que moi. Alors je lève mon chapeau, drapeau blanc. Je vais te laisser avec lui.

Éric, qui avait réussit à se libérer de l'emprise du brun, fit ses valises bien plus rapidement que prévu. Lorsque toutes ses affaires furent emballées, il retourna le brun, toujours face au mur, et appuya légèrement sur son torse, afin que ce dernier se retrouve dos contre la paroi.

Éric le regarda dans les yeux et soupira. Le vide était de retour. Le pâtissier soupira. Il s'approcha et donna un dernier baiser au brun, qui en profita pour l'approfondir. Après plusieurs minutes de gémissements, de petits baisers volants, Éric se sépara du brun et quitta la chambre, sans rien dire de plus.

- Désolé Harry, mais je ne pourrai plus te parler, pas tout de suite en tout cas. Ne cherche pas à me contacter, ni à me voir s'il te plait. Je t'aime.

Et il transplana. Harry resta figé dans le hall d'entrée, ne sachant pas quoi faire.

En moins de trois heures, sa vie si parfaite venait de rebasculer dans le néant. Il tomba au sol, contre le mur, et fixa celui d'en face comme s'il était la chose la plus passionnante au monde.


À suivre…


Note de Moi.

Je pense que c'est le chapitre que j'ai le plus aimé écrire. Autant pour la scène entre Draco et le maître que celle de la rupture d'Éric. Pauvre Harry… mais je pense que vous êtes tous (toutes) d'accord avec moi pour dire : « Bon débarras Éric ! »

On se revoit dans deux semaines !

Prochain chapitre : Peines

Date du Prochain Chapitre : 28 Mars 2010

Harry Potter et l'Héritier – Chapitre 12 – Page 6 / 6 – 2 951 Mots - 13 Décembre 2009