Hey mes agneaux! :D Je suis enfin en vacance et je vous ai concocté ce chapitre :3 J'espère qu'il vous plaira! (parce que, niveau action, on redescend un peu ;) on en revient au questionnement et au doute :O)
Vite vite, réponse aux review! :3
Nao-Sempai: Haha! :D Et la voilà! (enfin XD) Encore merci pour ton soutien et à bientôt ^^
Guest: J't'ai reconnue Beuah! XD (Du coup, tu as déjà eu ma réponse :3 Mais encore merci 3 ) Beusous chat!
Sur ce, enjoy! :)
Le soleil était levé… Dégel voyait la poussière que les rayons dorés révélaient traitreusement.
Il ne bougeait pas.
Oh il était réveillé depuis bien longtemps déjà, mais le bras de Kardia autour de son ventre l'empêchait de bouger. Il ne le serrait pas trop fort, juste assez pour lui communiquer sa chaleur,…
Dégel retint un léger soupir: il n'arrivait pas à comprendre ce qui leur était passé par la tête…
La veille encore, il ne pouvait pas supporter le Scorpion, sachant pertinemment qu'il lui faisait même un peu peur et qu'il avait des côtés absolument tordus…
Puis, il était littéralement tombé dans ses bras, comme s'il avait été incapable de survivre une journée de plus sans le contact de Kardia.
A moins que ça n'ait été l'inverse?
Dégel n'arrivait pas à comprendre: comme il avait été soulagé lorsque Kardia l'avait serré contre lui, lorsqu'il lui avait dit l'aimer… Comme la nuit avait été plaisant... Comme les baisers du Scorpion lui avaient plus... Tout devrait aller pour le mieux mais…
Mais…
Le Français se mordilla légèrement la lèvre: quelque chose clochait.
Oh Kardia n'avait pas été violent. En fait, il avait été étonnamment « doux » pour leur première fois.
Il ne l'avait en rien forcé, il ne l'avait pas contraint d'aller jusqu'au bout,… Dégel était sûr que s'il avait souhaité que tout s'arrête, Kardia n'aurait plus rien tenté et rien de plus ne serait arrivé.
Mais alors, quel était cet étrange noeud qui lui tordait les entrailles?
Pourquoi se sentait-il si mal à l'aise?
Dans son dos, le Scorpion grommela et Dégel se figea: qu'est-ce qui l'avait poussé à aller aussi loin?
Pourquoi n'avait-il pas pu empêcher Kardia de l'embrasser et…
Pourquoi n'avait-il pu résister à cette intense vague de chaleur qui l'avait submergé à l'instant même où le Grec avait posé ses lèvres sur les siennes? Il avait l'impression que tout son corps s'était enflammé au contact de celui du Scorpion. Comme si un incendie avait ravagé son coeur et son esprit, le transformant en un être de passion ne demandant qu'à être aimé en retour.
Rien qu'au souvenir des caresses de la veille, le Verseau ne put empêcher un frisson de parcourir son échine. Bon, encore une preuve qu'il avait apprécié!
Mais alors?!
Pourquoi se torturait-il les méninges si tout allait pour le mieux?
-Qu'est-ce qui m'arrive?…
-Tu réfléchis trop, si tu veux mon avis…
Dégel sursauta et se retourna pour se retrouver nez-à-nez avec un Scorpion souriant et encore légèrement endormi. Le Français ouvrit la bouche mais Kardia souffla:
-Tu devrais peut-être te dire que c'est comme ça et il ne te reste qu'à en profiter. Tu crois pas?
-Comment est-ce que…
-Je sais ce que tu penses?
Dégel hocha la tête et Kardia s'assit en s'étirant:
-Je pense que… Avec ce qu'on a fait hier, ça a rapproché nos cosmos… Je t'endentais vaguement réfléchir pendant que je dormais.
-Mais…
Les lèvres du Scorpion effleurèrent les siennes, le faisant taire mieux que n'importe quel autre geste. Mais il se déroba en le repoussant doucement:
-Alors tu pourras peut-être m'aider à comprendre ce qui ne va pas. Parce que… Quelque chose cloche…
-Bof… j'trouve pas.
Dégel hésita un instant puis s'écarta légèrement de lui:
-Peut-être que… Qu'on devrait…
-Hm?
-On devrait peut-être oublier ça et aller de l'avant chacun de notre côté.
Kardia écarquilla des yeux ronds comme des soucoupes:
-Quoi?!
-C'est sans doute mieux comme ça, Kardia. Après tout…
Il rougit légèrement, soudain honteux: oui… Dégel avait peut-être enfin mis le doigt sur ce qui l'ennuyait…
-Nous… Enfin, tu vois…
-Heu nan je vois pas! (S'énerva le Scorpion en se redressant dangereusement) Tout ce que je comprends c'est que tu veux me larguer comme une vieille chaussette!
-Nous sommes des hommes!
-Et alors?
Dégel haussa un sourcil: comment? Est-ce que Kardia ne comprenait donc pas ce qui lui semblait maintenant évident?
-Et alors ce n'est pas une… Une relation « saine »! Un garçon ça… Va avec une fille! Point barre!
-Attends t'es sérieux là?!
-Je… On devrait arrêter tout.
-Non mais tu te prends pour qui pour dire ça après ce qu'on a vécu?!
Kardia se rapprocha et, comme Dégel s'écartait, il lui agrippa le bras:
-Parce qu'hier, crois-moi, t'en avais rien à faire qu'on soit deux mecs! (Il esquissa un sourire mutin en rapprochant son visage du sien) Tu étais parfaitement consentant et crois-moi, t'as aimé.
-Arrête! C'était sur le coup de l'émotion, je… Je crois qu'on devrait tout arrêter et…
-Hors de question: tu t'inventes des excuses pour te cacher derrière et refuser ce que tu ressens. C'est ça ton problème, Dégel: tu es super émotif, tu as énormément de sentiments, de peurs, de joie, d'amour et autre dans un coeur que tu essayes de barricader derrière de la glace. (Il sourit) Mais tu n'y arrives pas. Tu n'es pas aussi insensible que tu veux le faire croire, et tu le sais parfaitement: c'est ça qui te fais hésiter. Tu as peur, mais pas de la relation qu'on pourrait avoir. Tu as peur des sentiments que tu n'arrives pas à cacher. Tu as peur d'aimer des gens puis de souffrir de leur perte.
Dégel le défia du regard:
-Tu dis n'importe quoi: tu ne pourras pas me forcer à faire quelque chose contre mon gr…
Il sursauta: Kardia l'embrassait.
Brutalement.
Rien à voir avec les baisers de la veille. C'était beaucoup plus dur, pour un plaisir à sens unique, violent, implacable.
Avant même que Dégel n'ait pu réagir, le Scorpion mettait fin au baiser et posait la main sur sa joue pour souffler:
-Tu sais parfaitement que ce que je dis est vrai: tu as peur de tes sentiments. Peur de ne pas être à la hauteur des espérances qu'un maître froid comme la glace a placé en toi. Tu as peur de le décevoir alors que lui aussi dit avoir ses faiblesses: je suis sûr que lui aussi t'aime comme un fils. Tu as peur d'aimer, Dégel. Tu as peur de souffrir.
-C'est faux.
-C'est vrai, et tu le sais très bien.
-Je n'ai pas…
-Tu ne pourras plus jamais me mentir, Dégel… Pas après ce que nous avons fait.
Le Verseau entrouvrit les lèvres, stupéfait: Kardia n'a pas dit ça avec agressivité.
Juste… Avec énormément de franchise et même (Dégel en était presque certain), une certaine lassitude.
Dégel baissa les yeux, une mèche de cheveux verts voilant son visage aux yeux clairs du Scorpion:
-Tu ne me connais pas…
Il sursauta légèrement: Kardia avait posé la main sur son épaule. Une main chaude, douce et rassurante.
Protectrice.
Dégel leva les yeux et croisa le sourire de Kardia:
-Au contraire, mon Dégel… Je pense que je te connais très bien.
-Non… Tu ne…
-Tu ne m'as pas suivi hier parce que Samaël avait créé une illusion pour te distraire.
Dégel sursauta:
-Mais comment?!
-C'étaient deux personnes chères à ton coeur et tu as peur de les perdre. Elles et ton maître.
Le Français déglutit:
-Comment le sais-tu?
Kardia sourit doucement:
-Je te l'ai dit: nous sommes liés.
Dégel hésita un instant puis avoua:
-J'ai… Peur de les perdre, c'est vrai.
-Donc j'ai raison!
Le jeune homme aux cheveux verts pencha légèrement la tête sur le côté et esquissa un sourire, les sourcils légèrement froncés. Kardia haussa les épaules en ricanant:
-Ca doit te faire un choc de l'admettre, hein?!
-C'est surtout que c'est extrêmement rare, alors évidemment, je suis surpris.
Le Grec hésita un instant avant d'éclater de rire et d'enfouir son visage dans le cou de Dégel qui se raidit:
-T'es un petit comique en fait: tu caches bien ton jeu, seigneur Dégel.
Le Français frémit lorsque le souffle du Scorpion chatouilla sa nuque et il sursauta soudain lorsque Kardia mordilla légèrement sa gorge. Dégel sourit et le repoussa, se retrouvant au-dessus de lui. Un court instant, il se sentit gêné de se retrouver dans ce genre de position…
Bah oui, ils ne s'étaient pas vraiment rhabillés la veille après…
Mais il surmonta ce léger flux de pudeur et sourit:
-Tu es insatiable, tu le sais ça?
Un sourire carnassier étira les lèvres du Scorpion:
-Disons que j'ai vite faim.
Le Verseau se pencha en avant, jusqu'à effleurer le nez du Scorpion avec le bout du sien:
-Dans ce cas… (Souffla-t-il d'un ton aguicheur) Il faudrait peut-être…
-Me rassasier?
S'enquit Kardia en souriant et en rapprochant son visage du sien. Mais Dégel se recula soudainement et le gratifia d'une légère tape sur le front:
-Aller manger.
Kardia ricana légèrement et Dégel se leva, plongeant immédiatement dans son pantalon et jetant un regard provocateur au Scorpion:
-Alors? Tu n'as plus faim?
Kardia se redressa sur le coude et passa une main dans ses cheveux:
-T'es un gros sadique en fait, hein?
-Bien sûr que non. (Il termina de boutonner sa chemise et se tourna à demi vers lui) Disons que j'apprends vite…
Kardia sourit, sans faire mine de se lever. Mais lorsque Dégel se dirigea vers la salle d'eau, il le rappela:
-Dégel?
-Hm?
-Tu m'aimes?
Le Français resta silencieux un court instant. Quelques millièmes de secondes tout au plus.
Qui semblèrent une éternité pour chacun d'eux:
-Je ne sais pas.
-Ha…
-Kardia?
-Hein?
Dégel plongea dans le bleu des yeux du Scorpion:
-Est-ce que tu m'aimes?
Kardia sourit:
-Oui.
-Alors, à toi de me convaincre.
Le sourire du Grec s'élargit: c'était gagné. Dégel lui laissait sa chance!
Mais, comme il dérivait déjà dans son bonheur trop vite acquis, la voix du Verseau le rappela à la réalité:
-Encore une chose…
-Dis-moi.
-Si tu peux « déchiffrer » mes pensées, je suppose que je peux faire de même avec les tiennes.
Comme il terminait de parler, le sourire de Kardia se figeait petit à petit.
Jusqu'à disparaître.
Et son visage était soudain devenu livide:
-Je…
C'était vrai! Si Dégel pouvait lire dans ses pensées…
Alors il allait savoir pour son coeur!
Non! Il ne laisserait jamais ça arriver!
Jamais Dégel ne devait savoir!
Il hésita:
-Essaye pour voir…
Dégel fronça légèrement les sourcils puis souffla:
-Contrairement à toi, je peux lire en toi comme un livre ouvert sans infiltrer tes pensées.
Kardia se raidit:
-Je sais que tu me caches quelque chose: il faut juste que je trouve ce que c'est…
Kardia déglutit bruyamment avant de ricaner pour dissimuler son malaise, portant inconsciemment la main à sa poitrine:
-Qu'est-ce que tu racontes? Moi? Te cacher quelque chose? Je…
-On ne pourra plus jamais se mentir, Kardia. J'espère que tu comprendras vite que tu ne peux pas me duper. Tôt ou tard, je saurai ce qui te tourmente.
Il lui tourna le dos:
-A toi de décider si je dois le découvrir par moi-même ou si tu me l'apprendras de ton propre gré.
Dégel referma la porte derrière lui et Kardia passa une main tremblante sur son visage:
-Je ne peux rien te dire…
Il se laissa tomber sur le lit et écarta les bras en croix, les yeux dans le vague:
-Je ne veux pas passer de fort à faible en un instant…
Il passa la main sur sa poitrine et murmura à demi:
-Je veux rester le même à tes yeux, Dégel…
Soudain, son coeur l'élança violemment, comme une menace.
Kardia grimaça:
-C'est plus fort que toi, hein? Tu me laisseras jamais tranquille…
Il rouvrit les yeux, la main crispée sur sa poitrine:
-Pas vrai?…
Seul le battement calme de son coeur lui répondit.
Patient.
Mais pour combien de temps?
Deux choses turlupinaient légèrement le Scorpion: la première, était qu'il se demandait s'il aimait réellement Dégel ou bien si c'était simplement un simple fantasme, une obsession malsaine de vouloir contrôler et posséder un être aussi exceptionnel.
La deuxième… Etait que Dégel avait peur de lui.
Et l'aire de rien, même si ça le rendait légèrement fier, il en était…
Triste? Déçu?
Trahi?
Il sourit:
-He ben, ça promet!
Oh oui, la nuit prochaine, il utiliserait ces deux choses pour « pimenter » leur relation.
Kardia passa une langue gourmande et impatiente sur ses lèvres:
-J'ai hâte d'y être…
$s$s$s$
-Je n'en reviens pas… (Grommela Dégel en remontant son col le plus haut possible) Je n'en reviens pas, je n'en reviens pas,…
-Rah mais tu vas râler encore longtemps?!
S'exclama le Scorpion, exaspéré par les inlassables « lamentations » de son…
Frère d'arme? Compagnon? Amant?
…..
Ouais… Disons, Dégel, c'est plus simple.
Donc, ils avaient quitté Paris quatre heures auparavant, s'étant débarrassé des corps et preuves de leurs passage dans la capitale.
Et cela faisait quatre heures que Dégel n'arrêtait pas de ruminer dans son coin.
-Allez quoi! Tu vas pas me faire la gueule tout le trajet uniquement pour trois petits suçons de rien du tout!
Dégel s'arrêta et se retourna, soudain furieux:
-Trois… Petits?! Suçons de rien du tout?! Comment ose-tu appeler ça des « petits suçons de rien du tout » avec autant de « je m'en foutisme », Kardia du Scorpion?!
Il abaissa brutalement le col de son long manteau, découvrant sa gorge et…
Les trois marques violacées qui s'y étalaient.
Kardia haussa les épaules:
-Bah quoi? C'est tout à fait assorti à tes yeux.
Ajouta-t-il avec un sourire mutin. Dégel tiqua:
-Ca… Ca, ce ne sont pas des… Des « petits suçons de rien du tout »! Ce sont presque des morsures!
-Mais ce sont des preuves d'affection! Puis, c'était dans le feu de l'action et…
-Navré de te décevoir, mais ça, je n'appelle pas ça des « preuves d'affection »! J'appelle ça « marquer son territoire »!
Kardia haussa un sourcil:
-Et?
-ET?! Tu ne comprends pas ce qui ne va pas dans cette phrase?
-Bah, faut bien que les autres comprennent que t'es à moi: comment ils font sinon?
Dégel resta hésitant un instant puis, sceptique, il fronça un sourcil:
-Tu te moques de moi, n'est-ce pas?
-Bien sûr que non! (Il croisa les bras) Est-ce que je m'énerve, moi?
-Et pourquoi est-ce que tu devrais t'énerver je te prie?! Tu n'as rien à cacher toi!
-Et les griffes dans mon dos, on en parle?
Dégel rougit brusquement:
-De qu…
-Des griffes que Tu as aimablement laissé dans mon dos: faudrait peut-être te couper les ongles, seigneur Dégel!
Ajouta le Scorpion en haussant un sourcil narquois. Le Français tiqua légèrement puis grinça:
-Ne m'appelle pas comme ça! Et puis… Et puis ce n'est pas la même chose!
-Mouais… Moi je dis qu'on est à égalité.
-Egalité?
-Bah ouais!
Le Scorpion posa doucement la main sur l'épaule de son frère d'arme:
-Ecoute: le temps qu'on rentre au Sanctuaire, tout aura disparu: personne ne saura rien, si c'est ce qui te tracasse.
Dégel se dégagea:
-Oui… Aussi… je pense qu'il serait mieux que personne ne sache.
-Pour tes suçons?
-Non… Enfin, oui mais surtout pour ce qui s'est passé cette nuit-là.
-Mouais: en gros, on leur dit pas qu'on est ensembles?
Dégel lui jeta un regard mi-dégoûté mi choqué:
-Nous ne sommes pas « ensembles », Kardia!
Le Scorpion fronça les sourcils et posa les poings sur les hanches:
-Comment ça, « on n'est pas ensembles »?!
Le Français se pinça l'arête du nez:
-C'est… Compliqué.
-Comment ça?! Y'a pas plus simple que ça, Dégel! On couche, on est en couple! Fais pas ta fillette!
S'énerva Kardia en faisant un pas menaçant en avant. Le Verseau fronça les sourcils:
-Je ne fais pas ma « fillette », je te dis juste que ce n'est pas avec un moment d'égarement comme la nuit dernière qu'on peut s'auto-proclamer un… Un couple!
Couple. Rien que ce mot lui faisait froid dans le dos: comment imaginer un seul instant passer sa vie avec un sadique de ce genre?!
Non non non! Couple n'était absolument pas le bon mot pour décrire leur….
Relation?
Non, même ça, ça ne convenait pas!
-Tu me fais royalement chier quand tu te comportes comme ça, Dégel! (Kardia fit un pas en avant, le doigt levé et menaçant) Ne crois pas que je vais abandonner aussi facilement!
Il agrippa le Français par le bas du dos et le plaqua brutalement contre lui, le nez à quelques centimètres de sien, et il feula:
-J'ai fait assez d'efforts pour t'avoir: maintenant que je te tiens, ne compte pas sur moi pour abandonner.
Dégel rougit à peine mais il sursauta lorsque le doigt de Kardia effleura sa joue.
Un ongle. Sans doute rouge.
Dégel fronça les sourcils:
-Que?!
Le sourire torve du Scorpion s'élargit et une mauvaise lueur éclaira ses yeux clairs:
-Tu es à moi Dégel: ne l'oublie jamais.
Et avant que le Verseau n'ait pu répondre, il plaquait brutalement ses lèvres contre les siennes.
Sans espoir de pouvoir le laisser se dégager.
Le Français fronça les sourcils et tenta de le repousser mais la main droite du Scorpion quitta le bas de son dos pour agripper l'arrière de sa tête (la gauche restant à sa place), l'empêchant de se dégager. Plaquant les mains sur le torse de Kardia, Dégel poussa un grognement étouffé, le coeur battant à tout rompre.
Il était en danger.
Son instinct lui hurlait de s'enfuir.
Son inconscient lui hurlait que le danger était tout proche.
Juste ne face de lui.
Le Français fronça les sourcils et, enfin, Kardia mit fin à leur « étreinte ».
Dégel le repoussa brusquement et poussa un cri étouffé en portant la main à sa lèvre inférieure qui l'élança soudain:
-Qu'es-ce que?!
Il ôta ses doigts et haussa les sourcils: du sang tâchait ses doigts.
Du… Sang?!
Il redressa furieusement la tête pour apercevoir que le même sang colorait la commissure des lèvres du Scorpion:
-Alors?
-Est-ce que… tu viens de me mordre?!
Kardia passa une langue mauvaise sur ses lèvres en esquissant un sourire terrible:
-C'est un avant-gout de la nuit à venir… Ca t'a plu?
Dégel recula d'un pas, le regard mitigé entre crainte et colère:
-Tu es complètement fou… Comment est-ce que tu ose faire une chose pareille?! (S'écria Dégel) Qu'est-ce qui t'est passé par la tête?! Tu voyais bien que je n'en avait pas envie de ce baiser! Et puis depuis quand est-ce que tu mords?!
-Ose me dire que ça ne t'a pas plu.
-Hé bien tu vas être étonné: ça ne m'a pas plu! Et je doute franchement que ces manières de faire plaisent à quiconque!
Grinça Dégel en essuyant distraitement le sang sur ses lèvres. Kardia fit un nouveau pas en avant et il frémit:
-Crois-moi, mon Dégel, quand tu t'y seras fait, tu vas adorer ça. Tu vas adorer et tu me supplieras de t'en donner plus.
-Jamais.
Souffla le jeune homme aux cheveux verts en plongeant dans le bleu des yeux du Scorpion.
Des yeux qui semblaient soudain teintés de rouge.
Des yeux absolument effrayants et qui ne laissaient rien présager de bon…
Dégel n'arrivait pas à détacher les yeux de la cruauté qu'il lisait dans cet océan bleu clair.
S'était-il donc trompé?! Kardia était-il réellement un sadique et psychopathe de première classe?!
Risquait-il sa vie à lui tenir tête?!
Le Scorpion repoussa une mèche de cheveux bleus en arrière:
-On parie combien?
-Je refuse même de parier: c'est sûr que jamais je ne ferai une chose pareille.
Kardia sourit et le Français posa un doigt menaçant sur sa poitrine
-Si tu refais une chose pareille: je te jure que je te tue. Est-ce que c'est compris, Kardia?
Le Scorpion pouffa légèrement et Dégel fronça les sourcils avant de se retourner et de se remettre en route:
-Allons-y, nous avons assez perdu de temps comme ça. (Il se retourna à demi) Et on ne traine pas: hors de question de s'arrêter ne fut-ce qu'une minute avant la nuit.
Il s'éloigna, ses cheveux verts dansant dans son dos, et Kardia esquissa un sourire:
-Tu me tueras?…
Il ricana légèrement et lécha le bout de son doigt ou perlait encore le sang du Français. Il ferma les yeux à ce contact, dégustant cette maigre goutte vermeille.
Ce sang…
Le sang qui avait coulé dans sa bouche et qui roulait sur ses lèvres…
Le sang de Dégel.
Un frisson malsain secoua ses épaules et il dut se faire violence pour ne pas éclater d'un rire pervers et ravi:
-Vivement ce soir alors…
Parce que s'ils se réconciliaient, s'ils passaient de nouveau une nuit ensembles, il comptait bien le faire à Sa façon, que Dégel le veuille, ou non.
Un nouveau sourire étira ses lèvres:
-Tu n'aimeras jamais, hein?
Il ajusta la lanière de sa Pandora Box sur son épaule et se mit à marcher à son tour, sans cesser de sourire:
-Pari tenu, seigneur Dégel...
Et voilà! ^^ J'ai bien conscience que ce n'est pas très long mais j'espère qu'il vous plaît quand même ;)
Dites-moi ce que vous en avez pensé et à bientôt!
Je vous aime!
