Je publie quand même le nouveau chapitre le jour de l'anniversaire de Darren ... Je fais fort non :P ?

HAPPY BIRTHDAAAYYYY DARRREEENNNN (ouais je sais, il ne tombera jamais dessus, mais bon c'est un peu ce que j'arrête pas de dire aujourd'hui, je ne peux juste pas ne pas le dire ici ... :P)

BREF, comme je le disais à la fin du chapitre précédent, c'est un chapitre important où pas mal de choses se passent (dont la discussion avec la mère de Blaine que vous attendez vraiment apparemment :P) et il est looong ^^

Merci pour toutes les reviews (on est bientôt proche des 100 !) et j'adore voir que de nouvelles personnes commencent à lire cette fic :D

Bref bref bref je me tais et je vous laisse lire ... :P

Rogenport's Love: Hahaha c'est du Brittany :P

Aliice-Klaine: ça pour être un connard, s'en est un ! Dis moi ce que tu penses quand tu auras lu le chapitre et vu la réaction de la mère de Blaine :)

Serpentoufle: Oh merci :) Et puis tant que tu le fais une fois, c'est déjà ça :P Oui comme il l'a dit (bon maladroitement ^^) Finn considère vraiment Blaine comme son petit frère donc je voulais vraiment montré qu'il tenait à lui !

sev59: Ooooh merci ça me fait super plaisir :') ! Je suis contente que tu ais aimé particulièrement cette scène parce qu'elle est vraiment importante. Blaine compte énormément pour Burt et il n'est pas simplement le "petit-ami de son fils" c'est vraiment beaucoup plus :) Et puis ben pour la suite ... Je te laisse découvrir au fur et à mesure :P

Mia-zure: OOoooopsss :S Désolééé mais il fallait que je stoppe à ce moment là je ne pouvais pas tout faire en un seul coup :) Et puis pour la mère de Blaine, réponse dans ce chapitre :P

justmoi59: Je voulais finir un peu sur de l'humour vu le chapitre que c'était ^^ Je suis contente que ça t'ai plu ;)

MaraudeuuseAlexanne: Finn et ses remarques ... :P Il fallait vraiment que Blaine intervienne sinon ça aurait pu vraiment mal se terminer !

Sekai-GDL: WOW *_* (ça c'est ma réaction en lisant ta review, rajoute un sourire énorme aussi parce que j'en avais bien un :P) C'est ce genre de review qui me touche énormément. Merci vraiment, j'arrive pas à croire que tu l'ais lu en une nuit quoi :O Pour répondre à ta question (non on ne me l'avait pas encore posé) c'est tout de mon imagination, aucun fait réel par rapport à ma vie ou à celle de quelqu'un d'autre, tout est fictif ! Et oui comme tu dis, je suis vraiment attachée aux personnages, que ce soit ceux de cette fic (qui sont quand même un peu différent) et ceux de la série, et je ne pourrai donc pas les laisser en mauvais plan. Donc bien sûr que je leur ferai une fin heureuse, ils ne méritent que ça et je les aime trop pour faire ça autrement :) Merci encore énormément pour tout ce que tu m'as dit, ça m'a vraiment touché ! Ce genre de commentaire me motive énormément, tu n'imagines pas ! J'espère vraiment que je ne te décevrai pas et hésite pas à me dire ce que tu penses de la suite :)

EverybodyWantsABeautifulLove : Oh merci beaucoup, je suis contente de voir que l'émotion que je voulais est passée :)

Lafolleduklaine: Je suis fan de tes reviews sériiieuuuxxx :D Oui voilà tu avais en quelque sorte raison pour la gaffe c'est pour ça que je disais que tu y étais presque :P Burt tient le même discours à Kurt et Blaine parce que je voulais vraiment montré qu'il est attaché à lui et qu'il tient beaucoup à lui, je l'ai montré un peu plus à la fin du chapitre quand il parle avec le père de Blaine ! Hahhaha oui pour le chantage de Blaine j'étais trop contente d'écrire ça, qu'il rembarre la Ashley ça lui fait vraiment pas de mal ;) Alors pour les choses qui t'ont mis sur le cul ^^ Pour Santana, c'était qu'elle était vraiment paumée et qu'elle a perdu un peu le contrôle, elle est allée direct chez Blaine parce qu'elle savait qu'elle pouvait se tourner vers lui pour se confier. Et pour la mère de Blaine, les réponses sont dans ce chapitre, pourquoi le changement soudain et sa réaction pour la relation de son fils :) Moi aussi je tiens vraiment à l'amitié Blaine/Santana, je pense qu'avec le peu d'interactions qu'ils ont dans la série, Ryan se demanderait vraiment d'où vient cette idée ^^ Hahahaha mais moi c'est pareil t'inquiètes je me sens trop mère poule avec eux deux, c'est mes deux bébés personnes ne les touche XD Oui c'est sûr que pour Artie c'est triste mais bon ... Au pire tu peux imaginer qu'il est avec ceux qui n'étaient pas présents à la soirée (genre Sugar, Joe, Rory ...) ça peut éviter d'imaginer qu'il était tout seul ! Oui en effet c'était le Finn alcoolisé ^^ Pour Puck, il veut vraiment protégé Kurt et éviter qu'on lui fasse du mal, c'est pour ça qu'il a posé cette question à Blaine, il veut vraiment s'assurer que Blaine ne joue pas avec Kurt et qu'il est sincère, ce qu'au final il comprend ;) Hahaha oui ils sont complètement grillés ^^ En même temps vu le courant qui passe entre eux, je pense que ce serait dur pour les personnes qui sont proches d'eux de ne pas s'en rendre compte :D Et j'ai réussi, parce que je voulais vraiment que personne ne s'attende à ce que le père de Blaine débarque comme ça dans l'après-midi et apparemment ça a marché ! De toute façon c'est un monstre, il ne faut pas chercher d'autres explications ^^! Oui on peut dire qu'il a réellement une famille maintenant et le pauvre, c'est sûr qu'il en a vraiment besoin ! Après tout ce chapitre, je voulais finir sur un peu d'humour ;) Encore merci pour cette longue review, j'adooooore parce que je sais bien tout ce que tu penses et tout c'est vraiment trop bien ! Merciiiiii :)

ENJOOOY ;)


En milieu d'après-midi après que Santana soit arrivée, ils partirent tous ensemble chez les parents de Blaine. Dans la voiture la tension était palpable, surtout à l'arrière où Kurt ne cessait de se ronger les ongles.

- Ça fait beaucoup de monde quand même ... Je vais juste récupérer quelques affaires. Vous n'auriez vraiment pas dû tous venir.

- Anderson, étant donné ce qu'il s'est passé hier, une armée aurait été nécessaire, répliqua Santana.

Sa phrase fut accueilli par un regard noir de Kurt. Mais Blaine lui sourit.

- Kurt, ça va aller. Et si tu ne veux pas y retourner je comprends. Il n'y a pas de soucis si tu préfères attendre dans la voiture ...

- Impossible. Je serai là, répondit-il en lui prenant la main.

Lorsqu'ils arrivèrent dans la cour de la maison de Blaine, Finn se gara et éteignit le moteur. Personne ne bougea.

- Bon aller, plus vite c'est fait plus vite on sera parti d'ici, déclara Rachel.

Tout le monde acquiesça et sortit de la voiture. Blaine passa devant, suivit de près par Kurt. Il frappa à la porte et fut étonné de voir sa mère ouvrir.

- Blaine ! Tu aurais pu entrer sans frapper. Oh et tu as emmené des amis ?

Blaine fut une nouvelle fois surpris par l'attitude de sa mère. Mais d'un autre côté, il ne pouvait qu'être soulagé de se dire qu'il allait annoncer sa relation avec Kurt alors que sa mère était dans un bon état. Cependant il ne comprenait toujours pas ce changement soudain.

- Oui maman, je te présente Kurt, Santana, Rachel et Finn.

Chacun d'entre eux fit un signe de tête poliment pour dire bonjour.

- Ashley n'est pas avec vous ?

- Non.

- Vous vous êtes disputés ?

- Maman ...

- Katherine c'est qui ?!

La voix lointaine de son père, le ramena à la réalité.

- C'est Blaine et ses amis. Venez, entrez !

Ils passèrent tous le seuil de la porte, gênés. La mère de Blaine ferma la porte derrière eux.

- Vous voulez boire ou manger quelque chose ou vous préférez monter directement dans ta chambre Blaine ?

Ce dernier regarda sa mère, les yeux écarquillés. Elle n'était pas au courant de ce qu'il s'était passé hier. Elle n'était même au courant de rien. Elle ne savait pas que son père l'avait mis dehors et ne voulait plus de lui dans cette famille.

- Laisse Katherine, je m'en occupe, tu peux aller continuer ta tarte, déclara le père de Blaine en arrivant dans l'entrée.

Il attendit que Katherine disparaisse totalement de son champ de vision puis se tourna vers eux.

- Qu'est-ce que tu fous ici Blaine ? J'ai pas été clair hier ?

- Je viens récupérer des affaires.

- Fait vite.

Lorsque Blaine se dirigea vers les escaliers, Kurt et les autres commencèrent à le suivre mais le père de Blaine coupa la route de Kurt en l'attrapant par le bras.

- Toi tu restes ici, déclara-t-il.

- Ne le touche pas, s'exclama Blaine en poussant son père.

- Blaine c'est bon. Laisse tomber. Va chercher tes affaires on t'attend ici.

Blaine lança un regard à Finn comme pour lui demander de garder un œil sur son père. Finn eut l'air de comprendre car il lui fit un signe de tête en réponse. Il monta donc à l'étage et un grand silence suivit. Katherine les rejoignit quelques secondes plus tard.

- Pourquoi vous restez dans l'entrée ? Où est passé Blaine ? Vous ne montez pas avec lui ?

- Katherine, il est allé chercher quelques affaires, il ne dort pas à la maison ce soir.

- Ah d'accord ! Venez donc au salon tout le monde, j'ai préparé de la limonade.

Rachel échangea un regard avec Kurt mais ils se décidèrent à suivre Katherine Anderson dans le salon. Ils s'installèrent sur le canapé, les uns à côté des autres mal à l'aise par le regard du père de Blaine qui les fixait méchamment.

- Richard, détends toi un peu, déclara la mère de Blaine en voyant l'attitude de son mari.

Elle se tourna à nouveau vers les 3 amis assis sur le canapé.

- Du coup je vais préparer une nouvelle tarte, celle qui est au four je la donnerai à Blaine pour qu'il la donne aux parents d'Ashley. C'est si gentil de leur part de lui accorder le droit de dormir là bas si souvent. Mais je comprends, ils forment un si beau couple tous les deux. N'est-ce pas Richard ?

- Tout à fait. Demande donc à Kurt Hummel, il doit surement être de ton avis, déclara-t-il en défiant Kurt des yeux.

Ce dernier qui était en train de boire, faillit s'étrangler tellement il ne s'attendait pas à cette remarque. Il ne sut pas du tout quoi répondre mais heureusement Santana était là pour l'aider. Enfin en quelque sorte.

- Moi je pense que la Ashley que vous voyez et la Ashley que nous, nous voyons tous les jours sont deux personnes totalement différentes , madame Anderson. Celle que vous connaissez c'est la petite fille modèle, parfaite petite-amie pour votre fils et tout le tralala. Mais c'est qu'on connait est une vrai pouf...

- Waw waw. Ce qu'elle veut dire, coupa Kurt, c'est qu'elle n'est pas vraiment celle que vous croyez, et elle n'est peut-être pas aussi bien pour votre fils que vous le pensez.

- Ah ?! Et depuis quand tu sais ce qui est bon pour mon fils toi ?! s'exclama Richard Anderson.

- Je pense que j'en sais beaucoup plus sur votre fils que vous, le défia Kurt.

Ce qui n'était vraiment pas une bonne idée. Le père de Blaine se leva d'un seul coup en direction du canapé, là où Kurt était assis. Mais Finn se leva entre temps, lui coupant la route.

- A votre place je ne tenterai même pas un pas de plus, déclara-t-il calmement.

Finn faisait au moins de tête de plus que le père de Blaine. Il le regarda quelques secondes, tourna ses yeux remplis de haine vers Kurt, et retourna s'asseoir sur son fauteuil. Finn se rassit et Rachel lui prit la main en lui lança un regard plein de fierté.

- Qu'est-ce que j'ai raté ? Qu'est-ce qu'il se passe ici ?! demanda la mère de Blaine toujours sous le choc de l'attitude de son mari.

- Beaucoup de choses maman.

Blaine était de nouveau parmi eux. Il avait un sac dans les mains qu'il posa par terre à l'entrée du salon. Il alla rejoindre tout le monde, s'asseyant sur l'accoudoir du fauteuil où était assis sa mère. Juste à côté de ce fauteuil, il y avait le canapé, où Kurt était assis à l'extrémité. Si il tendait sa main, Blaine pouvait prendre celle de Kurt. Il avait besoin de le faire, il avait besoin de sentir sa main dans la sienne pour lui donner le courage de continuer mais il savait que ce n'était pas une bonne idée. Il ne voulait pas provoquer son père et encore moins choqué sa mère.

- Maman ... commença Blaine.

- Ne t'avise même pas de continuer ça Blaine ! s'écria son père, en se levant de nouveau de son siège, plus énervé que jamais.

- Richard, calme toi et rassis toi.

Au plus grand étonnement de Kurt, il l'écouta et se rassit. Elle ne devait être au courant de rien en ce qui concerne la maltraitance de son mari envers son fils, car quelque chose le faisait dire qu'elle n'aurait jamais laissé passer ça.

- Blaine continue.

Blaine respira un bon coup, tourna sa tête vers ses amis qui lui lancèrent des regards remplis de compassion et de soutien. Il en puisa là, la force pour déclarer la suite. Car il n'avait qu'une peur, c'était que sa mère réagisse de la même manière que son père.

- Maman, je suis amoureux de Kurt et il est amoureux de moi. Nous sommes ensemble.

- Que des conneries tout ça, déclara Richard.

- Mais ... Mais ... Ashley ? demanda Katherine Anderson, ignorant la remarque de son mari.

- On se trompait tous les deux. Elle avec Kevin et moi avec Kurt. On n'a jamais été vraiment un couple maman. On faisait semblant pour vous et pour ses parents. Je ne l'ai jamais aimé et je ne l'aimerai jamais. La seule personne que j'aime, c'est Kurt. Et je te promets qu'avec lui tout est différent. Avec lui j'ai vraiment compris ce que c'était qu'être amoureux et qu'être aimé.

Même avec les circonstances, Kurt ne pouvait s'empêcher d'avoir un nœud dans l'estomac quand il entendait les mots de Blaine.

- Je n'ai pas choisi maman, il faut que tu le comprennes. C'est arrivé comme ça et quand je l'ai rencontré, ça a juste été une évidence pour moi que ...

- Arrêtes avec tes conneries Blaine ! J'en ai assez entendu. Casse-toi de cette maison. Sortez tous de ma maison !

- Richard ...

- Non Katherine. Je suis chez moi et je ne veux pas de ce genre de personnes chez moi. DEHORS !

Rachel se leva la première, suivit par Finn et Santana puis Kurt, qui prit doucement la main de Blaine dans la sienne pour lui faire comprendre qu'il valait mieux qu'ils s'en aillent.

- J'espère vraiment que tu ne vas pas te fermer à moi maman, parce que j'ai vraiment besoin de toi. Et je suis toujours le même, rien a changé, déclara-t-il avant de tourner le dos.

Lorsqu'il arriva vers la porte, il se stoppa et se tourna vers son père une dernière fois.

- J'espère que tu vas finir ta vie seul. Que tu te sentiras aussi misérable que tu me l'as fait sentir. C'est tout ce que tu mérites. Et tu vas en rater des trucs. Je ne te laisserai plus entrer dans ma vie, tu ne seras pas là quand j'aurais fini le lycée, tu ne seras pas là quand j'aurais fini mes études, quand je commencerai mon métier, quand je me marierai, quand je fonderai une famille. Tu ne seras pas là parce que je ne veux plus de toi dans ma vie. Tu l'as assez pourri comme ça.

Sur ces mots il tourna la tête et sorti de la maison. Le voyage du retour se passa dans le silence. Blaine regardait par la fenêtre dans le vague. Kurt et Rachel se lançaient des regards soucieux à travers le rétroviseur. Finn lui, faisait mine d'être concentré sur la route et Santana envoyait des SMS. Lorsqu'ils arrivèrent chez Kurt, Blaine sortit de la voiture toujours sans un mot. Ils entrèrent dans la maison.

- Alors comment ça s'est passé ? demanda Carole en arrivant dans l'entrée au moment où ils passèrent le seuil de la porte, comme si elle était là à guetter leur arrivée, ce qui était surement le cas.

Blaine ne répondit pas et monta directement dans la chambre de Kurt, toujours sans un mot. Ils entendirent la porte claquée en haut.

- Sa mère n'était au courant de rien. Il vient juste de lui avouer. Et son père a encore une fois était le pire des salauds et nous a tous jeté dehors, répondit Kurt.

- C'est pas vrai ... Pauvre gamin, déclara Burt en les rejoignant.

- Je dois y aller moi, je dois discuter avec Brittany. Dis à Anderson que je l'appelle plus tard, dit Santana.

Après son départ, ils allèrent tous à la cuisine. Finn, Rachel et Burt s'installèrent autour de la table, Kurt lui resta debout près de la porte.

- Est-ce que je vais le voir ? demanda-t-il.

- Mon grand si il est monté comme ça c'est qu'il a besoin d'être seul, répondit Burt.

- Oui mais peut être que ça ne le dérangerait pas que je sois là avec lui. Peut-être qu'il en a besoin ...

- Vas-y alors mon chéri, dit Carole avant que Burt ne puisse dire quelque chose. Tu verras bien ce qu'il te dira. Tiens apporte lui quelque chose à boire.

- Ok.

Il lança un léger sourire, prit les verres qu'elle lui tendait et tourna les talons. Lorsqu'il se trouva devant sa porte de sa chambre, il hésita quelques secondes puis frappa. Il attendit et quand il n'entendit toujours pas de réponse, il ouvrit tout doucement. Blaine était là allongé sur son lit, son regard fixait le plafond.

- Je t'apporte de quoi t'hydrater, de la part de Carole.

Aucune réponse. Il ferma la porte derrière lui, posa les verres sur la table de nuit et s'assit sur son lit. Blaine ne bougea pas, ni son corps, ni son regard. Kurt s'allongea à côté de lui, sur le côté afin de pouvoir le regarder. Il ne dit rien et l'observa pendant plusieurs minutes. Il avait le regard absent, perdu dans ses pensées. Après de longues minutes de silence, Kurt passa ses doigts tendrement dans les cheveux bouclés de Blaine. Ce dernier ferma les yeux au contact. Kurt prit cela pour un bon signe et déclara tout en continuant de jouer avec ses boucles:

- Blaine, parle moi.

- Je ne sais pas ce qu'elle pense de tout ça. Il ne l'a même pas laissé me parler.

- Elle le fera. Plus tard mais elle le fera. Il lui faut du temps. Tu sais mon père a eu besoin de quelques temps pour s'adapter, je l'ai senti.

- Et si elle réagit comme lui ?

- D'après ce que j'ai vu, ta mère n'a rien à voir avec lui. Elle était bien aujourd'hui non ?! Enfin je veux dire ...

- Oui. Elle a eu plusieurs périodes comme ça où elle a arrêté de prendre des médicaments ce qui faisait qu'elle allait mieux physiquement, mais mentalement c'était toujours le chaos et c'est pour ça qu'à chaque fois elle est retombée dedans. Et c'est pour ça que pour l'instant j'essaye de ne pas me faire de faux espoirs. Mais je suis content parce que pour lui dire ça, j'avais besoin d'avoir ma mère en face de moi et pas une épave ...

- Comment tu te sens maintenant ?!

- Délivré mais mort de trouille.

- Je sais ce que c'est. Tu sais que je suis là hein ?

- Oui. Tu sais, tout ce que j'ai dit à mon père, je l'ai pensé.. C'est fou Kurt comme je ne me vois pas passer ma vie avec quelqu'un d'autre que toi, déclara Blaine en se tournant pour que son visage se retrouve face à celui de Kurt.

Ce dernier ému par la déclaration de Blaine et par tout ce qui se passait, ne put s'empêcher de laisser échapper quelques larmes que Blaine essuya tendrement avec le bout de ses doigts. Kurt prit le visage de Blaine entre ses mains, se rapprocha de lui en collant son front contre celui du garçon.

- Je t'aime, déclara-t-il avant de l'embrasser.

Puis Blaine se serra contre lui, dans ses bras. Ils restèrent un moment sans parler, dans les bras l'un de l'autre. Après de longues minutes, quelqu'un frappa à la porte. Blaine se redressa un peu, mais lorsque la porte s'entrouvrit et qu'il vit que c'était Rachel, il se détendit de nouveau dans les bras de Kurt.

- Hey. Comment tu te sens Blaine ?

- Maintenant ça va, répondit-il en regardant Kurt.

Rachel ne put s'empêcher de sourire tellement la vision qu'elle avait devant elle était adorable.

- Carole a proposé un repas tout ensemble devant un match, elle voulait savoir si ça vous tentait.

- Devant un match ? demanda Kurt en levant les yeux au ciel.

Blaine rigola de la réaction de Kurt.

- Aller ça pourrait être sympa. Et puis c'est une bonne excuse pour que tu te serres contre moi toute la soirée.

- Blaine. J'ai pas besoin d'un match pour faire ça.

- Aller Kurt ! Moi aussi je m'en fous du match, mais de voir la réaction des garçons c'est le plus drôle ! insista Rachel.

- De toute façon j'allais dire oui ... répliqua Kurt, en souriant.

Il ne pouvait rien refuser à Blaine quand ce dernier le regardait comme ça.

- Finn voulait appeler Puck pour savoir si il pouvait nous rejoindre, mais avant il voulait savoir si ça te dérangeait Blaine ?

- Moi ? Non pas du tout.

- Ok génial ! Vous nous rejoignez en bas ?

- On arrive !

La soirée se passa dans la bonne humeur. Chacun faisant en sorte que l'épisode de l'après-midi ne soit pas évoqué afin que Blaine puisse oublier toute cette histoire le temps d'une soirée. Et se fut le cas. Pour lui, être sur le canapé avec Kurt dans ses bras, et commenter le match avec Puck, Finn et Burt n'avait pas de prix. Il n'avait jamais vécu une telle complicité avec son père et tout cela lui rappelait les moments qu'il avait passé avec Cooper devant les matchs. Il avait réellement l'impression de faire partie de cette famille et cela lui réchauffait le coeur. Il n'était pas jugé pour tenir Kurt dans ses bras, il n'était pas jugé parce qu'il ne voulait pas faire partie de l'équipe de foot du lycée, il n'était pas jugé pour tout ce qu'il avait fait afin de rendre son père fière même si tous ses efforts avaient été en vain. Vers minuit, Burt alla se coucher, suivit de près par Carole. Rachel, Finn, Puck, Kurt et Blaine restèrent donc un moment ensemble, discutant et rigolant sur une émission qui passait à la télé. Lorsque Blaine sentit que Kurt commençait à s'endormir dans ses bras, il le réveilla et ils montèrent se coucher.

Le lendemain matin, comme c'était prévu, ils allèrent acheter le sapin de noël pour Burt et Carole. Blaine et Finn galérèrent à le rentrer dans la voiture pendant que Kurt et Rachel les observaient en papotant. Cela énerva un peu Finn qui leur fit remarquer mais Blaine lui trouvait ça marrant. Il n'avait pas fait ça depuis des années. Et cela ressemblait exactement comme dans ces films de noël et il aimait ça. Cette ambiance lui manquait chaque année. Depuis que Cooper les avait quitté, les parents de Blaine n'avaient plus fait de sapin de noël. Quand son père, le premier noël suivant la mort de Cooper, lui avait donné son cadeau en main propre avant de s'enfermer dans son bureau pour travailler, que Blaine avait compris que le père noël n'existait pas. Lorsqu'il avait posé la question à son père, celui-çi s'était contenté de répondre "Bien sûr que non il n'existe pas Blaine, je pensais qu'à ton âge tu le saurais!" Non il ne le savait pas. Car Cooper ne cessait de lui raconter des histoires sur le père noël lorsque les fêtes approchaient. Et Blaine adorait ça. Savoir qu'il existait quelqu'un qui était là seulement pour rendre tous les enfants heureux, le faisait rêver. Quand il avait appris qu'il n'existait pas et que toutes les histoires que lui avait raconté Cooper étaient fausses, la déception pour le petit garçon avait été immense. Il avait passé sa journée de noël à pleurer et personne n'était là pour lui sécher ses larmes.

Lorsqu'ils rentrèrent, le déjeuner était déjà prêt. Puis, après ce repas, ils décorèrent le sapin. Kurt voulait faire cela de couleurs blanche et rouge pour que ça aille avec l'ambiance de noël mais Finn lui pensait qu'il fallait le faire d'une autre couleur car c'était celles qui étaient sur tous les sapins. Il se lancèrent des pics pendant plusieurs minutes, Blaine et Rachel assis sur le canapé les observaient se disputer en souriant. Finn ne trouvant plus d'arguments pour contredire Kurt, accepta finalement sa proposition et ils commencèrent à le décorer. Lorsqu'ils terminèrent, Carole leur demanda de poser devant afin qu'elle puisse prendre une photo d'eux. Après cela, Kurt insista pour qu'elle et son père en prennent une aussi puis cela se transforma en une grande séance photo, où tout le monde se succéda devant l'arbre: Kurt et Rachel, Finn et Blaine, Blaine et Rachel, Burt et Kurt et bien sûr Kurt et Blaine ... Sans compter les nombreuses photos de "n'importe quoi" où ils ne faisaient que faire des grimaces ou se prenaient des délires à se déguiser avec des guirlandes de toutes les couleurs. Lorsqu'ils furent tous crevés, ils s'affalèrent sur les canapés devant la télé, pendant que Burt allait prendre une douche et Carole préparer le repas.

- J'ai pas eu de nouvelle de Santana depuis hier, déclara Blaine.

- Elle avait l'air bizarre hier quand elle est partie, répondit Finn.

- Comment ça bizarre ?

- Elle a regardé son portable, puis elle est partie d'un coup en disant qu'elle devait parler à Brittany.

- Et vous me dites ça que maintenant ? demanda Blaine choqué. Il y a surement quelque chose qui s'est passé. Je reviens je vais lui téléphoner.

Il se leva et alla dans la chambre de Kurt pour être au calme. Il composa le numéro de Santana mais personne ne répondit. Il ressaya encore une fois et se décida à laisser un mot sur le répondeur lorsqu'elle ne répondit toujours pas.

"Santana c'est Blaine, je voulais juste savoir si tout allait bien, ils viennent juste de me dire que tu es partie précipitamment hier donc je voulais savoir si ça allait pour toi. Enfin bref, rappelle moi dès que tu peux."

Il attendit un petit moment, s'assoupissant sur le lit de Kurt mais quelques minutes après, il fut réveillé par son portable qui vibrait. C'était Santana.

- Hey Blainey on s'inquiète ? Il faut que tu prennes des distances avec ton mec là, c'est plus possible.

- Blainey sérieux ?!

- Ouais j'aime bien. J'te dis tu as tout le temps une tête de chien battu et je trouve que Blainey ça fait bien un nom pour chiot alors ça me va.

- Bref. Comment ça avance de ton côté ?

- Ça avance pas ça recule.

- Comment ça ?

- Je me suis embrouillée avec ma mère hier. Elle n'arrête pas de me dire que ça doit être une phase, que je suis trop restée avec Brittany et que du coup je dois être paumée. Elle ne comprend rien. Et par dessus tout Brittany reste avec son copain en chaise roulante.

- Merde. Je suis désolé Santana.

- T'inquiètes Blainey. C'est la vie c'est comme ça. Mais je ne vais pas laisser tomber. Et toi alors ? Avec ta mère ?

- Aucune nouvelle.

- Oh. Bon j'ai pas l'habitude de dire ça donc ne me le fait pas répéter Anderson. Si tu as besoin de quelques chose, fais moi signe.

- En fait ... Je pense que tu pourrais faire quelque chose pour moi.

- Quoi ?

- Arrêtes de m'appeler Blainey.

Le rire de Santana s'entendit à l'autre bout du fil.

- Dans tes rêves. Je te dis ça te va bien ! Tu t'y habitueras ! En plus ça fait un mélange de Gay et Blaine ... Du coup ça te va encore mieux.

- Va te faire voir Santana !

- Ne dis pas ça, je sais que tu ne peux plus te passer de moi.

- C'est ça ouais !

- Bon, je dois te laisser, tiens moi au courant pour ta mère.

- Et toi pour Brittany. Et ta mère. Et ta grand-mère !

- Bye Blainey !

- Tu ...

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase car elle avait déjà raccroché. Il descendit rejoindre tout le monde en bas.

- Comment elle va ? demanda Kurt.

- Ça peut aller. C'est pas la grande forme mais elle tient le coup. Elle s'est trouvée un nouveau délire.

- C'est quoi ? demanda Finn en souriant avant même de savoir.

- Elle m'appelle "Blainey". Elle dit que ça me va bien parce que j'ai toujours une tête de chien battu et que en plus ça va bien pour "Blaine" et "gay".

Ils éclatèrent tous de rire.

- Arrêtez sérieux, c'est trop pourri comme truc, répondit-il vexé.

- Non c'est plutôt mignon je trouve, déclara Kurt toujours mort de rire.

- Mouais c'est ça! Fous toi de moi, grommela-t-il.

Son portable vibra de nouveau et une énorme boule à l'estomac se forma quand il lut "Papa" comme appel entrant. Kurt vit sa réaction et se pencha pour voir le nom. Il prit instinctivement la main de Blaine dans la sienne. Ce dernier le regarda, tendu et répondit.

- Allô ?

- Blaine. Il faut que tu viennes à la maison demain. Ta mère veut te parler.

- Me parler ? Pourquoi ?

- Par rapport au président ! Idiot, tu crois que c'est pour quoi ?

- Pas besoin de me parler comme ça.

- Je te parle comme je veux, je suis ton père. C'est à toi de faire gaffe à ce que tu dis.

- Ah je suis ton fils seulement quand ça t'arrange alors ?! Je serai là, demain matin vers 11 heures

- Ok. Fais en sorte de venir seul et pas accompagner de ce ...

Blaine raccrocha.

- Alors ?! demanda Kurt inquiet.

- Ma mère veut me parler. Demain matin je vais chez moi.

- Oh. Tu veux que je t'accompagne ?

- Non, je crois que dois faire ça tout seul. Mais je veux bien que tu m'amènes et viennes me chercher parce que je ne sais pas du tout si je serai capable de conduire.

- Ok pas de soucis. Viens là.

Kurt prit Blaine dans ses bras. Carole débarqua à ce moment là dans le salon.

- Tout va bien ?

Ils se séparèrent et Blaine regarda Carole en déclarant:

- Mon père vient d'appeler. Ma mère veut me voir demain matin et je ne sais pas du tout ce qu'elle va me dire.

- Oh mon chéri ... Je suis sûr que ça va aller. Et quoiqu'il arrive n'oublie pas qu'on est tous là quand tu rentres, lui répondit-elle en passant tendrement sa main dans ses cheveux.

- Je sais, merci Carole.

Après le repas, Kurt et Blaine montèrent dans la chambre pour être un peu seuls. Ils se mirent en pyjamas et Blaine alluma la télé avant de se glisser dans le lit. Kurt le rejoignit quelques minutes plus tard. Il posa sa tête sur le torse de Blaine.

- Comment tu te sens ?

- J'ai la trouille Kurt, t'imagines même pas.

Kurt releva la tête pour le regarder dans les yeux lorsqu'il continua.

- Je n'ai jamais été vraiment proche de mon père. Il y a toujours eu quelque chose en lui qui me repoussait, qui m'empêchait d'être bien avec lui. Mais comme je t'ai expliqué il y a un temps où j'étais très proche de ma mère. Je lui racontais énormément de trucs et elle était toujours là quand je n'allais pas bien. Quand Cooper est mort, j'ai eu comme l'impression qu'on m'avait enlevé ma mère aussi. Elle ne m'a plus jamais reparlé comme avant, elle ne m'a plus jamais pris dans ses bras quand je pleurais. A quelques moments, quand elle ne prenait plus ses médicaments, elle recommençait peu à peu à redevenir elle-même, en ayant un peu le même comportement qu'elle a eu hier. Mais ensuite elle replongeait et tous ses efforts étaient effacés. Et ... La voir comme ça hier ça m'a vraiment donné un espoir, je ne sais pas pourquoi elle a arrêté d'en prendre cette fois-çi mais j'espère tellement qu'elle va tenir. Et j'ai cet espoir que, comme elle sera elle-même qu'elle m'accepte comme je suis et qu'elle m'aime de nouveau. Mais si ce n'est pas le cas, je la perdrai pour de bon. Et je ne veux vraiment pas la perdre elle.

- Blaine. Je sais que c'est dur, mais essaye de ne pas y penser et de dormir un peu. Ça va aller ... Ta mère t'aime et n'a jamais cessé de t'aimer, elle a juste cessé de te le montrer, c'est une grande différence. Une mère ne peut pas ne plus aimer son enfant. Et même si elle n'accepte pas qui tu es réellement demain, elle le fera peut-être dans plusieurs mois, ou plusieurs années. Parce qu'elle aura besoin de toi dans sa vie. Parce qu'elle t'aime et qu'elle t'aimera toujours.

- J'espère.

- En tout cas, moi je t'aime et je t'aimerai toujours si ça peut te faire te sentir mieux.

- Ça aide ... répondit Blaine en souriant.

Ce soir là, Blaine eut énormément de mal à s'endormir. Même la chaleur du corps de Kurt collé au sien ne l'aidait pas. Il ne cessait de penser au lendemain.

Le lendemain matin, Kurt se réveilla avant Blaine aux alentours de 9 heures et décida qu'il fallait le réveiller si il voulait avoir un peu de temps avant de partir voir sa mère. Il lui caressa tendrement la joue du bout des doigts. Blaine remua un petit peu sous cette approche et ouvrit un œil pour sourire à Kurt.

- Il est plus de 9 heures, j'ai pensé qu'il faudrait peut-être que je te réveille.

- Mmmmhhh.

- Je vais prendre une douche. Prends le temps de te réveiller, lui dit-il en l'embrassant sur la joue.

Blaine marmonna quelque chose comme réponse et Kurt se dirigea dans sa salle de bain. Il se déshabilla et entra dans la douche. Il se mit entièrement sous le jet d'eau chaude, le son de l'eau le coupant entièrement de tout. Il n'entendit donc pas Blaine entrer, se déshabiller, et ouvrir la porte de la douche. Ce dernier enroula ses bras autours de la taille. Kurt fit un bon de surprise.

- Putain Blaine ... J'aurais pu faire une crise cardiaque.

- Ce n'est que moi, lui chuchota-t-il à l'oreille.

- Oui ben la prochaine fois préviens parce que ... Ooooh Blaiiine ...

Ce dernier venait de se serrer contre Kurt. Le faisant sentir déjà son érection pressée contre ses fesses.

- On en reparlera plus tard, déclara Kurt en se retournant et en embrassant Blaine passionnément.

Blaine plaqua Kurt contre le mur de la douche, suça son cou, laissant des marques au passage mais Kurt s'en fichait complètement, tout ce qu'il sentait était la chaleur de Blaine collée contre lui. Il savait déjà qu'il aurait des courbatures de cet épisode, mais il se soucierait de ça plus tard. Le sexe de Blaine était pressé contre le sien et Kurt ne pouvait déjà plus se contrôler.

- Kurt ...

- Mmmmphhh ...Oh c'est pas vrai ...

Il avait déjà la respiration coupée sous les caresses de Blaine. Ce dernier commença à caresser son sexe doucement, Kurt tenta de faire de même, même si sa main tremblait légèrement sous le plaisir qui l'envahissait.

- Je suis désolé ... Je ... Oh ...

- Laisse moi m'occuper de toi avant Kurt, marmonna Blaine contre ses lèvres.

Il l'embrassa de nouveau, et lécha les gouttes d'eau qui coulaient le long de son cou jusqu'à sa poitrine. Il remonta ensuite sa bouche dans le cou de Kurt, suçant les points qu'il savait sensibles. Il fit cela tout en accélérant ses mouvements autour du sexe de Kurt. Il sentait que ce dernier avait du mal à tenir sur ses jambes qui tremblaient sous le plaisir. Avec la main qu'il avait de libre, il caressa le torse de Kurt du bout des doigts et sentait que ça le rendait complètement fou.

- Putain ... Blaine ...

- Mmmh ...

- Si tu continues je ne vais jamais ... OH ... Tenir ... OH ... Comme ça oui ... Blaiinee.

Blaine l'embrassa fougueusement pour combler les sons et les mots de Kurt, parce qu'il ne savait pas si Burt ou Carole étaient encore là et si ils entendaient ça, ils étaient foutus. Kurt du coup, gémit quand il sentit la langue de Blaine caresser la sienne. Il gémit une nouvelle fois quand il sentait qu'il était très proche. Il tenta de s'éloigner des lèvres de Blaine pour murmurer:

- Je vais ... Je vais ... Oooh.

- Vas y ... Je te regarde.

- Blaiinee ... répondit Kurt avec frustration mais ce dernier, le caressa une fois de plus et suça son cou ce qui fit perdre le peu de contrôle qu'il avait, et son orgasme entra droit dans l'oreille de Blaine.

- Putain Kurt tu es ...

Kurt ne le laissa pas terminer et colla une nouvelle fois sa bouche contre celle de Blaine. Ce dernier le tint une nouvelle fois fermement contre le mur car il sentait que Kurt se remettait tout juste et qu'il lui fallait un peu de temps pour qu'il retrouve le contrôle de lui même. Lorsque ce fut le cas, Kurt posa ses deux mains sur les épaules de Blaine et le repoussa un peu.

- Laisse moi m'occuper de toi maintenant, chuchota-t-il.

Il plaqua Blaine contre le mur de la douche et l'embrassa passionnément en se pressant contre lui.

- Vu ce que je viens de voir Kurt ... Mmmmphhh ... Je ne vais pas ... Mmmhh ... Tenir longtemps, déclara Blaine tendit que Kurt le coupait en l'embrassant.

Kurt descendit ses mains du torse de Blaine jusqu'à son érection qu'il prit fermement entre ses mains.

- Oooh putain Kurt ...

- Tu aimes ça hein ? demanda Kurt en accélérant ses mouvements avec ses mains.

- Oui ... Mmmhh ... Putain oui Kurt.

Kurt s'approcha de son oreille.

- Je t'aime plus que tout Blaine.

Il n'en fallut pas plus pour Blaine pour se libérer avec le nom de Kurt sur ses lèvres. Kurt entoura ses bras autour de lui et le serra fort contre lui. Lorsqu'ils se séparèrent, ils se sourirent.

- Ça ... commença Kurt.

- C'est à refaire, sourit Blaine.

- Pas de doute.

Ils prirent leurs douches ensemble. Et quand ils sortirent enfin de la salle de bain, il était dix heures passées. Ils descendirent déjeuner, la cuisine était vide, Burt et Carole qui étaient au travail avaient laissé un mot sur la table de la cuisine

Courage pour le moment avec ta maman tout à l'heure, tout va bien se passer, et si ce n'est pas le cas, nous sommes là à ton retour.

Passez tous les deux tout de même une bonne journée,

Gros bisous,

Carole et Burt.

Ce petit mot toucha énormément Blaine qui afficha un grand sourire pendant que Kurt prépara quelques trucs pour leur déjeuner. Ils étaient apparemment seuls à la maison car aucun bruit ne se faisait entendre. Finn devait surement être chez Rachel. Kurt commençait à sentir la tension chez Blaine. Il déposa tout ce qu'ils avaient besoin pour déjeuner et contourna la table pour le prendre dans ses bras. Blaine qui était assis, enroula ses bras autour de sa taille et déposa sa tête sur sa poitrine, Kurt lui entoura ses bras autour de ses épaules et posa son menton sur la tête de Blaine.

- Ça va aller ? lui demanda-t-il en ne bougeant pas.

- Pour l'instant ouais. Je ne sais pas ce que ça sera quand je me retrouverai devant elle.

Kurt resserra son étreinte et déposa un baiser sur sa tête. Il se sépara de lui et poussa le pain et le beurre de cacahuètes dans sa direction.

- Mange quelque chose, ordonna-t-il.

- Je ne peux rien avaler, Kurt.

- Blaine juste un morceau de pain ou un petit truc histoire que tu ais quelque chose dans le ventre !

- D'accord ...

Ils déjeunèrent rapidement et l'heure de partir arriva. Ils montèrent dans la voiture de Kurt et roulèrent en direction de la maison des Anderson. Lorsqu'ils arrivèrent, Blaine vit la voiture de son père et son cœur se serra un peu plus. Il avait espéré qu'il ne soit pas là et que ce soit juste sa mère et lui. Mais apparemment son père allait être de la partie et cela sentait vraiment pas bon.

- Bon tu m'appelles quand tu as fini et je viens directement ok ?

- Oui. Ne reste pas trop pendu à ton téléphone quand même. Ça pourrait très bien durer quelques minutes comme quelques heures donc ne t'inquiètes pas.

- Je vais essayer.

- Bon. Alors je suppose que c'est le moment où je dois y aller.

- Ça va bien se passer, déclara Kurt en s'approchant de Blaine.

Il colla son front au sien et lui chuchota un "je t'aime" contre ses lèvres.

- Je t'aime aussi. A tout à l'heure, lui répondit Blaine avant de l'embrasser et d'ouvrir la portière.

Il arriva devant la porte d'entrée et hésita quelques secondes. Il ne savait pas si il devait frapper ou entrer dans sa propre maison. Il se décida finalement à frapper. C'est son père qui ouvrit sans un mot. Blaine se retourna une dernière fois vers Kurt, qui quand il vit la porte s'ouvrir, fit demi-tour et partit en lançant un dernier sourire à Blaine.

Ce dernier alla jusqu'au salon où il trouva sa mère assise sur le canapé, dans le même état que la dernière fois, ce qui le rassura.

- Blaine tu es venu ! déclara-t-elle en le voyant entrer dans la salle.

- Et tu n'as pas pu t'empêcher d'amener ce ...

- Commence pas papa. Laisse le en dehors de ça.

- Que je le laisse en dehors de ça ? Blaine c'est lui qui t'a rendu ... Comme ça !

- N'importe quoi. Ça n'a rien à voir avec lui, c'est par rapport à moi et pas à lui.

- J'arrive pas à croire que tu es choisi cette vie là.

- Ça n'a rien d'un choix. Je suis comme ça et je n'ai pas choisi de l'être.

- Si. Tu aurais très bien pu rester avec Ashley et oublier cette phase mais non tu t'évertues à faire ta petite tapette avec un autre ... quoique ce soit.

- J'en peux plus de tes réflexions. Si ça tourne que autour de ça, je ferai mieux de faire demi-tour. Je ne vois aucun but là dedans.

- J'ai honte de toi Blaine.

- Richard ...

C'était la première fois que sa mère ouvrait la bouche depuis que son père avait commencé à parler.

- On avait dit qu'il ne valait mieux que tu ne sois pas là pour quand je ferai ça.

- Je sais. Contente toi de lui dire ce qu'on a dit. Moi j'y vais.

Et sur cette phrase, il attrapa les clés de sa voiture et sortit, claquant la porte derrière lui.

- Maman je n'ai aucune envie d'entendre ces mots sortir de ta bouche donc je crois que je ferai mieux de rentrer.

- Blaine.

- Non c'est bon j'en ai assez entendu.

- Blaine, chéri viens t'asseoir s'il te plait.

Blaine se stoppa net. Sa mère ne l'avait pas appelé "chéri" depuis des années. Il se tourna vers elle, qui lui montrait la place vide sur le canapé à côté d'elle. Il hésita quelques secondes puis alla s'asseoir.

- Est-ce que tu es vraiment sûr que ce n'est pas juste une phase ?

- Maman ...

- Blaine s'il te plait, réponds à ma question.

- Non. Je suis fou amoureux de lui.

- Est-ce que tu es sûr qu'il n'essaye pas de se venger de toi ?

- Quoi ?! Qu'est-ce que tu racontes ?

- Ton père m'a expliqué qu'il fait partie du Glee Club et que les garçons de l'équipe de football avec qui tu es ami, comme David Karfsky, aiment bien harceler ces personnes là. Est-ce que tu es sûr qu'il ne tente pas de t'utiliser pour se venger de toi et te faire souffrir à ton tour ?

- Non. Non là je vais y aller, c'est pas possible je ne peux entendre des conneries pareil, c'est totalement ...

- Blaine reste assis. Ça c'est ce que ton père voulait que je te demande. Maintenant ce sont mes questions. Est-ce qu'il est lui aussi amoureux de toi ?

- Oui.

- Est-ce que tu es heureux ?

- Quand je suis avec lui oui. Après je peux pas dire que je suis totalement heureux.

- Pourquoi ?

- A cause de toi et papa. Je ... Je sais que je n'ai pas arrêté de vous décevoir ces derniers temps mais ... Vous aussi vous m'avez déçu.

- Je sais ... Je suis tellement désolé Blaine. J'étais persuadé que ... Que les médicaments m'aidaient. Me permettaient de tout oublier. Mais ces derniers temps, même si je n'étais pas dans mon état normal, j'ai remarqué qu'il se passait quelque chose. J'ai dit à ton père que je voulais me soigner. Comme il partait ce week-end en voyage d'affaire, il m'a laissé dans un centre spécialisé pour ...

- Quoi ?!

- Je n'étais pas avec lui le week-end dernier Blaine. J'étais au centre.

- Pourquoi tu ne m'as rien dit ?

- Ton père a bien voulu m'emmener si je ne te le disais pas donc ...

- Donc il t'a laissé aller là bas toute seule ?

- Oui.

- C'est pas vrai ...

- Je suis une thérapie spéciale. Je ne prends plus rien depuis ce week-end.

- Plus du tout ?

- Non. Quelqu'un va venir me voir tous les jours pour suivre mon état, j'ai des rendez-vous à l'hôpital et au centre, je vais me faire soigner Blaine.

Un sentiment de soulagement traversa Blaine.

- Je suis tellement désolé pour tout ce que je t'ai fait vivre ... Tout ce que j'ai manqué, toutes les fois où je n'étais pas là pour toi. Malgré ce que tu peux dire, ton père a été là pour s'occuper de toi et ...

- Non maman. Tu ne peux pas dire ça. Ces derniers mois papa m'a fait vivre un enfer.

- Qu'est-ce que tu veux dire par là Blaine ?

- Il ...

Il baissa les yeux, rien ne sortait de sa bouche.

- Blaine, chéri, dis moi ce qu'il s'est passé s'il te plait ...

Blaine souleva son Tee-Shirt ce qui dévoila ses multiples bleus. Sa mère recouvra sa bouche avec sa main, des larmes commençaient à couler le long de ses joues.

- Oh non. Ne me dis pas que ...

- Si. Depuis qu'il a découvert mon histoire avec Kurt. Il ne l'a pas supporté et à trouver que ce moyen et les menaces pour me le faire comprendre.

- Oh mon dieu.

Sa mère cacha son visage entre ses mains et se tut pendant quelques secondes.

- Je n'arrive pas à croire que j'ai laissé passer ça ... Que je n'ai même pas remarqué ça ...

- Maman tu n'étais pas dans ton état normal. Je ne t'en veux pas. Je lui en veux à lui.

- Je suis tellement désolé que tu es à vivre ça seul ...

- Je n'ai pas vécu ça tout seul ... C''est sûr que depuis 8 ans, j'ai vécu beaucoup de choses tout seul. Mais ça fait plus de 5 mois maintenant que je ne vis plus rien tout seul. Kurt est là pour moi, il a été là pour moi quand tout ça s'est passé et je ne sais pas ce que j'aurais fait sans lui. Je n'avais jamais trouvé quelqu'un en qui je pouvais autant avoir confiance depuis Cooper.

- Oh. Il me manque tellement Blaine si tu savais ...

- Moi aussi maman.

Il regarda sa mère pleurer de nouveau mais cette fois-ci il tendit ses bras et l'enlaça. Cette dernière le serra contre lui. Elle n'était pas dégoutée de lui. C'était tout ce qui importait.

- Tu sais qu'il était au courant pour moi ? demanda Blaine.

- Qu'est-ce que tu veux dire ? lui répondit-elle en s'éloignant un peu de lui pour le regarder.

- Il m'a écrit une lettre et quand il me l'a donné il m'a fait promettre de la lire que quand j'aurai de gros problèmes au niveau d'une histoire d'amour. Et je l'ai lu après avoir embrasser Kurt pour la première fois.

- Oh. Tu ... Tu l'as avec toi ?

- Oui je l'ai prise au cas où tu veuilles la lire.

Il lui tendit la lettre. Katherine Anderson la prit et commença à la lire. Au fur et à mesure qu'elle avançait dans sa lecture, de nouvelles larmes remplissaient ses joues. Elle souriait.

- Du Cooper tout cracher. Je me rappelle qu'il m'avait posé quelques questions là dessus. Il avait pris comme excuse un garçon de sa classe qui était un peu perdu. Je suppose que ce garçon, n'était en fait que son petit frère, dit-elle avec un sourire nostalgique aux lèvres. J'allais te demander de revenir vivre à la maison ...

- Impossible.

- Je sais. Et maintenant que je sais tout je ne veux pas non plus. Il va me falloir du temps Blaine, mais je vais faire en sorte que ton père paye pour ce qu'il t'a fait.

- Tu ... Tu es sérieuse ?

- Oui. J'ai déjà perdu mon fils et je n'arrive pas à croire qu'il ait pris le risque que je perdre mon deuxième. Et qu'en plus de ça je n'ai rien fait pour l'arrêter. Qu'il t'ait fait du mal parce que tu n'es pas la personne qu'il voudrait que tu sois me tue. Qu'il ait posé la main sur toi me tue. Mais avant que je puisse faire quelque chose il faut que je me soigne Blaine.

- J'arrive pas à croire ce que tu es en train de me dire.

Le téléphone de Blaine vibra pour lui annoncer qu'il avait un message. Il regarda et vit que c'était Kurt.

Je ne veux pas paraître lourd ou quoique ce soit mais tu pourrais juste m'envoyer un message pour me dire comment ça se passe ? Parce que j'ai vu ton père ouvrir la porte et je n'arrête pas de me faire des films là et je ... Je ne sais pas mais juste fait moi un signe. Je t'aime. -K

- Je peux juste passer un coup de fil vite fait ?

- Oui vas-y je t'en prie.

Il composa le numéro de Kurt qui décrocha dès la première sonnerie.

- Sérieusement Kurt la première sonnerie ?

- Je suis désolé mais je suis trop ... Attends... Tu me fais une réflexion donc ... tout va bien ?

- Tout va bien. Je suis en train de discuter avec ma mère là.

- Et ton père ..?

- Il est parti.

- Oh. Tant mieux. Bon je ne vous dérange pas plus longtemps. Dis-moi juste par rapport à la discussion "ok", bof ok" "pas ok".

- Ok.

- OH ?!

- Oui ne t'inquiètes pas. Je t'appelle dès que j'ai fini.

- Ok. Je t'aime Blaine !

- Moi aussi.

Il raccrocha et leva les yeux vers sa mère qui avait un petit sourire ému sur ses lèvres.

- C'était lui n'est-ce pas ?

- Oui il s'inquiétait par rapport à papa.

- C'est chez lui que tu allais quand tu nous disais que tu allais chez Ashley ?

- Oui. J'ai presque jamais dormi chez Ashley. Tu n'imagines même pas à quel point j'ai eu de la chance de l'avoir avec moi pour ce qu'il s'est passé avec papa.

- C'est moi qui aurait dû être là.

- Maman c'est bon. Ne t'en fait plus pour ça. Je voulais savoir ... Qu'est-ce que tu penses de moi et Kurt ? Je ... C'est vraiment important pour moi de savoir ce que tu en penses, tu sais.

- Ton père m'a dit de te dire que je trouvais ça dégoutant et que tu ne pouvais pas faire partie de cette famille si tu choisissais cette vie là. Mais je ne vais en aucun cas te dire ça. Je vais te dire qu'un seul truc Blaine.

Son coeur se serra, il attendit la phrase de sa mère avec une énorme boule à l'estomac, il était pétrifié à l'idée d'entendre la suite.

- Je m'en fiche que la personne que tu aimes sois une fille ou un garçon. Du moment où elle te rend heureux et qu'elle est là pour toi c'est tout ce qui compte. Kurt c'est ça ?

Blaine hocha la tête, de longues larmes s'échappant de ses yeux.

- Kurt a l'air d'avoir été la personne sur qui tu pouvais le plus compter ces derniers mois. Et je suis si heureuse que tu n'es pas eu à traverser cette nouvelle épreuve tout seul. Je suis heureuse de voir qu'une personne dans ce monde est faite pour te rendre heureux. Et je m'en fiche de quel sexe cette personne est. Je ne veux que ton bonheur Blaine. C'est tout ce qui compte à mes yeux. C'est tout ce qui compte aux yeux d'une mère.

- Tu n'imagines même pas à quel point j'ai rêvé que tu me dises ça, en me disant que c'était impossible. Je pensais tellement que la seule personne qui m'accepterait dans cette famille était Cooper. Mais comme il n'est plus là, je me sentais seul maman. Je pensais que tu n'allais plus jamais m'aimer comme avant et ...

- Oh Blaine chéri, regarde moi. Je n'ai jamais arrêté de t'aimer. Jamais. Pourquoi tu souris comme ça ?

- Parce que c'est exactement ce que Kurt m'a dit l'autre soir pour me rassurer. Il m'a dit que tu avais juste arrêté de me le montrer ...

- Et bien il a vu juste. Je t'aime Blaine. Tu es tout ce que j'ai maintenant et je vais faire en sorte que tu sois heureux.

- Je t'aime aussi maman.

Ils se prirent dans les bras l'un de l'autre en pleurant. Si son père était rentré à ce moment, il leur aurait surement fait une remarque sanglante. Mais ils s'en fichaient. Pour le moment ils étaient que tous les deux et c'était ce qui comptait.

- Chéri, je déteste devoir te dire ça mais il va falloir que ton père ne soit pas au courant de tout ça. Il faut qu'il croit que je t'ai dit ce qu'il voulait. Comme ça, le jour où je pourrai l'atteindre il s'y attendra le moins.

- Maman, tu ne peux pas rester avec lui, il est dangereux.

- Ça va aller Blaine. C'est horrible à dire mais j'ai besoin de lui pour qu'il paye mon traitement. J'ai besoin de m'en sortir pour toi Blaine.

- Je ne veux pas que tu t'obliges à rester ici à cause de moi ...

- Je le fais pour me sauver aussi. Je le fais pour nous. Et pour sauver le peu de dignité qui me reste.

- Ça fait longtemps que tu n'es plus amoureuse de papa ?

- Tellement longtemps oui. Ça a commencé quand il m'a interdit de parler de Cooper. Quand il a voulu qu'on l'efface de notre vie. Ce jour là, je l'ai haïe et je me suis haïe. Et c'est là que j'ai commencé les médicaments. J'ai cru que ça m'aiderait. Mais je ne me rendais pas compte que je laissais mon petit garçon de 8 ans livré à lui même.

- Maman, je t'en supplie promets moi que tu ne vas pas me laisser seul de nouveau, supplia Blaine.

Il avait l'impression d'avoir de nouveau 8 ans et que sa mère était de nouveau indispensable dans sa vie même si il avait passé les dix dernières années éloigné d'elle.

- Je te le promets Blaine.

- Tu m'as tellement manqué.

- Tu ne peux pas savoir à quel point je suis désolé, tu n'imagines même pas à quel point, déclara-t-elle en le prenant dans ses bras.

Ils restèrent un moment dans les bras l'un de l'autre. Blaine avait tellement manqué les bras rassurants et réconfortants de sa mère. Il avait toujours du mal à croire ce qui venait de se passer. Tout ce que sa mère venait de lui dire était ce qu'il avait secrètement espéré du fond de son coeur.

- Je vais appeler Kurt, il vaut mieux que j'y aille avant que papa soit de retour.

- D'accord.

Blaine passa donc l'appel et Kurt lui affirma qu'il serait là d'ici 10 minutes. Il discuta avec sa mère pendant ces dernières minutes, lui racontant sa vie chez les Hummel. Puis il entendit la voiture de Kurt se garer.

- Il est là. Je vais y aller maman ...

- Attends, je t'accompagne jusqu'à la porte, déclara-t-elle.

Lorsqu'ils se retrouvèrent sur le perron, Kurt était toujours dans la voiture et avait éteint le moteur.

- Tu peux lui dire de venir, je ne vais pas le manger, déclara sa mère en souriant.

- C'est vrai ?!

- Bien sûr, dis lui de venir.

Blaine lança un grand sourire à sa mère et alla jusqu'à la voiture, du côté du conducteur, Kurt le regarda avec étonnement à travers la fenêtre. Il se détacha et ouvrit la portière.

- Blaine tout va bien ?

- Oui viens !

Il lui attrapa la main et le sortit de la voiture pour l'emmener vers sa mère. Entre temps, il l'entendit chuchoter "Blaine tu crois vraiment que c'est une bonne idée ?" mais avant même qu'il n'ait pu répondre ils étaient arrivés devant Katherine Anderson.

- Bonjour Kurt.

- Bonjour madame, répondit-il sur un ton timide.

- Oh je t'en pris appelle moi Katherine.

Kurt ouvrit grand ses yeux, tourna sa tête vers Blaine qui souriait, et se retourna vers Katherine.

- Nous avons eu le temps de discuter avec Blaine et je lui ai dit que pour moi votre relation ne me posait aucun problème, du moment que Blaine est heureux, c'est tout ce que je demande. Et il est heureux avec toi, je le vois. Et je voulais aussi te remercier toi et ta famille pour ce que vous avez fait pour lui. Je m'en veux tellement de ne pas avoir été présente ... J'ai lui ai promis que ça ne se reproduirait pas. Je vais changer, je vais y arriver parce que c'est pour toi Blaine.

Elle dit cette dernière phrase en se tournant vers son fils et en lui posant une main sur son épaule. Kurt n'en revenait pas, il avait les larmes aux yeux. Il n'arrivait pas à croire ce qu'il se passait. Il était tellement heureux pour Blaine, il n'y avait pas de mot pour décrire à quel point il était soulagé qu'il ait retrouvé l'amour de sa mère. Sans s'en rendre compte il s'était mis à pleurer.

- Kurt, hey ne pleure pas.

Blaine lui essuya ses larmes du bout de ses doigts. Kurt lui sourit.

- Je suis désolé c'est juste que ... Je suis tellement heureux que vous vous retrouviez que ... Je sais pas j'en perds un peu mes moyens.

- Oh non c'est pas vrai, déclara Katherine en voyant la voiture de son mari se garer.

- Laisse maman, je gère ...

- Mais ...

- Tu me suis c'est tout.

- D'accord.

Kurt les regarda sans comprendre mais Blaine lui lança le regard qui voulait dire "je t'expliquerai plus tard". Donc Kurt savait qu'il ne devait pas chercher à comprendre et suivre lui aussi ce qu'il faisait.

- Qu'est-ce qu'il fout là lui ? demanda Richard Anderson en arrivant vers eux.

- Je lui ai demandé de venir me chercher.

- Et il n'aurait pas pu rester dans sa voiture ?

- Non je voulais que maman le rencontre. Qu'elle change d'avis.

- Tu crois vraiment qu'emmener cette tapette ici, fera changer d'avis ? Ça fait qu'empirer les choses !

- Va te faire foutre, ne put se retenir de sortir Blaine.

- PARDON ?

Richard se rapprocha dangereusement de Blaine. Kurt et Katherine se regardèrent pétrifiés.

- Ben vas-y, fais ce que tu préfères. Défoules toi sur moi. Mais je peux t'assurer que ça ne changera en rien ce que je suis.

- Ne me tente pas ...

Blaine sortit un petit rire moqueur et ce fut surement ce qui déclencha la colère de son père qui le poussa contre le mur. Sa tête heurta le mur d'une force énorme et il tomba par terre. Richard Anderson se baissa et le releva avec le col de son tee-shirt. Blaine gémissait. Kurt se jeta sur le père de Blaine suivit de Katherine. Cette dernière repoussa Richard de toutes ses forces et Kurt rattrapa Blaine dans ses bras.

- C'est ton fils Richard, s'écria Katherine d'une voix brisée.

- Plus maintenant. Il a choisi. Foutez le camp maintenant.

Kurt attrapa le bras de Blaine et le ramena vers la voiture. Il l'aida à s'asseoir et à s'attacher puis contourna sa voiture. Il tourna la tête et vit que la mère de Blaine était seule sur le perron à pleurer. La porte d'entrée était fermée. Il hésita quelques secondes puis s'approcha finalement d'elle.

- Je lui dirai de vous appelez dès que ça ira mieux, c'est promis.

- Merci, occupe toi bien de lui, lui répondit-elle entre deux reniflements.

- Oui ne vous inquiétez pas. Prenez soin de vous aussi, si vous avez besoin de quoique ce soit ma famille est là.

- Oh merci Kurt ..

Kurt lui sourit.

- Vous êtes sûr que ça va aller ?

- Ça va aller oui. Va-t-en je ne voudrais pas qu'il te fasse de mal.

- J'y vais. Tenez le coup pour Blaine. Au revoir.

- Au revoir Kurt. Embrasse le pour moi.

Et se fut sans un mot que Kurt ramena Blaine chez lui.

- Oh mon dieu ! Qu'est-ce qu'il s'est passé ? s'écria Carole en voyant que Blaine avait du mal à marcher. Assis-le sur le canapé que je vois ses blessures. Il faut que tu me dises ce qu'il a eu.

Son état c'était largement dégradé pendant le trajet, Blaine avait du mal à rester conscient.

- Son père l'a poussé contre le mur, sa tête a heurté le mur très fort et il est tombé par terre, du coup sa tête a de nouveau heurté le sol et il l'a relevé par le col et ... Il est comme ça depuis je ne savais pas quoi faire pendant le trajet ...

Kurt tremblait, c'était un mélange de colère et de peur.

- Ok, calme toi. BURT ! FINN ! hurla Carole.

Peu de temps après, Burt et Finn sortirent du garage à toute vitesse.

- Finn j'ai besoin que tu ailles me chercher mon téléphone dans mon sac. Burt occupe toi de Kurt, il a besoin de toi, je ne veux pas qu'il fasse un malaise ou quelque chose du genre.

En effet, Kurt était pétrifié, Blaine avait fermé les yeux et ne bougeait presque plus. Il sentit ses jambes s'affaiblir.

- Hey mon grand, calme toi, déclara Burt en attrapant Kurt et le menant vers le fauteuil le plus proche.

- Blaine chéri, ne t'endors pas. Je sais que c'est dur mais s'il te plait ouvre les yeux. Voilà comme ça. Est-ce que tu arrives à dire quelque chose ? Non ? Finn, qu'est-ce que tu fais ?

- Je ne le trouve pas maman ! Où est ce que tu l'as mis ?

- Je t'ai dit dans mon sac, dans la cuisine !

- C'est bon je l'ai !

Il arriva en vitesse et tendit le portable à sa mère.

- Ok, reste à côté de lui et fait en sorte qu'il ne s'endorme pas. Je vais appeler Pierre. C'est le docteur avec qui je travaille, déclara-t-elle sous les regards de Finn et Burt.

Kurt lui fixait Blaine sans un mot. Carole alla dans la cuisine pour passer l'appel.

- Hep hep non mec, ouvre les yeux ! Ouais comme ça. Ça va aller on va s'occuper de toi ... Burt c'est normal qu'il y ait du sang sur le canapé ?

- Du ... du sang ? demanda Kurt en paniquant.

- Kurt calme toi. Reste là. Je ne sais pas si c'est normal mais en tout cas ta mère l'avait remarqué mais ne l'a pas dit à voix haute pour ne pas paniquer Kurt, déclara-t-il en lançant un regard noir à Finn.

Avant que Finn n'ait pu s'excuser, Carole débarqua dans le salon.

- On l'emmène à l'hôpital. C'est surement un traumatisme crânien. Il faut lui faire des analyses, un scanner et le surveiller.

- Ok on y va alors. Finn aide moi à l'emmener jusqu'à la voiture.

- Faites attention qu'il ne s'endorme pas ! Aller viens Kurt, ça va aller je te promets, lui dit-elle en lui attrapant le bras et le menant vers la sortie.

Elle ferma la porte à clé derrière eux et alla jusqu'à la voiture où Burt et Finn avait installé Blaine à l'arrière. Finn ne cessait de lui donner des petites claques pour le maintenir réveillé.

- Finn laisse moi à côté de lui, déclara Kurt lorsqu'il était arrivé à la voiture et qu'il vit Finn assit à côté de lui.

- Ok.

Kurt s'installa à côté de Blaine. Burt ne perdit pas une seconde pour démarrer.

- Kurt tu veux que j'appelle Rachel pour qu'elle nous rejoigne à l'hôpital ?

Il hocha simplement la tête en guise de réponse, sans lâcher Blaine des yeux.

- Blaine, laisse les yeux ouverts, courage, on est presque arrivé, lui dit-il en caressant doucement les boucles du garçon.

- ... Fatigué... marmonna Blaine.

- Je sais, je sais. Mais tiens le coup. Tiens le coup s'il te plait. Regarde-moi. Voilà ne ferme pas les yeux. Tu dis toujours que tu aimes bien me regarder et ben je te laisse le faire sans protester maintenant.

- ... Pleure pas Kkkurt.

- Vu les circonstances c'est dur là je t'avouerai.

- ... t'aime.

- Blaine ! Blaine non ouvre les yeux. Blaine ! Carole, Carole il n'ouvre plus les yeux. Carole il garde les yeux fermés. Blaine ! Blaine je t'en supplie, ouvre les yeux.

- On est arrivés.

Carole descendit vite de la voiture et fit signe à des brancardiers qu'ils avaient besoin d'aide. Ces derniers arrivèrent en courant avec le brancard. Ils ouvrirent la porte et sortirent Blaine de la voiture pour l'allonger dessus.

- Il faut l'emmener au Docteur Pierre Connor, il sait ce qu'il s'est passé.

- Ok ! On y va, déclara l'un des hommes tirant le brancard à l'intérieur de l'hôpital.

- On .. On ne peut pas y aller ? demanda Kurt, les joues remplies de larmes.

- Non mon chéri, ils vont s'occuper de lui et on pourra le voir après. Pour l'instant on va aller l'attendre dans une salle d'attente. Aller viens.

Ils s'installèrent tous dans la salle d'attente, Burt et Carole allèrent à l'accueil pour s'occuper des papiers. Quelques minutes plus tard, Kurt vit Rachel entrer dans la salle, les cherchant du regard. Lorsque ses yeux se posèrent sur Kurt, assis sur une chaise dans son coin, son coeur se serra et elle couru dans sa direction. Ce dernier se leva et se laissa tomber dans les bras qu'elle lui tendit. Elle le tint un moment comme cela, puis elle le poussa légèrement vers les sièges pour qu'ils puissent s'asseoir, sans pour autant le lâcher. Ils restèrent de longues minutes dans les bras l'un de l'autre. Puis Kurt se retira d'un seul coup.

- Il faut que j'appelle la mère de Blaine !

- Quoi ? demandèrent à l'unisson Finn et Rachel.

- Oui, c'est compliqué mais je dois le faire sauf que ... J'ai que le fixe de Blaine et que je risque de tomber sur son père et ...

- Ok, laisse moi gérer ça, s'exclama Rachel.

- Tu es sûr ?

- Oui.

- Finn tu peux t'occuper d'appeler Santana ? Je pense qu'elle voudrait être au courant, ajouta Kurt.

- Ok je m'en occupe.

Il se leva et sortit pour passer son appel. Kurt chercha le numéro dans son répertoire et tendit le portable à Rachel. Ça sonna plusieurs fois puis la voix d'un homme répondit.

- Allo ?

- Oui bonjour, je suis une amie de ...

- Katherine, chuchota-Kurt.

- Katherine. Est-ce qu'elle serait là s'il vous plait ?

- Une amie ?

- Oui bon j'avoue que c'est compliqué, en fait on s'est rencontrées au supermarché, j'étais au rayon viandes, elle aussi, et je cherchais des côtes de porcs et il y avait l'air de ne plus en avoir et je devais vraiment en avoir pour le diner du soir même. Sauf qu'il s'avéra que votre femme avait les deniers et ...

- Ok, je crois que je vais l'appeler.

- Oh ? D'accord merci beaucoup !

Rachel fit un signe de tête pour faire comprendre à Kurt que c'était bon. Lorsque la voix de la mère de Blaine se fit entendre, Rachel tendit le portable à Kurt.

- Katherine, c'est Kurt. Kurt Hummel.

- Oh ! Attends deux minutes.

Il attendit patiemment.

- C'est bon. Comment il va ?

- On est à l'hôpital.

Il eut un silence à l'autre bout du fil.

- Katherine ?

- A ... A l'hôpital ?

- Oui. Ma belle-mère qui est infirmière a compris qu'il faisait un traumatisme crânien et ...

- Oh mon dieu.

- Pour l'instant, il est avec le médecin. Je ne sais rien de plus.

- Oh c'est pas vrai.

Elle pleurait. Kurt l'entendait.

- Il faut que je vienne. Je vais trouver un moyen de venir.

- D'accord. On vous attend.

- On ?

- Oui, quelques amis et ma famille.

- Oh. D'accord. Je fais du plus vite que je peux.

- Ok.

- Kurt ?

- Oui ?

- Merci de m'avoir appelé.

- De rien c'est normal.

- C'est ton portable là ?

- Oui pourquoi ?

- Je vais t'envoyer un SMS pour que tu ais mon numéro de portable, ce sera mieux pour me joindre.

- D'accord.

- A tout à l'heure, tiens moi au courant si il y a du nouveau.

- D'accord, Au revoir.

Il raccrocha et se tourna vers Rachel qui lui lançait un regard interrogateur. Kurt lui raconta alors ce qu'il s'était passé cet après-midi, comment sa mère l'avait accueilli et comment elle avait l'air de les accepter. Puis, lorsque le moment de raconter ce qu'il s'était passé avec le père de Blaine arriva, Kurt trembla de nouveau mais il réussit à décrire la scène à Rachel.

Santana arriva peu de temps après que Finn l'ait appelé et les rejoignit sur les sièges. Quelques minutes après son arrivée, Finn et Kurt se levèrent pour aller chercher quelque chose à boire. Burt et Carole étaient dans un coin en train de discuter. Rachel était donc en quelque sorte seule avec Santana.

- Santana ?

- Berry c'est vraiment pas le moment.

- Tu trembles.

- Non je ne ...

Rachel se leva et alla s'asseoir sur le siège à côté de Santana.

- Je sais que tu tiens beaucoup à lui.

Santana ne répondit pas et fixa ses mains.

- C'est normal que tu sois inquiètes comme ça.

- Je ne suis pas inquiète comme ça pour les gens normalement.

- Je sais. Mais Blaine n'est pas n'importe quel "gens" pour toi.

- Non.

Rachel sourit.

- Ça va aller pour lui, j'en suis persuadé.

- Et si c'est pas le cas ? demanda Santana en levant les yeux pour la première fois depuis qu'elle était arrivée.

- Il n'y a pas à se poser la question. Il va tenir le coup.

Elle posa sa main sur celle de Santana en signe de réconfort pour quelques secondes et quand elle vit au loin les garçons revenir, elle retourna à sa place. Peu de temps après, le médecin entra dans la salle d'attente, ils se levèrent et se précipitèrent tous dans sa direction.

- Vous êtes de la famille ? demanda-t-il en regardant Carole.

- Tout comme.

- Normalement je n'ai rien le droit de vous dire si vous n'êtes pas de la famille ...

- Pierre s'il te plait ... supplia Carole.

- Mais je vais faire une exception. Il a bien eu un traumatisme crânien. Nous lui avons fait des radios et un scanner pour voir si ça n'allait pas plus loin. Heureusement rien de grave n'a été remarqué.

Ils poussèrent tous des soupirs de soulagement. Rachel prit Kurt dans ses bras, Finn passa son bras autour des épaules de Santana qui se blottit contre lui et elle sourit à Rachel. Burt lui, embrassa Carole sur le front.

- Est-ce qu'on peut le voir ? demanda directement Kurt.

- Là encore ce n'est que la famille qui est autorisée.

- Je suis son petit-ami, répondit-il automatiquement.

C'était la première fois qu'il le disait à voix haute devant une personne qu'il ne connaissait pas.

- Très bien. Vous pouvez y aller. Mais il dort, on le garde en observation cette nuit et on verra demain comment il va, s'il peut retourner chez lui. Personne n'est le parent donc ?

- Non, répondit Burt.

- Sa mère va venir normalement. Je l'ai eu au téléphone. Je vous expliquerai plus tard, déclara-t-il à Burt et Carole qui le regardèrent avec étonnement.

- Très bien. Dites lui d'aller à l'accueil, il faudra qu'elle finisse de remplir des papiers.

- D'accord Pierre, merci.

Tout le monde remercia le médecin et Kurt le suivit jusqu'à la chambre où Blaine dormait. Il s'approcha du lit et prit directement la main de Blaine dans la sienne et avec l'autre éloigna quelques boucles du front du garçon.

- Putain Blaine, tu viens de me foutre la peur de ma vie ... Ne me fais plus jamais ça.

Il s'assit sur le lit à côté de Blaine, lui tenant toujours la main.

- J'ai appelé ta mère. Tu aurais vu le stratagème de Rachel pour que ton père ne se doute de rien, rigola Kurt. Enfin bon heureusement qu'elle était là ... Il y a Santana aussi qui est là. Elle a beau faire sa dure, elle était morte de trouille pour toi.

Kurt bailla, toute cette pression et cette peur l'avait épuisé. Il se coucha à côté de Blaine, prit son bras et l'entoura autour de sa taille. Il aimait quand Blaine le tenait comme ça. Il se sentait rassuré et en sécurité. Puis il s'endormit.

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Katherine Anderson arriva dans l'hôpital en courant, ne sachant pas trop où aller. Elle se dirigea vers l'accueil.

- Bonjour je suis Mme Anderson, mon fils Blaine Anderson est arrivé il y a quelques heures, ici.

- Très bien, je vérifie ça chambre madame.

Katherine tourna la tête et remarqua un petit groupe de personne qui la regardait. Elle reconnu directement les 3 amis de Blaine qui étaient venus avec lui l'autre jour. Ils s'approchèrent tous d'elle. L'homme plus âgé tendit la main.

- Bonjour madame, je suis Burt Hummel, le père de ...

- Le père de Kurt. Enchanté, Katherine Anderson.

- Voici ma femme, Carole et voici Finn, Santana et Rachel.

- Il est dans la chambre 230 madame, coupa la secrétaire. Il faudrait que vous me remplissiez quelques papiers après que vous l'ayez vu.

- Très bien. Je ferai ça tout à l'heure. Merci.

Elle se tourna vers Burt.

- J'aurais aimé qu'on se rencontre dans de meilleures circonstances. Je ne saurais vous remercier pour tout ce que vous avez fait pour mon fils, je vous en serai éternellement reconnaissante.

- Il n'y a pas de quoi madame, vraiment. Votre fils est un garçon incroyable.

- Oui. J'ai eu une grosse période difficile dans ma vie, je pense que Blaine a dû vous expliquer. Mais je vais me rétablir et faire tout pour que mon fils soit heureux.

- Je suis ravie d'entendre ça, déclara Carole avec un sourire.

- Vous avez vu Blaine ?

- Non seul Kurt a été accepté pour le voir parce qu'il est ...

- Son petit-ami oui c'est logique.

- Ils attendaient que vous soyez là pour que vous donniez votre accord.

- Vous voulez le voir ? demanda-t-elle en les regardant successivement.

Tous hochèrent la tête.

- Très bien. Allons-y alors.

Lorsqu'ils arrivèrent dans la chambre, la scène sous leurs yeux leur réchauffèrent le coeur. Kurt était dans les bras de Blaine. Leurs fronts étaient collés l'un à l'autre et ils dormaient tous les deux paisiblement.

- Je suppose qu'on ne devrait pas les déranger trop longtemps, chuchota Rachel en souriant.

- Oui Blainey à l'air vraiment crevé.

- Vous avez qu'à rentrer pour la nuit, on vous appellera demain matin quand il se réveillera pour que vous veniez le voir. Ok ? proposa Burt.

- D'accord, répondirent à l'unisson les trois amis.

Ils leur firent un signe de tête, Rachel elle, alla embrasser Blaine et Kurt puis sorti.

- Ils sont vraiment fou amoureux l'un de l'autre n'est-ce pas ? demanda Katherine.

- C'est le moins qu'on puisse dire, déclara Carole.

- Ils ne se lâchent plus depuis quelques mois, ajouta Burt. Au départ, c'était difficile pour tous les deux, et puis maintenant c'est naturel.

- Je n'étais même pas au courant que mon mari faisait vivre ça à notre propre enfant, tout ça à cause de ces stupides médicaments ...

- Mais vous allez mieux maintenant, c'est le principal. Blaine va avoir besoin de vous.

- Excusez moi d'être direct, mais vous comptez faire quelque chose pour votre mari ? Je sais que ce ne sont pas mes affaires, mais il ne peut pas continuer de faire vivre cet enfer à Blaine, déclara Burt.

- Oui je sais. Je prévois de faire tout ce qu'il faut pour qu'il ne puisse plus nous approcher. Mais pour ça je dois être entièrement soignée. Sinon le juge ne pourra pas me prendre au sérieux. Mais il est hors de question qu'il pose de nouveau la main sur Blaine d'ici là.

- Il n'y a pas de problème pour qu'il reste chez nous vous savez.

- Vous feriez ça ?

- Bien sûr, Blaine fait partie de notre famille maintenant, nous tenons tous énormément à lui, répondit Carole.

- Je ne sais pas quoi dire. Je vous dois la vie de mon fils. Vraiment ...

- Non ne pensez pas à ça, répondit doucement Carole, posant sa main sur le bras de Katherine qui commençait à pleurer. Vous êtes là pour lui maintenant.

- Excusez-moi madame Anderson, vous comptez dormir ici ? demanda une infirmière qui passait par là.

- Je peux ?

- Oui bien sûr nous pouvons installer un lit de camp à côté du lit de votre fils pour la nuit.

- Je veux bien alors merci.

Elle se dit qu'elle réfléchirait à l'excuse pour Richard plus tard. Pour l'instant le plus important était qu'elle soit aux côtés de Blaine.

- Est-ce que mon fils peut rester pour la nuit aussi ? Il a été vraiment inquiet et je ne pense pas que le séparer de Blaine l'aidera à passer une bonne nuit.

- Si madame est d'accord, je ne vois pas d'inconvénient, déclara l'infirmière se tournant vers la mère de Blaine.

- Oui bien sûr qu'il peut rester. Je ne vois pas de soucis.

- Merci, répondit Burt.

- Je vais chercher le lit je reviens, dit l'infirmière en partant.

- Bon on va rentrer nous. On passera prendre des nouvelles demain, déclara Burt.

Il se dirigea vers le lit pour réveiller son fils. Kurt ouvrit doucement les yeux.

- Carole et moi on va rentrer. La mère de Blaine est là et elle va passer la nuit ici, elle a accepté que tu restes aussi.

- D'accord.

- Dors bien mon grand. On se voit demain, lui dit-il en tapotant l'épaule de son fils.

- Bonne nuit mon chéri, déclara Carole en embrassant Kurt sur la joue et Blaine sur le front.

- Merci encore pour tout, déclara Katherine en leur serrant la main.

- A demain, répondit Burt en souriant.

L'infirmière arriva quelques minutes après avec un lit de camp et quelques draps. Elle l'aida à s'installer puis avant de partir elles se tourna vers le lit où les deux garçons dormaient dans les bras l'un de l'autre.

- Ils ont l'air vraiment amoureux l'un de l'autre. C'est rare à cet âge. Je l'ai vu attendre dans la salle d'attente pendant qu'on s'occupait de votre fils, et il était vraiment mal. Ça m'a fait vraiment mal au cœur. Je suis contente de les voir comme ça maintenant, lui déclara-t-elle en souriant.

- Oui, il y a vraiment l'air d'avoir quelque chose de spécial entre eux.

- Quelque chose qu'on ne peut pas expliquer?

- Exactement.

L'infirmière lui sourit une dernière fois et avant de partir lui déclara:

- Bonne nuit madame Anderson. Ne vous faites pas de soucis, tout va bien aller pour lui maintenant.

- Merci, merci pour tout.

Elle s'installa sur le lit, regarda son fils encore pendant quelques minutes puis la fatigue prit le dessus et elle s'endormit sans prévenir son mari qu'elle ne dormirait pas à la maison ce soir là.

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Blaine se réveilla ce matin là, dans un lit qui n'était pas le sien, dans une salle qu'il ne connaissait pas. Mais il avait une sensation de chaleur sur le côté droit de son corps qu'il connaissait. Il y avait un parfum, qu'il connaissait. Kurt était là. Si Kurt était avec lui, il n'avait pas de raison de s'inquiéter. Il tourna la tête et remarqua que c'était bien lui, recroquevillé contre lui, sa tête dans son le creux de son cou. Il sourit parce que Kurt était adorable comme ça. Il leva les yeux pour essayer de comprendre un peu mieux où il était. Il vit des machines à côté de lui, tout ressemblait à ... Un hôpital. Il commença un peu à remuer par le stress. Il était incapable de se rappeler ce qu'il s'était passé pour qu'il termine dans une chambre d'hôpital. Lorsqu'il tourna la tête de l'autre côté il vit sa mère qui dormait sur un lit de camp à côté de lui. Puis tout lui revint comme un flash-back. Tout ça, c'était une nouvelle fois à cause de son père. Il se rappela de la scène de la veille ou peut-être de plusieurs jours ? Il n'avait aucune idée depuis combien de temps il était là. Son père lui avait une nouvelle fois fait du mal et cette fois si bien pire que d'habitude. Il se rappela des cris lointains de sa mère et de Kurt l'aidant à aller à la voiture. De Finn et Carole lui disant de garder les yeux ouverts. Et puis plus rien. Le trou noir. C'est à ce moment là qu'il avait surement dû perdre connaissance se dit-il. Il sentit Kurt remuer à côté de lui et cela l'enleva de ses pensées. Kurt ouvrit un oeil, regarda Blaine et le referma. Puis, comme si il avait compris ce que ça signifiait, il ouvra ses deux yeux et se releva en position assise si rapidement que Blaine sursauta.

- Tu es réveillé !

- Je crois bien que oui, lui répondit Blaine en souriant.

- Oh mon dieu. Oh mon dieu. Tu es réveillé. Faut peut-être que j'appelle une infirmière. Ou un médecin. Ou quelqu'un. Je ne sais pas. Je ne sais pas ce que je dois faire.

- Tu vas d'abord te détendre et respirer un peu ...

- Tu es réveillé, répéta Kurt plus bas cette fois-ci comme si il avait besoin de se le répéter pour le croire.

- Oui. Je vais bien, lui dit-il toujours avec un sourire au coin des lèvres.

Puis, Kurt se jeta dans ses bras et pleura. Blaine entoura ses bras autour du garçon et caressa tendrement son dos, d'un geste rassurant.

- Kurt ...

- J'ai eu la trouille. Je ne savais pas ce qu'il se passait. J'ai eu tellement peur de te perdre Blaine. Oh mon dieu. C'était une soirée horrible. Je sais pas ce que j'aurais fait si je t'avais perdu ou ...

- Hey. Arrête ça, je suis là je suis avec toi et je ne quitterai pas.

- J'ai pas arrêté d'avoir cette image de toi, toute la nuit. Quand je te regardais tu avais du sang qui coulait derrière la tête, les yeux dans le vague, tu ne me répondais pas. Et quand je me suis réveillé plusieurs fois cette nuit, la vue de toi à côté de moi toujours dans la même position, toujours endormi ne me rassurait vraiment pas et j'arrêtais pas de m'imaginer le pire et ...

- Mon coeur regarde moi. Regarde moi.

Kurt s'éloigna de Blaine pour pouvoir plonger ses grands yeux bleus gorgés de larmes dans ceux de son petit-ami. Ce dernier prit son visage entre ses mains et colla son front au sien.

- Je suis là maintenant, je vais bien, tout va bien. Tout est fini. Je ne te laisserai jamais seul.

- Tu as intérêt parce que moi je ne peux plus vivre sans toi maintenant.

- Si tu savais à quel point je t'aime Kurt.

- Si tu savais à quel point je t'aime Blaine, répéta Kurt avec un un sourire aux lèvres.

Et ils s'embrassèrent. Lorsque Kurt sentit la langue de Blaine contre ses lèvres, qui essayait de se frayer un passage, il ne put retenir un grogrement de plaisir parce qu'il avait imaginer le pire et le fait de ne plus ressentir ça en faisait partie. Ils en oublièrent qu'ils n'étaient pas seuls. Car Katherine Anderson s'était réveillée depuis qu'elle avait entendu la voix désespérée de Kurt qui répétait qu'il était réveillé. Elle avait observé toute la scène et des larmes coulaient le long de ses joues. Son fils avait tellement grandi, et elle n'avait même pas pu le voir grandir. Mais savoir qu'il était devenu ce jeune homme, fort, courageux, aimant, rassurant par lui même la rendait extrêmement fière. Lorsqu'elle vit que les deux garçons commençaient vraiment à oublier qu'ils n'était pas seuls, elle s'éclaircit la gorge. Blaine et Kurt sursautèrent et se séparèrent d'un bond.

- Maman ! s'exclama Blaine essayant de reprendre son souffle. Tu ... ça fait longtemps que tu es réveillée ? Enfin je veux dire ...

- Assez oui, déclara-t-elle en souriant.

Elle se leva de son lit et s'approcha du lit. Elle posa une main sur le front de son fils.

- Comment tu te sens mon lapin ?

Kurt ne put retenir son rire et Blaine lui lança un regard vexé et lui tapa le bras.

- Maman ... Je n'ai plus 8 ans, faut plus que tu m'appelles comme ça.

- Mais tu aimais tellement ...

- Oui mais j'avais 8 ans maman. Et rappelle toi, Cooper se foutait de moi à cause de ça. Maintenant ça sera Kurt et les autres. Non vraiment ne m'appelle plus comme ça, lui déclara-t-il en souriant.

- Mon bébé n'est plus un bébé je suppose.

- Plus vraiment.

- Ça dépend, ajouta Kurt en rigolant.

- Oh ça va toi ! rétorqua Blaine en souriant.

- Kurt tu veux bien appuyer sur le bouton derrière toi pour appeler l'infirmière ? Je voudrais être sûr que tout va bien.

Kurt obéit et quelques minutes après l'infirmière de la veille débarqua dans la salle.

- Blaine ! Tu es réveillé ! Comment tu te sens ?

- Ça va. J'ai un peu paniqué quand je me suis réveillé parce que je ne me rappelais de rien. Mais c'est bon tout est revenu.

- Ok. Kurt c'est ça ? demanda-t-elle en se tournant vers le garçon.

- Oui !

- Désolé mais il va falloir que tu t'éloignes de ton chéri quelques minutes, j'ai besoin de vérifier si tout va bien.

- Oh ! D'accord.

Il descendit du lit et se mit à côté de la mère de Blaine. L'infirmière vérifia ses yeux, ses oreilles, son pouls et enfin sa blessure au dos de son crâne.

- En effet, tout à l'air d'aller pour le mieux. Je vais en parler au médecin mais je pense que tu pourras sortir en fin de journée.

- Blainey !

La voix de Santana s'entendit d'un seul coup et tout le monde tourna les yeux vers elle. Elle n'était pas seule. Rachel, Finn, Puck, Brittany, Artie, Mike, Tina, Quinn, Sam, Mercedes ... Tout le Glee club était là.

- Oula, s'exclama l'infirmière. Ça fait du monde tout ça. Bon je vais voir le médecin, je vous tiens au courant.

Elle sortit de la salle en fermant la porte derrière elle.

- On t'a préparé une petite surprise Blaine. Tu as juste à rester assis et nous écouter, déclara Rachel.

Elle tourna la tête vers Mike qui mit la chanson en marche. Blaine reconnu la chanson et son coeur se serra. Kurt qui n'était au courant de rien, attrapa sa main et s'assit à côté de lui sur le lit. La mère de Blaine dont les émotions commencaient à monter, préféra elle aussi s'asseoir. C'est Rachel qui commença à chanter, avec un grand sourire.

You with the sad eyes
Don't be discouraged
Oh, I realize
It's hard to take courage
In a world full of people
You can lose sight of it all
And the darkness inside you
Can make you feel so small

Puis ils entamèrent le refrain tous ensemble.

But I see your true colors
Shining through
I see your true colors
And that's why I love you
So don't be afraid to let them show
Your true colors
True colors
Are beautiful like a rainbow

Ce fut Santana qui prit la suite, elle aussi en souriant. Et se fut elle qui fit tomber les premières larmes de Blaine. Parce que c'était pas tous les jours que Santana Lopez faisait ce genre de choses.

Show me a smile then,
Don't be unhappy
Can't remember when
I last saw you laughing
If this world makes you crazy
And you've taken all you can bear
You call me up
Because you know I'll be there

Il reprirent de nouveau tous ensemble le refrain.

And I'll see your true colors
Shining through
I see your true colors
And that's why I love you
So don't be afraid to let them show
Your true colors
Your true colors
Are beautiful like a rainbow

Finn et Puck chantèrent ensuite à l'unisson.

If this world makes you crazy
And you've taken all you can bear
You call me up
Because you know I'll be there

And I'll see your true colors
Shining through
I see your true colors
And that's why I love you
So don't be afraid to let them show
Your true colors
True colors
True colors are shining through

I see your true colors
And that's why I love you
So don't be afraid to let them show
Your true colors
True colors
Are beautiful like a rainbow

Lorsque la chanson se termina, Blaine, Kurt et Katherine pleuraient.

- Ok ... Euh c'était censé te faire sourire Blainey pas pleurer.

- Ce sont des larmes de joie Santana, répondit Kurt.

- Je ne sais pas quoi vous dire ... C'est ... On m'a jamais fait un truc comme ça et ... Ça me touche énormément. Merci, merci beaucoup.

Rachel s'approcha et le prit dans ses bras. Puis Mercedes, Quinn, Tina aussi. Les garçons lui tapotèrent l'épaule. Finalement en dernier, Santana s'approcha de lui, hésita quelques secondes puis le prit dans ses bras pour le plus grand étonnement de tout le monde.

- Ne me fais plus jamais ça Blainey, chuchota-t-elle afin que Blaine soit le seul à entendre.

- Promis, chuchota Blaine en réponse.

Elle s'éloigna de lui et lui sourit.

- Blaine, je vais devoir rentrer à la maison, ton père va se demander ce qu'il se passe. J'essayerai de repasser en fin de journée quand tu quitteras l'hôpital d'accord ?

- Ok. Repose toi maman et appelles moi si il y a le moindre soucis avec papa.

- T'inquiètes pas ça va aller. Kurt tu prends soin de lui, je compte sur toi.

- Pas de problème, sourit Kurt.

Elle embrassa son fils et sortit tant bien que de mal à cause du monde qu'il y avait dans la salle.

- Si le médecin arrive maintenant, vous êtes foutus, juste pour que vous soyez au courant, déclara Blaine en rigolant.

- On s'en fout, c'est pas tous les jours qu'on se trouvent à 15 dans une une chambre d'hôpital, s'exclama Puck.

Les garçons s'étaient tous assis par terre, Kurt était sur le lit à côté de Blaine, et les filles sur le lit de camp. Santana s'était assise au bout du lit de Blaine. Ils discutèrent et rigolèrent tous ensemble. Blaine était heureux. Après une bonne heure, le médecin entra et se stoppa lorsqu'il vit le monde.

- Ouah. Bon écoutez les jeunes, Blaine a besoin de se reposer si il veut rentrer chez lui ce soir. Donc tout le monde rentre, aller hop ! Vous le verrez demain.

Ils grommelèrent tous, n'ayant pas envie de partir. Mais après que le médecin est encore insisté pour que tout le monde s'en aille, ils dirent au revoir à Kurt et Blaine les uns à la suite des autres et la chambre se vida.

- C'est valable pour toi aussi Kurt. Tu devrais rentrer chez toi et ...

- Non je reste.

- Mais ...

- Non il reste.

- Comme vous voudrez. Mais repose toi Blaine. Laisse moi vérifier quelques trucs et après dors un petit peu.

Lorsque le médecin quitta la salle et que Kurt et Blaine se retrouvèrent seuls dans la chambre, ils écoutèrent les conseils du médecin et s'allongèrent sur le lit, collés l'un à l'autre. Puis ils s'endormirent.

xxxxxxxxx

- Finn m'a dit qu'il s'était fait tous virer parce que Blaine devait se reposer. On ne devrait pas le réveiller, déclara Carole.

Elle et Burt venaient d'arriver à l'hôpital, il était 14heures et ils étaient venus en pensant que Blaine avait surement eu le temps de se reposer depuis.

- Qu'est-ce qu'on fait du coup ?

- On pourrait aller un marcher dans le parc ?!

- D'accord.

Lorsque Blaine se réveilla quelques heures plus tard, Carole et Burt étaient là, sur un siège au fond de la chambre.

- Blaine ! Tu es réveillé ! s'écria Carole lorsqu'elle tourna la tête.

Kurt se réveilla en sursaut. Blaine l'embrassa sur le front pour le rassurer et se tourna vers Carole et Burt.

- Ça fait longtemps qu'on dort ?

- Pas mal oui. On a eu le temps de faire une bonne balade dehors parce quand on est arrivés vous dormiez comme des bébés et on ne voulait pas vous réveiller. Il est pas loin de 17 heures.

- 17 heures ?! s'exclama Kurt.

- Où est mon portable ? demanda Blaine. Ma mère a surement essayé de me joindre entre temps.

- Il est là mon chéri, tiens.

Blaine vit qu'il y avait un appel en absence et un message vocal qui dataient du milieu d'après-midi. Il l'écouta donc. C'était sa mère.

"Blaine, je suis vraiment vraiment désolée mais je ne vais pas pouvoir être là pour ta sortie de l'hôpital. Ton père était furieux que je n'ai pas dormi à la maison hier soir et ... Je ne veux juste pas le rendre encore plus soupçonneux qu'il ne l'est déjà. J'aurais vraiment aimé être là et je m'en veux énormément. J'espère que tu comprends. Appelle-moi si tu as le moindre problème. Je suis désolé vraiment et ... *KATHERINE ! PUTAIN JE T'AI DIT DE VENIR!* Je te laisse ... J'y vais. Je t'aime Blaine"

Blaine raccrocha et tenta de se sortir des couvertures pour se lever.

- Blaine qu'est-ce que tu fais ? demanda Kurt qui ne comprenait pas ce qu'il se passait.

- Je rentre chez moi. Maintenant.

- Attends ... Quoi ?!

- Blaine, chéri tu ne peux pas sortir de l'hôpital tant que l'infirmière n'a pas ...

- Je vais mieux ok ? Je ne vois pas pourquoi je resterai plus longtemps dans ce putain d'hôpital ! s'écria-t-il.

- Blaine qu'est-ce qui ... commença Kurt.

- J'ai ai putain de marre ! C'est tout. J'en ai marre de rester planter là. J'en ai marre de faire comme si tout allait bien. J'ai ai marre de cette putain de vie. J'ai un père qui me haie parce que je ne suis pas ce qu'il voudrait que je sois. Un père qui serait capable de me tuer. Et je suis bloqué là comme un con, alors que ma mère est livrée à elle même avec lui. Je ne sais pas ce qu'il est capable de faire maintenant qu'il est devenu complètement dingue et je ne peux pas rester dans cet hôpital alors que je vais bien ... Il faut que ...

Burt se mit devant la porte, l'empêchant de partir. Kurt était resté sur lit, bouche bé, les larmes aux yeux. Il ne comprenait pas ce qu'il se passait sous ses yeux. Carole se rapprocha de Kurt et entoura ses épaules avec son bras, en signe de réconfort.

- Laissez moi sortir de là, ordonna Blaine lorsqu'il se retrouva face à Burt devant la porte de la chambre.

- Non. Carole te l'a dit, tu ne peux aller nul part.

- Si j'ai envie d'aller quelque part j'y vais. Vous n'avez pas à me dire ce que je dois faire ou pas. Je dois juste partir et ...

- Et quoi ? Qu'est-ce que tu vas faire quand tu vas te retrouver face à lui Blaine, hein ?

- J'en sais rien. Je veux juste qu'il la laisse tranquille. Laissez moi passer.

- Il pourrait te faire de nouveau du mal.

- J'ai en ai rien à foutre ok?! Je sais qu'il lui a fait du mal ! Je le sais ! hurla Blaine, il tremblait de rage, ses yeux étaient remplis de larmes. Il faut que je fasse quelque chose il faut ...

- Non tu ne dois surtout pas te mettre entre eux, tu sais très bien comment ça peut finir. Ce n'est pas à toi de le faire. Ta mère t'as demandé de patienter. Elle sait ce qu'elle fait.

- Mais elle a besoin de moi ... déclara Blaine d'une voix brisée.

- Oui, elle a besoin que tu prennes soin de toi. Savoir que tu es blessé parce que tu voulais l'aider ne l'aidera pas Blaine, ça la brisera.

Blaine tenta de pousser Burt avec son bras mais ce dernier ne bougea pas.

- Laissez moi partir ... Laissez moi ... S'il vous plait ... Juste ...

D'énormes larmes coulaient le long de ses joues et il tremblait tellement qu'il avait du mal à respirer. Il était en train de craquer. Comme il l'avait rarement fait devant d'autres personnes que Kurt. Mais tout ça était trop. Et il ne tenait plus. Voyant le jeune garçon s'effondrer devant lui, Burt l'attrapa par les épaules et le prit dans ses bras. Blaine se débattit tout d'abord, ne voulant que sortir de cette chambre, puis abandonna et pleura dans ses bras.

- J'en peux plus ... murmura-t-il dans ses pleurs.

- Ça va aller mon grand ...

Kurt pleurait lui aussi. Voir Blaine dans cet état lui brisait le cœur. Il n'avait qu'une envie c'est que toute cette peine s'en aille et qu'il puisse enfin être heureux. Parce que tout ce que méritait Blaine, c'était du bonheur. Et pas toutes ces choses horribles qui ne cessaient de s'accumuler dans sa vie. Burt le ramena jusqu'au lit, Blaine se laissa faire. Il s'assit sur le bord et Kurt entoura ses bras autour de sa taille et posa sa tête sur son épaule. Il ne dit rien mais le simple fait qu'il soit là aida Blaine à se calmer. L'infirmière arriva à ce moment là. Et, comprenant qu'elle arrivait à un mauvais moment pour Blaine, elle se tourna vers Carole qui s'approcha d'elle.

- Blaine a dormi toute l'après-midi. Ce qui fait qu'il est assez reposé pour rentrer chez lui. Le médecin était d'accord à condition qu'il se soit reposé ce qui est le cas. Les papiers sont en ordre, il faudra juste passer à l'accueil pour signer son acte de sortie avant de quitter l'hôpital. Sa mère n'est pas là ?

- Non elle a eu un empêchement, c'est nous qui le ramenons, il n'y a pas de soucis j'espère ?

- Non elle m'avait prévenu que ce serait soit elle, soit vous, donc il n'y a pas de soucis. Dites à sa mère qu'elle fasse en sorte que Blaine ne fasse pas trop d'effort et se repose pour ces vacances.

- D'accord. Merci pour tout.

- Il n'y a pas de soucis. Blaine est vraiment attachant. Il n'y a rien de grave j'espère ? demanda-t-elle en regardant le garçon dans les bras de son petit-ami.

- C'est un petit peu compliqué mais nous sommes là et on va faire en sorte qu'il aille bien.

- D'accord. Comme je vois que ce n'est pas le moment, dites lui bien que je lui dis au revoir et que j'espère ne pas le revoir d'ici peu.

- Je lui passerai le message, répondit Carole en souriant.

- Au revoir.

- Au revoir et merci encore !

L'infirmière sortit de la chambre et Burt se rapprocha de Carole.

- On peut le ramener à la maison.

- Je pense qu'il en a besoin, répondit Burt.

Une demi-heure plus tard, ils étaient dans la voiture en direction de chez Kurt. Blaine s'était calmé, soulagé de sortir de l'hôpital. Il n'avait jamais aimé les hôpitaux. Cela lui rappelait tellement le jour de la mort de Cooper. Kurt n'avait pas lâché sa main depuis qu'ils étaient sortis et Blaine lui en était extrêmement reconnaissant. La main de Kurt dans la sienne avait cette fâcheuse tendance a lui faire croire que tout allait bien, que tout allait s'arranger, que tant qu'ils étaient ensemble, ils pourraient faire face à tout. Lorsqu'ils arrivèrent chez Kurt, il ne remarqua même pas le nombre suspect de voitures garées dans la rue. Burt ouvrit la porte et Blaine n'en cru pas ses yeux. Une énorme banderole était accrochée dans l'entrée "Bon retour à la maison Blainey" et tous les membres du Glee Club étaient là. Et sa mère. Il la regarda de l'autre bout de la pièce et lâcha enfin la main de Kurt pour aller la prendre dans ses bras.

- Tu vas bien ? lui murmura-t-il.

- Oui Blaine. Ça va maintenant que je suis là.

- Est-ce qu'il a ...

- Ne parlons pas de ça maintenant, profites juste de tout ça.

Il s'enleva des bras de sa mère et se tourna vers tous les autres.

- Vous savez que je suis resté simplement une nuit à l'hôpital non ? demanda-t-il en souriant.

- Ouais ben c'est toujours une nuit ! déclara Puck. Et puis on trouvait ça vachement classe de faire un truc du genre, t'sais digne d'une série où tout le monde pleure parce que tout le monde est super ému et ...

- Puck. Arrêtes ça, coupa Santana sur un ton sec.

- Vous êtes incroyables. Vraiment. Merci.

Ils dinèrent tous ensemble, rigolèrent tous ensemble et Blaine passa une soirée comme il en avait exactement besoin. En fin de soirée, Blaine rejoignit sa mère, Burt et Carole sur le canapé.

- Hey mon lapin.

- Maman ...

- Pardon. dit-elle en souriant. Tout va bien ?

- Oui oui.

- Vous faites quoi pour noël Katherine ? demanda Carole.

- Comme toutes les années, un repas avec la famille de mon mari. Blaine tu ...

- Non maman pas cette année. Je resterai à la maison.

- Qu'est-ce que tu racontes Blaine ? s'exclama Carole. Il n'est pas question que tu fasses noël seul chez toi. Tu le passeras avec nous à la maison. Surtout que tu vas vivre avec nous, donc je ne vois pas pourquoi tu resterais seul chez toi ce soir là.

- Noël est une fête de famille et je ne veux pas ...

- Blaine. Combien de fois faudra-t-il te dire que tu fais partie de la famille?

- Et puis cette année, Rachel et ses deux pères se joignent à nous, je ne vois pas pourquoi toi et ta mère ne pourriez pas venir aussi, ajouta Carole.

- Pour ma part je ne pourrai pas. Il faut que je sois avec lui. Mais en ce qui te concerne Blaine, je pense que ce serait une bonne aidée, je ne supporterai pas l'idée que tu passes ton noël seul, répondit Katherine.

- De toute façon Kurt ne me laisserait jamais faire une chose pareil, sourit Blaine.

- Ça c'est sûr, rigola Burt.

- Et si vous changez d'avis Katherine, la porte est grande ouverte.

- Merci beaucoup. Vous êtes des personnes formidables.