Salut tout le monde! :D Ca y est! Enfin, je peux vous délivrer ce chapitre 11 :'D il a fallu du temps, mais maintenant que mes examens sont (je l'espère *^*) finis, comptez sur moi pour poster beaucoup plus souvent :D

Vite vite, réponse à Nao-Sempai! :D

Enfiin! *o* Je suis super contente que ça t'ait plu :D (Quel coquin ce Dégel ;D) Je suis heureuse que tu les aimes alors :3 (tout le monde aime Kardia et Dégel *^*) Merci à toi pour ta review et ton soutien :D J'espère que ce chapitre te plaira aussi ;) Bisous! :D

Je ne la fais pas plus longue et je vous laisse avec le chapitre que vous attendez depuis si longtemps TT^TT

Enjoy! :D


Kardia ouvrit un oeil et…

Le referma immédiatement en poussant un grognement: trop de lumière.

Trop vive pour ses pauvres yeux épuisés.

Posant le bras sur ses yeux pour les épargner de cette lueur agressive, le jeune homme aux cheveux bleus poussa un léger soupir: quelle heure pouvait-il bien être? Ils devaient encore trouver un batelier pour les amener en Grèce et ils…

Kardia se redressa à demi, la main perdue dans ses cheveux en bataille, et chercha Dégel des yeux. Oh, vu « l'agitation » de la nuit, il ne devait pas être bien loin! Mais bon, Kardia s'attendait plutôt à le trouver assoupi.

Pas assis tranquillement sur le lit à feuilleter attentivement un bouquin.

Le Scorpion haussa les sourcils et Dégel souffla, sans détourner le regard de son livre:

-Je commençais à croire que tu étais mort.

Kardia s'assit et s'étira en grommelant:

-Bah tu vois comme quoi!

Dégel laissa échapper un léger soupir rieur avant de tourner une page, sans plus prêter attention à son frère d'armes. Le Scorpion se pencha et, le menton posé sur l'épaule du lecteur, plissa les yeux:

-Qu'est-ce que c'est comme langue?

-Du français, pardi!

-Pfiuu! Ca a l'air vachement compliqué!

Soupira Kardia en se grattant le sommet du crâne: quelle langue étrange que le français. Des lettres qui n'existaient pas (ou presque) dans l'alphabet grec, des signes bizarres répartis n'importe comment sur la page,… Déjà qu'il n'aimait pas lire, le français, ça lui semblait être le comble!

Dégel tourna une nouvelle page et haussa les épaules:

-Je ne peux pas vraiment juger vu que c'est ma langue natale, mais j'imagine que ça doit être compliqué pour toi.

-Sans blague.

Dégel tourna la tête à demi, mi-las mi-amusé, et croisa le regard rieur du Scorpion. Il esquissa un demi-sourire:

-Tu veux que je t'apprenne?

-Ouh là! Non merci! Jamais de la vie! (S'écria Kardia en secouant les mains) J'ai déjà assez de mal avec ma propre langue alors ne va pas m'embrouiller!

Le Verseau leva les yeux au ciel:

-La culture ne t'intéresse vraiment pas…

-C'est plus que j'en ai rien à faire, mais bon, c'est presque pareil.

Kardia termina en un sourire et, calant de nouveau sa tête sur l'épaule du jeune homme aux cheveux verts, il souffla:

-Ca raconte quoi?

-Ce sont deux persans qui viennent en France pour plus ou moins huit ans et le livre raconte leur vision des français, de la France,…

-On aurait presque pu l'écrire nous-même tiens! (Sourit Kardia) Je me reconnais bien dans ces personnages! Tu trouves pas?

-Mm.. Sauf que tu n'es pas Persan.

-Oh allons Dégel, un peu d'imagination!

Le Français sourit et tapota le sommet de la tête de son frère d'armes:

-Je te taquine, ne prends pas la mouche pour des bêtises pareilles.

-Mouais…

Grommela le Scorpion en enfouissant son visage dans son cou comme le ferait un chaton. Dégel tourna une nouvelle page et, soudain, Kardia murmura doucement, comme s'il avait peur d'être entendu:

-Tu m'en lirais un bout?

-Hm?

-Du livre. Tu m'en lirais un extrait?

Dégel posa le livre sur la couverture et se tourna vers le Grec qui clignait des yeux d'un air naïf. Agréablement surpris, le Verseau souffla:

-Tu es sérieux?

-Bah ouais.

-Mais tu ne comprendras pas un mot de ce que je vais dire.

-M'en fous.

Dégel haussa un sourcil:

-Je t'avoue ne pas saisir le concept…

-J'ai pas besoin de raison: j'ai juste envie de t'entendre parler français.

Un sourire narquois étira légèrement les lèvres de Dégel:

-Ma langue de barbare?

-Pas quand c'est toi qui la parle.

Souffla doucement le Scorpion, les yeux rivés sur le livre. Dégel cligna des yeux, sembla hésiter, puis sourit légèrement et s'empara délicatement des « Lettres Persanes ». Il se racla la gorge aussi discrètement que possible et entama calmement sa lecture:

« D'ailleurs ce roi (de France) est un grand magicien: il exerce son empire sur l'esprit même de ses sujets; il les fait penser comme il veut. S'il n'a qu'un million d'écus dans son trésor et qu'il en ait besoin de deux, il n'a qu'à leur persuader qu'un écu en vaut deux, et il le croient. S'il a une guerre difficile à soutenir, et qu'il n'ait point d'argent, il n'a qu'à leur mettre dans la tête qu'un morceau de papier est de l'argent, et ils en sont aussitôt convaincus. Il va même jusqu'à leur faire croire qu'il les guérit de toutes sortes de maux en les touchant, tant est grande la force et la puissance qu'il a sur les esprits.

Ce que je dis de ce prince ne doit pas t'étonner: il y a un autre magicien plus fort que lui, qui n'est pas moins maître de son esprit qu'il l'est lui-même de celui des autres. Ce magicien s'appelle le pape: tantôt il lui fait croire que trois ne sont qu'un; que le pain qu'on mange n'est pas du pain, ou que le vin qu'on boit n'est pas du vin, et mille autres choses de cette espèce. »

Dégel avait une voix douce. Et, même si Kardia ne comprenait pas un seul mot de ce qu'il disait, l'entendre parler cette langue si étrange l'apaisa instantanément.

Il ferma doucement les yeux, la tête toujours calée dans la gorge du Verseau, appuyé dans son dos, à ne rien faire d'autre que l'écouter parler, doucement, calmement,…

Et en fait, cette langue qui lui avait semblé tellement étrange une fois à Paris, elle lui paraissait désormais mélodieuse, chantante,…

Infiniment belle.

Kardia rouvrit les yeux et un demi sourire étira ses lèvres: à l'image de son Dégel. Froide et rude de prime abord, pourtant si douce et belle quand on la connaissait mieux.

Dégel se tut lorsqu'il arriva à la fin de la page et attendit en silence que Kardia fasse un commentaire.

Ce qui, évidemment, ne tarda pas:

-Dis, Dégel?…

-Hm?

-Hier soir quand on a…

Le Français rougit et plaqua la main sur sa bouche:

-Chut!

Un grognement étouffé s'échappa de derrière sa main et Kardia se dégagea:

-Mais qu'est-ce que tu fabriques?!

Le Français ouvrit des yeux horrifiés et murmura, comme s'il avait peur qu'on les entende:

-Ne parle pas de « ça » si fort! Il ne faut pas que les gens sachent. Ce serait risqué de s'attirer des ennuis.

-Pourquoi?

Dégel leva les yeux au ciel, comme pour chercher ses mots:

-Hé bien… Disons que les gens ne sont pas trèèès tolérants.

Kardia haussa un sourcil:

-Et?

-Comment ça, et?

-Qu'est-ce qu'on s'en fout de ce qu'ils pensent?

Il déposa un baiser léger sur sa joue avant de refermer ses bras sur lui:

-Le monde entier peut le savoir: on a besoin de l'accord de personne pour être heureux, ensemble.

Comme Dégel ne répondait pas, il leva des yeux rieurs vers lui:

-Tu crois pas?

Il mit un certain temps, mais enfin, le Verseau leva le bras pour poser sa main sur celle de Kardia et la serrer doucement. Sans répondre. Mais il n'en avait pas besoin: le Grec savait ce que cette étreinte timide signifiait. Sans doute s'accrochait-il à lui comme à un repère, à la maigre lueur qui le guiderait dans l'obscurité de la nuit noire.

Mais, malgré ça, Kardia tenait absolument à l'entendre de vive voix *:

-N'est-ce pas, mon Dégel?

Insista-t-il en posant un baiser léger dans sa nuque, comme pour l'encourager. Dégel frissonna à ce léger stimulus puis, comme si ça lui demandait énormément d'énergie, il finit par murmurer:

-Si… Si, en théorie. Mais la vie n'est pas aussi simple, Kardia.

-Bien sûr que si! (S'insurgea le Scorpion en se redressant, comme outré) Au contraire, y'a rien de plus simple que ça!

Il se pencha en avant pour capter le regard fuyant du Verseau:

-Les gens, tous ceux qu'il y a dehors, on s'en fout de ce qu'ils pensent: tu es à moi et je suis à toi. Point barre. Ok?

Dégel cligna des yeux, sans pouvoir se dérober, sans pouvoir échapper au regard clair et intense du Scorpion. Oui… Il avait certainement raison. Mais ne pas s'occuper de ce que pense les autres, se contenter d'être heureux, même en marge de la société,… Etait-ce aussi simple que Kardia le disait?

Non, bien sûr que non.

Et Dégel le savait pertinemment. Pourtant, il y avait quelque chose dans la voix, dans les yeux et surtout dans les propos de Kardia qui l'avait fait flancher, comme si c'était soudain devenu possible.

Possible de vivre ensemble sans se soucier de ce que pourraient dire les autres.

-Je vais… Je vais essayer.

Finit-il par murmurer, lui-même peu convaincu par ses propres paroles. Kardia fronça les sourcils et posa deux doigts sous le menton du Verseau, comme pour plonger encore plus intensément dans ses yeux:

-Non, tu ne vas pas essayer.

Dégel écarquilla des yeux sceptiques:

-Bien sûr que si: je ne suis pas aussi trouillard que tu sembles le penser.

-Tu ne vas pas essayer: tu vas le faire. Nuance.

Le coeur du Verseau bondit dans sa poitrine: Kardia avait dit ça…

Avec tant de douceur.

Pas une once d'agressivité, pas de colère ou d'énervement.

Juste avec une confiance débordante.

Et l'air de rien, ça faisait chaud au coeur:

-Tu es vraiment quelqu'un de compliqué avec lui-même, Dégel. Tu refuses de te mêler aux autres et tu joues les durs, t'attirant immanquablement la rancune de ceux que tu évites. Alors que tu as juste peur de t'attacher et de souffrir. (Kardia sourit) Et c'est pareil ici: tu fais comme si les paroles des autres ne t'atteignaient pas et pourtant, tu sais que tu y portes énormément d'importance.

Le Scorpion posa son front contre celui de Dégel et souffla:

-Mais t'es plus tout seul, d'accord? Maintenant, je suis là, avec toi. Et les autres, on s'en fout.

Le jeune homme aux cheveux verts hocha lentement la tête, agréablement surpris des paroles que prononçait calmement son frère d'armes: depuis quand avait-il réfléchi à ça? Comment avait-il pu mettre des mots aussi simples et pourtant aussi justes sur ce qu'il ressentait?

Il ferma les yeux et étouffa un souffle moqueur avant de se dégager et de détourner la tête:

-Comme si j'avais besoin de toi.

Kardia ricana:

-Tu viens tellement de briser l'ambiance! Tu te rends pas compte des efforts que j'ai fait pour aligner deux mots intelligents!

-Tu t'enfonces tout seul, tu le sais ça?

-Pff! T'es juste jaloux de mon talent naturel!

-Mouais… Ca doit être ça.

Un demi sourire mi-figue mi-raisin sur les lèvres, Kardia attendit un instant puis, (enfin), reprit là où, au fond, il voulait vraiment en venir:

-Bon! Maintenant que ça c'est fait, je disais donc: hier soir et déjà à Paris, je crois, il y a quelque chose que tu répétais tout le temps. En français.

-… Et alors?

Léger silence.

Gêné.

-Je me demandais ce que ça voulait dire.

Dégel resta silencieux un moment, comme s'il hésitait à répondre. Puis, il baissa les yeux:

-Tu veux dire… Ca?

Il se pencha en avant et souffla quelque chose à l'oreille du Scorpion qui plissa les yeux, semblant se concentrer pour reconnaître ces syllabes étrangères, avant de hocher la tête:

-Oui, oui c'est ce truc-là.

Le Verseau glissa une mèche de cheveux derrière son oreille, comme pour se donner plus de temps avant de devoir répondre.

-Ca… (Il se rapprocha et sourit malicieusement) Tu n'as qu'à chercher toi-même.

Kardia resta un instant silencieux, un léger tic agitant sa joue. Et Dégel poussa un souffle ravi avant de poser le bout de son index sur le front légèrement plissé du Scorpion:

-Bonne chance.

Puis, souplement, il se glissa hors du lit et enfila son pantalon tandis que Kardia se retournait, l'air effaré:

-T'es pas sérieux là?!

-On ne peut plus sérieux.

-Mais… (Kardia sauta hors du lit, nu comme au premier jour, mais ça c'était le cadet de ses soucis, vous comprenez) Mais comment je vais faire?!

-Ce n'est pas mon problème.

-Je sais même plus comment ça se dit!

S'insurgea le Scorpion en tapant du pied (oui, un vrai gamin) et Dégel se retourna à demi, les yeux plissés:

-Allons, Kardia: tu sais très bien que le jeu ne serait pas amusant si tu avais toutes les cartes en main, non?

Le Scorpion sentit l'agacement poindre: soyons honnêtes, les « jeux », il adorait ça.

Mais uniquement quand c'était lui qui dictait les règles, nom d'un chien!

Non mais, pour qui il se prenait celui-là?

-Impossible.

Clama-t-il en croisant résolument les bras, bien décidé à ne pas bouger sans avoir eu sa réponse:

-Bien sûr que non, tu exagères.

-Si j'exagère?! (S'écria le Scorpion) Tu te fous de ma gueule là?! C'est comme si je te lâchais un mot de chinois et que je te laissais te démerder pour en trouver le sens!

Dégel passa la main dans sa nuque pour faire tomber ses cheveux en cascade dans son dos avant d'ajuster sa veste et les manches.

Sans faire mine de répondre.

Kardia grimaça:

-T'es sérieux? Juste parce que j'ai la curiosité de te demander UN truc tu me laisses dans ma merde?!

-Pour une fois que tu as envie de te cultiver, ça serait dommage de te donner la réponse trop vite, non? (Dégel se retourna et ajusta son foulard) Quand tu auras trouvé la réponse, tu pourras en être fier parce que tu l'auras trouvée tout seul.

Le Scorpion laissa rouler sa tête en arrière et poussa un long gémissement:

-Haaaan… J'ai l'impression d'entendre le vieux quand j'étais gosse!

Dégel haussa les épaules:

-Tu dis ça comme si tu étais adulte.

-Bien sûr que oui!

-Quel âge as-tu, encore?

Kardia grommela vaguement:

-Bientôt seize ans.

-Quinze ans, donc. Encore un enfant.

-Hmpf! (Kardia croisa les bras sur sa poitrine avec un air satisfait) C'est pas ce que tu disais hier! Ni la nuit à Paris!

Dégel sembla hésiter, la bouche entrouverte, puis il haussa les épaules et se détourna:

-Si tu te considères à ce point comme un adulte, trouver ce que ça veut dire ne devrait pas te prendre trop de temps.

-Tu pourrais au moins me le redire plus lentement! Ou l'écrire! Nan parce que c'est même pas le même alphabet!

Tenta encore Kardia en faisant un pas en avant, les bras écartés. Dégel tourna la tête et esquissa un sourire malicieux.

$s$s$s$

-Excusez-moi, (articula lentement le Scorpion en tendant le petit bout de papier à un marchand de poisson) est-ce que vous savez ce que « ça » veut dire en grec?

Le marchand écarquilla des yeux ahuris et commença à bouger les mains en répondant à toute vitesse:

-Non comprendo niente a ciò che mi raccontate!

Kardia écarquilla les yeux:

-Hein?

-Se non volete niente acquistare, andatevene e lasciatemi lavorare in pace!

-Mais qu'est-ce qu'il me…

-Dai, via! Sparisca! **

-Nan mais je veux juste savoir si…

Le rire étouffé de Dégel dans son dos lui fit lever les yeux au ciel et se retourner en grinçant:

-Tu prends ton pied là, hein?

-Tu n'imagines même pas.

Sourit le Verseau, les bras croisés, sans faire mine de lui venir en aide. Kardia soupira profondément et abandonna: ce pâle type ne lui était d'aucune utilité dans sa quête de vérité.

Il lui fallait impérativement quelqu'un qui parlât grec ET français!

Pfff… Mission impossible! Autant demander à un chien!

Enfin… Peut-être que le batelier saurait l'aider?

Kardia leva les yeux au ciel et tenta de nouveau, les yeux plissés, de déchiffrer ce que Dégel avait soigneusement noté sur ce bout de papier. Impossible même d'essayer de le prononcer: ces espèces de pattes de mouches ne ressemblaient même pas à des lettres!

Il lui semblait vaguement reconnaitre un « truc » qui ressemblait plus ou moins à un ɑ: sans doute que ça se prononçait pareil, non?

Nouveau soupir.

Long. Désespéré.

-Tu fais vraiment chier, Dégel, tu le sais ça?

-Je ne vois pas du tout de quoi tu veux parler. Allons, le bateau va finir par partir sans nous.

-Ce serait peut-être mieux!

Grommela Kardia en fourrant le papier dans sa poche avant de s'avancer en trainant les pieds, shootant rageusement dans un pavé mal fixé. Franchement, il n'avait aaaaabsolument pas envie de reprendre cette saloperie de bateau! Pour être sûr de ne pas dégobiller son déjeuner, il n'en avait tout simplement pas pris !

Ha! Pas con, le Scorpion, hein?!

Mais bon, il était quand même un peu réticent à l'idée de poser à nouveau les pieds sur ce truc flottant!

En plus il pleuvinait! Donc, il y avait risque de tempête! Doooonc ils risquaient d'être encore plus secoués!

Rien que d'y penser, Kardia sentit un haut-le-coeur lui retourner l'estomac (pourtant vide, n'est-ce pas).

-T'es vraiment sûr que quelqu'un voudra bien nous ramener en Grèce par ce temps de merde?

-Allons Kardia: il ne fait pas si mauvais que ça.

Soupira Dégel en levant les yeux au ciel. Le climat du sud de l'Italie était bien plus clément que celui de Paris: de quoi se plaignait donc cet énergumène? Enfin, il fallait avouer qu'il pleuvait assez rarement en Grèce, quelques jours pour deux mois, à peine. Sans doute que cette petite bruine incessante devait le refroidir.

-Tu te fous de ma gueule ou quoi? Il fait un temps de chien!

-Disons que ça dépend du point de vue.

-Pff! Point de vue, mes fesses! (Grommela le Scorpion en rentrant la tête entre les épaules) Il fait humide et froid: je déteste le froid et l'humidité!

Dégel se retint de lever les yeux au ciel: un véritable enfant. Kardia ne se comportait absolument pas en Chevalier d'Athéna, et encore moins en Chevalier d'Or! Il était réellement désespérant!

Ils finirent par trouver un marchand qui partait dans l'heure pour la Grèce et qui accepta même de les faire traverser gratuitement! (Si, si! Je vous jure! Un honnête gars!)

Et Kardia trouvait ça suspect.

Quelque chose dans la grande gentillesse du batelier semblait peu naturel.

Le Scorpion posa la main sur l'épaule de Dégel et souffla:

-Je ne crois pas que ça soit une bonne idée: trouvons un bateau plus petit et jouons-là réglo.

Le jeune homme aux cheveux verts leva les yeux au ciel:

-Allons: pourquoi ne pas profiter de l'occasion? Comme ça, nous pourrons peut-être même passer les prochaines nuits dans des auberges. A moins que la tente ne soit devenue ton idéal niveau logement?

Il sourit et monta tranquillement sur le bateau, sans lui accorder un regard.

Kardia déglutit avant de poser le pied sur la planche qui le mènerait au bateau, plein d'appréhension:

-Bon… Espérons que ça ira mieux cette fois!

Marmonna-t-il entre ses dents serrées. Sur le pont, Dégel remerciait encore le batelier, un sourire rassurant sur les lèvres. Le marin était assez jeune et il semblait avoir de l'expérience: les bras et le visage burinés par le soleil, un sourire chaleureux,…

Impossible de ne pas lui faire confiance.

Et pourtant… Kardia s'en méfiait comme de la peste.

Il ne savait pas vraiment pourquoi mais quelque chose dans l'immense générosité du batelier le mettait mal-à-l'aise, tous les sens en alerte.

Il s'appuya sur le bastingage et ferma les yeux en poussant un long soupir, profitant du léger rayon de soleil qui osait timidement pointer derrière les nuages. Derrière lui, il entendait Dégel papoter avec le capitaine du bateau, et sur sa droite…

Kardia rouvrit légèrement les yeux et observa soigneusement les quelques membres de l'équipage: souriants, eux aussi, étonnamment musclés, une ou deux cicatrices par ci, par là pour certains,…

Normaux.

Non.

Quelque chose n'allait définitivement pas dans cette atmosphère beaucoup trop chaleureuse.

Et même le bateau en lui-même lui posait problème. De un, parce que c'était un bateau et qu'il gardait un trèèès mauvais souvenir de sa première traversée.

De deux, il était étonnamment… « Grand », pour un simple bateau de marchand.

Kardia haussa les sourcils et se tourna de nouveau vers l'océan: il se faisait sans doute des idées. Peut-être que la simple perspective d'un voyage sur les flots le rendait nerveux et soupçonneux. Ouais, ça devait être ça.

Le Scorpion poussa un bâillement disgracieux et ne sourcilla même pas lorsque Dégel, étant venu s'accouder à côté de lui, souffla, un demi sourire dans la voix:

-La grande classe.

-Merci bien.

-C'est naturel?

-Le talent. Qu'est-ce que tu veux, j'y peux rien.

-Quelle chance.

-N'est-ce pas.

Le jeune homme aux cheveux marines jeta un coup d'oeil amusé à son frère d'armes qui avait le visage tourné vers la mer, un léger sourire sur les lèvres. Et Kardia entreprit de dévorer des yeux les traits du visage si délicat du Verseau, ses yeux améthystes si profonds, ses cils légèrement recourbés, ses pommettes à peine rougie par le vent froid, ses lèvres étirées en un léger sourire en coin, ses longs cheveux émeraudes qui tombaient en cascade dans son dos, sa gorge légèrement découverte, ses…

Kardia se secoua mentalement et se tourna à son tour vers l'océan:

-Tu trouves pas que c'est bizarre?

-Quoi donc?

-Tout ça.

Dégel se tourna vers lui, un sourcil légèrement froncé:

-C'est-à-dire?

-Ce batelier, son équipage, son bateau, le fait qu'il accepte de nous faire traverser sans payer. Tout ça ensemble. Ca te semble pas louche?

Le Verseau haussa légèrement les épaules:

-Il existe encore de braves gens, tu sais: tu ne devrais pas être aussi méfiant.

-Hmpf (souffla le Scorpion avant de poser son menton sur ses bras croisés, accoudé sur le bastingage) J'sais pas, j'ai pas confiance.

-Pourtant il a fair tout à fait honnête.

-Un peu trop, si tu veux mon avis.

Dégel haussa de nouveau les sourcils et la voix du batelier leur cria soudain:

-On lève les amarres!

Comme Dégel lui adressait un geste de remerciement, Kardia s'accroupit subitement et s'agrippa soudainement au bastingage, les yeux exorbités comme s'il avait vu quelque chose d'horrible. Le Verseau fronça les sourcils et se pencha en avant:

-Mais qu'est-ce que tu fabriques? Nous n'avons même pas quitté le port.

-J'me prépare mentalement.

Dégel poussa un long soupir et roula des yeux las:

-Tu ne crois pas que tu en fais un peu trop?

Le Scorpion secoua la tête, les mains crispées sur le rebord du bateau. Dégel se pinça l'arête du nez et releva la tête lorsqu'un marin s'approcha timidement:

-Heu… Est-ce que ça va?

-Oui oui, ne vous en faites pas: il se « prépare mentalement ».

Ironisa Dégel en tapotant légèrement le sommet de la tête du Scorpion (qui lui jeta un regard meurtrier au passage). Le marin eut l'air légèrement hésitant:

-Mais… A quoi?

-A rendre le petit déjeuner que je n'ai pas pris: ça t'ira comme ça ou tu veux aussi mon portrait?

Gronda Kardia sans lui adresser un regard: non mais! Pour qui il se prenait cet envahisseur d'espace personnel?! Il venait à peine de monter sur ce rafiot de malheur et voilà que le gars s'imaginait qu'ils étaient meilleurs potes! Et puis quoi encore?

L'homme resta impassible un court instant avant de sourire, compatissant:

-Si c'est le mal de mer qui te fait peur, on a des herbes très efficaces à la cale. Tu veux que je t'en amène?

Dégel sourit:

-Oh ce serait…

-Non merci: sans façon.

Grinça catégoriquement le Scorpion, le dos toujours tourné au marin. Dégel s'offusqua:

-Enfin, Kardia! Ce monsieur te propose gentiment de l'aide et tu refuses très grossièrem…

-J'en n'ai pas besoin: j'veux pas d'aide.

Le français leva des yeux désespérés au ciel et adressa un sourire gêné au marin qui ne savait plus qui regarder:

-Excusez-le: il n'est pas très doué quand il est sur les nerfs. Mais merci.

L'homme tiqua légèrement et haussa les épaules:

-Tant pis alors…

Comme il s'éloignait, le Verseau s'appuya au bastingage et soupira:

-Pourquoi faut-il que tu te comportes comme ça?

-J'ai pas envie de sa merde.

-Ce n'était pas de la « merde », c'était de l'aide.

-Pff! Je suis sûr que c'était une drogue ou un truc dans le genre!

-Mais bien sûr… (Soupira Dégel devant l'immaturité de son frère d'arme) Pourquoi te droguerait-il?

-Qu'est-ce que j'en sais moi! P'têt qu'il voulait m'affaiblir ou alors me violer! Quoique l'un n'empêche pas l'autre, si tu veux mon avis! (Il leva les yeux vers son frère d'arme) Rappelle-moi de longer le bastingage ou les parois de la cale si je me déplace: on n'est jamais trop prudents!

Dégel manqua de se frapper le front tant la réponse de Kardia le désola:

-Tu dis vraiment n'importe quoi…

-C'est ta seule réaction devant mon quasi-viol?!

-Kardia: il n'y a pas eu de tentative de viol, tu le sais ça?

-Pas encore.

Marmonna le Scorpion, le visage renfrogné: à vrai dire, il ne savait pas bien pourquoi il avait refusé l'aide de ce marin. Peut-être son côté avenant, trop avenant.

Il avait eu l'instinct de refuser, il avait parlé sans réfléchir. Il savait juste qu'il faisait bien mieux de ne pas toucher à ce que lui proposait cet énergumène:

-De toute façon, on m'a toujours dit de ne rien accepter de la part d'inconnus. Biscuits au miel dans l'arrière boutique, herbes contre le mal de mer dans la cale, c'est presque pareil!

-Mais oui…

Répondit Dégel, peu convaincu.

Enfin, le bateau quitta le port. Le vent de la mer soufflait calmement sur le bateau, gratifiant leurs visages de sa caresse salée et…

Et Kardia pressa la main sur sa bouche quasi instantanément en poussant un « gloups » qui fit reculer précipitamment Dégel:

-Tu es sérieux?! On n'a même pas fait vingt mètres!

-Va dire ça à mon estomac!

Gronda le Sorpion sans le regarder, la voix étouffée par sa main pressée contre ses lèvres. Dégel se massa doucement la tempe:

-Dis-moi que tu le fais exprès…

-J'avoue! C'est mon passe-temps favoris, figure-toi!

Grinça Kardia, le corps se balançant légèrement au gré des légères vagues qui heurtaient le bateau. Mais soudain, Dégel pâlit légèrement et il souffla, inquiet:

-Quand tu as dit que tu n'avais pas déjeuné, tout à l'heure: c'était pour rire, n'est-ce pas?

-Bien sûr que non! (S'exclama le Scorpion en retenant un haut-le-coeur) Ca allait d'office « repasser »!

Cette fois, Dégel ne parvint pas à s'empêcher de se frapper le front du plat de la main:

-C'est pas vrai! Tu es attardé ou tu le fais exprès?

-Bah quoi? Comme ça j'ai un max de chance de ne rien…

-Kardia, un des facteurs du mal de mer est la faim.

Il y eu un moment de silence puis, lentement, le Scorpion se retourna vers son frère d'armes:

-Quoi?

-En gros: si tu as faim ou n'as pas mangé, tu es plus à même de te sentir mal en mer.

-… Tu te fous de ma gueule, hein?

-Est-ce que j'ai l'air de rire?

En effet, Dégel avait l'air réellement désespéré. Pas du tout souriant. Ce qui voulait dire que…

Kardia écarquilla des yeux horrifiés et frissonna violemment avant de se pencher en avant à toute vitesse.

Le Verseau posa une main exaspérée contre le haut de son visage:

-Pourquoi moi?

Pour finir, le batelier/capitaine du bateau lui donna une bassine et lui conseilla vivement de s'installer au centre du pont, là où le mouvement des vagues se ferait moins ressentir, regardant dans le sens de navigation pour mettre toutes les chances de son côté. Et Kardia finit par accepter ces soit-disant « racines de gingembre », bien que méfiant.

Il était donc là, bêtement assis au milieu du bateau, serrant sa bassine contre son coeur comme s'il s'agissait de sa Pandora Box ou de son bien le plus précieux, dodelinant vaguement de la tête.

La vigie avait annoncé quelques minutes auparavant qu'un bateau ami s'approchait. Ayant demandé son accord à Dégel (parce que oui, lui, son avis, on s'en foutait), le batelier avait donc décidé de s'arrêter pour pouvoir papoter quelques minutes avec le capitaine de ce bateau, un vieil ami, apparemment.

Au moins, il avait l'impression que le mouvement des vagues était moins fort depuis que le bateau était arrêté… Il y avait du bon dans cette situation! (Sentez toute l'ironie dans cette phrase!)

Kardia ferma les yeux un court instant avant de se forcer à se lever et à avancer en titubant vers les escaliers qui le mèneraient à la cale. D'un signe de main, il fit vaguement comprendre à Dégel qu'un passage aux latrines s'imposait et il descendit lentement les marches, sa précieuse bassine serrée contre son coeur.

Quand sa besogne fut terminée, il se retourna lentement, sans se faire violence, vers les quelques marches qui le mèneraient de nouveau à l'air libre. Douuuucement… Un pied devant l'autre:

-Haaaan… Vivement qu'on arrive…

Poussant un long soupir, il posa la main contre la rampe, grimpa la première marche pour remonter sur le pont… S'arrêta lorsqu'un bruit lui parvint.

Le bruit d'un coup contre le sol.

Comment ça le sol? N'était-il donc pas au niveau le plus bas?

Il tendit l'oreille, les sourcils légèrement froncés: même si son mal de mer s'était arrangé, lui jouerait-il des tours? Ou alors c'étaient des poissons qui s'amusaient à essayer de couler le bateau en lui donnant des coups de nageoires?

Ouais… Ca devait être ça. Secouant la tête, un léger sourire sur les lèvres, Kardia se retourna et…

Le bruit retentit une nouvelle fois.

Légèrement plus fort.

Kardia fronça les sourcils, posa sa bassine (vide, heureusement) sur le sol et se pencha lentement en avant: s'il y avait des coups frappés là en dessous, il y avait forcément une trappe (parce que, vous vous en doutez, l'hypothèse des poissons couleurs de bateau ne retenait pas vraiment son attention). Restait juste à la trouver.

Tâtonnant dans l'obscurité de la cale, il finit par trouver un renfoncement dans le sol. A peine décelable au toucher. Comme si on voulait la cacher…

Étrange… Vraiment étrange.

Le visage fermé, Kardia s'assura que personne ne le voyait avant de tirer sur la petite trappe (car c'en était une) pour l'ouvrir de quelques centimètres. Il plissa les yeux: il faisait vachement sombre dans cette « sous-cale »! Le jeune homme aux cheveux bleus fronça les sourcils et referma silencieusement la trappe avant de se redresser, en quête d'une lanterne ou d'un équivalent.

Comme il faisait jour, aucune lanterne n'avait été allumée. Bon, il n'allait pas utiliser son cosmos pour un truc aussi bête, nan? Dégel allait d'office lui tirer la tronche s'il faisait ça. Il pouvait presque l'entendre grincer:

-Tu avais vraiment besoin de fouiner et de gaspiller ton cosmos pour une broutille pareille? Tu veux vraiment qu'on se fasse repérer par un Spectre, n'est-ce pas?

Kardia poussa un demi soupir et s'accroupit à nouveau: il n'en pouvait rien s'il était curieux! Et puis, franchement, ce bruit l'intriguait énormément. Mais surtout, si les marins avaient tenté de dissimuler la trappe, c'était qu'elle devait contenir quelque chose de pas net, non?

Oh et puis après tout, qu'est-ce qu'il avait à perdre? Au pire il terminerait le trajet à la nage (ce qui n'était peut-être pas plus mal, au fond)!

Alors, doucement, discrètement, il ouvrit de nouveau la trappe, tendit la main à l'intérieur et enflamma légèrement son cosmos au niveau de sa paume…

Pour tomber nez à nez avec une bonne vingtaine de jeunes hommes, femmes et enfants, les poings liés et bâillonnés.

$s$s$s$

-Alors comme ça vous venez de Grèce.

Dégel hocha la tête, sourire aux lèvres pour se donner bonne figure. Franchement, il n'avait nulle envie de parler au capitaine de l'autre bateau. En fait, il n'avait envie de parler à personne: tout ce qu'il voulait, c'était rentrer au plus vite en Grèce et en finir une bonne fois pour toute avec cette mission.

Mais bon, vu que le trajet était gratuit, il se forçait à faire la conversation pour se donner beau genre.

-Et vous avez quel âge?

Léger froncement de sourcil: qu'est-ce que c'était que ces questions? Et pourquoi est-ce que personne ne semblait réagir. Il hésita un instant:

-Seize ans, pourquoi?

-Et quels sont vos talents?

Nouvelle hésitation, légèrement plus marquée: quelque chose… Ne tournait pas rond. Et cette situation le mettait étrangement mal à l'aise. Il déglutit et esquissa un sourire tendu:

-Qu'est-ce que c'est que cet interrogatoire? J'ai l'air si peu fiable que ça?

Les marins ricanèrent légèrement, comme s'il venait de raconter la meilleur blague qu'ils aient jamais entendue. Ou plutôt, non… Comme s'ils riaient entre eux de la situation dans laquelle il se trouvait…

-Oh non, loin de là. C'est juste pour me faire une idée…

-Et une idée de quoi, si je puis me perm…

-Dégel!

Le Verseau retint un soupir las et se retourna lentement suite au cri que venait de pousser Kardia:

-Quoi enc…

-Eloigne-toi de ces types!

Dégel haussa un sourcil et fronça l'autre, la bouche entrouverte:

-Mais qu'est-ce que tu…

-C'est un piège! (Kardia les pointa du doigts) Ils font du traffic d'humains et ils comptent nous vendre avec leur marchandise!

Dégel écarquilla les yeux: mais qu'est-ce que cet imbécile racontait comme ramassis de bêtise?! Est-ce que le mal de mer pouvait créer des hallucinations?

Comme il se retournait vers les marins, un sourire gêné sur les lèvres, il souffla:

-Excusez-le: il ne se sent pas très b…

-Pas aussi con qu'il n'en a l'air ce pt'it fouineur. Et moi qui croyait que t'étais le plus malin des deux!

Dégel sentit un filet de sueur froide rouler le long de sa tempe lorsque les marins éclatèrent d'un rire mauvais. Il fit un pas en arrière:

-Qu'est-ce que vous…

Il se tut lorsqu'un poignard se posa sur sa gorge:

-Hop hop hop: pas de ça avec nous. Tu vas rester bien tranquille

Dégel écarquilla les yeux, croisa le regard moqueur du capitaine, pâlit lorsqu'il comprit enfin ce qu'il se passait…

C'était un piège.

Un des pièges les plus grotesques et prévisibles au monde.

Et il n'avait rien vu venir.


(source: « Lettres persanes », XXIV-1, Montesquieu ;3)

* un instant, j'ai failli oublier que j'écrivais sur Kardia et Dégel et non pas sur Milo et Camus: là où Milo n'aurait pas insisté, Kardia adore affirmer son contrôle sur Dégel. Voilà, j'avais juste envie de le dire XD

** « Je ne comprends rien à ce que vous racontez! Si vous ne voulez rien acheter, allez vous-en et laissez-moi travailler en paix! Allez, ouste! Du balais! » (enfin, selon « reverso » OO Si des italianophones passent par là, n'hésitez pas à me corriger ;3)


Et voilà :D J'espère que ça vous a plu ^^ (si ça peut vous rassurer, j'ai déjà commencé la rédaction du chapitre suivant :3)

Merci à tous pour votre patience, votre soutien et vos encouragements: ça me motive comme pas possible :D

Je vous aime fort! :3

Bisous!

(PS: J'irai encore me promener à la JE de Paris le 2 et le 3 juillet :D J'aurais peut-être bien une pancarte avec moi ;) Si vous me croisez, venez faire coucou! :D Bisous!)