Salut tout le monde! J'espère que vous allez bien et que vous profitez à fond de vos vacances :D (J'ai hâte d'être lundi pour être enfin débarrassée de cet examen!) Comme promis, voici donc le nouveau chapitre (un peu plus tard que je le pensais donc, à cause de cette sal**** de cours) :D J'espère qu'il vous plaira ;)

Grini Angel: Salut! :D (Pas de problème voyons!) Je suis vraiment contente que ça te plaise: c'est un personnage tellement complexe que j'hésitais un peu à écrire dessus :o (on les aime, mais on les hait, c'est typique de ces oiseaux-là :'D) Héhé suspense ;D Tu as bien deviné! Les deux trois chapitres qui viennent son bien plus mouvementés!
Leurs discours sont marrants à écrire en général, je l'avoue, je m'amuse bien XD (Espérons que Liam survive à l'entraînement D: )J'espère que la suite te plaira tout autant! :D (PS: J'ai passé de chouettes vacances, merci :) Hélas j'avais raté un petit examen en juin donc je dois le repasser lundi ;-; (juste avant mon anniversaire, c'est pas humain! XD)) (PS2: Ne t'en fais pas, je disais ça d'une manière ironique: je suis évidemment tout aussi choquée que toi... Comment est-ce que des gens peuent faire des chsoes pareilles, tant de mal, de tristesse et de douleurs,... Je crois que je ne comprendrai jamais... COurage, on vaincra :')) Merci à toi pour ta review, ton soutien et à très vite! :D

Arceph: Il est tellement cool et badass ce petit! *O* J'espère qu'il te plaira du coup ;3 (je suis un peu nerveuse d'écrire sur lui (comme Aspros) mais ça me motive en même temps *^*) Merci pour ta review et ton soutien, et à bientôt :D

Angeline: Coucou! :D Je suis très contente qu'il t'ait plu! :D Je pense qu'on ne le changera plus, hélas XD Il cache bien son jeu mais on dirait que Liam est un enfant assez discipliné pour qu'il s'en occupe correctement :D Merci beaucoup pour ta review et ton soutien, et à très bientôt :D

Layame: Je suis très contente que la fic te plaise :D (Haha c'est sans doute l'effet Kardia :'D Mais merci pour ton commentaire, j'y réfléchirai pour la suite ;)) Sur ce coup-là, ils ont fait une belle connerie... Mais c'est pour une bonne cause, promis *^* En effet, Kardia risquerait de voir rouge XD Merci beaucoup pour ta review, ton soutien et à la prochaine :D

Sur ce, enjoy! :D


Deuteros avait immédiatement serré les poings lorsqu'il s'était retourné d'un bond, les yeux semblables à ceux d'un fauve blessé et acculé. Et l'aura qu'il dégageait manqua de faire reculer Dégel d'un pas prudent: Asmita l'avait prévenu mais il comprenait à l'instant que cet homme était dangereux et n'hésiterait pas à porter le premier coup, voire même à le tuer…

Le Verseau leva les mains pour montrer qu'il n'était pas agressif et souffla:

-Je ne te veux aucun mal, ne t'en fais pas. Regarde, je suis venu seul pour…

Il dû faire un bond sur le côté pour éviter un coup de de poing magistral qui l'aurait sans doute mis K.O s'il l'avait touché! Dégel retint une exclamation surprise et se recula d'un pas: bon sang, il l'avait vu juste avant mais il ne parvenait pas à comprendre comment cet homme pouvait être aussi puissant sans porter d'armure!

-Qu'est-ce que tu veux?!

Gronda Deuteros, la voix étouffée par son masque de métal, et Dégel eut l'impression qu'il avait l'air presque frustré de l'avoir manqué. Le Verseau se redressa, se construisant en vitesse un masque de confiance en soi:

-Permets-moi de me présenter d'ab-…

-C'est le Pope qui t'envoie?

-En effet, et il…

Mais Deuteros se remit immédiatement en garde, et Dégel sut qu'il avait donné la mauvaise réponse:

-Alors je ne peux pas te laisser repartir vivant d'ici!

-Et pourquoi?

-Parce qu'il veut ma mort, et c'est pareil pour tous les gens du Sanctuaire!

Le Verseau haussa un sourcil: comment ça? D'autres personnes étaient-elles au courant de son existence? Non, le Pope et Asmita venaient de lui dire que non. Mais alors, qui avait fourré une idée pareille dans la tête de Deuteros? Il voyait fort mal le Chevalier de la Vierge semer le doute dans l'esprit du second Gémeaux, ce qui ne laissait la place qu'à une autre personne…

Dégel plissa les yeux:

-A quel jeu joues-tu, Aspros?

Il leva la main:

-Tu te trompes: ni le Pope, ni moi, ni personne ne te veut du mal, Deuteros.

-Menteur! (Rugit le plus grand des deux, presque comme un animal) Vous êtes tous pareils!

Et il se jeta de nouveau sur lui, d'un bond d'une vitesse incroyable. Mais s'il avait failli se laisser surprendre une fois, Dégel avait réussi à assimiler la technique de combat de son aîné: « foncer dans le tas ». Une technique qui pouvait s'avérer très efficace la première fois, mais inutile à force d'être répétée.

Le français se contenta de lever la main droite:

-Koltso.

Le cercle de glace frappa Deuteros de plein fouet et l'immobilisa immédiatement, à la plus grande surprise de ce-dernier:

-Mais qu'est-ce que tu?!

Dégel repoussa une mèche qui lui chatouillait le nez:

-Tu m'excuseras mais je ne vais pas être capable de parler civilement avec toi si tu essayes de me tuer toutes les dix secondes: je me vois donc dans l'obligation de t'immobiliser le temps que je règle cette affaire.

Il était presque sûr d'avoir vu une légère lueur de peur (panique?) éclairer furtivement les yeux clairs de Deuteros quand il souffla:

-Qui es-tu?

-Tu ne m'as pas vraiment laissé le temps de me présenter tout-à-l'heure: je suis Dégel du Verseau, et le Pope m'a envoyé à ta rencontre pour enquêter…

-Enquêter sur quoi? Moi?

Dégel plissa les yeux, comme pour lire dans ses pensées:

-Sur la disparition des Pythies de Delphes… Un sujet étrangement bien plus important.

Il sentit plus qu'il ne vit le corps de Deuteros se raidir imperceptiblement avant de souffler:

-Je ne vois pas en quoi ça me concerne.

-Au contraire, ça te concerne, Deuteros. D'après ce que je sais, Aspros était le premier arrivé et tu l'y as rejoint.

-Comment…

-Je ne vais pas tourner autour du pot, je n'en ai pas le temps, alors j'irai droit au but: Aspros nous a dit qu'à son arrivée là-bas, les Pythies avaient déjà disparu et qu'il ne restait que quelques traces de sang, preuve d'une lutte récente. Est-ce que oui ou non, cette version est la bonne?

Deuteros sembla hésiter (difficile à dire avec ce masque, même s'il ne couvrait que le bas de son visage):

-Je ne sais rien de tout ça…

-Et Aspros?

Asséna Dégel, sans lui laisser le temps de se trouver une excuse. Comme il s'y attendait, le cadet du Gémeaux leva des yeux légèrement paniqués vers lui: il n'avait même pas besoin de continuer cet interrogatoire. Sans le vouloir (et peut-être même sans le savoir), Deuteros avait vendu la mèche: Aspros était définitivement impliqué dans la disparition des Pythies.

Restait à savoir s'il les avait simplement fait disparaître, ou si les oracles avaient également perdu la vie de sa main… Chose dont Dégel commençait à ne plus douter…

-Je respecte énormément sa force et son intelligence, et je t'avoue que j'espérais me tromper… Mais à ma connaissance, il est le seul à pouvoir faire disparaître autant de personnes dans une autre dimension.

Il n'y avait presque plus de doutes quant à la culpabilité d'Aspros… Presque. Parce que l'existence de Deuteros remettait la dernière partie de sa phrase en question. Contrairement à ce qu'il croyait, le Gémeaux n'était pas le seul à posséder un tel pouvoir, ce qui faisait de son cadet un potentiel suspect…

Comme s'il avait suivi son raisonnement, Deuteros serra les poings et gronda:

-Sauf que tu viens d'apprendre mon existence, et que je possède les mêmes pouvoirs que mon frère…

-En effet.

-Ca change considérablement la donne, pas vrai?

-Ca fait simplement un suspect en plus, pas…

Le jeune homme aux cheveux bleus eut une sorte de petit rire, si léger que ses épaules bougèrent à peine:

-Vous êtes vraiment tous les même au Sanctuaire…

Dégel haussa un sourcil: qu'est-ce qu'il voulait dire par là? D'autres personnes étaient-elles venues enquêter avant lui? Non, il avait plutôt l'impression que Deuteros avait mal interprété ses paroles… Et quand ce-dernier écarta brusquement les bras, il comprit que, malgré lui, il l'avait sous-estimé. Le cercle de glace vola brusquement en éclat, comme s'il n'était que poussière.

Le Verseau recula d'un pas, surpris: il savait que cet homme était puissant, mais il n'aurait jamais cru qu'il pouvait briser ses liens si facilement!

-Attends, tu ne comprends pas: je ne te veux aucun…

-Ils disent tous ça! Je ne suis pas naïf au point de me laisser avoir par une ruse aussi primaire!

Dégel voulut le raisonner mais un nouveau coup manqua de l'atteindre, un coup si puissant que s'il l'avait reçu de plein fouet, il n'aurait pas pu en sortir indemne! Il trébucha et réalisa en même temps que Deuteros ne le frappait pas pour le mettre hors combat: il se battait pour le tuer et le faire taire à jamais.

Dégel sentit un léger filet de sueur froide glisser dans son dos: il devait avouer qu'il n'avait pas entièrement cru Asmita quand il l'avait mis en garde contre la violence de son seul témoin dans cette enquête. Il avait pensé que le Chevalier de la Vierge était particulièrement prudent et qu'il avait exagéré.

Bon sang, s'il avait su, il aurait emmené Kardia avec lui!

Dégel secoua la tête: non! Il était tout à fait capable de régler ça seul! Il devait arrêter de douter de lui et de ses capacités! Il n'avait qu'à… Oui, s'il avait bien compris comment maîtriser cette technique, il pourrait gagner sans que personne ne soit blessé. Alors, quand Deuteros leva de nouveau le poing, il était prêt.

-Attendre le dernier moment, le tout dernier… Le laisser prendre confiance en lui… Et bloquer.

Le grec frappa de toutes ses forces, en poussant un grognement presque animal et Dégel souffla à la dernière seconde, pile quand le coup allait l'atteindre, tellement tard qu'il crut avoir trop attendu:

-Freezing Shield!

L'impact du coup bloqué par ses mains fit voler sa cape en arrière et un morceau de glace se rompit sous le choc, allant griffer sa joue et manquer son oeil droit de peu. Malgré le bouclier de glace qu'il avait eu tout juste le temps de dresser devant lui, l'onde de choc remonta le long de ses bras, lui arrachant presque une grimace, et il tomba assis malgré lui: s'il avait encaissé ce coup, il n'aurait pas pu y survivre.

Dégel entrouvrit le lèvres et relâcha l'air qu'il venait de caler dans ses poumons, les jambes légèrement tremblantes sous la force du coup et l'adrénaline:

-Joli coup… Mais il en faudra plus pour me tuer.

Deuteros écarquilla des yeux surpris, essaya de se reculer,… Resta prisonnier de la glace qui remontait à toute vitesse le long de son bras pour l'immobiliser:

-Qu'est-ce que?!

S'horrifia-t-il en forçant sur son bras autant qu'il le pouvait:

-Aussi puissant que tu sois, tu ne pourras te défaire si facilement du « Freezing Shield ». Puisque tu refuses de coopérer je suis obligé de t'arrêter, et tu m'en vois navré.

Deuteros s'évertua à se dégager pendant deux longues secondes avant de renoncer et de souffler, presque las:

-Alors tue-moi tout de suite, qu'on en finisse.

Dégel haussa un sourcil:

-Pourquoi devrais-je le faire?

Aurait-il des choses à se reprocher? Des choses à cacher? Est-ce que ce serait lui le meurtrier, et non pas Aspros comme je le pensais?

Comme pour confirmer ses paroles, Deuteros plongea ses yeux bleus azurs dans les siens:

-Pour me punir du meurtre des Pythies.

Le Verseau écarquilla les yeux et retint une exclamation de surprise: Aspros n'y était donc pour rien?! Ce que le Pope lui avait dit était donc la version que le Gémeaux avait inventé pour couvrir et protéger son cadet? Mais alors… Tout ce qu'il pensait, tous ses doutes étaient infondés et faux!

-C'est donc toi qui est derrière cette atrocité?

Dégel ne parvenait pas à y croire. Paradoxalement, ses doutes envers Aspros étaient les seules choses dont il ne doutait pas. A moins qu'il ne se soit trompé? Que Kardia se soit trompé, lui aussi?… Non, quelque chose clochait définitivement dans le comportement étrange de Deuteros. Comme s'il voulait… Comme si…

-Je sais que vous allez me condamner à mort alors autant ne pas perdre de temps.

A ce moment-là, les yeux du grec se firent plus insistants, comme pour le convaincre de la véracité de ses propos.. Et peut-être pour se convaincre lui-même… C'était presque comme si Dégel pouvait l'entendre appeler à l'aide, tellement il avait l'air perdu, perdu mais déterminé à la fois…

Des yeux perturbants… Criants de vérité et de détresse…

Alors Dégel comprit que Deuteros mentait. Qu'il mentait et que c'était lui qui ouvrait les crimes de son aîné.

Il hésita quelques secondes (après tout, il avait quand même failli mourir de la main de cet homme) mais prit rapidement la meilleure décision. Si ce qu'Asmita avait dit était vrai, Deuteros n'était pas aussi dangereux et violent qu'il voulait le faire croire… Il pourrait leur être d'une grande aide.

Le cadet des Gémeaux cligna des yeux lorsque la glace qui emprisonnait son corps se retira lentement et finit par tomber sur le sable de l'arène:

-Qu'est-ce que tu fais?

Sembla-t-il s'inquiéter. Dégel se releva et épousseta son bras gauche d'un geste faussement nonchalant:

-Ca se voir non? Je te libère.

-Pourquoi est-ce que tu fais ça?

Souffla Deuteros, méfiant, ayant reculé d'un pas prudent, comme soudain inquiet. Le Verseau se tourna vers lui et le détailla avec plus d'attention: de nombreux bandages, de simples genouillères comme seule protection, une tunique en un état correct, légèrement plus claire que ses cheveux,… Il devait avouer que ce qui l'intriguait le plus était ce masque de fer qui cachait le bas de son visage… Qu'avait-il donc de si horrible à dissimuler? A moins que ça ne soit une règle dont il n'avait pas connaissance?

Il haussa les épaules: peu importait… Seule comptait sa mission:

-Parce que tu m'as menti.

Comme il s'y attendait, Deuteros se raidit subitement, surpris d'avoir été « démasqué »:

-Qu'est-ce que…

-Tu n'y croyais pas toi-même, c'est ce qui t'a trahi, et ce qui t'a sauvé: tu peux remercier de ton sens de l'honnêteté.

Malgré le masque, Dégel sut que le grec hésita avant de parler, lentement, comme légèrement inquiet:

-Qu'est-ce que tu vas faire?

-Puisque tu refuses de coopérer, te laisser à la surveillance des gardes du Sanctuaire, je suppose.

Comme il s'en doutait, Deuteros s'écrit immédiatement, comme effrayé:

-Non! Tout mais pas ça!

-Pourquoi? Parce que ça nuirait à la réputation de ton frère?

-Bien évidemment.

-Tu ferais mieux de penser un peu plus à toi: Aspros n'a que faire de sa réputation si elle est mauvaise, tant que sa propre estime de lui est élevée.

-Tu mens!

-Est-ce que j'ai vraiment l'air d'un menteur?

Soupira Dégel, las, presque désespéré par l'aveuglement dont faisait preuve son aîné. Deuteros se renfrogna:

-Je ne sais pas quoi penser de toi, Verseau…

-Il en va de même pour moi, je te l'avoue.

-Je ne te fais pas peur?

-Tu te méprends: je t'avoue avoir été… Surpris en apprenant ton existence. Mais ce qui me fait peur, ce n'est pas ça mais plutôt l'idée qu'une personne aussi puissante que toi soit en train de couvrir les actions d'une autre…

Deuteros grogna et se retourna, faisant mine de s'éloigner:

-Tu te trompes là-dessus: je ne couvre personne et je ne sais rien sur cette histoire…

-Vraiment?

-Vraiment.

-Je suppose que tu peux me dire pourquoi tu m'as menti, alors?

Mais pile au moment où le grec se retournait, une explosion sourde au centre de l'arène les fit sursauter tous les deux. Ils se retournèrent d'un bond et Dégel hésita, un air interloqué sur le visage:

-C'est toi qui vient de faire ça?

Deuteros secoua lentement la tête par la négative:

-On dirait que… Quelque chose essaye de sortir de terre.

-Quelque chose?

Le Verseau pâlit légèrement: si ses souvenirs étaient bons (et ils l'étaient), son Maître lui avait appris que, dans des temps reculés, Athéna avait vaincu les Berserkers d'Arès, le dieu de la guerre… Et qu'après les avoir fait décapiter pour railler leur tradition (un adversaire vaincu, une pièce d'or), la lointaine incarnation de leur Déesse, fort farouche et cruelle à l'époque, apparemment, les avait fait sceller dans cette ancienne arène…

Donc… Si ces choses venaient de revenir subitement à la vie alors qu'elles y étaient scellées depuis des centaines d'années… Cela voulait dire que…

-Quelqu'un a brisé le sceau…

Murmura Dégel, plus pour lui-même que pour son aîné. Si le sceau avait été sur le point de se rompre de lui-même, Athéna ou même le Pope l'auraient senti et ils se seraient empressés de le renouveler. Impossible donc de miser sur une simple action du temps…

Mais qui pouvait avoir fait une chose pareille? Un fanatique au service d'Arès? Un curieux qui ne pensait pas à mal? Un enfant, peut-être? Un ennemi? Ou bien un…

Le Verseau réfréna un frisson méfiant: un traître au Sanctuaire?… Au fond… Oui, au fond, il ne voyait que ça. Quelqu'un devait avoir trahi… Sans perdre une seconde, il se concentra pour tenter de percevoir un cosmos quelconque, même une simple trace,… Le coupable ne pouvait pas entièrement dissimuler sa cosmo-énergie pour accomplir une chose de ce genre.

Il ne perçut d'abord presque rien, pas assez pour qu'il puisse trouver l'identité de celui qui avait brisé le sceau. Mais quand le premier Berserker sortit de terre, enveloppé par un cosmos à la fois négatif et lumineux, Dégel tiqua: non… Il devait être influencé par ses doutes, il avait certainement dû faire erreur en analysant la situation…

Mais lorsque trois autres corps dépourvus de têtes se dressèrent devant lui, il sut qu'il n' s'était pas trompé:

-Aspros?

$s$s$s$

Au même moment, Aspros des Gémeaux terminait, avec une satisfaction palpable, de regarder le sceau d'Athéna brûler. C'était risqué, et il le savait bien: Dégel risquait de percevoir son cosmos derrière tout ça… Il esquissa un sourire mauvais: seulement s'il survivait.

Il n'avait pas à s'en faire: les Berserkers se chargeraient de le débarrasser du Verseau, bien trop méfiant et proche du Pope en titre pour qu'il puisse le laisser en vie, et de son frère du même coup. Un coup de vent secoua ses longs cheveux bleus et il s'appuya plus confortablement contre le bastingage du deux mats qui n'allait pas tarder à quitter le port.

En fait, il était censé partir la veille mais une tempête avait commencé juste avant qu'ils ne larguent les amarres, immobilisant le bateau au port et donc lui-même au Sanctuaire. Sur le coup, il en avait été contrarié, mais quand, le lendemain matin, il avait entendu dire que l'affaire des Pythies faisait l'objet d'une enquête, il s'en était réjoui. Ainsi, il pouvait s'occuper de tout lui-même:

-J'avais espéré que tu serais capable de venir à bout de Dégel, mais tu ne cesses de me décevoir, Deuteros… Je ne comptais pas me débarrasser de toi tout de suite mais vu que ta confiance en moi semble flancher, tu ne me laisses pas le choix… (Il ferma les yeux et poussa un soupir rieur) J'espère que ma petite surprise te plaira et que les Berserkers ne te feront pas trop souffrir.

Après tout, Deuteros avait beau être son rival indirect, il restait son petit frère: il devait mourir, certes, mais, si possible, pas trop douloureusement.

Aspros serra le poing si fort que ses articulations craquèrent:

-Il ne peut en rester qu'un seul…

Une image se dessina dans son esprit, si vivace qu'on aurait presque dit un souvenir, une image qui ne cessait de le hanter depuis qu'il s'était rendu à Delphes…

Le Gémeaux grimaça: un jeune homme qui lui ressemblait étrangement… Un jeune homme aux cheveux noirs et aux yeux rouges sang vêtu d'un surplis ressemblant trait pour trait à l'armure des Gémeaux… Et en face de lui… En face de lui…

Aspros grinça des dents sous le coup de la rage, le souffle presque court et saccadé: en face de lui, prêt à combattre, Deuteros… Vêtu de l'armure d'or des Gémeaux. Son armure à lui, volée par son cadet, par son propre frère.

-Je refuse. Je ne te laisserai pas me voler ma gloire, mon armure et mon rang, Deuteros. (Comme pour se rassurer, il posa la main sur sa Pandora Box et caressa son métal doré d'un mouvement mécanique) Cette armure est à moi et à moi seul: j'ai fait trop d'efforts pour l'avoir et je ne te laisserai pas tout réduire à néant.

Il se concentra légèrement et tendit son cosmos vers l'ancienne arène, l'en entoura avant de murmurer un « Another Dimension » presque muet. Et il vit avec plaisir la scène de crime de l'espace-temps normal. Parfait, comme ça, personne ne verrait rien, personne n'interviendrait et personne ne le soupçonnerait.

-Hors de question que mon ambition soit mise en danger par un incapable et un curieux… Même si je dois te tuer, toi, Deuteros, et tous les gens qui se dressent sur mon chemin, pour parvenir à mon objectif…

-Tu parles tout seul?

Aspros ne sursauta même pas et tourna la tête vers les quais: qui donc osait lui parler sur un ton pareil? Quand il nota de longs cheveux marines en bataille et un sourire moqueur, il manqua de lever les yeux au ciel. Qui d'autre que lui est-ce que ça aurait pu être?

-Chose typique chez les gens dotés d'une intelligence supérieure à la moyenne. Ca ne t'arrive sans doute jamais, pas vrai, Kardia?

Comme il l'espérait, le Scorpion se raidit immédiatement sous le coup de la colère et il aboya presque:

-T'insinues quoi là?! Que je suis débile?!

-Mais pas du tout voyons, où vas-tu chercher ça?

Aspros ne put s'empêcher de sourire devant la grimace de colère qui déforma le visage de l'insupportable arachnide doré: c'était plus fort que lui, il adorait faire sortir cet abruti de ses gonds. Lui et Manigoldo, mais il devait avouer que les réactions de Kardia le faisaient presque mourir de rire tant il était ridiculement susceptible.

Le Gémeaux s'accouda au bastingage, ravi de constater qu'il dominait cet idiot de deux bons mètres, juste ce qu'il fallait pour :

-Que me vaut l'honneur de ta visite? Fais vite, mon bateau va bientôt partir.

Kardia grommela une demi-seconde avant de plisser les yeux:

-Je revenais de l'arène et j'en profite pour te dire de ne plus jamais adresser la parole à Liam, tu m'entends?

Aspros haussa un sourcil: Liam? Mais il ne connaissait pas de Liam.. Que racontait donc ce triple idiot? Mais la lumière se fit dans sa tête lorsqu'il se rappela vaguement du garnement qui lui avait tenu tête la veille. Une lueur amusée et intéressée éclaira son regard: tiens donc… Alors comme ça, Kardia tenait vraiment à ce gamin… Il ne l'aurait jamais parié au vu du comportement et du tempérament du Scorpion.

Il haussa faussement les épaules:

-Je ne vois pas pourquoi j'irais m'abaisser à parler avec un apprenti, tu t'en fais pour rien.

-Arrête de jouer au plus malin avec moi, Aspros, je suis pas aussi patient que les autres et ça risquerait de mal finir.

Le Gémeaux cala son menton dans la paume de sa main:

-Pour moi, ou pour toi?

-Devine.

Mais c'était qu'il avait presque l'air dangereux, le Scorpion… Aspros fronça légèrement les sourcils: non, là, il se trompait. Il adorait taquiner cet idiot, mais il devait avouer que, tout aussi idiot qu'il soit, cet homme était dangereux. Oh rien qui puisse l'effrayer, juste ce qu'il fallait pour qu'il s'en méfie…

Il dut s'empêcher de sourire de nouveau: à quel point la douleur déformerait-elle le visage du Scorpion quand il apprendrait la perte de Dégel? A quel point la peine allait-elle le rendre encore un peu plus fou? A quel point la colère le détruirait-elle, physiquement comme mentalement? Ha… Il avait presque hâte de rentrer pour voir les dégâts occasionnés par ces pertes…

-Si je peux te donner un conseil, tu ferais mieux de veiller sur tes frères d'armes plutôt que de protéger un gamin sans avenir.

-J'en ai rien à foutre de tes conseils, mon vieux. Contrairement à ce que tu penses, t'es pas encore le nouveau Pope, alors j'ai aucune raison de t'obéir ou de t'écouter.

Aspros plissa dangereusement les yeux et son visage s'assombrit comme son petit sourire narquois disparaissait d'un coup. Pour qui se prenait cet espèce de paysan? Avait-il oublié à qui il parlait? Il se pencha en avant et feula presque:

-Fais attention à la manière dont tu parles à ton supérieur.

-Aux dernières nouvelles, t'es encore mon cher et tendre « frère d'armes », nan?

Ironisa Kardia, un large sourire sur les lèvres. Mais le Gémeaux voyait bien à son visage sombre que ce n'étaient pas des paroles en l'air. Bon… Il avait espéré pouvoir garder un guerrier sanguinaire comme lui à ses côtés une fois Pope, mais au vu de son comportement, il serait dans l'obligation de s'en débarrasser bien vite.

Oh mais il le laisserait d'abord souffrir, sombrer dans la douleur, le désespoir et la folie, quand il apprendrait que Dégel était mort sans pouvoir rien faire. Oui, il le regarderait d'abord se briser mentalement avant de l'achever. Oh et puis, tant qu'il y était, il s'arrangerait aussi pour que Liam soit porté disparu avant qu'on ne retrouve son corps dans un lieu incongru. Le genre de chose qui laisserait penser à un suicide. A moins qu'il n'arrive à faire croire à un viol? Il réfléchirait à ce qui blesserait le plus cet insolent…

-Tu n'aurais pas dû me parler de cette manière: je te ferai payer arrogance et ton insolence bien assez tôt.

Les yeux du Scorpion s'assombrirent légèrement, sans pour autant qu'il cesse de sourire:

-J'ai hâte de voir ça… Compte pas sur moi pour te laisser faire sans réagir…

-Oh mais j'espère bien que tu opposeras un minimum de résistance.

-T'as pas à t'en faire là-dessus.

Ils se fusillèrent une longue seconde du regard, comme si aucun des deux ne voulait baisser les yeux le premier et s'avouer « vaincu », « plus faible » que l'autre. Et quelle ne fut pas le malin plaisir de Kardia quand Aspros se détourna, appelé par un matelot. Le Gémeaux se retourna une dernière fois et siffla:

-Tu remettras mon bonjour à Dégel: j'ai cru comprendre que sa mission serait… Décisive.

-T'en fais pas pour lui: il est plus solide qu'il en a l'air.

-Oh mais je l'espère pour lui…

Il se retourna pour que Kardia ne voit pas son sourire mauvais comme il terminait, pour lui seul:

-Je l'espère bien…

Une fois qu'il serait Pope, il s'occuperait personnellement, de faire un tri efficace dans ses futurs subalternes: seuls les plus fidèles et les plus obéissants resteraient. Les autres, les résistants, les opposants et les insoumis seraient exécutés.

C'était aussi simple que ça.

$s$s$s$

Dégel toussa, le visage couvert de griffes et de légères brûlures, les poumons comprimés par la chaleur étouffante qui régnait désormais dans l'arène. Il redressa tant bien que mal le corps inconscient de Deuteros et le secoua:

-Deuteros! Réveille-toi! Oh! Deuteros!

Le grec cligna difficilement des yeux et toussa à son tour. Rassuré, le Verseau poussa un soupir et se concentra sur les ennemis qui leur faisaient face. En grosse majorité, il s'agissait de Berserkers d'Arès. Des hommes aux corps imposants et aux armes massives mais dépourvus de têtes.

-Oh? On tombe directement sur des Chevaliers d'Athéna? C'est notre jour de chance, les gars!

Un seul homme la portait encore sur ses épaules. Un jeune homme aux cheveux noirs parsemés de tresses et au corps strié de cicatrices qui tirait derrière lui un chariot rempli de têtes aux visages grimaçants.

-Incroyable, c'est lui l'auteur de ce brasier? Mais on dirait un enfant!

S'étonna Dégel, abasourdi par la puissance de l'homme qui lui faisait face. Le Berserker s'arrêta à quelques mètres d'eux et leva lentement les yeux sur eux, des yeux remplis de haine et de douleur:

-Une pièce par adversaire abattu… Une pièce par tête tranchée…

Il désigna son large butin derrière lui et gronda:

-C'est la loi parmi les guerriers d'Arès. Et voilà le montant accumulé par mon frère et moi. (Il esquissa un sourire mauvais, teinté de folie) Ca peut vous sembler horrible, mais pour moi, le pire reste le moment où mon frère a été décapité devant moi par votre Déesse!

Dégel, qui avait longuement hésité, intervint, jouant le tout pour le tout:

-Tu te trompes de cible.

Le jeune homme cligna des yeux:

-Ha bon? Va pas me dire qu'avec une armure pareille tu n'es pas un de ces sales Chevaliers d'or!

-Je…

-Je vous hais tous, peu importe combien de temps a passé depuis, je ne laisserai pas ce crime impuni! Et je ne serai apaisé que lorsque les têtes de tous les gens du Sanctuaire seront à moi, Ema du Jamadhar!

Dégel écarquilla les yeux: Ema?… Mais alors… Si ces hommes étaient bien des Berserkers et que le plus jeune d'entre eux s'appelait ainsi… Oh bon sang, ils allaient passer un sale quart d'heure!

Ema tendit le bras vers eux, projetant du même mouvement toutes les têtes vers eux. Rien de bien dangereux, pensez-vous sans doute… Sauf que ces têtes étaient toutes incendiés, mortellement dangereuses si elle ne faisaient que les effleurer!

Le Verseau retint un juron quand la première tête les effleura: il n'avait pas le luxe de réfléchir. Il devait absolument les protéger et faire sortir Deuteros de cet enfer avant qu'il ne meure, suffoqué par la chaleur environnante!

Mais quelle ne fut pas sa surprise quand le grec, pourtant presque inconscient, se dressa devant lui, bras largement écartés. Dégel tiqua: est-ce qu'il… Est-ce que la chaleur le faisait délirer ou bien Deuteros était-il en train de le protéger?! Et quand il remarqua qu'il serrait également le poing pour attaquer, le Verseau s'écria en le repoussant:

-Espèce d'idiot!

Une vague de froid s'échappa de sa main, frappant tous les projectiles et les congelant immédiatement. Pourtant, ça ne les rendait pas moins dangereux pour autant: si une seule des têtes les touchaient, ils risquaient de graves blessures! Dégel se contenta de claquer des doigts et les (désormais) blocs de glace éclatèrent furent réduits à de simples grains de poussière.

Deuteros se retourna vers lui, une expression de surprise et de respect nouveau dans les yeux:

-Qu'est-ce que…?!

Dégel le réprimanda immédiatement, lui coupant la parole dans le même mouvement:

-Tu ne croyais tout de même pas que tu allais t'en occuper tout seul?!

Le jeune homme aux cheveux bleus cligna des yeux, surpris par la soudaine véhémence du Verseau, lui qui était resté calme depuis le début de leur conversation:

-Mais je…

-Je sais bien ce que tu as essayé de faire là, j'ai le même genre d'imbécile suicidaire qui me pourrit la vie vingt-quatre heures sur vingt-quatre!

Deuteros sursauta légèrement mais Dégel continua, implacable:

-Si tu te sens coupable pour quelque chose, si tu es dévoré par des remords ou d'autres choses de ce genre au point d'essayer d'en mourir, évite d'essayer de perdre la vie d'une manière aussi stupide, tu veux!

-Je ne veux pas…

-Deuteros, je ne sais pas ce qui te torture à ce point, mais mourir n'est jamais la bonne solution, jamais, tu m'entends? Est-ce que tu caches vraiment les actes de ton frère? Est-ce que tu es hanté par ta vie dans l'ombre? Est-ce que tu es envahi par des doutes? Est-ce que tu t'en veux pour d'autres choses? Peu importe parce que dans tous les cas tu dois te battre pour vivre et surpasser ces problèmes! Il est grand temps que tu arrêtes de te morfondre et que tu ailles de l'avant!

Il ne parvenait pas à s'arrêter, c'était comme s'il se défoulait une bonne fois pour toute, secouait le cadet d'Aspros pour le faire enfin réagir:

-Tu veux te battre? Très bien, mais pas seul. Tu es blessé, sans armures et ce sont des Berserkers. Et si ce que ce Ema dit est vrai, nous avons en face de nous l'un des deux frères maléfiques de l'Ephodos du régiment des flammes, et crois-moi, seul, tu ne t'en sortiras pas. Alors je ne te demande qu'une chose: laisse-moi t'aider.

Termina-t-il avec un léger froncement de sourcil, comme pour accentuer son mécontentement et surtout sa volonté. Deuteros hésita quelques secondes puis souffla:

-Je pensais que tu me soupçonnais d'avoir éliminé les Pythies.

Dégel plissa légèrement les yeux: Deuteros revenait encore sur cette affaire… C'était clair et net, il était mêlé à cette histoire, même s'il n'était sans doute pas le responsable direct… Il devrait définitivement l'interroger après ce combat:

-Tu ne l'as pas fait, non? Alors combattons ensemble avant de reprendre là où nous avons été interrompus, ça te va? Je te promets que je me contenterai de te poser des questions, rien de plus.

Comme le grec semblait encore hésiter, le Verseau se forgea un léger sourire, plus pour le rassurer qu'un sourire sincère:

-Aie confiance en moi, juste pour cette fois.

Une boule de feu s'écrasa juste entre eux deux, les obligeant à bondir sur le côté pour l'éviter pleinement:

-Arrêtez de papoter et battez-vous!

S'écria Ema en se jetant sur eux, une arme à double lames tendue vers eux, prête à les embrocher. Immédiatement, Dégel tendit les bras: avant toute chose, ralentir cet homme et l'immobiliser le temps d'établir une stratégie:

-Freezing Shield!

Une large couche de glace se dressa entre eux et leur ennemi. Avec ça, ils avaient tout le temps de préparer un plan d'attaque, parce que, aussi fort qu'il pouvait être, Ema ne pourrait jamais briser son bouclier de…

Les lames entrèrent en contact avec la glace et furent soudain entourées d'un tourbillon de lave. Tourbillon qui fit fondre leur ultime rempart comme s'il avait s'agit d'une simple feuille de papier. Malgré lui, Dégel poussa un cri surpris en reculant prudemment:

-Mais comment?!

Le rire d'Ema accompagna sa réponse:

-Tu ne croyais tout de même pas que ton petit glaçon arrêterait le feu du Dieu Arès, non?!

Dégel vit arriver les lames droit sur eux, droit sur lui, et il se rendit compte bien vite qu'il n'avait pas assez de recul pour espérer éviter le pire. Mais avant même qu'il n'ait pu se mettre à paniquer, il se sentit poussé en arrière et une ombre se dressa devant lui, arrêtant les armes à quelques centimètres seulement.

Le Verseau cligna vivement des yeux:

-Ka…

Non, ridicule, ça ne pouvait pas être Kardia, ça n'était pas lui. Et même s'il lui semblait impossible que Deuteros puisse agir malgré cette chaleur et son état, il ne pouvait s'agir que de lui.

Dégel poussa un soupir soulagé quand son aîné se tourna vers lui, gardant dans sa main serrée le poignet d'Ema:

-Tu m'as dit t'appeler Dégel, c'est ça? Je te remercie pour tes paroles, elles me font étrangement chaud au coeur.

Le français sursauta quand quelque chose tomba du visage de Deuteros et s'écrasa lourdement sur le sable de l'arène. Plissa les yeux et les releva lorsqu'il comprit qu'il s'agissait du lourd masque de fer qui cachait la bouche et le nez du cadet des Gémeaux:

-Deute…

-J'accepte ton aide, (Sa voix, plus nette sans ce masque, lui paraissait presque étrangère) mais laisse-moi m'occuper de ce type.

Ema poussa un grognement et se dégagea en faisant un bond prudent en arrière. Dégel hésita:

-Mais tu ne… Tu n'es pas en état de te battre!

-Dégel…

Deuteros se tourna vers lui, et en plus de ses sourcils froncés et de la lueur rageuse dans ses yeux clairs, le Verseau aperçut une bouche pourvues de deux canines légèrement saillantes (à vrai dire, rien qui ne justifiât le port du masque):

-Quand ça serait fait, je répondrai à tes questions, mais pour ce faire, je dois remporter ce combat. Je sais que la réponse que je cherche se trouve là.

-Mais tu…

-Une fois que je l'aurai vaincu, je pourrai sans doute m'affranchir du monde de mon frère… (Il serra les poings et se tourna de nouveau vers le jeune Berserker qui leur faisait face) Et je pourrai alors répondre à tes questions avec le coeur en paix.

Dégel écarquilla légèrement les yeux, surpris par le changement d'attitude soudain de Deuteros: avait-il réussi à lui faire comprendre que quelque chose clochait dans l'attitude de son frère? Non… S'il avait pu changer d'avis aussi vite, sans doute qu'il avait déjà quelques doutes auparavant. Ses paroles n'avaient été qu'un souffle bien placé sur des braises déjà prêtes à s'enflammer.

Au fond, peut-être qu'il devrait parler au Pope des capacités incroyables de son témoin… Qui savait, peut-être qu'il pouvait faire un bon Chevalier d'Athéna?

Pourquoi pas après tout?

Alors, Dégel esquissa un sourire:

-Je te laisse faire.


Et voilà! :D J'espère que ça vous a plu! Un peu d'action de temps en temps, ça fait du bien! *^* Encore un ou deux chapitres comme ça avant de revenir à un rythme plus posé ;)

Je devrais normalement vous poster le chapitre suivant aux alentours du 20 septembre donc :) (prions pour que mon horaire me laisse le temps d'écrire ;0;)

Gros bisous à tous et à très bientôt pour de nouvelles aventures! :D *keur keur*