Hello mes petis Kinders ! Quoi, comment ça c'était nul ? Bon OK.

Cette fois-ci, ce n'est pas vraiment un drabble. C'est un chapitre plus long que les deux précédant, et je pense que je vais en écrire d'autres comme ça. ;)

J'espère qu'il vous plaira autant que les deux premiers. :)


...


Allongés l'un contre l'autre après avoir fait l'amour, Sebastian et Santana s'apprêtaient à remettre ça quand la sonnerie du téléphone de l'hispanique vint les déranger. Celle-ci décrocha.

- Allô ? Grogna-t-elle avec mauvaise humeur.

La conversation dura à peine une minute, et consista à une série de « Ouais », « Mouais, O.K. » et « Très bien » de la part de Santana. Lorsqu'elle raccrocha, Sebastian demanda aussitôt :

- C'était qui ?

- Quinn, répondit Santana en levant les yeux au ciel. Elle voulait nous inviter chez elle demain soir. Pour dîner.

- Et merde.

- Ouais, je sais …

Les deux soupirèrent. Pas qu'ils n'appréciaient pas Quinn Fabray, mais à chaque fois qu'ils se rendaient chez la blonde, celle-ci insistait lourdement pour leur montrer des photos de sa fille Beth, dont elle allait prochainement récupérer la garde. Expérience qui, à la longue, pouvait se montrer très agaçante.

- Dis-moi, reprit Sebastian, t'as déjà pensé à avoir un enfant ?

- Ouais, répondit simplement Santana.

Sebastian se tourna vers elle en fronçant les sourcils, puis demanda :

- Et … ?

- Et alors, j'ai vite oublié cette idée.

- Sérieux ?

- Absolument.

- Pourquoi ?

- Parce que je ne suis pas faite pour être maman, grogna l'hispanique, visiblement agacée.

- Tu es une menteuse pitoyable, Lopez.

Santana jeta un regard noir à son mari, qui comprit alors qu'il venait d'aborder un sujet qui fâchait.

- Est-ce que j'ai dit un truc qui fallait pas ?

- Non. C'est pas toi le problème, Seb. C'est moi.

- Me ferais-tu l'immense honneur de me donner plus d'explications ? Même un type intelligent et beau gosse comme moi n'arrive pas à comprendre où tu veux en venir.

- Hé ! L'intelligence n'a rien à voir avec la beauté, abruti.

- N'essayes pas de changer de sujet, Lopez.

L'hispanique secoua la tête. Décidément, il la connaissait trop bien.

- Je ne peux pas avoir d'enfants, annonça-t-elle d'une voix étrangement rauque. J'voulais pas que tu le saches, parce que franchement, j'en suis pas fière.

Sebastian ouvrit de grand yeux ronds. Certes, il n'était pas réellement surpris d'apprendre cela (tout comme lui, Santana avait un nombre incalculable de conquêtes à son actif, et n'était pourtant JAMAIS tombée enceinte), mais comment sa femme pouvait-elle avoir honte ?

- C'est pas ta faute, affirma-t-il.

- Je sais, marmonna-t-elle.

- Je déteste les enfants de toute façon.

Elle se redressa, et pendant un instant, Sebastian s'attendit à la voir passer en mode Lima Height, mais il n'en fut rien. Elle se contenta de grommeler un « Moi aussi ... » presque inaudible, et surtout, peu convainquant. Sebastian s'en voulut presque aussitôt : il ne pouvait pas comprendre ce que vivait Santana. Lui, il s'en fichait de ne pas avoir d'enfants,mais pour elle, c'était sûrement différent. Santana était une femme, après tout ; et les femmes aiment souvent les enfants. Elle ne devait pas être une des rares exceptions.

- Écoute, dit Sebastian en caressant l'épaule de sa femme, je sais que c'est pas facile à vire, et d'ailleurs, c'était courageux de ta part d'oser m'en parler. (il s'arrêta quelque seconde pour réfléchir ; décidément, les grands discours, ce n'était pas son truc). Mais tu sais quoi ? Si un jour, nous voulons un enfant, on pourra très bien adopter. Le plus important, c'est l'amour qu'on lui portera. Ça sera différent bien sûr, mais je l'aimerai exactement de la même manière. T'inquiète pas pour ça, d'accord ?

Une larme coula doucement sur la joue de l'hispanique qu'elle essuya rapidement avec son pouce avant de hocher la tête.

- On remet ça ? Demanda-t-elle dans l'espoir de changer de sujet.

- Vos désirs sont des ordres, princesse, répondit Sebastian avec un sourire qui en disait long.