Chapitre 6 :
Les hangars qui contenaient les croiseurs interstellaires de la République étaient en ébullition. Des droïdes s'affairaient à remplir les canons de munition, un vaisseau ovale de taille moyenne remplissait les réservoirs de carburant et des milliers de clones gagnaient leurs quartiers à bord du transport militaire.
Anakin avait toujours aimé l'ambiance qui régnait dans les hangars avant un départ de mission. Cette agitation le motivait, lui donnait de l'énergie. Au milieu de tout ce stress, il se sentait étrangement apaisé.
Assis sur des caisses de munition, le jeune homme trafiquait les branchements de son bras mécanique. La technologie n'était plus aussi avancée que celle qu'il avait connue sous le règne de l'Empire. Il faudrait encore attendre plusieurs années avant le développement des modèles de prothèses recouvertes de peau synthétique. Se retrouver dans cette situation était frustrant, mais Anakin était reconnaissant qu'il ne s'agisse que de son bras. Il avait vécu la dernière partie de sa vie enfermé dans une armure, privé de ses quatre membres. La sensation de liberté qu'il éprouvait désormais était indescriptible.
- Le vaisseau est prêt. Nous avons moins de munitions que je ne l'espérais, mais je suis certain que tu trouveras une manière astucieuse de palier à ce manque dans ton prochain plan, déclara Obi-Wan en s'appuyant contre les caisses sur lesquelles se trouvait son ami.
- Je ne fais pas de plan, répondit Anakin sans détourner son regard des fils électriques de son bras.
- C'est un mensonge, mon jeune ami.
Anakin haussa des épaules et ne put réprimer un sourire. Les deux Jedi échangèrent alors un regard amical. Plus les jours passaient, plus Anakin se rendait compte que les contacts humains lui avaient manqué. Certes, il n'avait jamais nié ce fait en ce qui concernait Padmé, mais il ne s'agissait pas que d'elle. Ses amis lui avaient également manqué. Durant la partie de sa vie où il avait été Dark Vador, Anakin n'avait sympathisé avec personne. Sa vie n'avait été que violence et solitude.
Ce constat raviva un souvenir d'Ahsoka qui provoqua instantanément chez le jeune homme une vague de nostalgie. Ils avaient passé tellement de temps ensemble qu'il était difficile de repenser à l'époque où il ne l'avait pas connue. Beaucoup d'années étaient passées depuis la dernière fois qu'il l'avait vue en vie. Sa mort avait été une tragédie. En y repensant, Anakin ne pouvait s'empêcher de croire que, si le destin de son apprentie avait été différent, le sien aurait pu l'être également.
- Tu sens quelque chose ? demanda Obi-Wan en dirigeant son regard vers le bras mécanique de son ami.
- Un peu. Je ne sais pas si on peut vraiment comparer ça à des sensations. D'ici quelques années, mon bras sera comme neuf ! ajouta-t-il en se levant.
Anakin ferma et ouvrit la main quelques fois. Il avait réajusté les réglages afin que sa prothèse présente une plus grande force.
- Quelques années ? Cette technologie vient à peine d'être mise au point. Il va falloir que tu fasses preuve de patience.
Obi-Wan ne savait pas que la médecine allait connaître une avancée considérable dans les années à venir. Anakin décida de ne pas argumenter d'avantage. Il n'était pas censé savoir de quoi le futur était fait.
Les deux Jedi se dirigèrent vers leur transport militaire. La rampe d'embarquement se referma lourdement derrière eux. L'intérieur des croiseurs avait changé après l'avènement de l'Empire, mais la base était restée semblable. Cette vue glaça le dos d'Anakin. Il eut soudain l'impression de se revoir dans l'armure de Dark Vador, à terroriser ses hommes sur le pont supérieur de son vaisseau.
- A-t-on reçu les coordonnées de voyage ? demanda Obi-Wan en s'approchant du pilote.
- Non monsieur, pas encore. Nos sources nous indiquent le système Atravis, ce qui est étrange car on n'y trouve que peu de planètes habitables.
- Grievous cherche à se cacher. Les zones les plus inhospitalières de la Galaxie font très bien offices de repère. Je ne suis pas surpris, ajouta Obi-Wan, les bras croisés autour de la taille.
Plusieurs clones s'installèrent sur les sièges adjacents à celui du pilote. Encore une fois, Anakin dut se concentrer pour garder son calme. Si Obi-Wan n'avait pas été présent, il se serait cru de retour dans le passé. Toutes ces armures blanches et l'aspect du croiseur lui rappelaient trop de mauvais souvenirs.
- Mettez le cap sur le système Atravis, ordonna Obi-Wan. Nous attendrons d'avantages d'instructions de la part du conseil avant de verrouiller notre destination finale sur la planète où se cache ce lâche de Grievous.
- Très bien monsieur, répondit le pilote avant de se retourner pour faire face à son panneau de contrôle.
Le croiseur se souleva lentement du sol et suivit les ordres de la base de contrôle afin de quitter la planète. La vue de Coruscant depuis le ciel réussit à calmer le jeune Jedi. Sous le commandement de l'Empire, la ville avait beaucoup changé. Le Temple Jedi avait été détruit et bien des quartiers s'étaient dégradés. Palpatine n'avait jamais accordé une grande importance à l'aide financière aux personnes dans le besoin.
- Tu m'as l'air bien préoccupé, déclara Obi-Wan en venant se placer aux côtés de son ami.
- Je commence à comprendre quel est le problème. Ce qui nuit à Padmé, c'est moi.
Obi-Wan ouvrit grand les yeux et se tourna pour faire face à son ami. Il avait l'air très sérieux. Cependant, cette déclaration n'avait aucun sens.
- Tu m'expliques ? demanda-t-il, perplexe.
- Je ressens une connexion…
Anakin hésita un instant. Il n'était pas facile pour lui de prononcer ces mots.
- Je suis connecté au Côté Obscur. Il fait parti de moi.
- Qu'est-ce que tu racontes ! s'exclama Obi-Wan avec incrédulité. Tu as passé ta vie à chasser des Seigneurs Sith avec moi. Anakin, tu es quelqu'un de bien, cela ne fait aucun doute.
- Des gens biens peuvent faire des choses terribles, répondit-il en soupirant.
Cette réponse troubla le Maitre Jedi. Son ami n'avait encore jamais fait preuve d'une telle sagesse. Tout à coup, la théorie d'Anakin ne semblait plus aussi dénuée de sens.
- Explique-moi ce qui te pousse à dire ça.
- J'ai tué le Comte Dooku, répondit Anakin d'un ton sombre.
Le jeune homme décida d'omettre qu'il avait également tué le Chancelier. Personne ne savait quelle était sa vraie nature et il serait inutile de l'expliquer. De toute façon, il était peu probable qu'on le croit.
- Il représentait une menace. Tu n'as fait que te défendre.
- Je ne me suis pas défendu. Il était désarmé lorsque je l'ai tué.
Obi-Wan eut l'air quelque peu surpris, mais il ne répondit pas tout de suite. Il fit quelques pas en direction de la vitre et contempla Coruscant. Le vaisseau s'en éloignait à grande vitesse et la planète n'était maintenant plus qu'un petit point dans l'immensité de la Galaxie.
- Vous êtes en colère, déclara Anakin en se levant pour rejoindre son ami.
Obi-Wan détourna son regard de l'espace pour faire face à son ami. Etrangement, ses yeux semblaient exprimer de la compassion.
- Non. Je n'ai pas l'intention de te juger non plus.
- Ce que j'ai fait était mal.
- Mais nécessaire, reprit Obi-Wan. Il a tué le Chancelier, après tout. Tu l'avais peut-être désarmé, mais Dooku n'était pour autant devenu inoffensif.
Anakin ferma les yeux et soupira. Dooku n'était en rien responsable de la mort de Palpatine, mais il ne pouvait confesser cet autre meurtre. Personne ne pourrait le comprendre. Aucun être vivant dans la Galaxie ne lui viendrait en aide. Ce conflit était le sien et il allait devoir faire face seul à ses tourments.
Alors que le jeune homme se perdait dans ses réflexions, une voix étrangement familière vint le tirer de ses rêveries.
- Nos espions nous ont transmis les coordonnés de la planète sur laquelle se cache le Général Grievous.
Anakin se retourna et sentit sa poitrine se serrer lorsqu'il se retrouva face à son interlocuteur.
- Tarkin, déclara Anakin d'une voix étouffée.
- Général Skywalker, répondit-il avec femeté.
Cet homme avait commis des atrocités pour l'Empire. Il n'avait pas hésité à tuer des millions d'innocents pour servir l'Empereur. A dire vrai, Tarkin n'avait jamais tenté de masquer sa vraie nature. Ces souvenirs inspiraient à Anakin un profond dégoût.
- Le calcul des dernières trajectoires connues dans ce secteur ainsi que l'identification des modèles de vaisseaux nous indiquent la planète Mustafar, poursuivit-il avec la même froideur. J'ai déjà donné l'ordre de modifier le cap au poste de commandement.
- Très bien, répondit Obi-Wan. Je m'attendais à une planète inhospitalière, mais je dois avouer que cette nouvelle me surprend. Mustafar est une planète…
- Volcanique, compléta Anakin d'une voix sombre.
Le visage de jeune homme devint soudain très pâle. Revoir Tarkin en chair et en os avait été un premier choc. Cependant, apprendre qu'il se rendrait très bientôt sur Mustafar dépassait ses pires craintes. Anakin n'y était jamais retourné. Lors de la construction de l'Etoile Noire, il avait même envisagé l'éventualité de faire exploser cette planète.
- Le croiseur vole à pleine puissance. Le voyage ne prendra que quelques heures, déclara Tarkin.
- Le plus vite sera le mieux, reprit Obi-Wan. La mort du Chancelier a provoqué la discorde au Sénat. Réussir à mettre la main sur Grievous rassurera la population. Nous en avons grandement besoin.
La voix de Tarkin était très exactement comme dans les souvenirs d'Anakin : froide et mesquine. Tout sonnait faux chez cet homme. Il ne croyait qu'au mensonge et à la manipulation. L'idée qu'il ait un jour adhérer à ses valeurs provoquait chez le jeune homme un sentiment de profond mal-être.
- Je vais rejoindre le poste de commandement, déclara-t-il en saluant les deux Jedi. Je vous recontacterai avant notre atterrissage.
Obi-Wan s'inclina légèrement pour saluer l'officier, mais Anakin ne retourna pas la même courtoisie. Il s'accouda contre une structure métallique reliée aux fenêtres et perdit son regard dans l'immensité de la Galaxie. Les millions d'étoiles qui défilaient sous ses yeux réussirent à le calmer un peu.
Pourquoi, de toutes les planètes que contenaient la Galaxie, fallait-il que ce soit Mustafar ? Le jeune homme savait qu'il allait devoir faire face à de vieux démons, mais il n'avait pas envisagé une solution aussi radicale.
- Tout va bien ? demanda Obi-Wan, l'air intrigué. Tu es aussi pâle que le jour où de notre mise à mort, dans l'arène de Geonosis.
Anakin réprima une grimace qui trahissait son état d'esprit. Son appréhension n'avait pas échappé à l'attention de son ancien Maitre.
- Cette mission ne me dit rien qui vaille. Je m'attends au pire, expliqua le jeune homme d'une voix grave. Restons sur nos gardes.
- Intéressant, répondit Obi-Wan, l'air surpris.
- Qu'est-ce qui est intéressant ?
- Tu penses à la mission qui nous attend et tu t'inquiètes de son déroulement au lieu de ne penser qu'avec ton sabre laser. Que s'est-il donc passé pour que tu acquières une telle maturité ?
Anakin secoua la tête en soupirant. Son inquiétude s'était quelque peu dissipée et son visage exprimait désormais son amusement.
- Êtes-vous incapable de rester sérieux ?
- Ça n'a jamais vraiment été mon genre, répondit le Maitre Jedi en souriant.
Les remarques d'Obi-Wan réussirent à détourner Anakin de ses sombres pensées. Néanmoins, elles soulevèrent une nouvelle interrogation pour le jeune homme. Son ami se demandait l'origine de cette nouvelle maturité. Anakin n'avait pas pris la peine de le cacher, mais il était effectivement différent. Une vingtaine d'année le séparait de celui qu'il avait été. Cette pensée lui redonna espoir. S'il était si différent de son alter ego du passé, peut-être aurait-il une chance de sauver Padmé, cette fois.
Padmé était assise dans sa nacelle sénatoriale et observait l'immense salle du Sénat sans dire un mot. Le chaos qui y régnait était sans pareil. Des politiciens tentaient de prendre la parole, sans réussir à construire un vrai dialogue. Au cours de l'histoire, il y avait eu de nombreuses sessions extraordinaires. Jamais encore tous les politiciens de la Galaxie ne s'y étaient rendus. Cette fois-ci, il semblait pourtant que le Sénat était plein. La perspective de voir une République dépourvue de leader avancer à l'aveugle dans une guerre sans fin était catastrophique et tout le monde voulait avoir son mot à dire.
Mace Windu et Yoda étaient installés au centre de l'immense salle ronde et tentaient d'instaurer un semblant de calme dans l'assemblée. Malheureusement, les sénateurs refusaient d'attendre leur tour de parole et les nacelles anti gravitées volaient en tous sens, intensifiant la sensation de chaos.
Le sénateur Bail Organa entra dans la nacelle sénatoriale et posa une main réconfortante sur l'épaule de son amie.
- Vous tenez le choc ? Je viens d'arriver et ce raffut m'est déjà insupportable, déclara-t-il en soupirant.
- Les Jedi font de leur mieux. Malheureusement, on ne peut pas dire que la guerre ait fait du bien à leur image. Leur popularité est au plus bas et les politiciens refusent de les écouter.
- C'est ridicule ! s'exclama Bail Organa avec dédain. Nous avons besoin de leur aide.
- J'aimerais que tous partagent votre opinion.
La voix de Mace Windu s'éleva et surpassa celle des autres. Cet homme avait une aura qui inspirait le calme et le respect. Anakin ne l'appréciait pas particulièrement, mais Padmé avait toujours vu en lui un leader et un homme de confiance. Son comportement était parfois discutable, mais si un Jedi avait le pouvoir de faire face au Sénat, c'était bien lui.
- Les Jedi ne désirent en aucun cas prendre le contrôle de la République. Les rumeurs qui ont circulé récemment sont fausses. Nous ne sommes que des entremetteurs. Notre rôle se limitera au maintien de l'ordre.
Une vague de protestation s'éleva à nouveau. Son discours ne faisait visiblement pas l'unanimité.
- Silence ! s'exclama-t-il avec autorité. Un vote d'urgence va être mis en place. Nous invitons les candidats à se manifester aujourd'hui. Le vote prendra place demain. Le processus, bien qu'inhabituel, est nécessaire.
L'assemblée fut à nouveau plongée dans le chaos mais, cette fois-ci, les politiciens ne semblaient plus protester. Au contraire, l'agitation ambiante semblait refléter de l'excitation.
- Offrez-leur une perspective de pouvoir et ils sont tous d'accord avec le nouveau système en place, déclara Padmé avec tristesse.
- Ils sont gouvernés par l'avidité, nous l'avons toujours su, répondit Bail Organa sur le même ton. Peu m'importent les raisons qui les poussent à accepter les Jedi, du moment qu'ils se rangent à leurs directives.
Padmé soupira de lassitude. Elle devait admettre que son ami n'avait pas tort. Les politiciens avaient protestés contre les Jedi jusqu'à ce que ces derniers leur offrent une possibilité de reprendre le pouvoir. Cela n'avait rien de noble, mais cela permettrait de garder la cohésion au sein de la République. Au fond, c'est tout ce qui importait pour le moment.
- Le Général Grievous a été localisé dans le système de Mustafar, reprit Mace Windu. Le Conseil a dépêché Obi-Wan Kenobi, Anakin Skywalker ainsi qu'un escadron entier de clones pour l'intercepter. Cette affaire fera l'objet d'une parfaite transparence. Nous collaborons avec plusieurs journalistes de l'Holonet afin de vous garantir un suivi en temps réel de nos avancements. Rien ne nous tient plus à cœur que de mettre fin aux conflits.
Padmé eut un pincement au cœur lorsqu'elle entendit le nom de son mari. Elle se faisait toujours du souci pour lui lorsqu'il paraît en mission. Néanmoins, la situation actuelle la rendait d'autant plus anxieuse. Peut-être était-ce parce qu'ils ne s'étaient pas vus depuis longtemps. Elle n'arrivait pas à comprendre ce qui différait de d'habitude, mais Anakin semblait différent.
- C'est une bonne décision, déclara Bail en faisant référence au discours de Mace Windu. Les Jedi n'aiment pas gérer leurs affaires de manière publique, mais la situation l'exige.
- Les gens ont besoin d'être rassurés.
- Exactement. Lorsque le Général Grievous aura été capturé, j'ai bon espoir que la guerre prenne fin.
- Vous oubliez les Sith, déclara Padmé avec inquiétude. Ventress n'a jamais été localisée. Il en va de même pour le Seigneur Noir qui se cache derrière le mouvement séparatiste.
Bail soupira tristement. Il avait oublié ce détail.
- La capture de Grievous sera toujours un pas de plus vers la paix, concéda tout de même la jeune femme.
- Je compte proposer ma candidature, déclara Bail d'une voix hésitante.
Padmé se retourna soudainement pour lui faire face. Ses yeux trahissaient sa stupeur. Elle ne s'était pas attendue à cette déclaration.
- Je sais, je n'avais encore jamais manifesté mon désir d'accéder à cette position dans le passé, rétorqua-t-il face à l'incompréhension de son amie.
- Vous feriez un bon Chancelier.
La jeune femme ne voulait pas que Bail prenne sa stupeur pour une marque de désapprobation.
- La République va mal, Sénatrice Amidala. Les temps sont difficiles pour nous tous. La guerre dure depuis des années. Quelqu'un doit mettre un terme à tout cela.
- J'ai confiance en vous. Soyez assuré de mon soutien le plus absolu.
Bail adressa un sourire à Padmé avant de se lever. Il s'apprêtait à quitter la nacelle sénatoriale lorsqu'il se retourna, l'air intrigué.
- Qu'en est-il de vous ? demanda-t-il, un sourire aux lèvres. Votre candidature serait une option. Vous êtes appréciée et respectée. Vous seriez un atout considérable pour la République.
Padmé fut prise d'un sursaut. Elle ne s'était jamais imaginée accéder à un tel poste. Sa position de Sénatrice la comblait et, contrairement à bien des politiciens, elle n'aspirait pas à plus de pouvoir.
- Je ne l'ai jamais envisagé, répondit-elle timidement.
- Alors peut-être que vous devriez. Pensez seulement à tout le bien que votre nomination apporterait.
Cet argument n'était pas négligeable. Néanmoins, Padmé devait également prendre en compte d'autres éléments. Il était déjà difficile de garder son mariage avec Anakin secret. Une position aussi centrale que celle de Chancelière les exposerait encore plus. Par ailleurs, elle attendait un enfant. Être mère et Chancelière était un challenge auquel elle n'était pas préparée.
- Promettez-moi d'y penser, déclara le politicien, un sourire au coin des lèvres.
Padmé hocha poliment de la tête. Elle savait parfaitement quelle serait sa réponse, mais était flattée que Bail lui ait posé la question.
