Un jour, son père partit une après-midi et revint en début de soirée avec une jolie jeune femme d'une trentaine d'années habillée élégamment d'une robe dorée qui venait du royaume d'Avonlea. Il lui expliqua que cette dernière se nommait « Belle », qu'elle était leur nouvelle servante et lui demanda de monter dans sa chambre. Bien que la jeune femme parue légèrement effrayée, elle décida de ne pas le contredire et prit l'escalier principal. Un peu plus tard dans la soirée elle était en train de jouer à transformer son verre d'eau en glace, en neige et en vapeur quand le ténébreux s'assit sur son lit.

- Je ne savais pas qu'on avait besoin d'une nouvelle servante. Dit-elle en brisant le silence.

- Nos meubles sont pleins de poussière et je ne veux pas te voir passer le balai, tu es une princesse.

- D'accord, et que fait-elle dans le cachot ? Lui demanda-t-elle car elle l'avait entendu claquer la porte de ce dernier un peu plus tôt.

- C'est notre prisonnière. S'exclama-t-il.

- Il faudrait savoir c'est notre servante ou une prisonnière ? S'impatienta Rosalie.

- C'est une prisonnière mais elle sera aussi notre servante autant qu'elle serve à quelque chose et ne me reproche pas de l'avoir mise au cachot, je viens de lui donner un traitement de faveur en lui apportant un oreiller. S'énerva-t-il.

- Ah oui je vois ça. Franchement, qu'est-ce que ça va te coûter de la mettre dans une chambre on en a des dizaines ici et si elle est prisonnière, elle ne va pas crier dans tout le pays que tu es le meilleur ténébreux qu'il n'est jamais existé. S'écria-t-elle sur un ton ironique.

- Tout dépendra de la qualité de son travail. Se contenta de lui répondre froidement le magicien avant de quitter sa chambre.

Quelques jours passèrent et Belle avait finalement réussi à faire ses preuves et s'était vu accorder une chambre au plus grand plaisir de Rosalie. Son père arrivait à présent à la tolérer plus comme une servante qu'une vulgaire prisonnière, même si Belle était toujours aussi nerveuse quand son père était dans la même pièce qu'elle. D'ailleurs ce matin, elle avait fait tombé une tasse qui s'était ébréchée mais au plus grand étonnement de Rosalie, son père avait à peine réagit.

Les deux jeunes femmes avaient très vite apprit à faire connaissance, la servante lui avait raconté son histoire et la jeune princesse l'appréciait beaucoup. En effet, pour son jeune âge et son manque d'expérience, Belle était une femme forte, une battante et la fillette la voyait comme un modèle à suivre. Elles passèrent leurs soirées ensemble,Rose adorait écouter les histoires de la servante des livres qu'elle avait lu sur la guerre, le monde et les habitants qui le peuplèrent.

Un matin, Belle se leva tôt pour préparer une surprise à la jeune princesse. En effet, après avoir longuement discuté avec le ténébreux, elle avait appris que dans quelques jours serait l'anniversaire de Rosalie. Rumplestiltskin refusant de lui fêter, elle avait décidé de préparer une tarte aux pommes pour ce jour spécial. Bien sur quand le ténébreux descendit pour voir ce qu'il se tramait dans la cuisine, il ne put s'empêcher de lui faire une réflexion.

- Tout ceci est inutile très chère, nous ne fêterons pas cette journée.

- Je ne fais pas cela pour vous, se contenta de répondre la servante en sortant son plat du four.

C'est à ce moment précis que Rosalie fit son apparition.

- Bon anniversaire ! S'écria Belle toute excitée qui sautillait sur place.

Le ténébreux lui jeta un regard noir, lui qui voulait absolument oublié ce jour se retrouva à le fêter bêtement, cela lui apprendra de se confier à une servante. Effectivement, en ce jour en plein milieu du mois d'août était normalement les un an de sa fille sauf qu'elle semblait plus en avoir plus de 10.

- Wahou, je ne savais pas que c'était aujourd'hui. Répondit la fillette surprise en lançant un regard de compassion à son père.

Lorsque la famille eut englouti leur petit déjeuner, le magicien se leva et s'adressa à son enfant.

- Rosalie, rejoint moi dans mon bureau, j'ai quelque chose pour toi. Dit ce dernier avant de disparaître.

La jeune princesse aida Belle pour la vaisselle et partit soucieuse. En réalité, la jeune fille se retrouvait convoquer au bureau de son père que quand elle faisait une bêtise et se suivait d'une leçon de morale interminable pour elle.

Elle pénétra dans la petite pièce, où y trônait un grand bureau en bois acajou au centre et s'assit en face du ténébreux qui farfouillait dans ses parchemins, ce dernier sembla stressé ce qui inquiéta l'enfant. Il sortit une boite carrée et lui tendit.

- Je voulais te le donner plus tard, mais étant donner que nous fêtons ton anniversaire, il te faut un cadeau digne de ce nom. Décréta t-il.

Rosalie ouvrit le paquet avec attention et y découvrit son contenu stupéfaite. En effet, à l'intérieur s'y trouvait un diadème argenté orné de plusieurs cristaux blancs. Elle l'adorait, il était fin et assez discret, elle voulait le porter tous les jours.

- Il est magnifique ! S'exclama t'elle en glissant la couronne dans ses cheveux bruns ondulés.

- Une princesse se doit bien de porter sa couronne. Lui répondit le mage noir quand sa fille l'embrassa pour le remercier.

Toute fière, elle descendit montrer son cadeau à Belle qui faisait un brin de ménage dans la cuisine. Le reste de la journée se passa dans la bonne humeur afin de la rendre pour la jeune fille inoubliable.

Un jour, alors que le ténébreux discutait avec Belle dans la chambre qui lui avait été attribuée et que Rosalie se tressait les cheveux dans la sienne, ils entendirent du verre se casser dans la salle à manger. Son père partit en courant suivit de la servante en direction du rez-de-chaussée. La jeune fille restait quand à elle sur ses gardes en se cachant dans le couloir. C'était un voleur qui s'était permis de rentrer pour lui dérober une de ses baguettes magiques. C'est bien le premier à s'aventurer jusque dans le salon. Rares sont ceux déjà qui venaient frapper à la porte du château des ténèbres.

Rumplestiltskin arriva assez facilement à le canaliser et l'enferma dans la prison du donjon qui se situait à l'est de la forteresse.

Un peu plus tard, il passa sa colère sur ce pauvre homme en le torturant. On pouvait entendre ses cris résonner dans tout le château, cela glaça de sang de la fillette et de Belle. Plus les minutes avancèrent plus cette dernière prenait sur elle, quand son père réapparu au bout de la quatrième fois pour réclamer un nouveau tablier, elle en profita pour prétexter que les autres n'étaient tous pas encore secs pour laisser quelques instants de répit au prisonnier.

Lorsque son père quitta la pièce en ronchonnant dans sa barbe, la servante en profita pour se diriger précipitamment vers la tour de la prison.

- Belle, non ! Tu ne peux pas faire ça ! Mon père te le fera payer. S'exclama Rosalie en essayant de retenir la jeune femme.

- Personne ne mérite de subir cela. Lui répondit cette dernière déjà dans les escaliers.

L'adolescente faisait les cent pas nerveusement autour de la table à manger. Qu'est ce qu'il lui avait pris d'avoir laissé Belle rejoindre le prisonnier. Le ténébreux allait rentrer dans une colère noire et leurs faire subir les conséquences de leurs actes. Il fallait absolument qu'elle se calme sinon Rumple allait comprendre immédiatement que quelque chose ne tournait pas rond. Voyant que la marche ne calmait pas son stress, elle décida de se mettre sur le rouet de son père, après tout cela fonctionnait bien sur lui.

Quand elle entendit la porte en bois claquer et son père pénétrer dans la pièce avec un tablier neuf, elle accéléra son rythme auprès du tissage.

- Où est passée Belle ? Lui demanda son père énervé.

Mais qu'allait-elle répondre ? Elle se trouve dans le donjon et sauve le prisonnier.

- Rosalie ! S'impatienta le magicien.

- Tu sais au début, je ne te croyais pas mais cet objet marche vraiment, il te vide la tête à une vitesse incroyable. Déclara t-elle nerveusement.

Lorsqu'elle croisa le regard de son père, elle baissa immédiatement les yeux, rouge de honte.

Elle n'eut même pas la peine de relever la tête et voir l'épaisse fumée violette pour constater que son père avait comprit la vérité.

Il réapparut quelques instants plus tard en traînant la servante par le bras en direction de la sortie sans adresser un mot à sa fille. Belle lui lança un regard de compassion et se contenta d'avancer rapidement.

Après avoir refait les cent pas autour de la table du salon, elle se remit au rouet de son père. Après avoir tissé 3 mètres de fil, elle décida d'aller dans le laboratoire de son père. Soucieuse, elle avait besoin de savoir si Belle était en sécurité. Arrivée dans la pièce, elle y prit une boule en verre de taille moyenne, elle la tenait en face d'elle entre ses deux mains et se concentra sur la jeune femme . Aussitôt l'image de son père et de la servante dans la forêt apparut, elle y vit Belle prenant Rumple dans ses bras qui eut l'air surprit. Une heure après, ils rentrèrent tous les deux comme si rien ne s'était passé. Belle afficha un sourire jusqu'aux oreilles durant toute la journée.