Nous arrivons à la fin de la première partie de ma fiction, que vont donc devenir nos personnages dans la deuxième partie ? Dans tous les cas, j'espère que ce chapitre vous plaira. Merci d'être aussi nombreux à me lire ❤
Rosalie arriva au château des ténèbres peu avant que le soleil soit au zénith, elle déposa sa jument aux écuries et se téléporta immédiatement au laboratoire du ténébreux.
La jeune femme se sentait complètement vidée autant sur un point du vue physique que moral mais comme lui avait précisé son père elle n'avait pas de temps à perdre et l'heure était grave. En effet, elle n'avait aucun moyen pour échapper à cette terrible malédiction, elle ne pouvait pas aller dans un autre monde, même son père qui avait cherché durant toute sa vie n'avait trouvé aucune solution. Une fois au laboratoire, elle passa le restant de la journée, jusqu'à la tombée de la nuit à explorer tous les grimoires des étagères comme l'avait fait son père quelques mois plus tôt. Totalement épuisée, elle se laissa glisser contre un mur de pierres, un chandelier à la main, elle se concentra sur ce dernier et une flamme jaillit. Elle le déposa à côté d'elle, joignit ses mains et pria de désespoir.
- Aller, je t'en supplie montre moi comment échapper au sort noir. Supplia t'elle.
Quelques secondes plus tard elle sentit une légère brulure sur la peau au niveau du thorax, elle fut surprise quand elle s'intensifia et chercha avec ses doigts d'où cette dernière pouvait bien provenir. Elle fut étonnée lorsque son index ripa sur un pendentif brulant. Elle tira sur la cordelette de son collier qui céda et elle le jeta sur le sol plus loin choquée. Elle l'observa et se rendit compte que le pendentif en forme de noix de cajou qu'elle avait trouvé dans le village d'Irina luisait d'une couleur verte claire. Rosalie se rapprocha donc et le prit entre ses mains. Mais oui ! Le pendentif avait tellement était ravagé par le feu qu'il avait perdu sa forme initiale, il ne s'agissait pas d'une noix de cajou mais d'un haricot. La jeune princesse connaissait trop bien les propriétés des haricots magiques que lui avait contré son père qui en avait cherché désespérément toute sa vie.
Elle essaya alors d'utiliser son don de guérison sur le légume, après tout cela pourrait marcher à présent qu'elle savait exactement comment utiliser son don. Elle le fit glisser à l'intérieur de sa paume et se concentra sur un haricot magique luisant. Aussitôt sa mains se réchauffa et elle dispatcha cette énergie dans le pendentif, lorsqu'elle rouvrit les yeux un magnifique haricot se tenait dans sa main haut en couleur. Elle leva les yeux vers le ciel et murmura les yeux humides :
- Merci Irina.
Elle referma sa main sur sa nouvelle trouvaille, se téléporta dans sa chambre et se coucha dans son lit épuisée.
Lorsqu'elle ouvrit les yeux, elle pensait être réveillée par les rayons du soleil de la journée mais au contraire il faisait nuit noire. Jamais elle n'aurais penser dormir aussi longtemps, elle descendit à la cuisine prendre un encas et fit le tour du château. Au fur et à mesure que les pièces défilaient une boule se forma de plus en plus importante au creux de sa gorge, jamais son château des ténèbres lui avait semblé aussi vide. C'est alors qu'elle se remémora ses éclats de rires, ses premiers tours de magies, ses premiers pas de danse, ses parties de cache-cache interminables avec le ténébreux, une larme perlait sur sa joue. Pour la princesse tout était clair, elle ne pouvait pas rester ici seule à se lamenter et à compter les jours avant la malédiction.
Elle se téléporta aux écuries, prépara en vitesse Lénobia, se changea pour une tenue confortable et prit la route. Où ? Elle ne le savait pas, mais elle partait et surement pour toujours. Elle regarda une dernière fois sa demeure, essaya d'en enregistrer les moindres détails dans son esprit et ordonna à sa jument de partir dans un trot rapide.
Cela faisait bien deux semaines que la princesse cavalait dans la foret enchantée, comme un bandit en cavale lorsqu'elle entendit retentir dans son esprit la voix de son père. Il était temps, elle leva la tête et vit une multitude d'oiseau se diriger vers le sud porter par de violentes bourrasques de vent, une tempête se préparait. Elle se dirigea vers Lénobia qui se grattait l'encolure contre un tronc d'arbre, elle attrapa sa tète et lui caressa derrière les oreilles et le museau comme sa jument l'adorait. Elle lui ôta son harnais en lui murmurant la voix pleine d'émotions :
- Pourquoi faut-il se quitter ? Alors qu'on s'est aimé… Mais dans mon cœur où tu étais, tu restes à tout jamais.
Elle observa une dernière fois attentivement l'animal et le serra fort contre elle, et lui mit une tape sur l'arrière train, le cheval déguerpit aussitôt comme il en avait l'habitude.
Rosalie tomba en sanglot à genou accablée par ses émotions depuis l'enfermement de son père. La jument étonnée fit demi tour et revint vers sa maitresse.
- Non, n'approche pas, va t'en, je te rends ta liberté, sauve toi, aller ! Lui ordonna la jeune femme qui s'était à présent redressée.
Lénobia et la princesse s'accordèrent un dernier regard plein d'amour et Rosalie disparut en silence dans un nuage violet.
Arrivée devant la cage de Rumplestiltskin, elle se précipita sur les barreaux pour voir si elle n'arrivait pas trop tard et s'il était toujours à l'intérieur.
- J'ai faillis attendre très chère ! S'exclama la voix aigue de son père.
Elle ne répondit pas et sentit sa main rocailleuse lui caresser sa joue droite.
- Alors montre moi ce que tu as trouvé, j'ai pu voir que tu réussissait mais pas comment.
Elle récupéra le petit objet magique dans la poche de son pantalon en cuir, montra son poing fermé à son père et l'ouvrit délicatement.
- Un haricot magique, c'est extra, je n'avais pas pu penser mieux ! S'extasia le magicien qui sautillait dans sa prison.
Mais comment l'as-tu trouvé ? La questionna t'il.
- Cela n'a pas d'importance, lui répondit froidement la princesse qui ne souhaitait pas se remémorer cet épisode là.
Son père lui lança un regard méfiant qu'elle évitât.
Soudain, une bourrasque fit son entrée violement dans la grotte et vint fouetter le visage la petite famille.
- Il faut que tu y ailles, nous n'avons plus de temps à perdre, ne restes pas là ! S'écria le ténébreux inquiet.
- Non, je ne veux pas te quitter, qu'est ce que je vais faire sans toi ?
- Tu es forte, plus que n'importe qui dans ce monde tu vas y arriver, un jour je reviendrais te chercher, tu dois me croire. Je veux que tu vives une belle vie, que tu trouve le bonheur, ne perds pas de temps en pensant tous les jours à moi s'il te plait, fais le pour nous deux. Lui dit suppliant Rumple.
- Je t'aime. Lui dit une dernière fois sa fille.
- Je t'aime aussi, tout va bien se passer, soit forte. Lui répondit-il en se rassurant.
Il lui prit l'haricot magique des mains et le jeta fermement à quelques mètres de sa princesse.
- Vas y saute ! Ne réfléchit pas, fais le ! Maintenant ! Lui ordonna t'il pour la dernière fois.
Rosalie prit donc une profonde inspiration embrassa une dernière fois son père sur la bouche comme il le faisait quand elle était petite et sauta.
- Je ne veux pas t'abandonner mais je sais que tu dois rester, un jour on se retrouvera, au revoir ma fille, ne m'oublie pas. Murmura le ténébreux avant que le vortex se referme.
Dans sa chute qui lui parue interminable, elle pensa tout d'abord à toutes les personnes qu'elle avait aimer durant sa courte existence et se rappela qu'elle devait imaginer l'endroit où elle souhaitait se rendre. C'est donc machinalement qu'elle focalisa sa concentration sur un monde avec de la magie et où elle ne pourrait pas vieillir.
