Lorsqu'elle fut seule dans la grotte du crane, elle put se téléporter à présent librement à la petite crique qu'elle avait découverte plus tôt. Rosalie décida finalement de s'aider de la magie pour se construire un abri. En quelques minutes, une petite maisonnette en bois s'était installée au pays imaginaire. C'était un habitat assez primaire fait d'un bois foncé avec une petite cuisine, une chambre et une salle d'eau, c'était un confort minime pour son séjour sur le pays imaginaire.

En moins d'une semaine, elle eut le temps de faire tout le tour de l'île, à présent elle arrivait parfaitement à s'orienter. Lors de ses escapades, elle a pu croisé plusieurs garçons perdus de Peter, ces derniers n'étaient pas très bavards et la dévisageaient à chaque fois comme si elle était je ne sais quel monstre. Rosalie eut bien plus de mal à se faire à ce nouveau monde notamment à cause de la pénombre qui était omniprésente.

Un jour, alors que cette obscurité s'était légèrement levée, elle décida d'aller nager dans la crique au bord de son abri. Lorsqu'elle rentra dans l'eau fraîche, elle se rappela la dernière fois qu'elle s'était baignée dans l'étang de la foret enchantée sous une chaleur accablante. Aujourd'hui c'était tout le contraire, la plage sombre de l'île n'avait rien avoir avec le lac qu'elle avait connu, après quelques longueurs, elle eut enfin réussi à se réchauffer, lorsqu'elle sentit quelque chose la toucher sous l'eau. Elle sursauta étonnée des créatures que l'on pouvait trouver dans ce monde. Elle retenue sa respiration et plongea à la découverte de ce mystérieux animal. Elle aperçue d'abord une importante queue de poisson verdâtre, puis elle vit stupéfaite le corps d'une jeune femme à la chevelure flamboyante.

- Non mais qu'est ce que c'est que ça ? Se demanda t'elle étonnée une fois la tête hors de l'eau.

- Bonjour, lance t'elle à la sirène lorsqu'elle fut sortie à son tour. Aussi surprise qu'elle de voir une inconnue nager près d'elle.

Cette dernière voulut lui répondre mais aucun son n'émanait de sa bouche, elle semblait incroyablement triste de ne pas pouvoir communiquer avec elle. La sirène essaya de lui faire quelques signes pour communiquer mais l'adolescente après plusieurs tentatives ne comprenait ce que voulait lui dire la créature des océans.

- Attends, je peux peut-être faire quelque chose. Lui expliqua Rosalie en pensant à son don favori.

Elle se concentra, posa ses mais sur le cou de la jeune femme et diffusa sa douce chaleur vers ses cordes vocales.

- Voilà, je suis désolée, je peux te rendre ta voix seulement pour une heure, je ne suis pas en mesure de briser la malédiction qui t'a été lancée. L'informa la princesse.

- Oh merci infiniment, en fait je suis Ariel ! S'exclama la sirène heureuse de l'aide apportée.

- Rosalie enchantée.

Les deux jeunes femmes ne perdirent pas de temps et elles eurent de longues conversations durant le temps accordé. Ariel se confia sur tous les détails de sa vie auprès de l'adolescente, en passant par son enfance, lorsqu'elle eut quitter sa famille, sa rencontre avec le prince Éric et enfin la malédiction que lui avait jeté la méchante reine. Rosalie en dit beaucoup moins sur elle, elle lui expliqua sa vie courte et compliquée, lui apprit qu'elle avait vécu comme une princesse passant de nourrice en nourrice jusqu'à finir aussi seule mais sans lui révéler l'identité de son père.

Quand le temps fut écoulé, les jeunes femmes communiquèrent quelques minutes par écrit sur le sable, puis Ariel décida de retourner vers les fonds marins.

Rosalie passa, ses premiers mois au pays imaginaire a renforcé ses entrainements autant physique que de magie.

Peter l'invita plusieurs fois à passer des soirées autour d'un feu de camp avec les garçons perdus, après avoir décliné plusieurs invitations, elle décida enfin d'accepter. En effet cela faisait bientôt un an qu'elle vivait sur l'ile et il était grand temps qu'elle sorte de sa bulle. Jusque ici, elle passait toutes ses soirées seule à compter les jours depuis la séparation de son père, même si ses dernières étaient relativement courtes avec les entrainements intensifs qu'elles s'obligeait à suivre la journée pour éviter ses pensées négatives, cela lui ferait du bien de sortir de sa maisonnette.

Lorsqu'elle arriva sur le camp, plusieurs garçons perdus étaient déjà en train de danser autour d'un grand feu, Peter jouait quand à lui de la flute. Quand elle l'aperçu jouer elle fut choquée de n'entendre aucun son émaner de l'instrument, le joueur le remarqua à son expression et vint à sa rencontre. Rosalie pensa d'abord que si elle n'entendait pas la mélodie signifiait qu'elle n'était pas encore acceptée au sein de la clique de Peter jusqu'à qu'il lui lança :

- Hey, Rose ! Tu n'entends pas la mélodie que je joue ?

- Non je n'entends aucune note, comment cela se fait-il ? Le questionna t-elle à son tour.

- Intéressant, lui répondit l'adolescent sur un ton de défit avant de repartir au centre de du cercle formé par ses acolytes.

Après cela le chef du groupe, organisa une série de jeux assez périlleux, qui fit monter l'adrénaline de la princesse. Au début, elle était un peu réticente et ne voulait pas y participer mais elle se prêta rapidement au jeu. Elle réussit parfaitement à tirer dans la pomme posée sur la tête d'un garçonnet qui était quand à lui apeuré. Grâce à son tir parfaitement précis, elle put prouver à cette bande de garçons ce qu'elle valait, eux qui l'a. croyait inférieure car elle n'était qu'une fille, revirent leurs jugements. La soirée se poursuivit avec des danses, un banquet d'un excellent gibier et pour digérer, ils s'étendirent sur le sol pour observer le ciel. Peter entama alors une longue explication sur les étoiles et les constellation qui dériva sur la naissance du pays imaginaire, créer grâce aux rêves des enfants et rendu réel par leur chef.

Ce dernier se redressa, prit une espèce de pipe en bois qu'il alluma et qu'il fit passer de garçons en garçons. Ces derniers s'amusèrent en imitant Peter et en faisant des formes avec la fumée. Lorsque fut venue le tour de la jeune fille, elle hésita et finalement tira sur la pipe sous les regards curieux des garçons perdus, elle recracha lentement la fumée en créant un épais nuage rosé ce qui émerveilla les enfants qui étaient tombés sous son charme au fil de la soirée.

Tout au long de cette dernière, elle avait longuement étudié, le comportement des garçons perdus à son égard. Au début, ils avaient semblé méfiants et distants et à l'avancée de la soirée où elle avait fait ses preuves, ils avaient appris à la tolérer, à la respecter et certains même l'admiraient. À la fin de cette nocturne, elle pouvait à présent voir, que le groupe l'acceptait excepté une personne qui l'intriguait beaucoup. Ce garçon écarté du groupe, avait passé la soirée à la dévisager sans lui adresser le moindre mot, lorsque Rosalie l'observait, il détournait immédiatement les yeux mais quand elle fut plus rapide et croisa son regard son cœur eu un raté, jamais elle n'avait eu une sensation pareille. En effet, elle ne pouvait pas se mentir mais ce dernier était attirant, grand, fin et blond, une cicatrice ornait une majeure partie de son visage. Elle fut impressionnée par son charisme imposant, ce garçon faisait bien plus que l'intriguer, lui qui était respecté de tous, le bras droit de Peter Pan, Félix.