Quand le nuage violet se dispersa et que Rosalie pu y voir clair elle se rendit compte, qu'elle était revenue avec la plupart des habitants de Storybrooke dans la foret enchantée. En prenant une profonde respiration, elle constat qu'elle ainsi que les autres portaient leurs vêtements du jour où la première malédiction avait frappée la royaume. Elle fut contente de retrouver son pantalon en cuir mais un peu moins pour son corset qui ne l'avait pas manqué. L'adolescente fut étonnée de voir Belle avec sa robe doré mais ne lui fit pas remarquer. Après avoir discuté avec le couple qui les avaient accueillis, Blanche neige et Charmant leur expliqua que le château de la méchante reine était toujours là intact et que tout le monde allait se réfugier là bas pour commencer. La jeune fille voulut proposer à Belle d'aller en suivant au château des ténèbres mais après réflexion, elle se rappela le sentiment qu'elle avait éprouvé en le quittant et préféra laisser tomber son idée.
C'est alors qu'elle se mit en chemin avec le groupe en direction du château, au début elle marchait aux cotés de Belle et son frère mais quand ils commencèrent à échanger sur le ténébreux, elle ralentit le pas discrètement pour ne plus les entendre, c'était beaucoup trop douloureux. A force de ralentir, elle se trouva à la fin du convoi, aux cotés de Régina qui lui lança un regard de compassion. Rosalie l'étudia et comprit qu'elle était sincère, après tout elle avait perdu un enfant elle aussi et se retrouvait seule. Cette dernière regarda tout les recoins de la foret comme si elle cherchait quelque chose, l'adolescente l'observait médusée. Quand elle eut trouvé, la reine s'arrêta et Rosalie qui continuait à avancer lui lança un regard interrogatoire. Régina mit son index devant sa bouche et s'enfonça hors du sentier. Quelques instants après, Grincheux qui devait trouver les deux femmes trop calmes se retourna et quand il vu qu'il ne restait plus que l'adolescente, il râla et alla avertir Blanche neige.
Finalement, les deux anciennes ennemies les rejoignirent plusieurs minutes après accompagné de nouveaux habitants que la jeune princesse n'avait jamais vu auparavant. Elles passèrent donc en tête de la marche et le petit groupe arriva rapidement au château. Ce dernier étant ensorcelé, cela pris finalement plus de temps pour y pénétrer. Quand ils y parvinrent enfin, tout le monde se précipita à l'intérieur, les charmants prirent une des chambres le plus spacieuse et Belle et elle-même se virent attribuée deux petites chambres communicantes avec une salle de bain commune.
Les jours qui suivirent furent un véritable enfer pour l'adolescente qui passaient ses nuits à pleurer et à se réveiller en hurlant à cause de ses cauchemars incessants. A chaque fois que cette dernière fermait l'œil, des images de son père et Félix défilaient dans son esprit comme pour la punir de ne pas les avoir sauvé. Bien sur à chaque fois, Belle venait la consoler dans sa chambre et finissait sa nuit avec elle. Cependant, au bout d'un mois cela devenait oppressant pour la servante qui n'arrivait pas à faire son deuil en voyant l'adolescente tous les jours enfermée dans sa chambre à pleurer. Neal lui avait exposé plusieurs fois l'idée de retourner au château des ténèbres pour y trouver des indices qu'avait laisser le ténébreux mais cette dernière ne voulait pas emmener Rosalie avec eux par peur de lui faire avoir de faux espoirs ni la laisser seule au château de la reine.
Une après-midi alors qu'elle rentrait de sa promenade quotidienne un bouquet à la main, la servante croisa la reine qui lui lança un regard insistant.
- Régina, en quoi puis-je vous aider ? L'interrogea la jeune femme.
- Je vous ai entendu discuter avec Neal, vous comptiez repartir au château du ténébreux, vous croyez vraiment qu'il y a de l'espoir ? Nous avons tous vu Rumplestiltskin mourir sous nos yeux.
- Même s'il est partit pour toujours, il a forcément laisser quelque chose derrière lui.
- Pourquoi refusez-vous d'y aller avec la seule personne qui a vécu à ses cotés et qui connaît cet endroit par cœur ?
- Je ne veux pas donner de faux espoirs à Rosalie, elle est déjà assez anéantie, elle a tout perdu.
- Belle, si vous êtes sure qu'il y a quelque chose qui pourrait nous aider dans ce château, alors allez y, je veillerai sur elle.
- Pourquoi feriez-vous cela ? La questionna Belle plein de soupçons.
- Disons que cela m'occupera l'esprit.
- Je ne suis pas dupe, Régina.
- Comment ? Attendez, vous êtes au courant ? Rumple vous en a-t-il déjà parlé ?
- Non, Rumple était très fort pour garder ses secrets, pendant son adolescence Rosalie s'est mise à vous ressembler de plus en plus, j'avais déjà de légers soupçons à l'époque, mais quand je vous ai vu toutes les deux à votre retour du pays imaginaire, la ressemblance m'a encore plus frappé. Votre réaction n'a fait que le confirmer. Je ne lui dirais rien je vous le promets.
- Comment suis-je sensé lui annoncer ? Elle croit que je l'ai abandonné à sa naissance.
- Elle vous pardonnera, comme Emma a pardonné à ses parents, Neal à son père et Henry à sa mère.
- Quand comptez-vous partir ?
- Demain matin.
- Très bien je lui dirais donc demain. Prononça la reine une boule dans la gorge.
Les deux femmes se séparèrent et Belle entra dans la chambre de la fille de son amant. Toute fière elle y déposa son bouquet de tulipes dans un vase.
- Un peu de couleur ça ne fait pas de mal. Dit-elle en allant en suivant ouvrir les rideaux.
- Belle, qu'est-ce que tu fais ? Lui demanda l'adolescente éblouit par la lumière du jour qu'elle n'avait pas vu depuis longtemps.
- Rose, cela fait un mois que tu restes enfermé ici, il est temps de faire ton deuil, ce n'est pas normal, les autres personnes sont dans cet état quelques jours, une semaine tout au plus.
- Ecoute, je ne suis pas une personne normale, j'ai passé environ un an et demi de ma vie avec mon père qui m'a tout appris et les vingt huit suivantes avec Félix. Ces deux personnes étaient toutes ma vie et je les ai perdus toutes les deux en même temps, il y a maintenant un mois. Comment suis-je sensé faire pour aller de l'avant alors que je n'ai qu'une envie c'est les rejoindre ?
- Ne dis pas ça, tu peux y arriver, honore le dernière volonté de ton père.
- Je ne peux rien te promettre.
- Rose ! Promets moi que tu ne tentera rien, au moins pendant mon absence.
- Ça y est tu as décidé de partir ?
- Oui nous partons demain matin avec Neal.
- Explorer le reste du royaume ? La questionna l'adolescente qui connaissait la vérité sur leur escapade.
- Tu sais que j'ai toujours adoré les aventures, cela me fera du bien.
- Tu vas me manquer, reviens vite.
- Je te le promets. Fini par prononcer l'ancienne nourrice en lui déposant un baiser sur le front.
Finalement les deux jeunes femmes, s'endormirent ensemble et le lendemain matin, Rosalie sortit enfin de sa chambre pour aider Belle à préparer son périple. Elles étaient en train de finir de préparer la monture de la jeune femme quand Neal les rejoignit avec la sienne.
- Soit sage sœurette, nous serons revenu dans peu de temps ! Lui dit ce dernier.
Après plusieurs accolades, l'adolescente les accompagna jusqu'aux limites du château et retourna ensuite explorer les écuries. Elle, qui s'était toujours sentie bien dans celle qu'elle avait dans sa demeure, décida d'aller visiter les écuries royales plus vastes. Dans le calme de cette pièce, la jeune fille se balada de box en box en s'arrêtant quelques fois distribuer plusieurs caresses.
Elle prit un tournant et en se penchant pour observer l'animal du box suivant, elle croisa un regard qu'elle connaissait trop bien. A travers ces doux yeux noisettes et sa parfaite robe pie blanche et caramel elle reconnu tout de suite la jument que son père lui avait offerte.
- Lénobia ! Oh mon dieu, qu'est ce que tu fais ici ? S'écria Rosalie en se dépêchant pour ouvrir le box et se précipita à l'intérieur.
Elle se jeta immédiatement à son encolure el la couvrit de caresses et de bisous, l'adolescente commençait tout juste à retrouver sa joie de vivre d'avant.
Après avoir dorloté sa jument, avec tous les soins qu'elle pouvait lui offrir, Rosalie eut envie de monter cette dernière afin de s'échapper un peu du château. C'est donc précipitamment qu'elle rejoignit ce dernier en courant, en direction de sa chambre pour changer sa petite robe d'été en une tenue plus confortable. Quand elle ouvrit la porte de sa chambre qui à cause de son enthousiasme débordant ne manqua pas de finir sa course contre le mur, elle se rendit compte qu'elle n'était pas seule. Son sourire s'effaça quand, elle vit la reine assise sur son lit, se lever le regard inquiet.
- Régina ? Que puis-je faire pour vous ? Lui demanda l'adolescente étonnée de la voir ici.
La reine ferma les yeux, prit une profonde inspiration et prononça d'une traite.
- Rosalie, j'ai quelque chose d'important à vous avouer.
