La liberté, ce fort sentiment que tu ressens quand tu es libre de toutes contraintes, soumissions, toutes attaches. C'est exactement ce que ressentait l'ancienne princesse à ce moment même. Le vent lui fouettant le visage, ses cheveux s'envolaient dans les airs, les bras en croix, son corps décontracté lancé sur sa jument au galop. Cela faisait plus d'heure qu'elle avait quitté le château et elle ressentait que depuis quelques instants la pression enfin s'évaporer petit à petit. Elle ne se préoccupait pas de la direction où elle allait, elle n'avait qu'un seul but en tête, fuir toute cette mascarade. Cependant, Rosalie ne s'était jamais aventuré de ce coté là de la foret enchantée et semblait un peu perdue. Même si elle essaya de se rappeler par où elle était passé, elle avait la nette impression de tourner en rond. Elle arrêta donc Lénobia qui en profita pour brouter un peu d'herbes et fouilla dans sa mémoire en se massant les tempes. Le chemin qu'elle avait emprunté se re déroulait dans son esprit. Elle était tellement concentrée, qu'elle n'entendit même pas le danger approcher et fut sortie de ses pensées par le cri de sa jument qui se cambra. Surprise, elle n'eut même pas le temps de se tenir à son encolure qu'elle tomba à terre. C'est alors que tout à coup, elle entendit un cri strident qui n'était pas celui de son animal, elle releva la tête juste à temps pour apercevoir une créature volante foncer droit sur elle. L'adolescente eut juste le temps de mettre instinctivement son bras devant son visage pour se protéger qu'elle sentit un boule de feu la frôler et finir sa course droit sur le singe qui explosa. Elle se retourna curieuse et vit sa mère sur un cheval noir.
- Je ne t'ai pas suivi, c'est juste que cela faisait un bon moment que tu étais partie du château et j'ai eu peur que tu ne retrouves pas ta route. Se justifia Régina nerveuse.
- Merci, comment as-tu fais pour me retrouver si vite ? L'interrogea la jeune fille.
- Oh… Euh un vieux sort tout simple. Lui répondit-elle en sortant un couverture brodée blanche sur laquelle le prénom de sa fille y trônait.
- Ma couverture ! Où l'as-tu trouvé ? Je la croyais détruite.
- Dans la grosse malle de ta chambre, je me suis permise d'y chercher un objet t'appartenant.
- Alors elle était juste là pendant tout ce temps ?
- Des fois les choses auxquelles nous tenons le plus, se trouvent juste devant nos yeux sans qu'on s'aperçoivent de leur vraie valeur. Lui dit sa mère la voix pleines d'émotions.
L'adolescente hésita d'abord, plusieurs interrogations se bousculaient dans son esprit, puis elle s'arrêta de penser, avança d'un pas franc en direction de la reine et l'enlaça.
- Merci de m'avoir retrouvée et sauvée. Prononça t-elle en savourant son étreinte.
Régina explosa en larmes, sous toutes les émotions qu'elle avait accumulé depuis son arrivée ici.
- Pardonne moi s'il te plait, tu es tout ce qu'il me reste.
- Bien sûr que je te pardonne, maman.
Rosalie venait de réaliser que sa mère était à présent sa seule accroche à la vie, sa motivation à aller de l'avant tout comme elle était la sienne.
Les deux jeunes femmes restèrent comme cela, plusieurs minutes enlacées. Puis, la reine brisa le silence :
- On rentre au château ?
- Je te suis.
Elle arrivèrent rapidement au château et Rosalie se vu attribuer une nouvelle chambre plus spacieuse adjacente à celle de Régina. Les jours suivants, la mère et la fille passèrent toutes leurs journées ensemble à se découvrir, Régina entraînait sa fille comme l'avait fait son père auparavant et elle lui parla de la menace de Zelena, les deux jeunes femmes avaient un plan, à deux elles seraient plus fortes et pourraient vaincre la sorcière du pays d'Oz.
Tout allait pour le mieux, jusqu'au jour où Blanche Neige et Charmant invitèrent tout le royaume au château pour leur annoncer la venue de leur nouvel enfant, ce qui entraîna une nouvelle menace de la sorcière. Cependant, le soir même le bal avait bien eu lieu au plus grand contentement de Rosalie. Les bals lui avait tellement manqué, elle avait rapidement déniché une robe lilas et sa mère l'aida à se préparer. Après lui avoir fait une jolie tresse en couronne, la mère et la fille partirent bras dessus, bras dessous vers la grande salle de bal.
- Tu es magnifique ! Lui dit sa mère en la contemplant sur le chemin.
- Merci, c'est grâce à toi. Tu es très jolie, cette couleur te va à ravir. Répondit-elle à sa mère qui portait une logue robe bordeaux.
Lorsqu'elles pénétrèrent dans la grande salle de réception, plusieurs habitants de la foret enchantée virent les saluer. Elles étaient en train de faire une razzia au gigantesque buffet quand Blanche prit la parole et annonça la grande nouvelle sous les applaudissements de la foule. Puis, la musique commença à entraîner les convives sur la piste après l'ouverture du bal par le couple. Régina invita alors sa fille à danser, toutes les deux pouffèrent de rire durant les plusieurs danses qu'elles partagèrent ensemble, quand la reine prononça sur un ton un peu plus sérieux :
- J'ai une petite surprise pour toi !
Elle fit tournoyer sa fille qui arriva dans les bras de son ancienne servante étonnée.
- Belle ! Tu es revenue !
- Rose, tu es magnifique ! Oui je suis arrivée un peu plus tôt dans la matinée.
L'amante de son père lança un regard à Régina qui lui fit un léger signe du menton. En effet, un peu plus tôt, les deux femmes s'étaient mises d'accord pour ne pas avouer à Rosalie que son père était peut être en vie par peur de la faire souffrir. Elles devaient accompagner d'autres personnes se rendre au château du ténébreux le lendemain dès l'aube afin d'obtenir des réponses. Lorsque la dernière dans arriva, les jeunes femmes étaient presque déçu de déjà quitter la soirée. Régina et Rosalie raccompagnèrent Belle jusqu'à sa chambre puis rejoignirent rapidement la leur.
Le lendemain matin, l'adolescente se leva un peu plus tard qu'à son habitude, pour la toute première fois depuis son arrivée ici, elle avait passé une nuit calme, sans agitation ni cauchemars. Quand, elle rejoignit sa mère à la cuisine pour partager leurs petits déjeuners comme elles n avaient l'habitude, elle fut étonnée de la voir déjà apprêter à partir à cheval. En effet, elle portait un pantalon en cuir noir, une veste en velours rouge et de grandes bottes.
- Maman ? Tu es déjà prête n où est-ce que tu vas comme ça ?
La reine détourna le regard perplexe en réfléchissant à une réponse crédible.
- Nous partons à la recherche de Zelena, nous allons l'empêcher de mettre ses menaces à exécution.
- Quand tu dis nous, qui est concerné ?
- Les charmants, cet espèce de voleur et ses compagnons, Belle et Neal.
- Et moi alors ? S'étonna Rosalie.
- Rose, nous ne savons pas exactement ce qu'elle a prévu de faire pour nous anéantir, je ne veux pas te mettre en danger.
- Ah oui ? Alors pourquoi Belle qui n'a aucun pouvoir vient-elle avec vous ? Je vous serais plus utile en cas d'attaque.
- Belle a des informations qui nous serons essentielles.
- Non, il y a quelque chose que tu ne me dis pas, pourquoi cherches-tu à me mentir ?
Régina réfléchit un court instant, même si elle voulait protéger sa fille, il était hors de question qu'elle lui mente comme elle l'avait déjà fait avec son fils.
- Bon très bien, je vais te dire la vérité, Belle et Baelfire ont ressuscité ton père, mais ton frère a du le payer par sa vie. Mais Zelena, les a surpris et a prit la dague de Rumple, c'est à présent elle qui a le contrôle sur lui et elle le retient prisonnier dans son château. Il peut nous donner des informations sur comment anéantir cette sorcière, c'est notre seul moyen.
Rosalie n'en revenait pas, son père était vivant ! Une détermination infaillible grandit alors en elle, elle allait sortir son père de la soumission de cette femme.
- Tu comprendras donc, qu'il est hors de question que je reste ici les bras croisés à vous attendre. Que tu le veuilles ou non, soit je vous accompagne, soit je retourne au château des ténèbres par mes propres moyens.
- Très bien, de toute façon je suppose que je n'ai nul choix, prépare toi nous partons dans une heure.
