Une fois arrivée devant la porte de l'imposante villa blanche, Rosalie frappa 3 coups et attendit. Quelques secondes plus tard, elle entendit résonner les talons de sa mère sur le parquet du hall d'entrée puis plus rien, juste le silence pesant de la nuit. Elle pensait que la porte allait immédiatement s'ouvrir mais ce ne fut pas le cas. C'est alors qu'elle décida de rompre le silence, impatiente :

- Maman, ouvre moi s'il te plait. Je sais que tu es là.

- Laisse moi Rose, j'ai besoin d'être seule.

- Il est hors de question que je te laisse dans cet état, ouvre cette porte ou je trouve un autre moyen pour rentrer.

- Je suis désolée, je ne peux pas… Pas ce soir…

La reine n'eut même pas le temps de finir sa phrase, qu'elle vit apparaître en face d'elle sa fille encore élégamment vêtue. Cette dernière dévisagea sa mère qui avait les yeux rougis et les joues baignées de traces de mascara, elle en eut le souffle coupé, jamais elle n'avait vu sa mère dans un pareil état. L'élégante mme Mills, femme de pouvoir, reine puis maire, qui dirigeait tout le monde avec assurance faisait presque peur à voir. Sans un mot, la jeune fille attira Régina contre elle et la serra avec puissance dans ses bras pour lui prouver sa présence et son soutien infaillible.

- Rose, je t'en supplie vas t'en. Sanglota la femme. Je ne veux pas que tu me vois dans cet état là.

- C'est trop tard et puis rappelle toi que tu m'as déjà vu dans un état encore pire que le tien quand je pleurais la mort de mon père ainsi que celle de Félix dans la foret enchantée. J'étais un vrai cadavre vivant et tu as été là pour moi, tu as chassé mes pleurs et mes cauchemars tu as été ma bouée de sauvetage alors que je me noyais dans un océan de tristesse et de dépression. Maintenant laisse moi te rendre la pareille et être présente pour toi. Rassura à son tour Rosalie en câlinant toujours la maire.

- Merci… Je me sens tellement brisée, si tu savais.

- Je ne peux pas te dire que je te comprends puisque se serait te mentir. Je n'ai jamais vécu une telle situation mais j'imagine bien ta douleur et crois-moi elle va s'estomper, lentement certes mais ça va passer et tu vas te relevé car tu es forte et plus seule, tu as une famille à présent. S'exclama l'adolescente en trainant sa mère jusqu'au salon où elle s'assirent sur le canapé l'une en face de l'autre.

- Pourquoi ne vas-tu pas simplement profiter des célébrations du mariage au lieu de perdre ton temps avec moi ? Regarde toi tu es magnifique et je te gâches ta soirée.

- Premièrement le mariage est fini, je préfère laisser les mariés consommer librement leur mariage seuls dans la maison plutôt qu'entendre leurs ébats donc je n'ai nul part où dormir. Deuxièmement c'est avec toi et personne d'autre que je souhaite passer ma soirée.

La jeune princesse proposa ensuite à sa mère de lui préparer à manger mais cette dernière déclina en lui expliquant que rien ne passerait pour ce soir.

- Tu sais, il doit souffrir autant que toi je pense…

- Arrête, Rosalie. La supplia sa mère.

- Maman, j'ai vu comme il te dévorait du regard, il ne t'oubliera pas comme ça, j'en suis certaine. Peut-être même qu'il reviendra…

- Il faut que tu arrête d'être toujours optimiste, bien sur qu'il ne reviendra pas, il vient de retrouver l'amour de sa vie. J'aurais fais exactement la même chose à sa place. Bon j'en ai assez entendu pour ce soir, je vais me coucher.

- Très bien, je monte avec toi, je dormirais dans la chambre d'Henry pour cette nuit.

- Non viens avec moi. Lui dit sa mère dans le couloir. J'ai quelque chose à te montrer, même si j'aurais préféré le faire dans un moment plus joyeux… Mais tête de mule que tu es, tu ne m'as pas laissé le temps de le faire.

Régina poussa alors une porte en face de la chambre de son frère et la jeune fille y découvrit une magnifique chambre, décoré avec élégance dans les tons violet, blanc et argenté.

- Voici, ta chambre, je l'ai décoré depuis que nous avons recouvré la mémoire, j'espère qu'elle te plait.

- Maman, elle est superbe ! S'écria la jeune fille en extasiant devant les moindres détails. Oh mon dieu, j'ai un dressing et en plus remplis, tu es parfaite ! Dit-elle en fonçant dans ses bras ce qui redonna un peu de baume au cœur à la reine.

Au petit matin, Rosalie fut réveillée par la mélodie douce de son réveil. Elle profita quelques minutes de l'odeur de ses draps neufs avant de se lever et d'ouvrir sa fenêtre. En se dirigeant vers son dressing, elle admira encore une fois sa nouvelle chambre et se dit que sa mère avait énormément de gouts dans tous les domaines. Après quelques hésitations, elle sortit du placard un pantalon d'équitation bleu marine, un chemisier à carreaux blancs et bleu clair ainsi qu'une paire de bottes en cuir marron. Elle prit en suivant une douche rapide, se maquilla légèrement et attacha ses longs cheveux ondulés.

Quand elle descendit, elle fut surprise de voir déjà sa mère aux fourneaux.

- Mon dieu, je crois que je n'ai jamais senti une pareille odeur ! S'extasia t-elle.

- Ce sont simplement des pains perdus afin de remplir ton estomac pour cette importante journée qui t'attends. En fait tu es ravissante !

- Merci, il faut savoir que mon fournisseur en matière d'habillement a très bon gout. Plaisanta l'adolescente.

Une vingtaine de minutes plus tard, les deux jeunes femmes prirent place dans la Mercedes noire et firent route vers le ranch. Elles avaient une heure devant elle pour tout préparer avant l'arrivée des habitants. La jeune princesse prit énormément de plaisir à faire participer sa mère à nourrir et sortir les animaux.

- Pourquoi ne viendrais-tu pas monter de temps en temps, je sais que tu aimes ça et puis je pense que cela te feras du bien aussi. Lui dit-elle quand elles refermèrent les clôtures électriques.

- Tu as raison, ce n'est pas une si mauvaise idée et puis c'est vrai que depuis que je t'ai vu monté la dernière fois, cela m'a fait envie.

Pendant qu'elles imprimait les formulaires pour les propriétaires, Félix les rejoignit les bras chargés de boissons.

A 10 heures pile, les premiers arrivants curieux firent leur entrée et Rosalie sure d'elle s'empressa de leur présenter les lieux et visiter le domaine. Le ranch possédant 6 poneys, l'adolescente avait prévu une petite animations pour les enfants qui eut un franc succès tout au long de la matinée. Certains habitants avaient, tout comme elle auparavant reconnu leur chevaux et s'étaient engagés à verser une pension et à leur rendre visite et d'autres parents avaient inscrits leur enfants pour des leçons.

La jeune fille, comblée par la réussite de sa matinée porte ouverte passa de personnes en personnes discuter quand elle reconnut au loin un visage timide, qui lui semblait familier. Sans même écouter ce que son interlocuteur lui racontait, elle détaillait cette inconnue blonde d'une trentaine d'année qui regardait partout autour d'elle et semblait perdue. Au bout de quelques secondes, le regard émeraude de l'inconnue croisa celui de l'adolescente et son cœur eut un raté tellement le choc lui était violent.

- Non… C'est impossible. Prononça t'elle en courant vers l'inconnue.

- Rosalie, c'est toi ? Lui demanda la blonde quand elle arriva à sa hauteur en la dévisageant toujours.

- Bien sur, Irina ! S'enthousiasmât-elle en se jetant à son cou. Je n'arrive pas à croire que tu sois vraiment là… Je te croyais morte pendant tout ce temps.

- Comment ça morte ? La questionna t-elle son ancienne nourrice.

- Ton village, ta ferme… Tout a été ravagé par un incendie.

- Rassure toi, ma puce, ton père est venu nous chercher juste à temps pour m'emmener avec ma famille en sécurité, c'est un miracle.

Aux dernières paroles d'Irina, Rosalie réalisa qu'elle s'était trompée sur le compte de son père et lui en avait voulu bêtement pour rien.

- Ma chérie, regarde toi, tu as tellement grandi, tu es devenue une femme vraiment belle. Enchaina la nourrice en l'admirant de haut en bas. J'ai entendu dire que tu étais à Storybrooke mais je n'en étais pas sure et quand j'ai vu l'annonce avec ton nom. Je me suis précipitée ici. Que dirais-tu de venir diner un soir à la maison ? Je te présenterais mes enfants, tu peux même venir accompagné de ce beau jeune homme qui te fais de l'œil depuis toute à l'heure.

- Bien sur que je viendrais, je ne manquerais tes bons petits plats pour rien au monde et oui je te présenterais Félix.

- Bonjour, tout se passe bien ? Dit Régina curieuse qui se mêla à la conversation.

- Oui maman, je te présente Irina, ma nourrice qui s'est occupée de moi des ma naissance. Irina voici…

- La personne à l'origine de l'incendie de mon village. La coupa froidement la blonde. Apparemment les gens disent que vous êtes différentes dans ce monde là, je vais donc pas me faire de fausses idées et me faire mon propre avis.

- Oui, fais moi confiance Irina, tu seras agréablement surprise. La rassura l'adolescente.

- En tout cas, je vous serais à jamais reconnaissante pour vous êtes si bien occupée de mon enfant durant ces premiers mois. Si vous avez besoin de quoique soit, n'hésitez pas. Finit par dire sa mère avant de partir en expliquant qu'elle avait du travail à la mairie.

Rosalie et sa nourrice continuèrent à discuter encore un petit moment puis, cette dernière dut s'en aller aussi chercher ses enfants à l'école.

Il ne restait plus beaucoup d'habitants, quand Rumplestiltskin arriva au bras de son épouse.

- Wahou, Rose cet endroit est magnifique ! S'émerveilla Belle en visitant.

Sans un mot l'adolescente se jeta au bras de son père et l'embrassa sur la joue.

- Oh ! Que me vaut cet élan d'affection ? On ne s'est quitté qu'une nuit, c'était si horrible que ça avec Régina ?

- Non, je voulais juste te remercier d'être toi et de toujours honorer tes promesses à chaque fois.

- J'arrive pas à croire que tu doutes encore de moi. Rigola t-il. En fait, je suis venue t'annoncer que nous partons quelques jours en lune de miel cet après-midi, nous ne serons pas loin, nous quittons pas la ville.

- D'accord pas de problème, profitez bien.

Rosalie passa le reste de la journée à identifier chaque animal à son propriétaire et à donner des noms à ce qui en avaient pas, chose qui les fit beaucoup rire avec Félix puisqu'ils ne tombaient jamais d'accord. Quand la nuit se coucha, avant de partir du ranch, la jeune fille reçu un sms de son frère Henry qui lui demanda de le rejoindre chez Granny's. Elle demanda donc à son amant de partir devant et lui promit de le rejoindre au plus vite à son appartement.

Quand l'adolescente pénétra dans l'établissement elle découvrit l'enfant assit au comptoir en fixant son chocolat chaud avec une mine triste.

- Bah alors, t'en fais une tête ! Qu'est ce qu'il t'arrive ? Lui lança sa sœur bien décidée à lui changer les idées.

Le garçon resta silencieux et se contenta de lui donner un morceau de papier sur lequel elle reconnue l'écriture subtile de sa mère.

« Il serait préférable que tu restes quelques temps chez David et Mary Margaret plutôt que de venir à la maison. R. »

- Elle ne veut plus me voir ! Parla enfin Henry.

- Ce n'est pas exactement ce qui est écrit, il est mentionné pendant quelques temps. Elle croit que c'est ce qu'il y a de meilleur pour elle de rester seule mais c'est faux elle a besoin de nous. Ecoute, j'y suis allée hier soir et elle ne voulait pas me laisser entrer mais j'ai insister et j'y suis parvenue. Nous sommes tout ce qui lui reste. Donc fais moi confiance, vas-y même si elle ne t'ouvre pas tout de suite, insiste explique lui qu'elle a besoin de toi et que tu as besoin d'elle aussi. Si j'y suis arrivée alors, tu peux le faire.

- Ok, je vais essayer. Dit-il en sautant de son tabouret

- Bon courage et tiens moi au courant gamin. S'exclama t'elle quand leurs chemins se séparèrent devant le restaurant.