Après un repas en tête à tête au Granny's avec Félix, Rosalie se présenta au domicile du maire avec un peu d'avance. Durant le trajet jusqu'au lac de la ville, Régina expliqua à sa fille ce que Belle lui avait appris un peu plus tôt. La furie était donc descendue dans leur monde pour récupérer la vie de Robin et retournerait aux enfers à la nuit tombée, il fallait donc agir vite.
Sur place, les Charmants ainsi que 2 nains étaient déjà présents. Ils eurent à peine le temps de mettre un plan au point qu'une barque lugubre accompagnée d'un brouillard flottait en leur direction.
- Elle est là ! S'esclaffa Mary Margaret en la montrant du doigt.
Le cri de la furie appelé par son billet de retour déchira l'atmosphère et lâcha Robin sur le sol se jetant de nouveau sur lui pour aspirer son âme.
- Non ! Je ne te laisserais pas me le prendre, prends ma vie ! S'écria la reine en se jetant sur la furie qui s'empressa d'aspirer son âme.
- Régina, non ! Je ne te laisserais pas l'affronter seule ! Protesta Mary Margaret en se postant à ses côtés, partageant ainsi sa sentence
De là, David ainsi que Rosalie se joignirent à eux afin de former une véritable chaine humaine. L'étrange sensation ressentie à ce moment était telle qu'on vous aspirait l'esprit du plus profond de vous. Face au nombre importants de protagonistes, aucune douleur n'émanait de ce supplice juste une sensation désagréable. Finalement les 2 nains restés à l'écart, les rejoignirent ce qui fit faiblir l'aspiration jusqu'à la cesser brusquement et réveiller Robin.
Afin de fêter cette première victoire, tout le monde se retrouvèrent chez Granny's boire un verre. Rosalie y retrouva Belle et son amant qui avaient fini leurs recherches de la journée.
- Alors, la sieste est enfin finie ? La charia le voleur en s'asseyant en face d'elle et Félix accompagner de son fils et Régina.
- Et toi, ton petit séjour aux enfers s'est bien passé ? Surenchérit l'intéressée sous le regard noir de sa mère.
- Oula, ne m'en parle pas, j'espère ne plus jamais y remettre les pieds ! Rigola Robin.
Le lendemain, alors que la jeune princesse se réveilla aux aurores pour se rendre au ranch, un événement inattendu bouleversa sa routine. Quand cette dernière sortit de da la douche, elle jura face à son reflet dans le miroir. Elle se remit de ses émotions à une vitesse folle, se prépara et décida de se rendre chez la personne la plus adepte à l'aider.
- Rose ? Qu'est-ce qu'il se passe ? S'inquiéta son compagnon en la voyant sortir précipitamment ses clefs de voiture à la main.
- Ne t'inquiète, je file chez ma mère avant le boulot, je t'expliquerais tout en rentrant.
- Sois prudente, d'accord.
Il était à peine huit heures et demi, les rues étaient désertes en ce samedi matin mais la magicienne savait que sa mère serait levée. Cela se confirma quand la porte du manoir s'ouvrit sur cette dernière habillée d'un tailleur noir qui contrastait avec un blazer rouge.
- Ah c'est toi, qu'est-ce qu'il t'arrive ? Tu es tombée du lit ?
- Pardon de débarquer aussi tôt mais j'ai un gros problème. Dit-elle en rentrant dans la demeure familiale.
- Tu sais très bien que tu es ici chez toi, aller explique moi ce qu'il se passe ma chérie. Lui demanda sa mère en s'asseyant en face d'elle après lui avoir servi un jus d'orange et des pancakes.
Sans un mot, la princesse releva la manche de sa chemise en jean jusqu'au coude et tendit son bras gauche à sa mère.
- Mon dieu… Réagit la maire au bout de plusieurs secondes en réalisant le changement brutal de la marque de sa fille.
En effet, à la place du nom de son géniteur trônait fièrement celui « d'Emma Swan » leur nouvelle rivale.
- Comment est-ce possible ? Questionna l'ancienne méchante reine.
- Cette marque est liée à la dague et aux ténèbres comme Emma a pris la place de mon père et est devenue la ténébreuse je suis à présent reliée à elle. Elle peut faire tout ce qu'elle veut de moi maintenant.
- Il ne faut surtout pas qu'elle le découvre ! S'exclama sa mère en s'apprêtant à lancer pour cacher la marque.
- Non, si on utilise la magie elle s'en rendra forcément compte, elle contrôle tout depuis son retour. L'interrompit Rose.
- J'ai peut-être une idée ! Répondit sa mère avant de disparaitre dans les escaliers.
Elle réapparut quelques minutes après avec son énorme trousse de maquillage entre les mains.
- De l'anticerne ?!
- C'est ça, celui-ci est parfait surtout contre les nuits blanches. Expliqua la reine.
- Tu fais des nuits blanches ?
- Oui quand Henri est malade et était petit.
- Dis donc, il est vachement bien conservé ! S'étonna l'adolescente en examinant le flacon neuf.
- Arrête de te moquer ! Voila ça devrait faire l'affaire. Dit la maire fière de son travail de camouflage.
- Merci maman, tu gère ! Je pars vite m'occuper du ranch, les animaux doivent m'attendre !
- Rose… Si tu pouvais pendant quelques temps revenir dormir ici les soirs, ça m'éviterait de passer des nuits blanches surtout avec ton père dans le coma et l'emprise d'Emma. Se justifia tant bien que mal Régina.
- Ok pas de soucis, je serais pour le diner. A toute, je t'aime !
Durant le trajet jusqu'au ranch, la jeune femme pensa aux conséquences du changement de sa marque. Elle pénétra sur la petite route sinueuse qui longeait la forêt, quand elle vit apparaitre à quelques mètres de sa voiture, la ténébreuse. Elle pila, étonnée de la voir ici. Elle devait surement être au courant et sentir le lien qui les unissaient. Rosalie coupa le moteur, soupira et descendit de son véhicule pour l'affronter.
- Emma, qu'est-ce qu'il t'amène ?
- Tu sais très bien pourquoi je suis ici Rosalie… Protesta la mage noire en lui attrapant violement l'avant-bras en lui plantant les ongles dans la peau. Elle remonta sa manche, intriguée comme si elle déballait son cadeau de Noel puis ricana quand elle découvrit le vulgaire camouflage, qu'elle fit disparaitre en quelques secondes.
- C'est encore plus beau qu'écrit sur la dague. Annonça la blonde fièrement. Ne perdons pas plus de temps, allons-y §
- Je ne te suivrais pas pour faire ton sale boulot. Se défendit la princesse en gardant son sang-froid.
La ténébreuse arqua un sourcil et approcha son visage à quelques centimètres du sien, menaçante.
- Malheureusement, je crains que tu n'aies pas le choix. Prononça-t-elle avant de l'emporter avec elle dans un épais nuage noir.
