Je quittais l'Amérique un matin froid d'octobre.

J'aimais bien cette époque de l'année.

C'était à ce moment que commençais ma saison préféré :

L'automne.

J'aime l'automne par ce qu'il est comme moi.

À la fois doux, chaleureux, froid et cruel.

Et puis c'est en automne que la nature est la plus belle et la plus colorée.

Rouge, jaune, vert, orange, marron...

Avant que tout soit noyé par le blanc pur et uni de l'hiver.

Avant mon départ, Near me mit dans les mains une somme d'argent vraiment extravagante.

Il avait beau dire que la somme léguée par L était astronomique...

Je m'étais sentie mal en acceptant.

- « Je l'ai fait changer en yens, m'avait-il dit en me confiant l'argent

- Merci, je te rendrais tout, promis !

- C'est pas important. J'y ai ajouté un billet d'avion, il part cet après midi.

- Near... »

J'aurais aimé lui dire quelque chose de gentil pour le remercier...

Mais un sentiment inconnu m'en empêcha.

- « Merci Near, tu m'as sauvé la vie, avais-je seulement dit en baissant la tête.

- J'espère que ce sera la dernière fois. »

Je relevais la tête pour lui répondre par un sourire,

Puis je montais dans la voiture qui devais me mener à l'aéroport.

Mello me détruisait.

Matt me consolait.

Near me sauvait.

A chaque fois que j'envisageais la mort d'une manière ou d'une autre,

Il apparaissait et me sauvais souvent sans s'en rendre compte.

Near passait sa vie à sauver la mienne.

Le rôle d'ange gardien lui va bien, il a le look.

C'est peut être pour ça qu'il agit comme ça ?

Je n'ai jamais réellement cherché à comprendre Near.

Son esprit est trop complexe pour ça.

Pour se faire comprendre des autres il faut se comprendre soi-même.

Je doute qu'il en soit capable.

Plus tard, la même année.

Near dû jeté son argent par les fenêtres,

Dans le sens propre du terme.

Kira l'avait coincé.

Tout l'héritage de L partit en un courant d'air.

Qui aurait pu rêvé d'une plus belle diversion ?

L'être humain est un animal stupide.

Un simple morceau de papier peut le rendre fou.

J'avais suivi les événements depuis le Japon.

Du petit appartement que j'avais loué.

- « Alors, qu'est-ce que tu vas faire maintenant? m'avais demandé mon fidèle Shinigami.

- J'en sais rien, depuis que je suis ici j'essaye de penser comme Mello, mais c'est plus difficile qu'il n'y paraît.

- Essaye de manger plus de chocolat. » avait dit l'encapuchonné en ricanant.

Je levais les yeux au ciel, déçue par l'humour du Shinigami.

Mon portable en profita pour se mettre à sonner.

Je le tirais de ma poche et vérifiais le numéro.

- « Tch ! avais-je lâché.

- C'est encore eux? avait demandé mon animal de compagnie de sa voix grave.

- Ouais... »

Je mettais mon portable sous mon coussin pour ne plus l'entendre.

- « J'avoue que je ne te comprend pas, avais dis le Shinigami.

- Qu'est-ce que tu comprends pas?

- Tu les cherche partout, et quand ils t'appellent tu ne répond pas.

- ... Tu sais, j'ai beaucoup de fierté malgré les apparences, alors, je ne veux pas retourner près d'eux, pas tout de suite, mon amour propre n'a pas encore cicatrisé.

- ... C'est ta seule famille. »

Je levais les yeux vers lui .

Comment avait-il pu viser aussi juste ?

- « Je sais. » avais-je répondu à voix basse.

Je passais mes journées sur mon ordinateur.

J'avais piraté des caméra de surveillance de plusieurs lieux.

Remerciant les heures qu'avaient passé mon frère à m'expliquer ce genre de manœuvre.

Mais ça n'avait pas été très utile jusqu'ici.

- « Tu sais ce quoi j'aurais besoin ?

- De quoi? m'avais répondu le Shinigami qui partageais mon appartement.

- Des yeux de la mort. »

Le Shinigami était assis au pied de mon lit où j'étais moi même allongé.

Il se redressa en me toisant de toute sa taille.

Je me retournais sur le dos pour ne pas le perdre de vue.

Je voyais l'éclat de ses yeux rouge dans la pénombre de son capuchon.

Il semblait en proie à un cas de conscience.

- « Je refuse de te les donner. » avait-il finalement dit.

Sa réponse me laissa bouche bée.

- « Tu ne sacrifieras pas la moitié de ta vie pour quelqu'un qui ne le mérite pas. » avait-il ajouté.

Je mordais ma lèvre inférieur.

Il ne me facilitait vraiment pas la tâche celui-ci.

Je cherchais les mots justes pour faire pencher la balance de mon côté.

- « Tu l'as dit : c'est ma seule famille. Et on ne choisit pas sa famille, avais-je finalement dis.

- Je peux pas te faire ça, avait-il dis d'une petite voix que je ne lui connaissait pas.

- Tu sais quel est mon rêve? Mon but dans la vie ? lui avais-je demandé en poursuivant sur ma lancé.

- Non. » avait-il répondu.

Je n'avais rien à perdre, autant lui dire la vérité.

- « Passer un noël en famille. Mon rêve c'est de passer un noël en famille. Juste pour voir l'effet que ça fait. Pour me souvenir de l'effet que ça fait. »

Il me regardait.

En tout cas l'ouverture se son capuchon était tourné vers moi.

- « Comme je suis orpheline ça a toujours été impossible. »

J'étais toujours allongée sur le dos.

Était-ce à cause de ça, mes mots peinait à sortir de ma bouche ?

- « Quand je suis arrivée à la Wammy's House je me suis trouvé une nouvelle famille. »

Une famille, avec mon frère, Mello, Near, L, Beyond, Watari et Roger aussi.

Tout ces hommes, je les considérais comme des membres de ma famille.

- « Mais malheureusement, on ne fête pas noël à la Wammy's House. »

Mais j'allais changer les choses.

- « On reste des enfants malgré tout, et noël est important pour des enfants comme nous. »

C'est peut-être pour ça que les enfants élevés dans cet endroit sont si étranges.

Être des génies ne peut pas nous différencier à ce point du reste du monde.

Les humains qui réfléchissent sont rares.

Malheureusement.

Je me redressais sur mon lit.

- « Je voudrais pouvoir réunir tous les gens que j'aime au même endroit et fêter noël. »

J'étais assise, sur le lit d'un appartement japonais.

Un Shinigami était debout ou au moins en position verticale à côté de moi.

La situation était vraiment étrange,

Pourtant je continuais de parler.

Rien n'aurait pu m'arrêter.

- « Juste un fois, pour voir l'effet que ça fait. »

C'était la première fois que je confiais cela à quelqu'un.

J'avais l'impression d'avoir fait mouche.

J'avais réussi à attendrir le cœur du Shinigami.

- « Mais les gens que j'aime on une espérance de vie réduite, alors je dois m'entourer de cercueils pour réaliser mon rêve. »

Je levais les yeux, jusqu'ici rivés sur le mur, vers lui.

- « Mais aussi parce que je pense qu'ils méritent de rester à l'endroit qui les a vus devenir ce qu'ils sont. »

Ma voix commençait à se voiler d'un sanglot.

- « Ils ne méritent pas l'ignorance.

- Personne ne le mérite. »

Je me levais sur le lit pour pouvoir arriver à sa hauteur.

Nous nous fixions l'un l'autre.

Ou en tout cas je fixais les éclats rouges qui devaient lui servir d'yeux.

- « Tu n'as pas le droit de me le refuser, avais-je dis pour en revenir au sujet initial de cette discutions.

- Je sais, je veux juste que tu penses à tout ce que ça va entraîner, avait-il répondu.

- J'y ai longuement réfléchi. » avais-je assuré.

Je n'avais rien à regretter.

Je sentais au fond de moi que j'aurais besoin de ces yeux.

Probablement pour sauver quelqu'un que j'aimais.

Alors si je devais sacrifier un peu de ma vie pour qu'un être cher vive ça m'allait.

Malheureusement, le Shinigami ne voyait pas les choses de la même manière que moi.

- « Si tu veux les yeux de la mort, tu vas aussi te servir tu Death Note? »

Il connaissait la réponse,

Alors je ne pris pas la peine de parler.

- « Les utilisateur du Death Note ne vont ni en enfer, ni au paradis, avait-il prévenu d'une voix roque.

- Aucun des deux ne me fait envie. »

A quoi bon aller en enfer ou au paradis seule ?

J'avais un projet bien plus ambitieux.

Je posais chacune de mes mains là où devait se trouver son cou.

- « Je sais qui tu es. »


L² : (très contente d'elle)

Mello : Mais t'es un vrai mosntre !

L² : Je prend ça comme un compliment venant de toi maître...

Mello : Les sarcasmes c'est pas ma marques de fabrique.

L² : ... T'es pas mon maître non plus.

Mello : C'est en train de tourner à la conversation de sourd.

L² : On a qu'à se taire alors.

Mello : Physiquement on parle pas là.

L² : ...


Je tiens à signalé que j'ai laissé une lettre indiquant que si je mourrais c'était la faute d'un de mes lecteur ! Alors pas de connerie !

Bref !

Ça faisait longtemps alors je tiens à remercier Jeremiah Hawkins pour ses corrections, son courage et ses conseilles !

Et puis aussi Rose-Eliade pour son soutient, sa bonne humeur et son sadisme !

Et pour qu'il y est pas de jaloux je remercie aussi tout ceux qui me lise et me soutienne plus discrètement !