Merci pour vos commentaires, ils m'ont vraiment fait plaisir.
Merci à toi, Justslashy, pour le premier commentaire de ma première fic postée sur ce site,
Désolée pour toi, alpheratz9, si j'aime bien les histoires d'amour, j'aime aussi les histoires tout court, donc forcément dialogues !
A toi, Isajackson, j'espère que pour ma première fic slash, je ne te décevrais pas...
Et toi Marly, je pense que vu ta manière d'écrire, que j'ai pu apprécié il n'y a pas très longtemps, tu aimeras mon histoire.
Et à tous les anonymes, qui ont lu et n'ont pas commentés, je souhaite simplement que ça vous à plu.
et j'espère aussi que la suite comblera votre attente.
Bonne lecture.
Ah oui, désolée pour la présentation du 1er chapitre, j'ai pas assuré, pour la partie mise en page... et après pas mal de tripatouillage, je pense avoir réussi celle-ci.
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Chapitre 2
Le soleil entrait à flot dans la chambre du chef militaire de la citée d'Atlantis, mais celui-ci dormait encore. Il était tôt, et déjà qu'en temps normal, il avait du mal à se lever, alors étant sous calmant, il était normal qu'il ait encore plus de mal à se réveiller !
Un coup frappé à sa porte le sortit doucement de son sommeil. Il ne répondit pas.
Il était blessé, et en vacances ! Forcée, mais en vacances quand même…
Un autre coup.
-Fichez-moi la paix ! Cria t-il en se cachant la tête sous l'oreiller.
-Sheppard ! C'est moi !
-Je m'en fiche ! Laissez-moi !
-John, s'il vous plait, laissez-moi entrer !
Le colonel soupira. Le scientifique ne le laisserait pas tranquille, alors il se leva, passa la main devant l'ouverture de la porte et retourna sur son lit. Il était fatigué.
-John ? Vous allez mieux ?
-Si je pouvais rester tranquillement au lit, oui, j'irais mieux, répondit celui-ci, son bras valide replié sur ses yeux.
Rodney était comme hypnotisé. Il ne pouvait détacher son regard du corps de son ami, allongé devant lui. Il ne portait qu'un boxer et ses formes étaient visibles, de même que les muscles parfaitement dessinés de son ventre. Le scientifique avait la bouche sèche. Il avait envie de lui. Et heureusement qu'il était habillé, lui, sinon, quand John se redressa pour lui parler, il aurait pu remarquer que la vision de son corps presque nu lui avait fait de l'effet...
-Vous comptez rester là ?
-Je suis venu pour vous aider.
-En quoi ? Vous ne croyez pas que vous en avez assez fait ? Dit-il durement.
McKay se raidit. Les paroles qu'il venait de dire l'avait blessé. Oui, il avait fait une erreur. Oui, cette erreur lui avait fait prendre des risques et oui, cette erreur avait blessé son ami. Il le savait. Mais ça lui avait fait du mal qu'il le dise de cette manière.
Le colonel se rendit compte qu'il avait été brutal avec lui et qu'il avait été injuste. Mais quand il avait vu cette pierre lui tomber dessus, son sang n'avait fait qu'un tour et il l'avait poussé. Il avait été blessé, mais il était plus fort que le scientifique et il s'en remettrait plus vite.
Et surtout, il n'aurait pas supporté de voir Rodney allongé sur un lit d'hôpital…
Bizarre cette pensée...
Qu'est-ce qui lui prenait ? Rodney était un homme, comme lui, alors pourquoi avoir ce genre de sentiments envers lui ? Il ne pensait pas être autre chose qu'hétérosexuel. Mais juste quand il y pensa, l'idée d'être à côté de Rodney lui donna des picotements étranges dans tout le corps.
Ressentirait-il pour lui autre chose qu'une simple amitié ?
Il leva la tête et vit son ami, immobile, la tête baissé et silencieux. Mauvais signe...
Alors il se leva et s'approcha de lui.
-Rodney, je suis désolé de vous avoir dit ça... ce n'est pas de votre faute si j'ai été blessé...
-Si ! S'exclama celui-ci en le regardant, c'est de ma faute ! J'aurais dû vous écouter !
John était bouleversé. Rodney avait les yeux pleins de larmes.
-Si je n'étais pas aussi têtu, si j'étais moins égoïste, si j'étais...
Il ne put finir sa phrase, John l'avait pris dans ses bras. Il était un peu déboussolé, ne sachant pas comment si prendre pour le calmer. Il se sentait maladroit. Consoler une femme, il savait, mais un homme...
Comment faire pour que celui-ci ne se rende pas compte que le simple fait de le prendre dans ses bras, le rendait tout chose ?
Car il ne savait pas que ce qu'il ressentait était réciproque.
Rodney n'y croyait pas ! Il était blotti dans les bras de celui qu'il aimait. Et il en profita un peu.
Reniflant, il se serra doucement contre celui qu'il désirait tant, dont il avait envie de sentir le corps nu contre le sien, dans le sien...
Passant ses mains amoureusement dans le dos de John, il le caressa, attendant de savoir si il allait le repousser, ou alors le laisser faire...
oOoOo
C'était très agréable... Il était si doux... Si tendre... Et il adorait ça. Il sentait le cœur de Rodney battre la chamade contre lui. D'ailleurs, le sien s'était emballé aussi, quand il avait senti les mains de son ami sur son dos. Au début, il se demandait qui consolait l'autre et maintenant, il ne se posait plus de questions. Ils ne se consolaient pas, ils se serraient amoureusement l'un contre l'autre, savourant la présence du corps de l'être aimé...
Ça lui fit peur et il se détacha de Rodney, qui sentit le changement et le regarda attentivement. Comme il était un peu plus grand que lui, celui-ci dû lever les yeux, plongeant ses prunelles bleus dans les siennes. Son cœur rata un battement. Il avait quelque chose dans le regard qui le troubla. Se pouvait-il que le scientifique ressente la même chose que lui ? Mais lui, savait-il au moins ce qu'il ressentait ?
Rodney, lui, n'hésita pas. Il savait qu'il aimait John. Alors il leva la main, la posa sur la joue un peu rugueuse et s'approcha de lui doucement, lui laissant le temps de réagir. Puis il ferma les yeux et posa ses lèvres sur la bouche de John. Il en avait rêvé tellement de fois. Il l'avait déjà embrassé, mais le colonel n'en était pas conscient, alors que là...
Voyant qu'il n'avait pas reculé, Rodney appuya un peu sa caresse et força sa bouche. Pas longtemps. Le militaire, surprit un moment par l'insistance du scientifique, se laissa aller et répondit au baiser. Sa bouche avait un goût de café et de chocolat et il goûta à sa chaleur en plongeant sa langue avec délice à la rencontre de la sienne. Le gémissement de plaisir qui s'échappa de Rodney, l'excita. Cette réaction lui fit peur et il s'écarta de lui.
-Je m'excuse... Murmura John, je ne sais pas ce qu'il m'a pris...
-Moi je sais et je ne m'excuse pas pour ça. J'en avais très envie. En fait, je crois que je... euh...
Il savait qu'il l'aimait, mais est-ce qu'il pouvait se permettre de lui dire ?
-Oui ? Dit doucement John, vous quoi ?
Rodney le regarda droit dans les yeux. Tant pis si il avait tort ou si il était seul à ressentir ça, il fallait qu'il lui dise.
-Je suis amoureux de vous.
Il attendit. Le militaire ne bougeait pas et ne parla pas. Alors, croyant avoir commis une erreur, Rodney sortit très vite de la chambre...
oOoOo
Ce n'est qu'en entendant le glissement de la porte se refermant derrière Rodney, que Sheppard réagit. Mais il était trop tard. Il était déjà sortit. Il se précipita vers la porte, l'ouvrit, mais il n'y avait personne dans les couloirs. Il rentra alors, dépité. Il avait aimé le contact de Rodney. Son corps contre lui. Et quand il l'avait embrassé...
Rien que le fait d'y penser...
-Bon sang ! Qu'est-ce qui m'arrive ? Je suis devenu gay ? Se dit-il tout haut.
Il se frotta les yeux. Les calmants. Ça devait être la faute des calmants, il n'était pas dans son état normal.
Il se mit à rire et se traita d'idiot. Non, ce n'était pas la faute des calmants. Il avait répondu à la tendresse de Rodney, parce qu'il en avait eu envie. C'est tout. Restait à savoir si c'était passager ou si c'était plus sérieux...
oOoOo
Il n'avait rien dit ! Il ne l'avait pas empêché de partir ! Il lui avait avoué son amour et il s'était contenté de le regarder sans rien dire, sans rien faire. Il se sentait stupide. Comment croire qu'un type comme Sheppard allait répondre à sa déclaration. C'était un militaire et chez ces gens là, l'homosexualité n'était pas vraiment acceptée. Même si il avait répondu à son baiser...
Et justement, quand il repensa à ce moment, il avait senti... Oui, il avait bien senti que quelque chose avait troublé le militaire. Car si sa tête refusait certainement de ressentir ce genre de sentiments, son corps, lui, ne pouvait pas mentir ! Rodney l'avait senti se durcir contre lui.
Il se mit à sourire. Il avait sa réponse. Et c'est le cœur plus léger qu'il passa sa journée au labo...
oOoOo
Il était en vacances forcées et ne savait pas quoi faire. De toute façon, il ne pouvait pas faire grand-chose avec son bras. Elisabeth lui avait interdit les missions, ce qu'il trouvait normal. Mais qu'est-ce qu'il allait bien pouvoir faire ? Il décida d'aller au gymnase. Même si il ne pouvait pas s'entraîner, il pourrait toujours regarder ceux qui y étaient !
Comme il s'y attendait, Teyla et Ronon étaient là. Il alla s'asseoir tranquillement, ne voulant pas les déranger pendant leur entraînement. Le combat amical se termina bien vite, les deux adversaires étant pratiquement de même force. Même si il y avait une nette différence de taille et de poids... Après avoir fait le salut Athosien à Ronon, Teyla se dirigea vers son sac, prit sa serviette et s'épongea avant de parler.
-Bonjour colonel, vous allez bien ?
-Oui ! Ça peut aller ! Et vous ?
-C'est pas nous qui avons un bras cassé ! S'exclama Ronon.
-Qu'est-ce que vous allez faire, aujourd'hui ?
-Et bien, nous allons accompagner l'équipe du major Lorne, mais avant, Elisabeth veut nous voir à 10h00.
John regarda sa montre et dit.
-Bon, et bien, il est temps d'y aller !
Il se leva avec une petite grimace.
-C'est encore douloureux ? Demanda gentiment Teyla.
-Oui, et d'après Carson, j'en ai encore pour quelques jours.
Ils se dirigèrent vers la salle de réunion et entrèrent. Ils attendirent un peu, ils étaient en avance.
-Déjà là ? Dit Elisabeth en entrant, surprise de les voir déjà assis.
-Oui, il est 10h00 pile ! Annonça Sheppard.
-Désolé, j'étais au labo et j'ai oublié... S'exclama Rodney en entrant.
-Vous avez oublié ? S'étonna Elisabeth.
Tout le monde était surpris. Le scientifique qui se targuait de tout savoir ou presque et de ne rien oublier, avait "oublié" la réunion ? Etonnant, très étonnant.
Il prit place assez loin du militaire, encore troublé à la pensée de ce qu'il s'était passé le matin même. Ils évitèrent de se regarder et se concentrèrent sur le sujet de la réunion. Mais malheureusement pour eux, ils seraient obligés de se reparler, de reparler de ce qu'il s'était passé pendant la mission.
-Alors, j'aimerais beaucoup que vous m'expliquiez ce qu'il s'est passé lors de votre sortie.
-Et bien, commença John, on était sur P8X...
-P8X446... Finit Rodney à sa place.
-Oui, c'est ça... on était donc sur P8X446 et McKay regardait de près les ruines d'un vieux temple, que je lui avais dit de regarder de loin... Insista t-il, quand j'ai entendu un grondement. Je lui ai dit qu'il devait sortir, mais il ne m'a pas écouté !
-Mais j'avais pas fini ! S'exclama le scientifique.
-Peut-être qu'effectivement, si je vous avais laissé finir, je n'aurai pas atterri à l'infirmerie, mais vous, vous seriez certainement à la morgue ! S'écria Sheppard.
-Pas sûr du tout ! Rétorqua Rodney.
-Bah voyons ! De toute façon, vous voulez toujours avoir raison, alors...
-Bon, arrêtez ! Le principal, c'est qu'il ne soit rien arrivé de grave ! Dit alors Elisabeth.
-Oui, un bras cassé et une épaule déboîtée, c'est pas trop grave ! Ironisa le colonel.
Il regarda McKay qui avait baissé les yeux. Le scientifique n'en menait pas large. A cause de lui, le chef militaire d'Atlantis était indisponible pendant trente jours. Trente longs jours, pendant lesquels il allait devoir aider une autre équipe et un autre pilote...
Il se détestait.
-Sheppard, que comptez vous faire ?
-Je n'en sais strictement rien ! D'habitude, quand on est en vacances, on sait quoi faire, mais on n'a pas un bras dans le plâtre !
-Colonel, je pense que Rodney est suffisamment embêté comme ça, dit gentiment Teyla en posant sa main sur son bras.
-Merci Teyla, mais je pense que je l'ai mérité. Vous avez raison, vous avez tous raison ! D'ailleurs, je pense que Zelenka devrait me remplacer à partir de maintenant. Il est moins pointilleux que moi et ne vous posera certainement pas autant de problème ! S'exclama Rodney d'un air désabusé.
Il était triste. Le militaire ne l'avait pas aidé, ça il pouvait le comprendre, mais en plus, il avait enfoncé le clou encore plus loin. Peut-être à cause de ce qu'il lui avait avoué ce matin...
-Non, je ne suis pas d'accord et je pense que Zelenka ne le sera pas non plus. Cette équipe est déjà composée de ces membres et ça ne changera pas ! Maintenant, si vous le voulez bien, je vais remplir mon rapport. Bonne journée.
Et Elisabeth se leva, signifiant ainsi que la réunion était terminée.
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A suivre...
oOoOo
et voilà ! Alors ?
Toujours aussi intrigués ? Va t-il ou ne va t-il pas ?
La réponse peut-être au prochain numéro... euh chapitre...
