Oups ! Je viens de me rendre compte que je vous avais laissé en plan pendant deux jours !

Honte à moi...

Et je dois dire que vos reviews me mette du baume au cœur.

Surtout que j'ai remarqué que j'ai eu des compliments de la part de la personne qui est considérée comme la (le ?) meilleure en slash.

Désolée si je me gourre, mais je ne sais pas si Alphérazt9 est plutôt chausson rose ou chausson bleu...

Mais je n'en oubli pas pour autant de remercier tous les autres.

Marli, tu me demande si tu brûles ou tu refroidis, je ne te dirais rien, sinon, il n'y aurait plus de surprise...

Isajackson, qui est toujours la première à se ruer sur son PC pour reviewer. A croire qu'elle dort avec...

Zaika, si tu veux avoir froid, va faire un tour dans ton congèlo, c'est pas en lisant cette histoire que tu vas attraper un rhume... lol !

Bonne lecture...

oOoOooOoOooOoOo

Chapitre 6

Il tenait son plateau et se dirigeait vers une table, quand il entendit un rire. Son rire...

Il le chercha des yeux et le trouva, assit à une table près du balcon, en compagnie d'Elisabeth. Son cœur se mit à battre la chamade. Il était vraiment amoureux. Il n'avait jamais ressenti ça auparavant. Jamais. Alors il s'approcha d'eux, l'air de rien.

-Elisabeth, Sheppard... je peux m'asseoir ?

Elisabeth regarda sa montre, puis le scientifique.

-Rodney ? Vous n'avez pas encore mangé ?

-Non, j'étais au labo et j'ai oublié...

Encore un oubli ? Mais qu'est-ce qu'il avait en ce moment ?

-Et bien ! En tout cas, vous n'avez pas oublié de remplir votre plateau ! Rétorqua John en louchant dessus.

-Vous savez que je fais de l'hypoglycémie et que mon métabolisme est rapide, alors il faut que je mange plus...

-Bah voyons ! Ironisa John, je pense plutôt que vous aimez manger !

-Oui ! Et alors ?

-Rien, rien du tout.

-Vous allez manger votre gâteau ? Continua Rodney en regardant le plateau à moitié plein de Sheppard.

-Non, allez-y, je n'ai pas très faim...

C'est vrai qu'il n'avait plus d'appétit. En fait, il se sentait tellement coupable qu'il n'avait envie que d'une chose, c'était de remonter le temps et de repartir à zéro. Oublier ce moment et recommencer. Recommencer à vivre comme avant.
Comme avant... Rodney.

-Bon, je vous remercie de m'avoir invité à déjeuner, mais moi, je ne suis pas en vacances, je retourne travailler ! Annonça Elisabeth en se levant. Bonne journée !

-Merci, vous aussi... Répondit John inquiet.

De quoi allait-il parler maintenant qu'il était seul avec McKay ? Mais comme d'habitude, celui-ci avait le nez dans son assiette. Il avait un comportement normal. Et il se rendit compte qu'il avait toujours eu le même comportement. Alors qu'il savait qu'il avait été indifféremment avec des hommes ou des femmes...

C'est lui qui était différent, pas le scientifique. Et il avait plutôt intérêt à faire attention...

-Alors ? Vous allez faire quoi du reste de la journée ?

-Je ne sais pas, répondit John, surprit par la question, et vous ?

-Et bien, moi, j'ai ouvert le ventre d'un appareil des anciens tout ça pour découvrir qu'il n'était pas très intéressant ! Vous voulez le voir ?

-Non merci ! Je n'ai pas très envie de vous voir faire joujou avec ça ! D'ailleurs, je ne sais pas ce dont j'ai envie...

En entendant la phrase, Rodney leva les yeux et regarda le militaire. Pensait-il vraiment ce qu'il venait de dire ?

John savait que le scientifique avait compris le double sens de sa phrase. Il l'avait fait consciemment, au cas où il y aurait des oreilles indiscrètes. Il ne tenait pas à ce que la nouvelle de son expérience amoureuse fasse le tour de la cité. Il voulait se protéger et aussi protéger Rodney. Il n'avait jamais entendu parler des aventures de son ami et il ne voulait pas que ça commence avec lui.

-Et vous le saurez quand ? Demanda celui-ci, en avalant une portion de gâteau.

Le colonel ne répondit pas. Il avait les yeux fixé sur la langue de McKay, qui se léchait consciencieusement les lèvres sur lesquelles il y avait de la crème. Vision totalement érotique et qui produisit un effet incontrôlable sur son corps. Son cœur s'emballa, sa respiration devint rapide et il imagina cette langue sur lui... Il ferma les yeux un court instant, essayant de prendre sur lui.

Pense à autre chose, pense à autre chose...

-Ça va ? Demanda innocemment Rodney.

-Oui... Répondit John d'une voix rauque.

Le scientifique se leva alors avec un grand sourire.

-Bon, je vais vous laisser. De toute façon, on se verra plus tard... Bonne journée.

Et il laissa John, qui se mit à fantasmer sur la soirée qu'il aimerait bien passer...

oOoOo

Il était ravit ! Il avait entendu le changement de voix de Sheppard quand il lui avait demandé si il allait bien et il savait aussi pourquoi il ne l'avait pas suivi malgré qu'il ait fini de manger. Son amant ne pouvait pas se lever et il en connaissait parfaitement la cause ! Il partit d'un pas léger se mettre au travail.

oOoOo

Non, il n'allait pas bien et ce n'était pas à cause de son bras.

Il venait de dire qu'il ne savait pas ce qu'il voulait ? Menteur !

Il regarda au loin, par dessus la rambarde de la cantine et finalement réussit à se lever. Il s'accouda dessus, regardant le ressac, plusieurs dizaines de mètres plus bas. Ce spectacle le ravissait. Il aimait cette cité, il s'y sentait bien. Il y avait sa place, plus que sur Terre où personne ne l'attendait. Ses amis étaient ici, avec lui. Ils étaient même devenus sa famille. Ils les aimaient, tous...
Et plus particulièrement un…

Mais pour celui là, il se rendait compte qu'il avait des sentiments plus forts, il voulait le protéger. D'ailleurs, c'est pour ça qu'il avait été blessé. Il sourit doucement. Il savait ce qu'il éprouvait, maintenant, restait à savoir comment faire pour lui montrer à son tour... Et surtout, avoir le courage de le dire.

Il resta un long moment, appuyé, puis se mit à bailler de nouveau. Pourtant il avait arrêté de prendre les comprimés ! Il décida d'aller voir Carson, il était constamment fatigué, il devait y avoir autre chose...

oOoOo

-Carson ? Je peux vous parler ?

-Bien sûr colonel, entrez ! Alors ? Vous allez mieux on dirait... non, finalement on dirait pas...

-Je ne sais pas ce que j'ai, je suis tout le temps fatigué. Pourtant, je dors !

-Allongez-vous, je vais vous examiner.

Le docteur s'approcha de John, souleva légèrement son maillot et posa le stéthoscope sur sa poitrine.

-Oui, je sais, c'est froid... Dit-il en le sentant se raidir.

-Vous ne pourriez pas le réchauffer un peu ? Ce serait plus agréable !

Il écouta le cœur du colonel et le trouva un peu rapide. Comme sa tension, qui était un peu élevée…

-Vous avez pris quelque chose ?

-Comme quoi ?

-Autre chose que ce que je vous ai donné.

-Non, d'ailleurs j'ai arrêté de les prendre...

-Pourquoi, ça ne vous fait pas effet ?

-Si ! Trop !

-Ah bon ?

-Je n'ai peut-être plus mal, mais j'ai l'impression de dormir debout !

La réflexion du militaire inquiéta un peu le docteur. Il avait sommeil et pourtant, il avait un peu de tension !

Normalement, ça aurait dû être l'effet inverse ! Il devrait être plus énervé !

-Je vais vous garder un moment...

-Pourquoi ?

-Vous avez dû faire une réaction au calmant et j'aimerai vous surveiller.

Au soupir de dépit que poussa son patient, il répondit par un sourire.

-Bon d'accord ! Je vois que vous appréciez toujours autant rester là ! Alors je vais vous laisser rentrer chez vous, mais vous me promettez de rester bien sage, le temps que votre organisme élimine ce calmant.

-D'accord ! Dit John le sourire aux lèvres.

-Je ne plaisante pas, colonel !

-Moi non plus ! Répondit celui-ci en se levant, je retourne au lit, j'ai un livre à finir !

Et il sortit rassuré. Il prit la direction de sa chambre et obéissant au docteur, attrapa son livre et s'allongea.

oOoOo

A suivre...

oOoOo

Aïeaïeaïe...

Je sens que je vais me faire lyncher...

Je sais, pas grand-chose de plus dans ce monstrueux petit morceau d'histoire, mais il faut au moins ça pour vous calmer, j'ai pas raison ?

Et comme d'hab, vous faites comme vous le sentez pour le petit carré mauve, en bas à gauche...