Gabriel essayait de dormir sans pour autant y parvenir. Aujourd'hui nous étions le 24 décembre et il souhaitait ardemment que cette journée ce termine le plus vite possible. Depuis la disparition d'Emilie il détestait noël qui lui rappelait temps sa femme. Il se tournait et retournait dans son lit. Il jeta un coup d'oeil à son réveil qui affichait 23:59. Il se mit sur le dos et regarda le plafond. Tout à coup il sentit un courant d'air venir lui effleurait le visage il tourna son regard vers la fenêtre où les rideaux se balancer doucement. Il se leva et alla fermé la fenêtre. Il se retourna et poussa un cri. Devant lui se tenais une femme blonde, elle releva la tête et il croisa ses iris vert.

- E-Emilie, murmura t-il choqué.

Il sentit les larmes embué ses yeux. Devant lui se tenais bien sa femme bien qu'elle paraisse plus jeune. Elle portait une robe bleu toute simple à manches courtes. Il se rappelait de cette robe, c'était la première qu'il avait confectionner pour elle. Il lui avait offerte pour ses dix-huit, elle adorait cette robe.

- Je suis entrain de rêver c'est ça. Tu ne peux pas être devant moi.

- Non Gabriel tu ne rêves pas. Je suis un esprit de noël, l'esprit de noël d'Emilie du passé.

- Non c'est impossible je n'y croit pas.

- Et pourtant. Je suis ici pour te montrait un de tes noël passés.

- Mais pourquoi ?

- Parce que tu as oublié ce que c'est de fêter noël. Laisse moi te montrer ce que tu as perdu, fit-elle en lui tendant la main. Gabriel hésita.

- Fais moi confiance Gabriel, dit Emilie en se rapprochant de lui.

Il plongeant son regard dans celui d'Emilie. Il lui ferait toujours confiance.

- D'accord, répondit-il en prenant sa mains qu'il sera délicatement.

Emilie fit apparaître une plume d'un claquement de doigt. Elle souffla dessus et un tourbillon blanc les emporta.

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Les plumes se dissipèrent pour laisser place à un salon plongé dans le pénombre tout juste éclairé par les rayons de la lune. Devant lui se trouvait un sapin immense décoré de boules et de guirlandes colorés. Il contourna l'arbre et aperçu derrière une pile de cadeaux. Soudain la pièce s'illumina et la porte s'ouvrit avec fracas pour laisser entrer une petite tête blonde aux yeux verts. Le petit garçon se jeta littéralement dans la pile de cadeaux en criant.

- Le Papa Noël est passé ! Le Papa Noël est passé !

Auquel répondit un rire cristallin, Gabriel tourna son regard vers la porte où se trouvait Emilie et lui-même plus jeune. Ils regardaient leur fils qui défaisait avec empressement les papiers cadeaux avec des exclamations ravi.

- Oh regarde papa ! Fit le petit garçon, une peluche de chat géante !

Gabriel rigola et s'approcha d'Adrien pour s'asseoir et prendre la peluche sur ses genoux pendant que Adrien prenait un autre paquet. Emilie s'approcha et se s'assit à coté de son dernier attrapa un petite boite et le tendis à sa femme. Elle l'ouvrit doucement et regarda à l'intérieur. Elle porta la main à sa bouche pour retenir un sanglot. - Gabriel… tu n'aurai pas dut. - Tu sais bien que je serai prêt à tout pour toi Emilie.

- Et c'est toujours vrai, rajouta le Gabriel du présent en se tournant vers l'Emilie qui se tenais à ses côté.

Il se perdit encore une fois dans ses yeux émeraude. Il fut sortit de sa rêverie par une petite exclamation.

- Eh moi aussi je veux un câlin.

Gabriel se retournant vers la scène qui se jouait devant lui. Adrien qui c'était incrusté entre ses deux parents et les serrez de toute la force de ses petits bras.

- Quand est-ce que nous nous sommes éloigner Adrien et moi ? Se demanda t-il.

- C'est toi qui t'es éloigner de lui Gabriel.

Ce dernier sursauta.

- Tu peux attendre mes pensées ! S'étonna t-il.

- Je suis un esprit je te rappel, lui répondit-elle avec un clin d'oeil. Tu sais, fit-elle en reportant son attention sur la famille devant eux, Adrien n'attend qu'un geste de ta part. Tu lui manques.

- Mais il me rappel tellement toi. Il te ressemble tellement... c'est trop dur, dit Gabriel des sanglots dans la voix.

- Tu n'as jamais pensé que c'était dur pour lui aussi. Il n'a plus que toi mon Gabi. Et tu n'as plus que lui.

La pièce commença a devenir flou.

- C'est l'heure de rentrer, remarqua Emilie en lui prenant la main.

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Ils se retrouvèrent bientôt dans la chambre de Gabriel.

- Tu vas partir alors ? Demanda t-il.

- Il te reste encore mon esprit du présent et du futur à voir. Je dois y aller maintenant. Au revoir Gabriel.

Emilie se recula doucement et se fondit dans les rideaux. Gabriel se précipita vers ces derniers et les agita dans tout les sens. Mais l'Emilie du passé était bien partit. Il s'assit sur un fauteuil et mit sa tête entre ses mains pour laisser libre court à son chagrin.

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Il sentit une légère pression sur son épaule. Il émergea doucement, entre ses paupières il aperçu l'Emilie du présent vêtue de son tailleur blanc. Une légère lueur blanche se dégager de son être.

- Bonsoir je suis l'esprit d'Emilie du présent.

- Tu vas me montrer mon noël du présent.

- C'est exacte. Il jeta un regard à son réveil qui affichait désormais une heure du matin.

- Tu sais j'ai bien peur qu'il n'est rien d'intéressant à montrer.

- Au contraire tu risques d'être surprit, fit Emilie avec un sourire au coins.

Elle lui tendis les mains il les prit doucement et la fine pellicule qui entourai sa femme se propagea à lui. Du coin de l'œil il vit que son réveil affichait maintenant 21h. Emilie le guida vers la porte qu'elle ouvrit. La maison était calme, trop calme pour un soir si spécial. Son épouse se dirigea vers la chambre de leur fils. Elle traversa la porte entraînant son mari avec elle. La chambre était plongé dans le pénombre cependant la salle de bain était allumé et l'on pouvait entendre des éclats de voix. Intrigué Gabriel s'approcha et regarda à l'intérieur de la pièce. Adrien se tenais devant le miroir arrangeant ses cheveux. Bizarrement il n'était pas en pyjama mais portait une chemise verte assortie à ses yeux et un pantalon noir.

- Tu es sur de ce que tu fais gamin ? Fit une petite voix.

Gabriel remarqua enfin le petit chat aux yeux vert qui se tenais près du lavabo un morceaux de camembert entre les pattes.

- Plagg mon père à dit que Adrien n'avait pas le droit de sortir mais Chat Noir lui est libre comme l'air.

- Bon tu sais du moment que tu me donnes du camembert je te suivrai au bout du monde.

- Ça y est je suis près à partir plus que le cadeau et on y va, fit Adrien en quittant la pièce passant à travers son père sans le remarqué.

Gabriel suivit son fils du regard. Il ne pouvait pas croire que ce dernier était Chat Noir. Le héro dont il chercher à tout prix le Miraculous était sous son toit depuis tout ce temps. Il ne pouvait empêcher un sentiment de trahison l'envahir et en même temps de honte. Lui qui chercher toujours à protéger son fils le mettait en danger sans le savoir. Chaque coup que ce prenait Chat Noir c'était Adrien qui les prenait. Il fut sortit de ses pensées par une lumière verte. Son fils venait de se transformer. Chat Noir sauta par la fenêtre et s'enfuit dans la nuit.

- Mais où va t-il ?

- Pour ça il faut le suivre.

Gabriel sursauta, il avait complètement oublier la présence d'Emilie. Sans attendre de réponse elle lui attrapa la main et le tira à travers la fenêtre. Gabriel se mit a crier.

- N'est pas peur, fit Emilie en se tournant vers lui, je ne te laisserai pas tomber.

Elle resserra sa prise et l'entraîna sur les toits. Il pouvait apercevoir au loin la silhouette de Chat Noir qui sautait de toit en toit. Ils le suivirent de loin. Au bout d'un moment il s'arrêta, Gabriel regarda autour de lui. Ils se trouvaient à coté du collège de son fils. Chat Noir quand à lui avait disparu, Gabriel observa la rue en contre-bas et il vit sortir d'une ruelle Adrien qui se dirigea tranquillement vers la boulangerie des Dupain-Cheng. Sans hésiter il attrapa la main d'Emilie et sauta au bas de l'immeuble. Il se plaça à côté de son fils qui avait sonnait à la porte. C'est une Marinette en robe rouge et cheveux cascadant sur ses épaules qui lui ouvrit.

- Adrien tu as put venir ! Fit la jeune fille en se jetant dans les bras du jeune homme.

- Tu sais bien que rien n'est impossible à ton Chaton, dit-il en l'embrassant sur la tempe.

Elle le fit entrer et Gabriel le suivit.

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Au final il passa la soirée à observer son fils interagissant avec facilité avec les parents de Marinette. Qui avait déjà l'air de l'avoir accepter comme gendre officiel. Au cour de la soirée les deux jeunes gens se retrouvèrent sous une branche de houx. Adrien afficha un sourire canaille avant de se pencher pour capture les lèvres de sa petite amie dont le visage se colora de rouge. Quand vient l'heure des cadeaux Sabine et Tom en offrirent un à Adrien qui ne put retenir des larmes de joie. Pour la première fois depuis longtemps Gabriel pouvait observer son fils tel qu'il était vraiment. Bien sur il ressemblait à l'Adrien qu'il avait façonner mais il avait aussi un petit côté séducteur et blagueur qu'il ne soupçonner pas. Après tout il était Chat Noir. Vers les deux heures du matin il reparti en disant au Dupain-Cheng que son garde du corps venais le chercher. Il se transforma dans une ruelle et s'envola par les toits. Il retourna dans sa chambre comme si de rien n'était et se coucha le sourire au lèvre. Gabriel retourna dans sa chambre et se interrogea l'esprit d'Emilie.

- Tu savais que notre fils était Chat Noir n'est-ce pas ?

- Bien sur sinon je ne te l'aurai pas montré. J'ai toujours su qu'il serait amené à être un super-héro un jour.

- Depuis quand sortit-il avec cette Marinette ?

- Hmmm cela doit faire depuis la rentrée.

- Et dire que je n'ai rien remarquer. Je n'aurai m'aime pas vu qu'il était sorti si tu ne me l'avais pas montré.

- Parce qu'il fait tout pour te le cacher.

- Mais pourquoi ne m'a t-il rien dit ! Explosa Gabriel.

- Est-ce que tu aurai accepter qu'il est une petite amie ? Qu'il sorte ce soir pour aller fêter noël ? Ou tout autre sortie avec ses amis ?

Après un moment de silence Gabriel souffla.

- Non je n'aurai pas accepté.

- Et pourquoi ?

- Parce que… il pourrait ruiner son image, que je ne peux pas savoir ce qu'il fait et ou il est, reconnu t-il à contre coeur.

- Gabriel… Adrien est un adolescent, il a besoin de voir des amis, d'avoir une vie à côte de l'école et des activités que tu lui impose. Il besoin d'avoir son jardin secret.

- Tu as sans doute raison. Mais j'ai tellement peur qu'il lui arrive quelque chose.

- Mais tu dois le laisser vivre sa vie. Il a 17 ans ! Soudain l'esprit d'Emilie se mit à disparaître.

- Emilie ! s'écria Gabriel en tendant la main vers elle.

- Je dois y aller, j'ai déjà trop tardé. Au revoir.

Gabriel regarda sa femme disparaître. Il retourna vers son lit et s'allongea sur le dos. Il réfléchie à Adrien, à tout ce qui lui caché, au fait qu'il soit Chat Noir, à lui-même qui était le Papillon. Il ne s'aperçut même pas qu'il c'était endormie quand il fut réveiller par des tintements de clochette. Il ouvrit les paupières et une lumière blanche l'éblouit.

- Bonsoir Gabriel, souffla une voix.

Il ouvrit complètement les yeux pour découvrir Emilie les cheveux lâcher portant une robe longue blanche elle tenait dans sa main droite un sceptre argenté, une aura blanchâtre l'entourait.

- Je suis l'esprit d'Emilie du futur. Tu es prêt ?

Gabriel se leva et se dirigea lentement vers Emilie pour prendre sa main. Il hocha la tête et l'esprit frappa d'un petit coup le sol créant un passage doré qui les emporte. Ils se retrouvent dans tourbillon doré percé de nombreuses ouvertures.

- Où sommes nous ? Demanda t-il.

- Nous sommes dans le tunnel du temps. Chaque ouverture correspond à un choix qui aura un impact sur ton futur. Mais voila le futur qui t'attend droit devant toi à ce jour, fit-elle en désignant l'ouverture en face d'eux.

Ils la franchirent et atterrirent dans la chambre d'Adrien qui n'avait que peu changer. Gabriel était avachie sur le lit et regardait d'un regard morne la chambre de son fils. Ils s'avancèrent vers l'homme, il avait l'air plus maigre et son visage émacié portait une barbe de plusieurs jour. Ses yeux vide étaient cernés. Il n'était plus que l'ombre de lui même.

- Nous somme en qu'elle date ?

- Nous somme sept ans après le présent, c'est aussi le jour de Noël.

- Mais dans ce cas où est Adrien ?

Emilie s'avança vers une des étagères et lui désigna une photo. Il put y voir Adrien accompagné d'une jeune femme qui souriait à l'objectif un bébé dans les bras.

- Adrien c'est marié avec Marinette à vingt ans, deux ans plus tard ils ont eu Emma.

- Pourquoi ils ne sont pas là dans ce cas ?

- Quand Adrien a découvert que tu étais le Papillon il n'a plus voulu te parler. Même s'il comprenait tes intentions il ne les acceptait pas. Quand à toi tu étais bien trop fier et aveuglé par ton désespoir pour le retenir. Marinette a bien essayé de vous faire vous revoir mais tu refusé à chaque fois. Cela fait maintenant trois ans que vous vous n'êtes plus adressé la parole.

- Et est-ce que je peux le voir ?

- Qui ça ? Adrien ? Oui bien sur.

Elle lui prit la main et planta son bâton dans le sol et la magie les emporta. Ils arrivèrent dans un salon décoré de manière chaleureuse. Dans un coin trônait un sapin et au centre de la pièce se dressait une table. Mais la chose qui attira le plus l'attention de Gabriel fut l'enfant que porté Adrien. Ses yeux pétillait de malice son père la regardait comme si c'était la chose la plus précieuse au monde. Gabriel s'approcha de lui et se pencha sur son épaule. La petite fille avait les yeux de son père et les cheveux de sa mère. Elle était adorable, Gabriel ne pouvait s'empêcher d'avoir un sourire niais. Soudain la petite fille fut attirai par un bruit et tourna la tête. Devant elle se tenait Marinette qui s'approchait doucement. Adrien releva la tête et lui tendis Emma.

- Je… j'ai appelé mon père aujourd'hui. Je lui est proposé de passer noël avec nous.

- Mais c'est merveilleux Adrien ! Tu vois je t'avais dit qu'il fallait que tu renoue avec ton père. Lui aussi à le droit de connaître Emma, fit la jeune femme en lui posant la mains sur la joue. Et qu'est-ce qu'il a répondu ?

- Il… Il a dit qu'il viendrait. Oh Marinette cela fait tellement longtemps que je ne l'ai pas vu. Si tu savais comme je m'en veux. Je suis un fils indigne, répondit Adrien en posant son front contre l'épaule de la jeune femme.

- Mais non voyons. Vous avez tout les deux vos tord et puis la situation était très particulière. Mais le principal c'est que tu lui est pardonné et que maintenant vous allez faire la paix et vous côtoyez de nouveau. C'est ça le plus important.

- Oui tu as raison ma Lady.

Gabriel recula de quelque pas, il venait de capter le petit surnom que son fils ne donnait qu'a une seule femme, Ladybug. Devant lui se tenais Ladybug et Chat Noir, ses ennemies et pourtant il aurait été incapable de faire du mal à aucun des deux. Adrien parce que c'était son fils et Marinette parce qu'elle était sa petite amie et que en aucun cas il n'aurait voulu que son fils soit écroulé comme lui l'était. Il se prit la tête entre les mains.

- Je suis un monstre, souffla t-il entre ses dents.

- Cela peut s'arranger. Il faut juste que tu agisses dans le présent pour changer le futur.

Gabriel ne répondit pas.

- Nous devons partir, reprit Emilie.

- Attend ! Est-ce que… est-ce que je vais venir ?

Emilie détourna le regard.

- Non tu ne viendras pas, tu auras trop honte, finit-elle par dire. Nous devrions vraiment y aller. Tu t'es déjà fait assez de mal comme ça.

Elle lui prit la main et frappa le sol de son bâton. Le tourbillon les emporta jusque dans la chambre de l'homme.

- Et maintenant que suis-je censé faire, demanda Gabriel en s'asseyant lourdement sur son lit.

- Comme je te l'ai dit il faut que tu agisses… et pour cela il faut que tu m'accorde une faveur.

Elle s'approche et s'agenouille devant lui. Elle le force à relever le menton avec sa main pour qu'ils se regardent.

- Ce sera la dernière que je te demanderai quelque chose. Promet moi que tu finira ton deuil. Que tu essayera de passer à autre chose et de cesser de vivre dans le passé avec moi. Je ne pourrai pas revenir Gabriel, je ne suis plus là mais Adrien si et il a besoin de toi. Il a besoin de toi, de son père, d'amour, d'affection et surtout d'attention.

- Mais Emilie je t'aime tellement, souffla t-il les larmes au yeux.

- Moi aussi je t'aime et c'est pour ton bien et ton bonheur que je te dis tout ça. Promet-moi, s'il te plaît.

Gabriel pose ses mains sur ses joues et approche le visage d'Emilie. Il presse ses lèvres sur les siennes, d'abord surprise Emilie se laisse très vite aller contre lui. Gabriel fini pas s'écarter pour murmurer d'une voie tremblotante.

- Je te le promet.

A peine ces mots prononcé que des ailes ses déploient dans le dos de la femme.

- Adieu Gabriel.

- Adieu Emilie.