Chapitre 6 : Hôpitaux de mon cœur

Ploc, ploc, ploc…

Un long filet argenté s'écoulait dans la grosse poche. Ma magie.

- Maman !

- Oui ma chérie ?

- Pourquoi dois-je venir ici chaque année ?

- Tu le sais bien, je te l'ai déjà dit. Il faut que tu le fasses, sinon tu seras très, très malade. Et tu ne voudrais pas que ça arrive, non ?

Je secouai la tête.

- Eh bien, c'est ce qui va se passer si tu ne viens pas ici régulièrement.

Elle me caressa les cheveux.

- Allez, c'est bientôt fini.

Je soupirai. C'était toujours le même refrain, on ne m'expliquait jamais clairement ce que j'avais. Pourquoi m'emmenait-on si souvent à l'hôpital? Et pourquoi devait-on m'extraire ma magie à chaque fois ?

- Allez, essaie de dormir ma puce.

Je fermai très fort les yeux en essayant de ne penser à rien.


Mais quand je les ouvris, c'est Alice que je vis.

- Tu es enfin réveillée !

Je me levai difficilement et regardai autour de moi.

- Qu'est-ce que je fais ici ?

- Vous avez été touchée par un maléfice Cuisant de très haut niveau. Vous avez de la chance de vous en être sortie, Miss Jungers.

Un guérisseur venait d'entrer dans la pièce.

- J'ai eu si peur pour toi !

Je souris. Lorsqu'elle était comme ça, Alice me faisait penser à ma mère.

- Il ne fallait pas.

Le guérisseur se racla la gorge :

- Si vous voulez bien sortir, Madame, nous allons effectuer quelques tests sur cette jeune fille afin de savoir pourquoi elle est encore en vie.

Je déglutis. Voyant mon air pâle, Alice s'inquiéta aussitôt :

- Ça ne va pas ?

- Si. C'est juste que… Je n'aime pas beaucoup les hôpitaux.

- Mauvais souvenirs ?

- On peut dire ça comme ça.

- Allez, il faut que j'aille rassurer Frank.

Elle me sourit et sortit, non sans m'avoir adressé un signe de la main.

- Mademoiselle ? Pouvons-nous y aller ?

Je soupirai. On ne peut échapper à son destin.

- Bien sûr.


- Je suis content que vous soyez de nouveau parmi nous, Amalia.

- Merci, Professeur.

Je partis m'asseoir à coté de Frank, qui avait un bras en écharpe.

- Comment tu te sens ?

- Ça va, et toi ?

- J'ai connu pire.

- Tu es pourtant blessé.

- Ce n'est rien comparé à Alastor. Il a perdu un œil.

J'eus un haut-le-cœur.

- Morbide hein ? rajouta Frank après avoir vu ma réaction. Heureusement, Dumbledore a pu le remplacer.

Je regardai Maugrey. En effet, un œil magique lui avait été greffé, le rendant encore plus effrayant.

- Bon, nous allons commencer. Minerva, pourriez vous nous dire le bilan de l'attaque ?

- Eh bien, à part Amalia, Frank et Alastor, il n'y a eu aucun blessé.

- C'est une bonne chose. Je crois que tout le monde semble épuisé par la journée d'hier. Alors je ne vous retiens pas. Cette réunion est terminée.


- Tu peux t'installer ici.

- Alice tu es sûre que ça ne te dérange pas ?

- Pour la millième fois : OUI !

- Ok, si tu insistes.

Elle et son mari m'avaient kidnappé chez eux dès que j'avais eu le malheur de leur annoncer que je rentrais au Chaudron Baveur.

- Allez, je te laisse, Neville appuie sur ma vessie. Passe une bonne nuit !

- Toi aussi !

Je détaillai encore une fois ma chambre, si on pouvait l'appeler comme cela, et m'assis sur le lit.

En face de moi, mes parents me souriaient, enlacés. Je me sentis mal d'avoir si peu pensé à eux.

- Je donnerais n'importe quoi pour vous revoir.

Ma mère me sourit alors que mon père resserrait un peu plus sa prise sur elle. Je reposai le cadre et m'affalai sur mon lit. Une nuit peuplée de cauchemar était au programme.


Merci, merci mille fois de me lire, vous n'imaginez pas à quel point ça me fait plaisir !

Pour vous récompenser voici un chapitre un peu plus long où on en apprend un peu plus sur Amalia.

Merci à Carbo Queen sans qui mes chapitres seraient bourrés de fautes.

Ps : les lectures c'est bien mais quand elles vont avec les reviews c'est mieux !

kiss kiss !