Chapitre 7 : Nostalgie
Les larmes coulaient sans interruption sur mon visage, alors que des sanglots s'échappaient de ma poitrine.
- Calme toi, Lia. Ils doivent bien avoir une bonne raison.
- Ah oui ? Et laquelle ? Quelle raison serait suffisante pour que je ne sois pas admise à Poudlard ? POUDLARD ! Ils ont le directeur le plus clément au monde ! Je le savais, je vous l'avais dit. Je suis un monstre ! Personne ne veut de moi !
Mon père prit mon visage entre ses mains, alors que ma mère se plaçait à ses cotés.
- Ecoute moi bien, Amalia Jungers. Tu n'es pas, et tu ne seras jamais, un monstre. Si Poudlard ne veut pas de toi, alors c'est nous qui allons tout t'apprendre. Et je t'assure que quand nous en aurons fini avec toi, tu seras la fille la plus instruite d'Angleterre !
- Mais...
- Lia... intervint ma mère d'une voix menaçante.
- D'accord, mais à une seule condition !
Ils se regardèrent, s'attendant au pire.
- Quoi donc ?
- On déménage !
Ils me sourirent, je leur souris.
J'ai les meilleurs parents au monde.
J'avais les meilleurs parents au monde.
C'est en me remémorant cet épisode que je pris mon petit déjeuner. Tout était calme chez les Londubat. Ou du moins jusqu'à ce qu'Alice ne se réveille.
- Bonjour Lia !
La tasse que j'allais porter à l'évier se fracassa par terre. Les yeux exorbités, je la regardais.
- Oh, désolée ! Tu n'aimes pas ? Je pensais... oh allez, c'est pas important tu sais. C'est très joli, Amalia.
Elle eut à peine le temps de finir sa phrase que je fondis en larmes.
- Oh non non non, Lia ! Mince ! Amalia, je t'en prie calme toi !
Je respirai un bon coup avant de la rassurer.
- Désolée, c'est juste que les seules personnes qui m'appelaient comme ça c'était... c'était... c'était…
Je tentai vainement de finir ma phrase sans éclater en sanglots.
- C'était tes parents ? m'aida Alice.
- Oui.
- Je... je suis vraiment désolée. Je te promets de ne plus t'appeler comme ça, si ça te fait tant de mal.
- Non, tu peux, ça m'a juste surprise sur le moment. Mais j'aimais beaucoup quand on utilisait ce surnom.
Je souris pour la convaincre d'avantage.
- Tu es sûre ?
- Sûre. D'ailleurs, ne t'étonnes pas si tu ne me vois pas aujourd'hui, je dois faire quelque chose d'important.
- Ok, de toute façon j'avais prévu de me rendre chez une amie, Lily Potter, pour qu'on parle bébés.
- Oh ! Elle est enceinte, elle aussi ?
- Oui.
- Transmet-lui mes félicitations alors !
- Je n'y manquerai pas !
Ça me faisait plaisir de voir que même dans un monde en guerre, le bonheur était là.
- Euh, je peux savoir pourquoi tu as un sourire grand comme une banane ? intervint Franck.
- Ta femme vient de m'annoncer que son amie était enceinte.
- Ah, Lily !
- Tu la connais ?
- On était ensemble à Poudlard et j'étais bon ami avec son mari, James.
- Oh.
- Des plans pour la journée ?
- Oui, je vais aller voir mes parents.
- Tu veux que je t'accompagne ?
- Non, j'ai besoin d'être seule.
La plaque était d'un blanc nacré, ce qui faisait ressortir les gravures noires.
Amy et Bryan Jungers
Morts le 13 Juin 1980
La vie s'éteint mais la flamme persiste.
- Je vous vengerai, je vous le promets. Je vous le promets.
Alors ? Surpris de voir un chapitre posté aussi tôt ?
Il faut dire que je suis un peu malade en ce moment : malade d'inspiration bien sûr.
J'ai donc décidé de vous en faire profiter.
Vous pourriez peut-être me récompenser par une review, non ?
Enfin je dis ça, je dis rien.
