Chapitre 8 : Rapprochement
- Amalia, pourrais-tu remplacer Frank ce soir ? Il ne pourra pas effectuer sa garde de nuit.
- Oui, bien sûr.
Je me penchai vers Frank.
- Qu'est-ce qui t'arrive ?
- Je vais rester à la maison avec Alice. Elle est de plus en plus grognon avec le terme qui approche et elle a besoin de compagnie.
- Ah oui, c'est vrai ! Pas trop stressé ?
Il se prit la tête entre les mains.
- Tu rigoles ? J'arrive à peine à dormir la nuit. En plus de ça, la chambre n'est même pas prête.
- Tu veux que je t'aide ?
- Tu ferais ça ? Honnêtement Amalia, tu ne sais pas à quel point tu me sauves la vie.
Je souris :
- Ne t'inquiète pas, je n'ai rien d'autre à faire de toute façon. Et puis, ça ne doit pas être difficile. Non ?
- On n'aura jamais fini !
Je jetai ma baguette sur le sol, provoquant ainsi la chute de bon nombre de pinceaux.
- Allez ! Il ne faut pas te décourager. Il ne reste plus que la peinture...
- Et le montage du lit, la pose d'une fenêtre enchantée, le montage de l'armoire. Oh, et sans oublier : la pose d'un plafond enchanté !
Il se laissa tomber à coté de moi.
- Ok, on n'aura jamais fini.
Je soupirai, puis me levai afin de faire le tour de la pièce. Je fis à peine deux pas que je me cognai contre un pot de peinture.
Une idée germa dans mon esprit. Sans avoir compris ce qui lui arrivait, mon compagnon d'infortune en fut aspergé des pieds à la tête.
- Ah, tu veux jouer à ça !
Moi qui étais en train de me rouler par terre de rire, je me retrouvai en stroumpfette sans les cheveux blonds.
- Ça va être ta fête !
La future chambre de Neville se transforma en vrai champ de bataille. Les giclées de peinture volaient et la plupart du temps s'écrasaient sur les murs
.
- Mais enfin, que se passe-t-il ici ?
Alice, devant la porte, observait le désastre que nous avions causé en faisant notre guerre de peinture.
- Euh... hésita-t-elle.
- Ne t'inquiète pas, Chérie, on va tout ranger, la rassura Franck.
- Oui, tout ! ajoutai-je.
- On y passera la nuit s'il le faut, renchérit Franck.
- Oui, toute la nuit !
Alice se contenta de secouer la tête en soupirant, avant de sortir de la chambre.
- Bon, c'est pas tout mais on a du travail !
Je gémis.
- On n'échappe pas à son destin !
- Tu ne regardes pas, hein ?
- Comment veux-tu que je vois quelque chose avec Frank qui me cache les yeux ?
- Allez, encore un peu... et... voila !
La vue retrouvée, Alice courut tout autour de la chambre.
- C'est magnifique !
Frank et moi bombâmes le torse.
- On sait, on sait ! Ça a été beaucoup de travail et de découragement, mais on y est arrivé !
- Je suis fière de vous !
Elle claqua une grosse bise sur chacune de nos joues.
- Voici vos récompenses !
Elle sortit trois billets de sa poche.
- Des places pour un match de Quidditch !
- Tu es la meilleure, mon amour !
Elle bomba le torse comme nous auparavant.
- Je sais, je sais !
Nous partîmes tous dans une crise de fou rire.
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