Chapitre 17 : Soutien
Dans l'antre des mangemorts
- COMMENT A-T-ELLE PU S'ECHAPPER ? HEIN ! COMMENT ? ENDOLORIS !
Le Seigneur des Ténèbres exprimait toute sa rage d'avoir été dupé par une sorcière de quinze ans en torturant ses fidèles mangemorts.
- Pitié, Maître ! Je vous jure que ça ne se reproduira plus !
- Ça je l'espère pour toi, Bellatrix, dit le mage noir tout en stoppant son sort. Et maintenant je veux que tu la retrouves .
- Comment pourrai-je le faire, Maître ?
- Débrouille-toi ! Et maintenant hors de ma vue !
La mangemorte s'en alla donc dépitée.
Dans le quartier général de l'Ordre du Phœnix
- Capturée, tu en es sûr ? Il faut que nous allions la libérer ! s'exclama Dumbledore.
- En réalité, Professeur, elle s'est déjà échappée et le Seigneur des Ténèbres a d'ailleurs envoyé des mangemorts sur ses traces.
Le vieil homme resta silencieux un instant avant de répondre :
- Eh bien nous la trouverons avant eux, Severus. Je vais demander à des membres de l'Ordre de la rechercher.
- Mais, Professeur, elle a dit qu'elle ne voulait plus jamais nous revoir.
- Peu importe. Si elle se rallie à Voldemort, nous sommes perdus.
Cela faisait des heures que nous marchions, ou plutôt que Dave me soutenait, étant donné que je n'avais toujours pas retrouvé pleinement mes forces.
- Regarde, dit-il soudain, brisant le silence qui s'était installé.
Il me désignait le toit d'une maison. Parfait, cela signifiait que le coin était habité et qu'avec un peu de chance j'allais pouvoir me reposer. Mais je fis à peine quelque pas de plus que je sombrai.
- Ah ! Elle se réveille !
Ma tête me paraissait peser trois tonnes et mon corps était plus qu'endolori .
- Où... où suis-je ? demandai-je d'une voix pâteuse.
- Chez-moi, Mademoiselle. Votre ami vous a amenée ici et je vous ai soignée .
Je réussis à soulever mes paupières et vis un homme d'une quarantaine d'années et Dave me regarder d'un air soucieux.
- Tu te sens bien ? me demanda ce dernier.
- J'ai connu pire. Dans quel village sommes-nous ?
- Dans l'Herdworg, répondit l'homme. C'est un village sorcier, ajouta-t-il comme pour justifier ce nom imprononçable. Je m'appelle Caradoc Dearborn.
J'esquissai un geste pour m'asseoir mais Caradoc me repoussa.
- Pas avant un petit moment, expliqua-t-il. Vous vous êtes beaucoup dépensée en peu de temps, votre corps à besoin de repos. Quant à votre magie…, il s'interrompit, hésitant.
- Quoi, ma magie ?
Il se gratta la tête.
- Écoutez, à l'heure actuelle même un courant d'air pourrait la faire exploser. J'ai une solution mais il me faudrait votre accord.
Je fronçai les sourcils.
- Que proposez-vous ?
- Je pourrais en quelque sorte enfermer toute votre magie à l'intérieur de vous-même pendant un certain temps, mais l'inconvénient est que vous ne pourriez plus l'utiliser avant qu'elle ne se soit complètement stabilisée.
Je me tournai vers Dave avec un regard interrogateur, cherchant son avis. Il se contenta de hausser les épaules : cela ne le concernait pas.
- Si c'est la seule solution, alors je suis d'accord.
- Très bien, alors fermez les yeux. Ne vous étonnez pas si vous ressentez des sensations étranges, c'est normal.
Je fis ce qu'il dit. Il se mit à murmurer des sorts dont je ne soupçonnai pas l'existence et quelques secondes plus tard un étau glacé m'enserra le cœur, me faisant suffoquer avant que la sensation disparaisse d'elle-même.
- C'est fini, me rassura Caradoc.
- M-merci, bafouillai-je.
- Pas de quoi, je crois que vous pouvez désormais vous lever.
J'essayai et étonnamment je ne ressentis plus aucune fatigue. Je ne savais pas ce que cet homme m'avait fait, mais je me sentais beaucoup mieux.
Je me tournai vers Dave :
- On s'en va ?
- Où veux-tu aller ?
- Au Chaudron Baveur, là-bas personne ne nous reconnaîtra.
- Tu te sens assez en forme pour prendre la poudre de cheminette ? me demanda Dave.
- Oui, ça ira. Mieux vaut que nous partions tout de suite, je ne veux pas causer d'ennuis à notre hôte.
Celui-ci sourit :
- Au contraire, cela faisait des mois que je n'avais plus vu grand monde.
Dave me guida jusqu'au salon puis me tendit le bocal de poudre.
- Les femmes d'abord.
- Je croyais que j'étais une gamine, lui répondis-je.
- Tu y vas ou pas ?
Je pris une pincé, la jetai dans l'âtre, rentrai dans les flammes vertes et criai :
- Chaudron Baveur !
Désolée pour ce big retard je n'ai aucune excuse ! Je remercie tout de même ma Pauline qui m'a laissé une review au dernier chapitre qui m'a fait énormément plaisir !
La fin approche plus que 3 chapitres !
