Manga: Bleach
Titre: In vino veritas ("La vérité est dans le vin")
Pairing: Renji/Byakuya
Rating: M
Disclaimer: Tout appartient à Tite Kubo, je ne fais que lui emprunter quelques uns de ses personnages :)
Note: Voilà enfin la suite! Comme d'habitude j'espère qu'elle vous plaira :) Comme prévu le chapitre est bien plus long que d'habitude (je suis pas douée pour découper les chapitre...-_-) et contient un lemon donc je me permets de rappeler que le M du rating n'est pas là uniquement à but décoratif :) Je ne vais pas commencer à blablater sur l'âge à avoir ou quoi (moi perso je m'en fous :))mais au moins les âmes sensibles savent à quoi s'en tenir :)
J'en profite également pour remercier Loupiote et ses 2 adorables reviews :) Je suis heureuse que ce 2ème couple te plaise autant qu'à moi et que tu sois toujours au rendez vous :) J'espère ne pas te décevoir dans ce chapitre bien qu'il m'ait donné pas mal de fil à retordre :/ Comme d'habitude n'hésite pas à me dire ce que tu en penses et ce que je pourrais éventuellement améliorer :) Sur ce je te fais de gros bisous et te souhaite une agréable lecture :)
Chapitre 9:
-T'es sure que tu vas réussir à faire fonctionner cette chose ?
-Mais oui, ne t'inquiète pas ! Ca ne doit pas être si compliqué.
Les deux complices venaient en effet de terminer l'installation de leur nouveau jouet et s'apprêtaient, maintenant qu'ils avaient retrouvé le calme et la tranquillité de la chambre de la jeune femme, à honteusement espionner le débat qui faisait rage un peu plus loin dans le manoir.
-Je comprends votre réticence face à ce que je viens de vous annoncer mais sachez que rien ni personne ne parviendra à me faire changer d'avis.
-C'est la voix de nii-sama ! Je t'avais bien dit que je gérais la situation !
-Mouais, vu comment t'as géré la situation i peine une heure, j'avais toutes les raisons du monde de me méfier.
Il n'en fallut pas plus à la fierté de la jeune shinigami pour se sentir atrocement bafouée par cet individu qui n'était même pas capable de régler ses affaires de cœur par lui-même.
-En attendant hier et avant-hier je crois me souvenir que tu ne crachais pas sur mes précieux conseils.
Elle avait, en répondant, prit un ton supérieur qui lui était étranger mais sa patience avait des limites d'autant plus qu'ils arrivaient visiblement au moment le plus crucial de la confrontation qui avait lieu entre son frère et le reste du clan.
-Bon sang ! Kuchiki Byakuya soyez raisonnable enfin ! Vous êtes à la tête de cette famille et je ne vous apprends rien en vous disant qu'il serait temps pour vous que vous songiez à un héritier.
Aïe ! Elle s'attendait à cet argument. Il est vrai qu'il s'agissait là du problème principal : la continuation de la lignée. Ce point posait réellement problème et elle se demandait comment son frère allait bien pouvoir s'en tirer. Cependant, en prenant un peu de distance, on pouvait tout de même retirer un point positif de cette réplique : ils venaient d'entrée de jeu de poser leur plus puissante carte sur la table.
Renji, quant à lui, ne voyait pas les choses d'un si bon œil. Bien qu'il ne se trouve pas dans la pièce, le simple fait d'imaginer son capitaine seul face à cette horde de nobles mécontents lui glaçait littéralement l'échine. Et il en vint à douter.
Était-ce une si bonne idée que ça ? Ses sentiments, il en était sur et il était certain que Byakuya en éprouvait également pour lui. Jusqu'ici ça lui avait largement suffit comme prétexte pour tout tenter afin qu'ils soient ensemble, mais finalement, était-il vraiment raisonnable de se confronter à cette famille ? Qu'elle le haïsse lui il n'en avait que faire mais maintenant qu'il écoutait cette conversation qu'il n'aurait jamais dû entendre et qu'il se rendait compte de la réalité des choses, il en venait à craindre pour son capitaine. Comment allait-il être perçu par sa propre famille ? Comment le traiteraient-ils désormais ? Et il se maudit d'y réfléchir seulement maintenant.
-Fais pas cette tête Renji ! Tu devrais le savoir mieux que quiconque, nii-sama n'est pas du genre à se dégonfler et ce n'est pas cette histoire d'héritier qui va lui faire peur. En plus le débat vient à peine de commencer que déjà ils lâchent leur argument le plus puissant. Je ne sais pas si tu t'en rends compte mais ça veut bien dire ce que ça veut dire : ils savent très bien que peu importe ce qu'ils pourront bien dire, au final, seul le choix de nii-sama importera. Ce qu'ils essaient de faire actuellement c'est de faire flancher sa volonté. Tant que celle-ci ne s'égratignera pas, ils resteront impuissants.
-Oui mais en supposant qu'ils acceptent finalement sa décision, ou tout du moins qu'ils soient contraints de l'accepter, ne vont-ils pas finir par le considérer différemment à cause de ce choix ?
Le regard dubitatif que lui lança alors Rukia lui fit instantanément comprendre qu'il venait là de dire, selon elle, une énorme connerie.
-Renji, je sais bien que pour nii-sama le clan représente énormément et l'importance qu'il lui accorde est non négligeable, c'est un fait. Mais ce qui lui importe réellement ce n'est pas le jugement que poseront sur lui ses membres, mais le bon fonctionnement et la conservation des valeurs de celui-ci. Ou du moins de la plupart d'entre elles. Ce que j'essaie de te faire comprendre c'est que tant que mon frère considérera avoir correctement respecté ses obligations liées à son devoir, ce que les autres pourront bien penser de lui il s'en contrefichera comme de sa première tong. Ce que je trouve plus inquiétant, moi, c'est la réponse qu'il leurs fournira au sujet de sa descendance.
-Mouais… N'empêche que le jour où il avait été décidé de ton exécution, ok il considérait que c'était de son devoir de respecter cette décision, mais je pense quand même que son manque de motivation à te sortir de ce pétrin dans lequel tu avais encore une fois réussi à te fourrer était aussi dû à l'influence de sa famille. Visiblement, à ce moment-là, il n'en avait pas totalement rien à foutre de ce qu'ils pensaient sinon il aurait certainement réagit beaucoup plus vite.
Bien que la situation ne se prête pas vraiment à ce genre d'enfantillages, cette réponse rapporta néanmoins au vice capitaine une belle bosse sur le haut du crâne. Ça lui apprendrait à remettre en question les décisions de son si parfait nii-sama et surtout il méritait bien ça après avoir encore une fois insisté sur la faculté de la jeune femme à attirer à elle les nids à problèmes. Certes c'était loin d'être faux mais il est toujours dangereux de titiller les défauts d'une femme et Renji venait encore une fois d'en faire la douloureuse constatation.
-Tu ne vas tout de même pas me dire que depuis cette époque il n'a pas évolué ?! Qu'est ce qui te fait vraiment peur Renji ? Le comportement qu'aura le clan à son égard ou bien qu'il regrette un jour sa décision vis-à-vis de votre relation ?
-Et bien…
Elle n'avait pas tout à fait tort. La peur qu'il avait de voir Byakuya rejeté des siens à cause de lui prédominait sur toutes les autres mais maintenant qu'il se rendait véritablement compte de l'obstacle que représentait cette famille il ne pouvait, surtout maintenant que son capitaine se retrouvait seul face à celle-ci et que lui-même ne pouvait qu'attendre, impuissant, le verdict, s'empêcher de s'imaginer mille et un scénarios durant lesquels son capitaine finissait toujours par revoir son jugement et décidait finalement de continuer sa vie sans lui.
-Pensez bien que s'il avait s'agit d'une femme nous nous serions abstenus compte tenu de votre premier mariage, mais il s'agit ici d'un homme qui plus est originaire du Rukongai ! C'est tout bonnement inacceptable !
-Qu'est ce qui a bien pu vous passer par la tête pour que vous vous énamouriez d'un chien des rues tel que lui ?!
-C'est une honte ! Un déshonneur pour notre famille !
-Cessez cela au plus vite et ne vous en approchez plus ! Vous devriez même demander à changer de vice capitaine ! Il s'agit de toute façon très certainement d'un incapable.
-Ce serait encore trop peu de chose après avoir ainsi jeté l'opprobre sur notre famille ! Ne trouvez-vous pas en avoir déjà assez fait en épousant cette femme et en adoptant sa sœur ?! Encore a-t-il fallu que vous entreteniez ce genre de relation avec votre subordonné !
Rukia fulminait. Elle ne savait même pas ce qui la retenait encore et l'empêchait de se rendre elle-même sur place et de leurs en foutre une magistral en pleine face. Peut-être cela aurait-il au moins eu le mérite de les faire redescendre sur terre. Bon sang ! Mais à quelle époque vivaient-ils ?
Renji, lui, sentait le poids du désespoir peser un peu plus sur ses épaules à chaque mot prononcé, à chaque seconde qui s'écoulait. Il ne comptait pas s'enfuir, c'était contre ses principes, mais ce n'était pourtant pas l'envie qui lui manquait. Entendre de tels propos sans pouvoir même réagir ou tenter de se défendre avait rendu l'atmosphère de la chambre insupportable et l'air y était soudainement devenu irrespirable.
Ce n'est pas qu'il avait été surpris, au contraire. Il s'était, en effet, attendu à un tel foisonnement d'insultes à son égard mais bien qu'il y soit en quelque sorte préparé, de telles paroles restaient cependant toujours extrêmement blessantes peu importe le nombre de fois qu'il les avait déjà entendues auparavant.
Ce n'était pas une bonne idée, définitivement pas. Il fallait qu'il rejoigne son supérieur au plus vite et qu'il l'empêche de se compromettre d'avantage devant sa propre famille. Il était sur le point de se relever et de se précipiter pour le rejoindre lorsqu'il l'entendit enfin reprendre la parole :
-Bien, maintenant que vous semblez enfin en avoir terminé, laissez-moi vous exposer une dernière fois la situation. Premièrement je vous interdis de souiller encore, ne serait-ce qu'une fois, la mémoire de ma défunte épouse. Deuxièmement, la prochaine fois que je vous entends à nouveau parler en ces termes de Rukia, comptez sur moi pour vous le faire amèrement regretter. Troisièmement, comme vous l'avez si bien rappelé, je suis à la tête de cette famille et je respecterai les devoirs liés à ce statut quoi qu'il m'en coute mais il est absolument hors de question qu'une tierce personne, que ce soit vous ou qui que ce soit d'autre, interfère dans ma vie privée et décide de l'âme avec laquelle il convient ou non que je me lie. J'ai fait mon choix et écouté patiemment, aussi insupportable cela m'a-t-il paru, tout ce que vous aviez à me dire sur le sujet mais sachez que je ne cautionnerai plus jamais de tels propos vis-à-vis de Renji ou que vous remettiez en cause son statut et ses qualités de vice capitaine de la sixième division. J'en profite d'ailleurs pour vous rappeler que ce dernier point ne vous concerne en rien et je préférerais qu'à l'avenir vous vous absteniez de commentaires à ce sujet. Enfin, si ça venait à se reproduire ou si je venais à apprendre qu'en mon absence l'un d'entre eux a été victime de chantage, harcèlement moral ou autre de votre part, je me verrai contraint de prendre moi-même les mesures adéquates.
La pression spirituelle du chef de clan n'avait cessé de s'intensifier au fur et à mesure que les mots sortaient de sa bouche. Il avait, dans un premier temps, tenté de se calmer et d'étouffer cette rage qui bouillonnait en lui et qui s'était réveillée, plus puissante encore tout au long du débat auquel il était contraint d'assister mais, une fois qu'il décida que c'en était désormais assez et qu'il était grand temps qu'il leurs rappelle à tous à qui ils avaient affaire, celle-ci s'enflamma d'avantage encore, imprégnant chacune de ses paroles et dissuadant chaque membre du clan d'aller à l'encontre de ces dernières.
-Qu-qu'entendez vous p-par mesures adéquates ?...
-En quoi vous serait-il utile de le savoir ? Compter vous réellement faire fi de mon avertissement ?
-Vous oseriez…
-Calmez-vous donc messieurs, je vous en prie !
De leur côté Rukia et Renji en étaient restés véritablement statufiés. La puissance de Byakuya s'était répercutée dans tout le manoir et très certainement en dehors également et les avait, dans un premier temps, empêchés de bouger le moindre muscle, les clouant littéralement sur place. Il était extrêmement rare de voir le capitaine de la sixième division perdre ainsi le contrôle de ses émotions et ceci avait quelque chose de réellement effrayant.
Une fois le choc passé et les battements de leurs cœurs à nouveau réguliers, Rukia fut la première à réagir :
-Wow ! Je m'attendais à ce qu'il prenne ta défense mais là ça va au-delà de mes espérances les plus folles !
-Comme tu dis…
Renji, lui, se remettait difficilement. Il venait, en l'espace de quelques secondes, de passer d'un extrême à un autre et il tentait actuellement de contenir du mieux qu'il pouvait ce sentiment de joie profonde qui commençait à poindre le bout de son nez. En effet la peur qu'il avait de voir encore une fois la situation prendre un nouveau virage à 180 degrés l'empêchait encore de profiter pleinement de ce qu'il venait d'entendre bien qu'il ne puisse totalement le cacher comme en témoignait le fin sourire qui venait de regagner sa place sur son visage.
Il ne cessait plus de passer et repasser en boucle dans sa tête la tirade de son supérieur, s'assurant qu'il avait bien tout compris et qu'il ne s'agissait pas là d'une pure invention de sa part. Il en avait même oublié tout ce qu'on avait dit de lui quelques minutes auparavant. Actuellement il ne désirait plus qu'une seule chose, que cette conversation prenne fin au plus vite et qu'il puisse pleinement profiter de cette fin d'après-midi en compagnie de son capitaine.
Il finit néanmoins par redescendre de son petit nuage lorsqu'un point en particulier éveilla son attention :
-Dis…qu'est-ce qu'il entendait par « je respecterai les devoirs liés à ce statut quoi qu'il m'en coute » ?
-Je dois t'avouer que je n'en ai aucune idée…Soit il a tout simplement essayé de noyer le poisson en évitant la question, soit il a une idée derrière la tête et ce sera à toi de lui demander de quoi il en retourne. D'ailleurs, une fois que tu connaîtras le fin mot de l'histoire, je compte bien évidement sur toi pour m'en informer directement !
-Mouais…bizarrement je la sentais venir celle-là…
Un petit rictus satisfait étira alors les traits de la jeune fille qui n'en revenait toujours pas de la tournure que prenaient les évènements.
-Chut ! La doyenne vient de prendre la parole ! C'est la grand-mère de nii-sama. Elle fait partie des membres les plus influents de cette famille et il est de plus en plus rare qu'elle participe à ce genre de réunions, ça montre bien tout l'intérêt qu'elle porte sur cette affaire.
-Kuchiki Byakuya vous ne vous en souvenez très certainement pas mais j'étais là le jour où vous avez fait vos premiers pas, à vrai dire j'étais même présente le jour de votre naissance. Après tout ce n'est pas tous les jours qu'on assiste à la venue au monde du prochain chef de la famille, surtout lorsqu'il s'agit d'une famille aussi illustre que la nôtre. Je vous revois encore vous entrainant au sabre dans la cours du manoir ou encore vous rendant devant la tombe de mon défunt fils, votre père. La vie ne vous a vraiment pas fait de cadeaux, tellement jeune et pourtant déjà veuf. Et comme si cela ne suffisait pas il a aussi fallu que vos deux parents vous soient retirés bien trop rapidement. Si ce jeune homme peut réellement faire en sorte que je puisse à nouveau voir un sourire illuminer votre visage et si vous me promettez de trouver une solution et d'un jour nous offrir un héritier, et bien ma foi je ne vois pas de quel droit nous pourrions nous opposer à l'arrivée de ce nouveau venu dans notre famille…
-Mais enfin vous n'êtes pas sérieuse ?! C'est totalement inadmissible !
-Silence ! Sachez mon cher qu'il n'est pas dans mes habitudes de plaisanter sur ce genre de sujet. J'apprécierais également que vous surveilliez vos paroles. J'ai, en effet, trouvé fort déplaisante et déplacée la façon dont vous tous vous êtes exprimés il y a de cela quelques minutes. C'était non seulement extrêmement insultant mais aussi totalement indigne de vous, d'autant plus qu'il ne me semble pas que ce jeune homme nous ait déjà été présenté. Comment pouvez-vous donc déjà vous faire une idée du type de personne dont il s'agit ? Enfin je désirerais terminer en vous demandant tout de même, Kuchiki Byakuya, d'éviter à l'avenir de vous emporter de la sorte. Certes la plupart d'entre nous le méritions mais n'oubliez pas que nous formons avant tout une famille. De plus il est primordial que celle-ci reste unie et solidaire vu la position que nous occupons au sein de la Soul Society.
-Mais et si…
-Sachez que s'il y a bien une chose que j'exècre par-dessus tout c'est qu'on me coupe la parole. C'est pourquoi vous couper m'indispose véritablement cependant permettez-moi de vous demander s'il vous reste encore en réserve un quelconque argument non vide de sens à exposer ? Si ce n'est pas le cas vous conviendrez avec moi de l'inutilité d'entretenir une conversation stérile et je trouverais cela extrêmement ennuyeux et encore une fois offensant s'il venait à s'agir du même genre de discours que celui que vous nous avez tenu il y a de cela quelques instants à peine. Mais peut être me trompé-je ?
-…non…
-Bien, pouvons-nous donc considérer toute cette affaire comme étant classée ?
-Je suppose que oui…
-Et vous supposez très bien mon cher. Quant à vous, Kuchiki Byakuya, cela vous convient-il ?
-Parfaitement.
-Bien ! Je déclare donc cette réunion officiellement terminée.
Ils n'entendirent alors plus que quelques lointains murmures ainsi que les grincements de quelques chaises avant qu'à nouveau le silence se fasse. Tout indiquait que chacun était retourné vaquer à ses occupations et surement Byakuya n'allait-il pas tarder à venir les rejoindre.
-Elle envoie du lourd la grand-mère…
-Un peu de respect, Renji, s'il te plait ! Je te signale quand même que sans elle et son soutient la situation aurait pu dangereusement dégénérer. Tiens ! Au lieu de brasser de l'air inutilement viens plutôt m'aider à dissimuler le gadget d'Urahara et essaie donc de prendre un air naturel. Si nii-sama apprend ce qu'on vient de faire on risque encore une fois de s'attirer de gros ennuis.
-La faute à qui ?
Tout en répondant il s'était relevé et l'aidait désormais à tout remettre en ordre le plus rapidement possible.
-Tu peux bien parler mais ça n'avait pas vraiment l'air de te déplaire. D'ailleurs il ne me semble pas t'avoir une seule fois entendu me demander d'éteindre la machine.
Ils se charriaient mutuellement mais chacun d'eux souriait, conscient qu'ils n'en étaient très certainement pas à leur dernier plan foireux. Ensemble ils avaient pris l'habitude de flirter avec les limites et ils ne parvenaient même plus à s'imaginer comment vivre autrement. Ces derniers mois avaient été tellement riches en rebondissements qu'ils se voyaient désormais presque obligés de rajouter en permanence une petite touche pimentée à leur vie et quoi de plus délicieux que de partager cela avec ses meilleurs amis.
-Parfait, tout me semble à nouveau à sa place et, connaissant nii-sama, jamais il ne se permettra d'aller fouiller dans ma garde-robe. Je laisserai là tout le matériel et attendrai d'être seule avant de le rendre à son propriétaire. Idem pour le micro je m'occuperai d'aller le récupérer une fois que l'endroit aura retrouvé sa tranquillité habituelle. Toutes les preuves étant maintenant dissimulées, il ne nous reste plus qu'à prendre un air un tant soit peu naturel et à attendre patiemment le retour de nii-sama. Il ne devrait plus tarder.
Et effectivement ce dernier toqua à peine quelques secondes après qu'ils aient repris leur place initiale, assis sur le lit de la jeune fille. Il entra alors sans plus de cérémonies et de but en blanc s'adressa à eux :
-Renji il te restera encore à rencontrer officiellement les membres de notre famille mais ceux-ci sont désormais au courant de notre situation. Quant à toi Rukia tu n'as plus à t'inquiéter de leur réaction et j'espère qu'il ne te viendra plus à l'esprit de manigancer quoi que ce soit derrière mon dos.
Les deux complices, solidaire envers et contre tout, se regardèrent alors l'espace d'une seconde et tentèrent de conserver leur calme et leur sérieux du mieux qu'ils purent malgré l'ironie de la situation. Cependant, bien qu'amusée, Rukia n'oublia pas pour autant à qui ils avaient affaire et décida donc de répondre tant qu'ils n'affichaient pas encore un air trop suspect et de laisser Renji s'occuper de la suite des opérations.
-Comptez sur moi nii-sama ! Par contre ne vous en offensez pas mais j'aimerais m'occuper du désordre qu'ont fait maître Yoruichi et Urahara et je trouve un peu gênant que vous assistiez à cela.
Il fallait bien avouer que ces deux-là n'avaient pas fait les choses à moitié, entre les livres qui trônaient éparpillés çà et là et son bureau qui avait été totalement saccagé par la minutieuse exploration de la féline, on ne savait vraiment plus où donner de la tête.
-Vous pourriez faire gouter notre thé à Renji ! Lors de sa dernière venue il m'a confié en avoir jamais gouté de meilleur.
Ce qu'elle venait d'affirmer n'avait, en réalité, jamais eut lieu. A vrai dire, lorsqu'ils prévoyaient de passer du temps ensemble, Renji et Rukia le dépensaient très rarement à boire ce genre de boisson beaucoup trop soft au gout du vice capitaine mais elle espérait cependant que ce dernier ait compris qu'elle essayait par-là de les laisser enfin seuls tous les deux. Elle était également un peu gênée de renvoyer ainsi son frère d'autant plus que, depuis que la guerre s'était terminée, ils n'avaient plus très souvent l'occasion de passer du temps ensemble mais encore une fois elle espérait que ce dernier ne s'en formaliserait pas et comprendrait qu'elle essayait là tout simplement de leurs rendre service.
Renji, contre toute attente, comprit immédiatement où voulait en venir son amie et rougit légèrement en réalisant que pour la première fois, depuis qu'ils avaient dû quitter à la hâte leur capitainerie, lui et Byakuya allaient se retrouver seul à seul.
-Ne sois donc pas gênée Rukia, c'est tout à fait compréhensible au vu de la tournure qu'ont pris les derniers évènements. Je vais demander à ce qu'on nous serve le thé dans mes appartements. Si l'envie t'en prend, sens-toi libre de nous y rejoindre une fois que tu en auras terminé.
-C'est très gentils à vous mais je pense en avoir encore pour un très très long moment!
Byakuya, lui, ne semblait pas avoir entièrement compris les manigances de sa jeune sœur ou du moins ne semblait pas encore avoir réalisé avec qui il allait se retrouver isolé d'ici quelques minutes. Peut-être avait-il encore en tête l'image d'un Renji pur et innocent, attendant patiemment le mariage pour pouvoir passer à l'acte, mais une chose était sûre : il n'allait pas tarder à se retrouver, encore une fois, confronté à la dure réalité.
- Bien, allons-y Renji. Je vais t'accompagner jusque-là.
Le vice capitaine ne se fit pas prier plus longtemps et suivit docilement son supérieur lorsque celui-ci le guida à travers l'immense demeure lui signalant, çà et là, quelques repères afin qu'il puisse plus facilement s'y retrouver mais c'était sans compter sur les pensées très peu catholiques qui avaient envahis son esprit et ne semblaient plus vouloir le lâcher. Il tentait néanmoins de refreiner ses ardeurs ne souhaitant ni brusquer, ni effrayer son amant mais la tâche s'annonçait d'ors et déjà particulièrement difficile.
Au bout de plusieurs longues minutes à cheminer en silence à travers toute la demeure ils arrivèrent enfin à destination et ce qu'il vit laissa le vice capitaine sans voix. Il se doutait depuis longtemps déjà que les appartements de son supérieur devaient être particulièrement impressionnants mais ceux-ci allaient encore au-delà de ses espérances les plus folles. Son propre chez-lui lui sembla soudainement bien petit et il n'avait pourtant pas à en rougir. Son poste de vice capitaine lui permettait, en effet, de se payer un appartement relativement luxueux mais celui-ci devait bien rentrer une dizaine de fois dans cette annexe réservée entièrement au chef de clan.
- Installe-toi donc. Je m'en vais juste demander à ce qu'on nous apporte de quoi nous désaltérer.
Byakuya s'était déjà retourné et s'apprêtait à faire machine arrière lorsqu'il sentit Renji lui agripper la manche de son uniforme. Il se retourna alors voulant trouver une réponse à ce geste dans le regard de son lieutenant mais les yeux de ce dernier le fuyaient comme incertains.
-Peut être pourrions-nous un peu profiter de ce moment rien que tous les deux…
A peine ces quelques mots eurent ils franchi les lèvres du vice capitaine qu'une légère teinte rosée vint s'emparer des joues de ce dernier. A vrai dire il ne savait pas vraiment comment faire comprendre à son capitaine le désir qu'il ressentait pour lui et il se sentit soudainement extrêmement maladroit. C'était bien la première fois qu'il hésitait avant de passer à l'acte. Habituellement il se posait beaucoup moins de questions, ne redoutant pas un éventuel rejet de la part de son amant, mais ici c'était différent car pour la première fois depuis bien longtemps il éprouvait pour lui beaucoup plus qu'une simple attirance physique.
-N'était-ce pas ce que nous nous apprêtions à faire ?
Un petit sourire amusé étira alors les traits du lieutenant. En effet il se voyait mal annoncer de but en blanc à son capitaine qu'il n'avait aucune envie de gouter à ce foutu thé et que la seule chose dont il avait réellement envie, à cet instant précis, était que celui-ci le laisse gentiment lui sauter dessus. Il prit alors la décision de remplacer ses mots par des gestes, un exemple valant toujours mieux qu'un long discours. Il lâcha alors le vêtement de son capitaine, attrapa sa main et, rapidement, tira sur celle-ci, attirant ainsi son ainé contre lui.
Emporté par le mouvement Byakuya se retrouva alors plaqué contre le torse musclé de son vice capitaine, ses bras s'enroulant par réflexe autour de la taille de ce dernier. Il releva alors la tête, s'apprêtant à lui faire comprendre sa façon de penser, mais c'était sans compter sur les lèvres de son amant qui prirent un malin plaisir à empêcher toute protestation de sa part et poussèrent même le vice jusqu'à profiter de cette piètre tentative pour approfondir le baiser.
Renji sentit Byakuya se tendre, ne s'attendant très probablement pas à un tel élan de sa part, mais ce dernier ne le repoussa cependant pas pour autant lorsqu'il introduit sa langue et se mit à en user, jouant, taquinant, caressant celle de son vis-à-vis. Celui-ci ne tarda d'ailleurs pas à y mettre de sa personne, répondant ardemment et serrant entre ses doigts le tissu noir de l'uniforme de son lieutenant.
Le vice capitaine, une fois qu'il eut compris que son amant ne se soustrairait pas, s'était tout d'abord attendu à ce qu'il se laisse faire docilement, n'étant pas encore habitué à ce genre d'étreinte. Cependant, et il en fut le premier surpris, Byakuya ne semblait pas l'entendre de cette oreille. En effet, une fois qu'il eut repris ses esprits, ce dernier se montra particulièrement entreprenant, enchainant les baisers et pressant leurs corps l'un contre l'autre autant qu'il le pu comme s'il avait désiré qu'ils se fondent ne laissant alors plus place qu'à une seule et même entité.
Sans qu'ils ne s'en rendent vraiment comptent leurs jambes les avaient portés à l'autre bout de la pièce mais leur progression se trouva soudainement interrompue lorsque le dos de Renji vint heurter une porte coulissante. Celle-ci donnait visiblement accès à la suite des appartements du noble. Celui-ci même qu'il tenait actuellement fermement enlacé dans ses bras et, sans qu'il ne lui en demande l'autorisation, Renji s'activa à venir à bout de cet obstacle, n'appréciant que très moyennement d'être ainsi coupé dans son élan. La coupable ne résista d'ailleurs pas bien longtemps avant de s'ouvrir et le vice capitaine n'en fut que plus satisfait encore lorsqu'il réalisa que celle-ci donnait non pas sur une pièce quelconque, mais sur la chambre à coucher de son amant. Au moins il n'aurait pas à fouiller trop longtemps ou, n'y tenant plus, à s'occuper de son capitaine à même le sol.
Une fois entré dans la pièce et après avoir refermé la porte de celle-ci, Renji put alors, à nouveau, pleinement se concentrer sur son amant. Ce dernier arborait d'ailleurs un air qu'il ne lui connaissait pas. Ses yeux éclairés d'une lueur de défis et les commissures de ses lèvres s'arquant légèrement lui donnant une assurance nouvelle et laissant présager au vice capitaine une suite des plus intéressantes. Et il ne fut pas déçu.
Byakuya, qui jusque-là s'était contenté d'utiliser sa langue, décida de rentabiliser à leur maximum ses longues et fines mains et, après un énième baiser passionné, débarrassa son lieutenant de ce qui l'empêchait encore d'avoir accès à son torse musclé et tatoué. Une fois cela fait il prit à peine le temps de remarquer le sourire satisfait qui avait pris place sur le visage de son amant que déjà il se rapprochait encore plus de celui-ci et commençait à parsemer, ici et là, son torses de baisers papillons.
Mais ce qui était à la base de doux et légers effleurements se transforma bien vite en une séance de langoureuses caresses. Son capitaine l'embrassait, l'enserrait, le griffait presque, ses doigts ne pouvant plus se défouler sur son uniforme et le mordillait pour ensuite venir apaiser la douleur de sa langue mesquine.
Les premiers gémissements que Renji poussa le ramenèrent brutalement à la réalité, le persuadant de s'activer s'il ne voulait pas perdre entièrement le contrôle de la situation. Et c'est ce qu'il tenta de faire. En effet ce dernier avait alors prit l'initiative de débarrasser son capitaine de son haut. Mais c'était sans compter sur les penchants sadiques, nouvellement découverts, de son supérieur qui lui laissa à peine le temps d'écarter les pans de tissus de l'uniforme que déjà il le poussait brusquement, lui rappelant à quel point ils s'étaient rapprochés du lit, le forçant à s'allonger de tout son long sur ce dernier.
Tout allait très vite. En effet il eut à peine le temps d'entrapercevoir la couleur ivoire du plafond que déjà apparaissait devant lui le visage satisfait du chef de clan. Celui-ci n'avait pas perdu de temps et, une fois Renji installé sur son lit, s'était empressé de le rejoindre, chevauchant ce dernier pour venir confortablement s'installer sur ses hanches. Ce simple contacte suffit d'ailleurs à accélérer d'avantage encore le cours des évènements.
L'épaisseur de leur uniforme n'était, en effet, pas suffisante pour cacher l'excitation que ressentaient les deux shinigamis et cette constatation ne fut que plus plaisante encore pour le vice capitaine qui fut rassuré de constater qu'il n'avait pas été le seul à attendre toute la journée une occasion d'être enfin seul à seul.
Byakuya, bien que novice en matière de relation avec un homme, ne s'arrêta pas là. Il comptait bien montrer à son vis-à-vis que malgré son inexpérience il savait encore se débrouiller et continua alors sa douce besogne, retraçant de ses doigts agiles les tatouages et les courbes du torse de son amant tandis que sa bouche, elle, était passée à la vitesse supérieure et s'afférait désormais autour d'un des tétons durci de son subordonné.
Comme pouvaient le démontrer les gémissements qui s'échappaient de sa bouche, celui-ci appréciait réellement le traitement que lui faisait subir son capitaine mais l'inactivité ce n'était vraiment pas son fort. Alors que Byakuya était toujours occupé à s'occuper du mieux qu'il pouvait de son corps, Renji passa ses grandes mains sous le haut ouvert de son supérieur, remonta le long de son dos pour ensuite redescendre avec une lenteur parfaitement calculée jusqu'au creux des reins de son capitaine.
Ce simple geste électrisa le noble qui sentit ses poils se dresser et une douce chaleur prendre doucement possession de son corps et plus précisément de son bas ventre. Il releva alors la tête, abandonnant un instant son doux supplice, et tomba directement face au regard fiévreux et empli de désir de son amant. Automatiquement il alla alors retrouver ses lèvres et lui fit comprendre, à sa façon, qu'il se trouvait dans le même état que lui.
Renji, lui, ne stoppa pas là sa progression, au contraire il profita de ce moment d'inattention de son amant pour sournoisement venir introduire sa main sous la ceinture de celui-ci et commencer à masser son entre jambe déjà bien réveillée.
A ce contacte Byakuya gémit bruyamment et voulu rompre l'échange mais la main restée inactive de son subordonné ne lui en laissa pas l'occasion. Prévoyant la réaction de son vis-à-vis Renji s'était empressé de la glisser dans le cou de son capitaine et lorsque celui-ci tenta de se soustraire il y exerça une légère pression, avalant ainsi toute protestation de sa part.
Le noble perdait petit à petit tout contact avec la réalité et sentit que s'il ne se ressaisissait pas rapidement il allait alors définitivement perdre l'occasion de montrer à Renji ce dont il était véritablement capable. Ce comportement ne lui ressemblait pas vraiment, à vrai dire il s'en étonnait lui-même. Vu son inexpérience il s'était imaginé prendre sur lui et laisser entièrement le champ libre à son subordonné mais cet homme le mettait dans un tel état qu'il lui était tout simplement impossible de rester inactif. Au contraire, parce que c'était lui il voulait lui montrer qu'il le désirait tout autant que lui et pour cela il était prêt à prendre les devants même si secrètement il redoutait de ne plus savoir comment s'y prendre au bout d'un moment.
Ne voulant pas être le seul à profiter de ce massage le noble s'affaira alors à dénuder entièrement son amant et commença à lui prodiguer le même type de traitement. Renji, quant à lui, trouva un peu injuste d'être le seul à être ainsi privé de vêtements et décida donc de remédier à ce problème en débarrassant son supérieur du bas de son uniforme ne laissant alors plus à celui-ci que son haut largement ouvert.
Les baisers avaient repris, plus brutaux et fiévreux encore au fur et à mesure que l'étreinte se faisait plus passionnée. Leurs muscles se tendaient, les respirations s'accéléraient et ils étaient tous deux sur le point d'atteindre le point de non-retour lorsque, d'un brutal coup de rein, le vice capitaine inversa leurs positions.
Surpris, Byakuya ne comprit pas tout de suite ce qu'il venait de se passer mais une chose était sûre, l'énergumène qui lui servait d'amant venait de les interrompre alors qu'il était sur le point d'atteindre l'orgasme et il comptait bien le lui faire payer très cher. Du moins c'est ce qu'il se dit avant de sentir la langue taquine de sa future victime venir embrasser son sexe désormais fièrement tendu pour ensuite entamer de grands coups de langues autour de celui-ci et finalement le prendre entièrement en bouche.
L'antre chaude dans laquelle il venait de se retrouver projeter lui fit rapidement oublier les quelques secondes de frustration qu'il venait de subir et lorsque les va-et-vient débutèrent, doux puis plus brutaux, lent puis plus rapides, elle parvint presque à lui faire oublier son propre nom. Finalement il ne le punirait pas tout de suite.
Il sentait qu'il n'allait pas tarder à venir et voulu en informer Renji. Il glissa alors ses mains dans la longue chevelure carmine désormais libre de celui-ci et tira doucement dessus pour le lui faire comprendre mais le vice capitaine refusa tout bonnement de se retirer et, au contraire, accéléra encore un peu plus la cadence, propulsant ainsi son amant directement au septième ciel tandis que ce dernier déversais sa semence directement dans sa bouche. Renji l'avala alors sans plus de cérémonie, s'essuya rapidement les lèvres du dos de sa main, se redressa et vint poser un léger baiser sur les lèvres rendues rouges à force de sollicitations de son supérieur.
Ce dernier, toujours perdu dans les limbes de l'orgasme ravageur qu'il venait d'encaisser, tentait actuellement, tant bien que mal, de calmer sa respiration rendue erratique. A ce contacte il se permit tout de même un petit sourire, appréciant secrètement la douceur dont faisait preuve Renji jusqu'ici. Mais ce sourire ne fit pas long feu.
Renji s'était à nouveau redressé et, le temps que Byakuya redescende de son petit nuage, s'était appliqué à lécher consciencieusement trois de ses doigts et venait à l'instant d'introduire le premier dans l'intimité du noble. Celui-ci se crispa sous la douleur mais parvint cependant relativement rapidement à passer outre. Renji recommença alors une série de vas et viens avant d'introduire un deuxième doigt et enfin, quelques minutes plus tard, un troisième.
Tout au long de l'inconfortable traitement Byakuya s'était fait un devoir de retenir chaque son qui avait tenté de passer le barrage de ses lèvres. Que Renji l'entende gémir et même crier de plaisir ça ne le dérangeait pas, mais par contre qu'il le voie empreint à la douleur ça il ne voulait pas. L'imbécile aurait été capable de tout arrêter sur le champ et il en était tout simplement hors de question. Certes il ne pouvait pas dire qu'actuellement il vive le meilleur moment de son existence mais il voulait aller jusqu'au bout. Pour lui se donner revenait à témoigner à son ou sa partenaire tout l'amour qu'il éprouvait pour celle ou celui-ci et intérieurement, bien que dans l'histoire il soit le seul à ne pas encore avoir fait sa déclaration en bonne et due forme, il espérait que cette fois il en soit de même pour Renji.
Perdu dans ses pensées il en aurait presque oublié ce qu'il était en train de faire mais Renji se fit une joie de le lui rappeler lorsqu'enfin il trouva ce qu'il cherchait depuis un petit moment déjà, ce point qui ferait hurler son capitaine de plaisir. Et encore une fois il ne fut pas déçu.
La première fois il en eut le souffle coupé, la deuxième fois un cri un peu trop aigu au gout du noble franchi la barrière de ses lèvre et enfin, à partir de la troisième fois, il s'abandonna totalement à l'étreinte, renouant avec le plaisir. Renji, lui, aurait bien continué encore un peu plus longtemps sa douce torture mais son envie se faisait de plus en plus pressante et à ce rythme-là il craignait de perdre totalement le contrôle de son propre corps. Pour une première fois il préférait éviter.
Il retira donc ses doigts du corps chaud de son partenaire, récoltant au passage un soupir plaintif de sa part, et sans plus de cérémonies, commença doucement à le pénétrer.
La douleur était bel et bien au rendez-vous et il ne lui fut pas facile de la contenir. Son corps était tendu à l'extrême, ses phalanges blanchies et sa mâchoire, malgré ses efforts, crispée.
Renji, bien conscient de l'inconfort de son partenaire, une fois entièrement entré, s'arrêta et recommença à s'occuper de lui, taquinant son aine, embrasant son visage pour ensuite venir lui mordiller le lobe de l'oreille, frôlant son sexe à nouveau tendu, jouant un petit peu avec lui pour après s'en saisir et recommencer son doux traitement. Il fit son possible pour lui faire oublier la douleur et bientôt il put remarquer les premiers résultats. Le corps de son amant se détendit, ses dents se desserrèrent, ses lèvres le cherchèrent et après un énième baiser Byakuya s'autorisa même un premier coup de bassin, lui donnant ainsi l'autorisation de continuer. Et Renji ne se fit pas prier.
Il commença doucement, observant le moindre changement d'expression sur le visage de son amant, cherchant à nouveau ce point qui lui faisait voir les étoiles. Il n'eut pas à attendre longtemps. Au bout de quelque coups de reins seulement les soupires, les gémissements et enfin les cris reprirent plus fort encore que précédemment. Et à partir de là la cadence ne cessa plus de s'accélérer jusqu'à ce qu'enfin ils atteignent l'orgasme libérateur, Byakuya devançant Renji de quelques secondes à peine.
Dans un ultime effort le vice capitaine parvint à se redresser, se retira de l'antre chaud dans lequel il s'était réfugié, attrapa la couverture qui s'était vue propulsée à l'autre bout du lit et la rabattit sur leurs deux corps encore tendrement enlacés.
Byakuya, lui, épuisé qu'il était après une telle journée, avait déjà fermé les yeux et était sur le point de s'endormir lorsqu'il ressentit une douce pression s'exercer sur ses lèvre et entendit, murmuré à son oreille :
-Bonne nuit Byakuya…
à suivre...
Euhh...voilà? Bon j'avoue ne pas être entièrement satisfaite de ce chapitre :/ Il m'a vraiment donné du mal mais j'ai essayé de faire un truc pas trop mauvais du moins je pense :/ Je ne suis pas encore très à l'aise avec les lemon donc vos conseils sont bien évidement les bienvenus :) Pour la grand mère je vous avoue qu'il s'agit d'un de mes nombreux délires j'avais pas envie de mettre tout le clan dans le même sac du coup j'me suis permise ce personnage :) En espérant que ça vous aie quand même plu :)
Gros bisous!
Pioush :3
