Disclaimer : je ne possède bien entendu aucun droit sur les personnages, les lieux et les situations créés par J. K. Rowling.
Chapitre 15
Le petit déjeuner du samedi apporta plusieurs nouvelles, toutes mauvaises. Ombrage, nouvellement nommée « inquisitrice » (Emilie s'attendait presque à voir s'ériger des bûchers sur les berges du lac), avait encore promulgué de nouvelles ordonnances qui rendaient la vie des élèves et des professeurs impossible. La dernière en date interdisait la musique. Croisant deux de ses camarades du cours de Flitwick, il fut convenu qu'ils iraient tous trouver le chef des Serdaigles pour savoir si cela changeait quoi que ce soit au cours du vendredi soir et s'il y avait moyen de contourner l'interdiction.
Comme à l'accoutumée, une nuée de hiboux pénétra dans la grande salle pour délivrer le courrier. Emilie n'en recevait que très peu, consistant essentiellement en lettres de sa grand-mère, anxieuse de savoir si sa petite-fille s'acclimatait à Poudlard, et en quelques missives occasionnelles de camarades de Beaux-Bâtons. Le hibou au plumage sombre, qui atterrit devant son assiette tendit une patte et accepta avec gratitude un morceau de tartine avant de repartir, laissa Emilie avec une lettre de sa grand-mère, la première depuis celle qu'elle avait péniblement écrite mercredi soir. Sans réfléchir, la jeune fille fourra la lettre dans sa poche, avala sans en sentir le goût les quelques gorgées de thé restant dans sa tasse et fila à la tour de Serdaigle au lieu d'aller en bibliothèque.
Seule dans l'ancienne salle commune, Emilie essayait pour la n-ième fois d'écrire une réponse. Comme elle s'y attendait, la missive de sa grand-mère était glaciale et il était évident qu'elle avait été profondément blessée de ne pas avoir été prévenue tout de suite plutôt que de se trouver mise devant le fait accompli.
L'essentiel tournait autour de Snape lui-même. Sa grand-mère avait apparemment depuis longtemps conclu qu'il s'agissait d'un homme à qui on ne pouvait se fier, d'autant qu'il avait quitté la mère d'Emilie de façon éhontée alors qu'elle était enceinte. Il n'avait d'ailleurs jamais daigné venir se présenter ! Aux yeux de madame Marlier, qui pour la première fois livrait le fond de sa pensée sur la question, Emilie était maintenant en âge de comprendre certaines choses, mais la jeune fille ne supportait pas la façon dont, selon elle, sa grand-mère arrivait à exonérer sa mère de tout reproche, pour transférer l'essentiel des fautes sur son père. Aux yeux de madame Marlier, en acceptant de devenir Emilie Snape sa petite-fille semblait avoir commis un véritable acte de trahison. Comment pouvait-elle faire confiance à un homme qu'elle ne connaissait pour ainsi dire pas et qui avait abandonné sa mère ? De son côté, Emilie, bouleversée, se demandait pourquoi on trouvait toujours des excuses à sa mère et qu'on ne lui reprochait jamais le fait qu'elle ait tout simplement laissé sa fille.
Elle n'arrivait pas à trouver les mots et pestait contre le fait qu'une invention aussi fantastique que le téléphone n'ait jamais atteint Poudlard. Comment pouvait-on régler de semblables choses sans pouvoir parler de vive voix ? Il n'était pourtant pas assuré qu'elle eut pu expliquer tout haut ce qu'elle pensait. Elle finit par écrire maladroitement, le cœur serré, que son père n'était pas ce que l'on croyait, que les circonstances de sa naissance n'étaient pas aussi claires que sa grand-mère le pensait et que cela ne changeait en rien ses sentiments envers elle. Emilie plia la feuille de papier en soupirant. Qui pourrait comprendre à quel point elle avait besoin d'avoir un père ? De pouvoir mettre un nom, un visage sur cette notion ? De pouvoir légalement, par son nom, s'y rattacher ?
Il était déjà midi lorsque Emilie se mit en route pour la volière. Le temps était à la neige avec un ciel presque blanc et un froid piquant qui s'insinuait dans les vêtements. Peu d'élèves étaient dehors et les oiseaux de la volière se pelotonnaient dans le fond de leurs petites niches. Emilie confia sa lettre à un bel hibou au plumage mordoré qui prit son envol rapidement, heureux de quitter l'Écosse pour des cieux plus tempérés.
ooooo
A vingt heures précises, Emilie prit une profonde inspiration et frappa trois coups secs à la porte du bureau de Snape. Ne sachant ce qui l'attendait, elle avait passé tout de même une robe par-dessus des vêtements moldus et pris un sac avec ses affaires de Potions.
De son côté, le Maître des Potions vit entrer Emilie avec une certaine inquiétude. Elle semblait arriver comme si de rien n'était, pour prendre sa leçon comme elle l'avait fait chaque semaine. Surpris et décontenancé par ses propres sentiments, Snape tenta de se raisonner : comment pouvait-il imaginer qu'elle puisse changer son attitude ? Changer de nom n'allait pas créer artificiellement le moindre lien affectif entre eux ! D'ailleurs, qu'espérait-il au juste ? raillait une petite voix cynique à l'intérieur de son cerveau. Une fille aimante qui prendrait soin de ses vieux jours ? Il n'avait jamais imaginé avoir des enfants, mais pour la plupart des gens « avoir des enfants » incluait deux parents, un bébé tétant paisiblement, puis un gamin apprenant à marcher, allant à l'école, jouant dans un jardin… pas une adolescente de quatorze ans abandonnée par sa mère, puis élevée par sa grand-mère et enfin récupérée par un homme aigri qui n'avait connu dans son enfance que le mépris et la violence de son propre géniteur.
Emilie restait immobile, regardant Snape qui paraissait livrer bataille avec lui-même, n'arrivant pas à déchiffrer son expression. Il finit par prendre une décision et lui dit de la suivre. Tous deux sortirent du bureau que Snape ferma soigneusement et prirent la direction des appartements privés du professeur. Emilie y avait été une fois, mais elle avait été si malade qu'elle aurait été incapable de décrire un tant soit peu précisément la pièce qui servait de salon. L'endroit était loin de correspondre à l'idée que se faisaient la plupart des élèves de l'antre de la chauve-souris des cachots : pas de chaînes, pas de traces de sang ni même d'hideux grimoires ornés de signes maléfiques. L'ensemble, sous ce rapport, était banal et presque décevant. Les quatre murs délimitant un vaste espace quadrangulaire étaient nus, agrémentés de quelques tapisseries à motifs ornementaux, aux couleurs de Salazar Slytherin. De même, le sol était couvert d'un épais tapis vert et argent orné de rinceaux (pas de serpents ! constata Emilie, soulagée). Les espaces libres entre les tapisseries étaient couverts d'étagères de bois sombre remplies de livres aux reliures de cuir brillant légèrement à la lumière des torches, tandis qu'une vaste cheminée occupait le centre du mur de gauche. A droite de la cheminée, une porte entrouverte menait vers le laboratoire privé de l'occupant des lieux, tandis qu'une autre porte, en face, devait sans doute donner sur la chambre de Snape. L'ameublement était purement fonctionnel avec un sofa vert, deux lourdes chaises de bois sombre près de la cheminée et un grand bureau couvert de parchemins à proximité de la porte menant au laboratoire.
« Pour entrer il faut désarmer les trois sortilèges bloquant la porte. Ce ne sont pas des sorts très communs, aussi je te les apprendrai. Le mot de passe est Burning Salamander. Je ferai en sorte que les sortilèges régissant les alarmes te reconnaissent. »
Emilie acquiesça en silence et, ne sachant quoi faire, fit un pas hésitant en direction du sofa.
« Assieds-toi. Tu peux poser tes affaires, nous ne parlerons pas Potions aujourd'hui. »
Un peu désarçonnée, Emilie leva des yeux interrogateurs vers Snape, notant au passage, qu'il déboutonnait en partie le haut de sa veste, comme s'il ôtait un élément de son armure. Croisant son regard, semblant soudain se rappeler de quelque chose, il partit en direction du laboratoire et revint avec un plateau contenant quelques biscuits, des tasses, une théière et un mug de chocolat chaud. Snape nota immédiatement les yeux brillants de sa fille fixés sur le chocolat, avec une telle convoitise, qu'il ne put s'empêcher d'esquisser un léger sourire en réalisant qu'il avait fait mouche :
« Hum, voyons si les Elfes ont bien compris : chocolat… « très chocolaté » et cannelle ? C'est bien ça ? »
Emilie fit signe que oui en rougissant et avança la main vers le plateau.
« Patience ! Snape reprit plus sérieusement : nous avons beaucoup de choses à voir ensemble, Emilie. Comment se sont passés ces derniers jours ? »
Emilie baissa un peu la tête et répondit :
« Bien, en fait. Elle haussa les épaules : il n'y a pas eu de problèmes pendant les cours et les autres élèves n'ont rien dit de particulièrement désagréable enfin, pas devant moi en tous les cas, ajouta-t-elle en riant un peu.
-Bon. Si les choses devaient se dégrader, je veux que tu m'en parles. »
Emilie resta les yeux fixés par terre sans rien dire.
« Emilie, regarde-moi.
-Ça ira, protesta la jeune fille, embarrassée à l'idée d'être considérée comme une petite fille geignarde.
-Non. »
Surprise, Emilie finit par regarder attentivement Snape penché vers elle.
« Je sais d'expérience que les choses peuvent très vite se dégrader. Je ne te demande pas de dénoncer qui que ce soit, mais juste de me prévenir si tu sens que les choses deviennent trop dures. Il faut t'attendre à des questions et des tentatives de rapprochement de la part des Slytherins. Tu ferais bien de t'en méfier mais, ajouta Snape en fronçant les sourcils devant l'air amusé de sa fille, ne commets pas l'erreur de leur manquer de courtoisie. Certains d'entre eux appartiennent à des familles puissantes (il accentua l'adjectif et Emilie n'eut aucun doute que le terme était un euphémisme pour désigner des admirateurs de Voldemort). Il vaut mieux que tu restes polie en toute circonstance. Joue le jeu de la petite Française qui ne connaît pas grand-chose à la situation et ils te laisseront tranquille, je l'espère. Si quoi que ce soit te paraît suspect, préviens-moi. J'aimerais, si c'est possible, que tu évites de te promener seule, dans le château ou dehors, dans les jours à venir. Les gens y repensent à deux fois avant de s'en prendre à quelqu'un d'accompagné », enchaîna immédiatement Snape pour couper court à toute protestation.
Emilie avait déjà souffert de tentatives d'intimidations dans son école moldue : elle savait les reconnaître mais craignait toujours de retomber dans le cercle vicieux de l'obéissance forcée face à des personnes pratiquant en virtuose l'alternance des moqueries et de la fausse amitié. Que Snape paraisse aussi soucieux de sa sécurité en revanche la surprenait, et elle se demanda comment se comportait réellement le Maître des Potions vis-à-vis de ses Slytherins. Vu de l'extérieur, son maintien semblait dur et distant et la plupart des élèves se prenaient parfois à plaindre les Slytherins de l'avoir comme chef de maison (d'autres en revanche, n'hésitaient pas à dire tout haut qu'ils l'avaient bien mérité). Après le discours de Snape cependant, Emilie se demanda si tout le monde ne se trompait pas sur son compte et s'il ne protégeait pas en réalité du mieux possible ces adolescents qui l'irritaient pourtant visiblement.
Snape lui fit signe de se servir et Emilie prit avec gratitude son mug tout en essayant d'avoir l'air d'y être parfaitement indifférente, ravie d'avoir quelque chose pour l'occuper. Snape la regarda avec un petit sourire ironique, pas dupe de la manœuvre.
« En fait, ce ne sont pas les autres élèves qui m'inquiètent, mais ma grand-mère », se surprit à dire Emilie qui se demanda l'espace d'une seconde, horrifiée, si son père n'avait pas glissé une goutte de Veritaserum dans son chocolat.
Snape redevint grave tout de suite :
« Comment cela ? »
Elle fut bien obligée de répondre :
« Elle a très mal pris le fait que je change de nom.
-Que tu changes de nom ou que tu acceptes d'être reconnue comme ma fille ? » corrigea le Maître des Potions en levant un sourcil.
Faites confiance à un Slytherin pour trouver immédiatement la faille… Emilie se mordit les lèvres et répondit tout doucement :
« Les deux. »
Un silence gêné s'installa. Snape n'avait pas la moindre idée de comment réagir. Il savait que n'importe quel parent un peu digne de ce nom aurait trouvé les mots ou les gestes pour rassurer sa fille, mais il ne savait pas quoi dire et n'arrivait pas à se décider à ne serait-ce que prendre la main de Emilie. Le contact ne lui venait pas facilement et il savait qu'il ne pourrait pas supporter un rejet.
« Qu'a-t-elle écrit ? »
Emilie haussa les épaules en tripotant le rebord de son mug :
« Rien.
-Emilie…
-Rien ! répondit-elle, plus sèchement qu'elle ne l'avait voulu : elle est furieuse. En gros, je l'ai trahie, c'est tout », termina la jeune fille en se mordant la langue pour tenir les larmes à distance.
Snape se leva brusquement :
« C'est ridicule ! Tu n'as rien fait !
-Je sais ! Mais, ça va… non, vraiment ça va ! »
Snape pinça le haut de son nez, le bas du dos appuyé sur son bureau, avant de déclarer d'une voix lasse :
« Je pense que nous n'avons pas la même définition de « ce qui va » et de ce qui « ne va pas ».
-J'ai répondu. Ça va aller. »
L'air dubitatif, un peu piqué d'être ainsi rembarré, Snape choisit de laisser tomber ce sujet épineux avant de se trouver dans une impasse. Il se rassit et enchaîna en la regardant droit dans les yeux :
« Il y a une autre chose que nous devons régler très vite, à la fois pour notre sécurité et pour ta santé : tu dois apprendre à maîtriser correctement l'Occlumencie. »
Les deux heures suivantes furent occupées à établir un plan de bataille afin que Emilie sache d'ici quelques mois maîtriser une faculté qu'elle n'avait jusqu'à présent employée qu'instinctivement sans même savoir ce que c'était. Malgré tous les efforts de persuasion et de menace de Snape, il ne put obtenir d'elle qu'elle lui raconte dans quelles circonstances elle avait pour la première fois tenté de garder son esprit. Emilie répéta de manière obstinée qu'elle ne s'en rappelait plus, mais son père était persuadé qu'elle mentait. Laissant de côté cette question, il lui prêta un livre qu'il déguisa en manuel de Botanique, provoquant une grimace de la part de sa fille qui comprit très bien l'allusion, et lui demanda de le lire attentivement et de noter toutes les interrogations ou les demandes de précisions qu'elle pourrait avoir.
Snape commença ensuite à la faire travailler en lui faisant détruire et construire plusieurs fois de suite le « mur » qu'elle plaçait autour de son esprit et en lui demandant après d'essayer de filtrer les émotions à cacher, laissant paraître la joie et cachant le dégoût ou le contraire. Le travail était très dur, tout reposant sur la capacité d'Emilie à se représenter ses idées, ses émotions et surtout à les identifier avec précision. Elle avait l'impression désagréable que son visage se transformait en masque. Snape lui demanda d'apprendre aussi à « vider » son esprit chaque soir, ce qui lui permettrait de dormir plus facilement en étant délivrée des myriades d'informations et de pensées qui assaillaient tout un chacun au moment de se coucher. De même, il lui ordonna d'arrêter de garder ses pensées avant de dormir.
« Mais c'est contradictoire, non ?
-Non. Si tu vides correctement ton esprit, tu ne risqueras pas d'être submergée par tes pensées ou tes émotions. En revanche, garder continuellement ton mur dressé est très dangereux. Tu risques de te trouver complètement coupée de tes émotions et de ne plus rien ressentir, sans parler des maux de tête. »
Devant le sourcil levé de sa fille en sa direction, et qui lui évoquait d'une façon un peu déstabilisante ses propres expressions, Snape continua :
« Que se passerait-il si tu ne ressentais plus de peur, plus de colère, plus d'indignation ? Beaucoup de nos codes moraux et de nos barrières reposent sur notre capacité à ressentir de la compassion envers autrui. Comment réagirais-tu, comment te comporterais-tu sans aucune émotion, Emilie ? »
Emilie eut soudain peur :
« Mais si je ne contrôle rien, n'importe qui peut…
-Je ne conseillerais pas de baisser ton mur devant le Seigneur des Ténèbres. A Poudlard, soupira Snape avec un petit sourire en coin, je pense que tu peux prendre le risque de dormir sans maintenir ce mur. Si tu maintiens ce mur tout le temps, tu vas t'épuiser, Emilie. L'effort que tu dois fournir, même pour garder une fraction de ton esprit, est trop élevé pour que tu ne le relâches pas. Je suis en fait persuadé qu'une partie de tes maux de tête viennent de là. »
Emilie hocha la tête, mais cela ne suffit pas pour son père qui lui demanda de détruire son mur devant lui, sur le champ. Emilie le regarda sans rien dire.
« Je maîtrise suffisamment l'Occlumencie pour savoir exactement quand tu l'emploies et quand tu ne l'emploies pas. Détruits ce mur », ordonna le Maître des Potions.
Emilie tenta de baisser les yeux, mais Snape l'en empêcha en prenant sans douceur son visage dans ses mains et en la fixant du regard :
« Je ne sais pas pourquoi tu persistes à baisser la tête dès que l'on te demande quelque chose. Ici, tu n'as rien à craindre, la rassura-t-il : je n'utiliserai pas la Legilimencie à ton encontre sans ton accord. Je t'ai demandé de détruire ce mur, alors fais-le immédiatement. »
Emilie tenta de se dégager, mais Snape ne la laissa pas faire. Elle maintint son regard de longues secondes et commença enfin à ôter les briques une par une.
« C'est fait.
-Bien, soupira Snape, peu satisfait. Pense à ce que je t'ai dit. L'Occlumencie est une discipline dangereuse et il te faudra désapprendre tout ce que tu crois avoir compris en expérimentant par toi-même. Je t'interdis de rebâtir ce mur avant que nous nous revoyions, est-ce compris ? Il faudra que nous travaillions ensemble pour l'Occlumencie, de préférence une fois par semaine.
-Mais les Potions ? jeta Emilie.
-Le samedi soir est toujours, sauf cas de force majeure, réservé aux Potions. Nous pouvons choisir d'étudier l'Occlumencie le mercredi soir. Tu viendras directement ici à 20 heures et je te ramènerai ensuite à la tour de Serdaigle avant ton cours d'Astronomie. Pour tout le monde, y compris Gabelli, tu viens ici parce que je veux contrôler tes progrès dans les différentes matières. »
Jetant un œil amusé sur sa fille qui pâlissait, Snape ajouta d'un ton moqueur :
« Bien entendu, il me suffit de deux mots avec l'un de mes collègues pour savoir comment vont les choses… »
Il était près de minuit quand Snape raccompagna Emilie à la tour de Serdaigle.
