Disclaimer : je ne possède bien entendu aucun droit sur les personnages, les lieux et les situations créés par J. K. Rowling.

Chapitre 31

Les expérimentations d'Emilie sur la magie et les différentes façons de lancer des sortilèges payèrent dès le lundi après-midi.

Les cours de Métamorphose se déroulaient toujours de la même manière : après une introduction théorique délivrée dans un silence tout juste perturbé par le bruit des plumes crissant sur les feuilles de parchemin, McGonagall faisait une démonstration puis s'assurait que les élèves avaient mémorisé l'incantation et les mouvements de baguette. Il s'ensuivait après une heure d'essais plus ou moins frénétiques surveillés par le professeur, avant qu'elle ne leur donne des devoirs dont la difficulté reflétait le niveau de maîtrise atteint en classe.

A force d'acharnement, Emilie avait toujours réussi à avoir des notes tout juste au-dessus de la moyenne, mais elle trouvait la matière plus ardue que les Sortilèges et devait souvent batailler pour réussir à approcher du résultat espéré par les professeurs.

Forte de ce qu'elle avait découvert sur la façon de tenir sa baguette, elle changea délibérément celle-ci de main après deux essais infructueux pour transformer une malheureuse écharpe en laine en manteau de velours. Elle s'était désormais familiarisée avec les sensations que procurait ou non la baguette et accueillit comme de vieux amis les sortes de picotements qui semblèrent émaner de l'instrument tenu dans sa main gauche. La première tentative ne donna pas grand-chose, si ce n'est le sentiment d'accéder plus facilement à la magie, de la canaliser plus étroitement. Au bout de deux fois, le petit manteau bleu zébré de jaune posé sur le bureau et qui aurait tout juste couvert un nouveau-né commençait à perdre un peu de son aspect rêche et elle finit par obtenir un véritable manteau en velours cinq minutes après. Contemplant le résultat avec un petit air satisfait, Emilie fronça les sourcils, reprit sa baguette dans la main droite et recommença. Si le principe était acquis, le résultat était médiocre et la « barrière » qu'elle commençait à sentir physiquement, bien présente. La Serdaigle changea de nouveau sa baguette de main et transforma immédiatement l'écharpe en manteau, vert cette fois, en se payant même le luxe d'y ajouter des petits chaudrons argentés.

A côté d'elle, Lucrezia qui avait arrêté de travailler pour observer son amie éclata de rire, attirant l'attention de la chef des Gryffondors. Très agréablement surprise, McGonagall félicita Emilie qui, pour la première fois, semblait avoir vraiment compris ce en quoi consistait la Métamorphose et qui en plus avait réussi l'exercice avant tout le monde. La jeune fille regardait le professeur d'un air incrédule et l'Ecossaise lui donna une série de petits exercices plus faciles pour qu'elle travaille toute la semaine et se familiarise avec sa nouvelle aisance.

Cela fut avant de regarder plus attentivement le manteau déposé sur le bureau de la jeune fille. Croisant les bras sur sa poitrine, McGonagall regarda droit dans les yeux son élève en secouant légèrement la tête, mais, pour une fois, Emilie fut persuadée que la femme sévère qui se trouvait devant elle se retenait de ne pas rire elle aussi.

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Snape l'accueillit ce soir-là avec un sourcil levé et un air las, attablé à son bureau pour corriger des copies, qui, si elle en jugeait de loin par la quantité d'encre rouge répandue dessus, devaient être plutôt mauvaises.

Emilie s'arrêta au milieu de la pièce, croisa les bras en regardant son père avec un air particulièrement décidé et attendant qu'il dise un mot ou fasse un geste. Snape de son côté était intrigué par le comportement inhabituel de l'adolescente qui semblait mourir d'envie de dire ou de faire quelque chose. Les adolescents surexcités n'étaient pas vraiment ce qu'il préférait, mais il décida de faire une exception pour Emilie. Il avait d'ailleurs besoin d'un peu de distraction. S'il lisait correctement son attitude, elle semblait près de perdre patience. Snape laissa un petit sourire suffisant flotter sur son visage, se cala dans sa chaise et ôta tranquillement ses lunettes, déterminé à la laisser mariner un peu.

En face de lui, sa fille avait de toute évidence compris qu'il la taquinait et après avoir froncé les sourcils et plissé les yeux, elle plongea dans son sac, sortit son écharpe roulée en boule qu'elle posa par terre et saisit sa baguette. Quelques secondes plus tard, Snape disposait d'une sorte de serpillère noire sur son tapis.

« Suis-je censé être impressionné ? », demanda-il d'un air dubitatif en laissant trainer sa voix sur les voyelles.

Emilie lui adressa un grand sourire en montrant presque toutes ses dents, remonta ses manches comme si elle s'apprêtait à faire quelque chose de particulièrement difficile, passa sa baguette dans la main gauche et l'écharpe se métamorphosa cette fois en un grand manteau vert parsemé de… était-ce des chaudrons ?, argentés un peu partout. Snape étouffa un rire dans sa gorge en comprenant tout d'un coup l'incongruité de la démonstration et se leva pour rejoindre Emilie.

« Qu'as-tu fait exactement ?

-Rien, c'est ça le plus étonnant ! »

Devant l'expression sérieuse de son père, Emilie développa et relata les circonstances de l'achat de sa baguette, puis ses expériences de la semaine passée.

« Crois-tu que c'est une « baguette de gaucher » ? Ou bien que je ne peux bien faire de la magie qu'en utilisant la main gauche ? »

Snape fronça les sourcils et secoua la tête avec lenteur, avant de saisir sa propre baguette et de lancer deux Reducto successifs sur le manteau, l'un de la main droite, l'autre de la main gauche. Il resta de longues minutes silencieux, la main droite dans ses cheveux.

« Tu dis que tu ressens une « barrière » quand tu lances un sortilège de la main droite ?

-Pas tout le temps. Je n'en suis vraiment consciente que quand le sort est difficile. »

Snape hocha la tête et lui tendit sa baguette en lui faisant signe de recommencer l'expérience. La transformation, bien que très correcte, était moins réussie qu'avec sa propre baguette.

« C'est plus difficile. J'ai l'impression que la baguette est… réticente, c'est idiot, mais…

-Non, c'est normal, interrompit Snape : rappelle-toi que la baguette choisit le sorcier. Cette baguette est la mienne. Si j'utilisais la tienne, je ressentirais sans doute la même chose. Ce qui m'importe est de savoir si tu as l'impression avec ma baguette d'avoir une barrière quand tu lances le sortilège de la main droite. »

Emilie réfléchit et recommença encore une fois avant de hocher la tête.

« Oui, il y a quelque chose. Ce n'est pas un blocage, mais plutôt comme si je devais fournir un effort supplémentaire.

-La plupart des élèves de Poudlard sont droitiers et je peux me tromper, mais je pense que quand les enfants de sorciers commencent à s'exercer un peu, souvent avec la baguette d'un parent, on leur met la baguette dans la main droite. Je pense que les gauchers de l'école ont aussi appris dès le début, et pour beaucoup avant leurs premiers exercices d'écriture, à manier leur baguette de l'autre main. A l'abri de ses cheveux noirs, le professeur murmura : je n'ai jamais entendu parler d'un tel phénomène, mais il n'y a pas d'enfants issus de Moldus parmi les Slytherins…

-Faut-il que je change ma baguette de main ? interrogea Emilie.

-Non. Continue à travailler comme d'habitude, mais change ta main si un sort passe difficilement, quand tu es sûre de donner la bonne incantation et les bons mouvements de baguette.

-Est-ce que tu peux jeter des sorts aussi facilement des deux mains ? »

Snape regarda sa baguette et finit par répondre :

« Je n'ai pas eu l'impression de quoi que ce soit de différent, mis à part le fait qu'il m'est plus difficile de faire les mouvements de la main gauche, mais c'est normal car je suis droitier. J'ai de plus atteint la maturité de mes possibilités depuis longtemps déjà… Tu ne peux rien faire comme tout le monde, n'est-ce pas ? » ajouta-t-il d'un air moqueur.

Emilie leva les yeux au ciel en soupirant de manière exagérée, ce qui arracha un léger sourire à son père.

« J'aimerais que tu continues d'essayer de « visualiser » ou « sentir » la magie que tu utilises, Emilie.

-Comment ? C'est ce que j'essayais de faire quand je me suis rendu compte que ma baguette réagissait différemment, mais je ne sais pas comment « regarder » ! Comment dois-je chercher ?

-Essaye les exercices de méditation que je t'ai donné pour l'Occlumencie, tu les fais toujours n'est-ce-pas ? demanda le Maître des Potions d'un ton devenu soupçonneux. Devant la mine sérieuse de sa fille, il poursuivit : normalement, tu devrais te rendre compte d'une sensation de chaleur ou de lumière vers la poitrine, mais la manière de ressentir varie d'un individu à l'autre. Peut-être que tu remarqueras une différence selon que tu canalises ta magie vers ta main gauche ou vers ta main droite ? »

Emilie soupira et hocha la tête.

« C'est important, Emilie, reprit-il gravement : ce que tu viens de remarquer te permettra sans doute de réaliser des choses beaucoup plus complexes que si tu étais restée à utiliser ta baguette de la main droite, mais comme je te l'ai expliqué la magie est dangereuse. Le meilleur moyen de progresser est de te connaître et donc de connaître ta magie, ses possibilités et ses limites. »

ooooo

Les examens avaient conduits à quelques changements dans les tablées, les étudiants subissant les BUSEs ayant tendance à se regrouper et à se placer près de la porte de la grande salle, comme s'ils espéraient en sortir plus vite. Il faut dire que la salle servait aussi pour les écrits et que la plupart des élèves aspirait à changer un peu de décor.

Tous avaient eu l'air d'automates dès le premier soir, même Luna Lovegood qui avait perdu un peu de sa fraicheur et se tenait pour une fois tout à fait silencieuse, ses grands yeux éteints. A la table des Gryffondors, seuls les jumeaux Weasley qui prétendaient réviser pour leurs ASPICs paraissaient encore être capables de sourire. Hermione Granger avait le teint blême, son chignon ressemblait dangereusement à une pouillerie, et elle ressortait toutes les cinq minutes un livre de son sac pour vérifier un point oublié ou mal su. Une querelle sembla éclater quand Ron Weasley et Potter se mirent à crier à leur amie de ne plus évoquer les examens en leur présence, la réduisant presque aux larmes. La rumeur établissait en effet que Granger n'avait cessé depuis la fin de la première épreuve de repasser à haute voix ce qu'elle avait écrit et de se lamenter sur ce qu'elle avait oublié, ce qui avait eu le don de stresser encore plus les malheureux élèves qui n'avaient pas ses capacités de travail ou qui avaient pour une raison ou une autre raté une épreuve. L'altercation ayant eu lieu dans la grande salle, Potter et Weasley reçurent chacun une consigne d'Ombrage, pour la peine.

A la table des Slytherins, le repas se déroulait dans un morne silence. Malefoy, ses deux acolytes et ses alliés avaient suspendu pour un temps leurs devoirs de membres de la Brigade inquisitoriale, au grand soulagement des autres élèves.

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Emilie ne vit presque pas Alessandro pendant la durée des examens car le jeune homme rentrait soit directement dans ses quartiers, épuisé, soit choisissait de réviser avec quelques camarades.

Alessandro, Galaad, Walter et Oriana avaient naturellement associé leurs efforts et se retrouvaient désormais tous les soirs autour d'une petite table basse dans un coin tranquille de la salle commune, pour préparer les examens du lendemain ou évoquer brièvement ceux de la journée. Ces derniers temps, les plus jeunes de Slytherin étaient éjectés par leurs aînés de toutes les salles de réunion. Passé les premières (et uniques) récriminations de l'un d'entre eux, la forte tête des troisièmes années, tous finirent par filer dans leurs dortoirs sitôt revenus du dîner après que leur protestataire ait été consigné par Snape qui avait découvert, « par hasard », qu'il avait tenté de percer un trou dans le mur des vestiaires des filles au terrain de Quidditch. C'était bien la première fois qu'on s'émouvait d'un tel acte, d'autant qu'on avait jamais vu un mur de l'école porter plus de dix minutes des traces de dégradation, mais on comprit le message.

Galaad et Walter avaient toujours été bons élèves, mais Oriana était la perle de l'organisation et avait toujours à portée de la main les manuels relatifs à la matière étudiée et des notes impeccablement tenues et soulignées de différentes couleurs, alors qu'il manquait souvent des livres aux garçons et que leurs notes étaient soit illisibles, même pour leur auteur dans le cas de Walter, ou bien tellement surchargées de compléments qu'elles n'étaient utilisables que par leur propriétaire, en l'occurrence Alessandro. Les quatre s'aidaient mutuellement pour préparer les examens oraux et pratiques et, passé le premier essai qui déclencha plusieurs fous rires et amena une expression renfrognée sur les traits d'habitude souriants d'Oriana, tous préparèrent sérieusement leur « oral blanc » pour passer devant un jury composé de leurs camarades qui n'épargnaient pas leurs efforts pour trouver des questions difficiles ou tordues si le candidat connaissait bien son sujet.

La veille de la journée consacrée aux Potions, tous les quatre commencèrent plus tôt que prévu leurs travaux et décidèrent de ne pas aller manger dans la grande salle, ayant gardé avec eux des sandwiches pris le midi. Tous les sujets étaient potentiellement difficiles, mais les Potions paraissaient de loin le plus effrayant pour tous ceux qui avaient subi l'enseignement de Snape pendant des années et ce n'était pas la tentative d'humour de Galaad, déclarant avec un sourire crispé qu'après les cours de la chauve-souris les examens seraient une promenade de santé, qui aurait pu détendre l'atmosphère.

Des quatre, Alessandro était le plus à l'aise et passa son « oral blanc » le premier. L'oral comportant une partie théorique et une partie pratique, Alessandro mima la préparation de la Potion et, profitant d'une salle déserte, s'amusa à imiter leur professeur en déclenchant les rires de ses amis. Walter et Galaad eurent plus de mal, tous deux étant également imprécis dans la théorie et dans la mise en œuvre des ingrédients, pour autant que l'on eut pu en juger dans un mime, mais Alessandro avait été assis suffisamment de fois à leurs côtés pendant les cours pour savoir que d'ordinaire leurs potions étaient loin d'être parfaites, même s'ils n'avaient encore jamais fait exploser leur chaudron.

Restait Oriana qui, outre sa peur de Snape, n'avait jamais montré le moindre talent dans cette matière, malgré des heures passées à apprendre par cœur la théorie (qu'elle ne comprenait guère) et les recettes. Dès le début de son oral, une potion de ratatinage d'un niveau intermédiaire et sans complications, la jeune fille s'enferra dans une discussion aussi alambiquée que farfelue sur la théorie sous-jacente, à tel point que les trois garçons finirent par se regarder, perplexes. Leur réaction fit monter la panique d'Oriana qui continua de débiter des sornettes, en les ponctuant de grands gestes de la main, une scène qui manqua de déclencher un fou rire chez Alessandro qui se crut un instant transporté sur une place de marché dans son Italie natale entre une poissonnière et une marchande de fruits. La partie pratique, mimée, débuta plus calmement, mais bientôt la jeune fille perdit complètement pied, conduisant Alessandro à lui demander d'arrêter pour reprendre sur de meilleures bases.

La réaction d'Oriana ne fut pas du tout celle escomptée et les trois garçons éberlués virent la Slytherin se mettre à sangloter puis partir en courant vers son dortoir, bientôt suivie par Alessandro qui lui cria de revenir avant de s'effondrer en arrière, avec un grand plaf !, victime du sortilège interdisant l'entrée des dortoirs des filles aux garçons. Cette fois-ci, ni Galaad ni Walter ne purent se retenir d'éclater de rire, surtout en voyant leur voisin de dortoir toujours à terre leur jeter des regards furieux avant de se relever et de se diriger vers eux le nez en l'air, avec une expression arrogante et vexée digne de Malefoy. Tous les trois terminèrent de réviser dans une atmosphère un peu refroidie par la susceptibilité froissée d'Alessandro qui resta un peu plus longtemps afin de voir si Oriana allait mieux.

La jeune fille ne réapparut que vers 22 heures, les yeux rouges et le chignon en bataille. Elle resta un instant sur le seuil de l'entrée de la salle commune, puis se décida à aller vers Alessandro qui l'attendait à leur table habituelle avec une expression interrogatrice. Pendant plusieurs minutes, Oriana ne trouva rien à dire, reniflant discrètement et tentant de refixer quelques épingles à l'aveuglette. Alessandro finit par lui tendre trois épingles tombées à terre qu'elle accepta avec une inclinaison de sa tête ébouriffée et commanda deux chocolats chauds à un Elfe.

Les yeux fixés sur la table, agacé par le cling-cling de la cuiller qu'Oriana tournait à toute vitesse dans la tasse, Alessandro se demandait ce qu'il fallait faire pour arriver à la calmer, ou tout au moins lui faire arrêter ce bruit infernal, lorsqu'il crut entendre un vague murmure.

« Chinl.

-Pardon ? demanda Alessandro en fixant le chignon de la jeune fille très concentrée sur sa boisson.

-Je suis nulle », chuchota Oriana en détachant chaque mot d'une voix enrouée.

Alessandro leva les yeux au ciel et se lança dans les platitudes d'usage :

« Mais non.

-Si, reprit obstinément Oriana.

-Mais non, renchérit-il sans trop y croire lui-même : tu étais fatiguée et tu n'aimes pas les Potions. C'est normal que tu te sois un peu trompée.

-Un peu ? Bon sang, Alessandro, je n'ai jamais dit autant d'âneries en si peu de temps ! Le pire, c'est que je me rendais compte que je disais n'importe quoi ! »

Là, effectivement, le cas était grave, songea Alessandro qui vit sa voisine se mettre à battre frénétiquement des cils pour s'empêcher de pleurer. Le jeune homme gémit intérieurement et lui saisit la main sans réfléchir :

« Ecoute, demain midi tu demanderas une tasse de camomille à un Elfe et dès que tu sentiras que tu commences à divaguer, tu te tairas, d'accord ? »

Oriana renifla avec un air pitoyable :

« Tu crois que j'aurais une meilleure note en restant muette ?

-Mmm, oui », conclut lâchement Alessandro en songeant qu'il valait mieux que le jury croie qu'elle se taisait par timidité plutôt qu'ils ne la prennent pour une imbécile finie en l'écoutant.

Oriana sourit, serra la main d'Alessandro en avalant son chocolat et murmura en se penchant vers lui :

« Alors je vais m'appliquer à jouer la jolie petite fille impressionnable. Merci, Alessandro », dit-elle en lui adressant un clin d'œil et en serrant sa main une fois de plus.

Alessandro lui sourit et finit par la laisser partir. Derrière, attablés dans un coin, Blaise Zabini et Theodore Nott mimaient chacun les efforts pleins de lyrisme d'un violoniste imaginaire, la bouche en cœur et les paupières papillonnantes.