Bonjour,

Voici une chanson bien enfantine en apparence, pour un personnage qui est lui aussi resté un grand enfant…

Même si je ne nomme une fois de plus pas le héros de ce texte, je pense que vous devinerez. Finalement, moi qui n'ai jamais vraiment traité ce personnage dans mes textes, je le découvre et vous en offre une vision un peu personnelle ici. Disons qu'il est proche, je pense, de ce qu'a pu en faire Rowling, mais je lui apporte une touche un peu plus égoïste, un peu plus individualiste que ce qu'on peut attendre de lui… Mais je crois que ça n'enlève rien à ce qu'il est, bien au contraire.

Enfin, je vous laisse juger par vous-mêmes, en espérant que vous saurez lire entre les lignes pour comprendre les messages que j'ai voulu vous délivrer : )

Disclaimer : les personnages sont à J.K. Rowling. La chanson « 1, 2, 3 » (paroles en gras) est à Natasha St pier.

Rating : K.

Bonne lecture à vous.


1, 2, 3… abracadabra !

J'ouvrirai mes mains, et un papillon s'envolera. Un, puis deux, puis trois…

Je claquerai des doigts, et un chat sortira de ton chapeau papa, et tu applaudiras !

Je passerai mon index et mon pouce derrière ton oreille maman, et tu t'émerveilleras de la fleur que j'en sortirai.

J'ouvrirai mes mains, et tant de magie en sortira.

J'aimerais tant te faire croire

Comme au spectacle de marionnettes, vous serez tous dans l'attente de ce que mes mains vous révéleront, de ces histoires qui s'en échapperont.

Que l'amour descend du ciel

Je me nourrirai de vos rires, ils seront ma récompense. Mon salaire de prestidigitateur ! Mon revenu pour les fins de mois difficiles, pour les soirées de froid.

Qu'on vit dans une tour d'ivoire

Et le soir, sur le plafond noir, je rejouerai mes numéros, et me repasserai le film de vos sourires… et il fera moins froid.

Que tous les jours c'est Noël

Et je serai plus riche que tous ces clowns aux visages tristes qui hantent ces bureaux et ces trottoirs.

Hein, papa, que je serai plus riche qu'eux ? Tu l'as souvent dit aux aînés, et je sais que tu me le diras bientôt. Notre tour viendra, à mon frère et moi. L'âge viendra où on sera assez grand pour comprendre, n'est-ce pas ?

La réalité est moins belle que ça

Que la vraie richesse vient du cœur. Que le plus important, ce n'est pas d'être riche, mais heureux. Je sais que tu nous le diras.

Et maman approuvera, en souriant. Elle est toujours d'accord avec toi, maman (ou presque ! Hein, papa !). Parce que c'est votre amour qui fait ça, qui fait votre bonheur.

Notre richesse, à tous.

Et toi tu peux tout changer

Ma richesse, à moi. Mais moi je sens que je vais être avide, je sens que je ne me contenterai pas des miettes. Désolé papa, je m'en veux déjà maman… mais c'est vrai je le sens…

Tant qu'on s'aimait

Que l'amour et l'eau fraîche, ça ne me suffira pas. Je le sens. Ce n'est pas grave, je ne vous fais aucun reproche. Vous m'élevez bien, vous nous élevez suivant votre cœur, et vos valeurs. Et ça, ça n'a pas de prix. Vous ne vous êtes jamais perdus en route, et je vous admire pour ça.

Tant qu'on a le choix

Mais moi, j'aspire à respirer un autre air. Moi je veux m'appuyer sur vos valeurs pour m'envoler plus haut. Je veux m'élever tout seul, maintenant !

Tout peut arriver

Et c'est en plein vol, la tête dans les nuages, que j'irai chercher ce qu'il me faut… de l'imagination, des rêves, du talent et de l'envie ! Je n'en manque pas, croyez-moi !

1, 2, 3

Je prendrai mon envol…

Ferme les yeux, ouvre les bras

Je vous éblouirai !

Tous les abracadabras

Toute cette magie au bout des doigts…

N'attendent que toi

N'attend que moi…

N'attendent que toi

N'attend que nous…

1, 2, 3

Je sais ce que je veux, pour moi, pour vous, pour le monde entier si on me donne le temps d'être ambitieux ! J'ai envie de vous voir rire, parce que ça ça me rend riche, ça ça remplit mes poches.

Le monde merveilleux c'est toi

Petite sœur, regarde… Grand frère, admire-moi…

Si la magie vient de là

Mes doigts s'agitent déjà, frémissent de toutes ces idées qui bouillonnent en moi. Mes entrailles sont un chaudron en ébullition qui déborde de passion… D'idées folles et fantasques, de rêves en morceaux…

Ça marchera

Du bout des doigts, je dessine… Je dessine en invisible dans l'air des mots, des formes, des chansons, qui rient, explosent, font des bulles, s'envolent ou se colorent encore et encore.

Ça marchera

J'y arriverai, je deviendrai un magicien qui colore le monde. Parce que c'est moi.

Il suffit de pas grand-chose

Parce que c'est vous, en moi. Toutes ces couleurs, tout ce qui brille dans mes yeux, c'est vous qui l'y avez mis. C'est vous qui m'avez construit.

Pour faire naître l'illusion

J'ai juste à allumer l'étincelle, à laisser mon cerveau partir dans tous les sens, en caracoles folles… laissez-le bondir, laissez-le jaillir, laissez-les vivre, ces idées, ces projets ! Cette magie…

Comme dans le Magicien d'Oz

Elle est là, pour toi, maman, pour que tu souries. Pour toi, papa, pour que tu t'émerveilles. Pour toi, petite sœur, pour que tu applaudisses. Pour vous, grands frères, pour que vous siffliez d'admiration. Pour toi, petit frangin, pour que tu baves d'envie.

Suis ton imagination

Et pour toi, qui en miroir de mes envies, agitent déjà aussi les doigts. Pour toi qui acceptes de rêver pour deux parce que mes rêves sont trop grands, tu le sais.

Et sur ton nuage

Et tu sais que seul, je ne les porterai jamais assez hauts.

Choisis tes couleurs

Pour toi qui suis mes pas, qui chantes comme moi, qui essaies même de rire plus fort, plus vite, pour que mon enthousiasme délirant ne t'oublie pas sur le bas-côté… Pour toi qui n'oublie jamais d'être là.

Fais le monde à ton image

Sans toi, je serai sans doute seul. Mais j'aurai toujours mes rêves et mes idées avec moi… Toi serais-tu seul sans moi ? N'arriverais-tu pas à redevenir un, sans mon rire qui, quoique tu fasses, va plus haut que le tien ?

Tu dis que ce n'est pas grave, que ça ne compte pas. Qu'on est deux, ou un, et qu'importe !

Tant qu'on peut rêver

Tu dis que tant que la magie frémit, il faut touiller le chaudron, et ne pas penser au sorcier qui frappe à la porte. Alors j'avance, j'avance sans regarder sur les côtés, encore moins derrière ! Parce que oui, les rêves se construisent en regardant devant !

Tant qu'on a du cœur

Je sais bien que pour y croire, il faut un peu s'aveugler, ne pas être trop sérieux. Il n'y a que les gens sérieux qui oublient d'en rire, qui oublient de se dire que la vie n'est qu'une farce, au fond.

Tout peut arriver

Et moi, vu comment elle me sourit, je veux bien en être le bouffon !

1, 2, 3

Je serrerai mes poings, je compterai jusqu'à trois…

Ferme les yeux, ouvre les bras

Vous retiendrez votre souffle, vous écarquillerez les yeux…

Tous les abracadabras

Je soufflerai sur mes mains fermées, sans oublier de m'ouvrir à vous d'un sourire…

N'attendent que toi

Et là, l'improbable se produira, tout s'enchantera… De mille couleurs, de mille chants, de mille et une façons !

N'attendent que toi

Et moi, petit magicien de salon, irai conquérir le monde, avec ces doigts magiques d'où s'évadent tant de rêves, tant de possibles, tant de rires !

1, 2, 3

Et même si on me met des bâtons dans les roues, rien ne m'empêchera de rêver, rien n'arrêtera le processus de création…

Le monde merveilleux c'est toi

Seul, avec toi, avec ou sans eux, j'avancerai, et rien ne me retiendra…

Si la magie vient de là

Car je n'oublierai jamais d'en rire, je n'oublierai jamais que tout cela n'est qu'un jeu…

Une vaste blague.

Ça marchera

Qu'on se moque de moi, et je rirai plus fort qu'eux !

Ça marchera

Qu'on m'encense, et j'embrasserai le monde !

1, 2, 3

Qu'on me mette des fers, des fausses notes, des œillères, et j'avancerai malgré tout…

1, 2, 3

Soeurette, les frangins… Les parents nous l'ont assez répété, nous le disent chaque jour, et le rediront encore longtemps. Ils ont raison, ne l'oublions pas : l'important, c'est d'être heureux.

Ferme les yeux, ouvre les bras

Faites toujours comme moi : riez pour ne pas avoir à en pleurer.

Le monde merveilleux c'est toi

A toi, qui ris toujours en écho aux battements de mon cœur, je te passe le relais, au cas où j'irai plus vite que toi un jour…

Tu la connais, la formule magique. Tu sais comment faire… Répète après-moi :

Je rêve tant que je veux.

Je ris de tout, surtout de moi.

J'avance sans rien regretter.

Je n'oublie jamais d'être heureux.

Je crois que tout y est… Le compte est bon.

1, 2, 3

Ah oui, j'oubliais : et si je tombe, ce sera avec panache.

Et avec le sourire.

Abracadabra