Bonjour/soir à tout le monde! J'avais dis qu'il n'y aurait que deux chapitres à cette histoire et bien, en l'écrivant j'ai réalisé que ça faisait trop long sur deux chapitres, alors j'ai décidé de faire un chapitre par personnage. Et nous commençons avec le roi! J'espère que tout le monde suit! XD Allez, bonne lecture!
ONCE UPON A TIME ...
One King
Il n'avait pas toujours vécu au Palais. En fait, il avait vécu jusqu'à ses sept ans à la campagne, avec son frère. C'était comme ça dans le Royaume, on éloignait les parents royaux des enfants princiers. On ignorait pourquoi, mais c'était comme ça depuis la nuit des temps, alors on ne se posait plus de question.
Globalement, il avait eu de la chance : une petite enfance heureuse, une grande enfance royale et un avenir magistral. Il avait été choisit au sort pour devenir le Prince de ce Royaume. Un Prince qui devrait attendre bien sagement la mort de son royal père pour pouvoir gouverner à sa suite. Mais le Prince n'avait pas vraiment aimé quitter sa petite vie tranquille et l'idée d'attendre encore dix ans ne l'enchantait guère. Aussi il empoisonna son propre père et fit accuser sa propre mère. Ça ne le dérangea pas, quelque part il s'en moquait. Du moment que les bénéfices étaient pour lui, où étaient le problème ?
Il n'avait jamais été un enfant méchant, au contraire, il n'y avait pas plus gentil que lui quand il était petit. Mais l'hérédité est ainsi faite et l'ancien roi était mauvais. Son héritier le fut plus encore. On ne devient pas Roi du Royaume sans se salir les mains.
Il était mauvais, cruel, sadique, c'était un fait. Et plus les années passaient et plus il devenait diabolique. Mais il n'était pas devenu complètement sourd en entendant les cris d'agonie de ses victimes, et il savait bien qu'on lui voulait du mal. Les complots, encore et toujours. Des complots partout. Il se désespérait de ne pouvoir compter sur quelqu'un. Il regrettait de ne pas être plus sociable dans l'intime. Il aurait aimé avoir une épaule sur qui se reposer, les jours de crime. Il en avait assez de tout faire tout seul, où diable était son fidèle serviteur qui devait lui passer tout ses caprices ?
Il était las d'entendre son peuple se plaindre, de voir tous ses enfants mourir de faim sous ses fenêtres et de devoir supporter les pleurs de leurs mères. Qu'est-ce que ça lui apporterait de les aider ? La reconnaissance ? Pour quoi faire ? Valait mieux être craint de son peuple. Non, devenir subitement gentil, poli, attentif et aimable ne lui apporterait rien. Et puis, il n'aimait qu'une seule personne sur terre : son frère. Ça faisait combien d'années qu'il ne l'avait pas vu ? Aucune nouvelle, ni lettre, ni rumeur. Il devait certainement être mort, la vie à la campagne était pire que la vie à la ville. En fait, il sentait que son frère, l'aventurier, était mort. Ou alors sur le point de l'être, depuis ce matin il avait un mauvais pressentiment. Sans savoir pourquoi… diable.
- Mon roi, un paysan a tenté d'entrer dans votre jardin privé.
- Quoi ! Qu'on le pende sur le champ !
- Il a invoqué le droit de dernière volonté. Et il souhaite vous parler.
- Grmmm ! Maudit droit ! On devrait l'interdire !
Le soldat suivit son roi, la tête penchée vers ses bottes, mieux valait ne pas le contrarier.
Tous deux arrivèrent finalement au jardin privé du chef du royaume. C'était une somptueuse serre à la végétation luxuriante. Un vrai havre de paix pour un tyran.
- Bon, il est où ce pouilleux !
- Ici, seigneur.
Le chef de la garde tenait un adolescent, agenouillé, par les cheveux, lui tirant méchamment la tête en arrière. Son poignard de secours sur la gorge, au cas où. Le roi arracha le poignard et l'enfonça dans la gorge blanche, pas assez pour tuer, mais suffisamment pour laisser une cicatrice quelques semaines.
- On m'a dit que tu voulais me parler, dépêche-toi, je n'ai pas que ça à faire.
Le paysan lança un regard brillant au roi, il ne tremblait même pas. Un vrai suicidaire !
- Je voulais vous demander comment allait l'oiseau.
Le roi eut un hoquet de surprise et recula légèrement. Il ordonna aux soldats de se retirer, gardant le poignard à la main. Il tenait l'adolescent par sa chevelure brune, comme l'avait fait le chef de la garde plus tôt.
- De quel oiseau, tu parles ?
- De l'aigle, voyons.
Il serra les dents, comment ce pouilleux pouvait être au courant ! Enfant, il avait dessiné un ours sur le mur de la chambre de son frère. Sa chambre royale. L'unique fois où ils étaient venus rendre visiter à leurs parents. Son frère avait répliqué en lui dessinant un aigle sur son mur à lui. Il lui avait dit que c'était un peu comme avoir la présence de l'autre dans leur chambre trop éloigné pour leur si jeune âge.
Le jeune homme remarqua que son seigneur avait l'air perdu dans ses pensées et en profita pour pencher légèrement la tête, libérant ses cheveux de la poigne, ce geste réveilla le roi.
- Que ! Une perruque mais…
Ces cheveux … non !
- Imbécile ! J'aurai pu te tuer, tu t'en rends compte ! – il serra son frère redevenu blond en remerciant le Ciel de ne pas s'être énervé – Excuse-moi, je t'ai fais mal ?
- Pas plus que d'habitude, frangin. Et puis c'est moi le plus fort de nous deux, tu t'en rappelles ?
- On n'a jamais été d'accord là-dessus. Tu m'as tellement manqué !
- Toi aussi !
- Mais… si jamais on te voit ici, tu risques d'être jeté au cachot. Un seul roi, c'est la règle.
- Je n'ai pas l'intention de me disputer le trône avec toi. Tu as été choisi par Père.
- Mais… tu vas repartir ?
- Je suppose que je n'ai pas trop le choix…
Le roi regarda son frère, inquiet. Il était si heureux d'avoir retrouvé sa moitié. Il n'allait pas le laisser le quitter à nouveau !
- Tu seras à mon service !
- Pardon ?
- Sois mon valet ! Tu seras mes yeux et mes oreilles, ici ! Je sais que je peux compter sur toi ! Tu es rusé de nature, tu t'en tireras très bien ! Reste avec moi !
- Mais… je…
- C'est un ordre !
Furieux, il le gifla, il attendait désespérément leurs retrouvailles depuis toutes ces années, et maintenant qu'ils étaient enfin ensemble il voulait le quitter à nouveau ? Jamais !
- Tu m'appartiens ! – il le tira par le col – Je t'interdis formellement de partir, s'il le faut, je te pends et je garde ta dépouille, tu m'as compris !
- Calme-toi ! Je n'ai jamais eu l'intention de partir. – il rit en frottant sa joue endoloris, son frère avait toujours eu des colères terribles, il était habitué. Depuis toujours, ce petit être sensible pouvait se changer en démon quand il était sur les nerfs. Ça avait surpris beaucoup de nourrices. – Je m'inquiétais juste pour toi. On ne risque pas de te faire de remarques sur ma présence ?
- Je suis le roi, ce que je veux, je le fais.
- Dans ce cas. Mon roi. – il prit la main de son frère et y posa ses lèvres en un baisemain galant et rempli de promesses. – Je serais toujours là pour vous. Toujours.
Le seigneur regarda son cadet avec un sourire tendre – chose rare chez lui – avant de répondre d'une voix ferme : « Je n'en attendais pas moins de toi petit frère. ».
Ils n'étaient qu'une seule et même personne. Si l'un tombait, l'autre le suivait, et vice versa.
Le chapitre suivant sera dédié au Prince Bleu, à suivre...
RAR:
Keidrisse: toujours là, toi, ça me fait plaisir! Pourquoi la chanson? Parce que je suis une grosse maso sadique qui ne peut pas s'empêcher d'adorer ce qui me fait mal (argh! Douleur!). L'histoire m'a touchée et j'ai eu l'envie dévorante d'en tirer une fic. Voilà tout. Je prévois de me baser sur une autre chanson des Vocaloid. Mais je ne dis pas laquelle, secret! Merci d'avoir laissé une review! You are number one!
