Bonjour/soir! Suite à l'affolante demande de suite (rire jaune) je vous poste le chapitre 2! Enfin, que de mystères dévoilés, que de tragédie, que de... bon, je retourne m'occuper de mes rhumatismes de grand-mère et je vous souhaite une bonne lecture!
Hetalia appartient toujours à son maître vénéré, et les chansons qui ont inspirés cette fic appartiennent toujours au clan des Vocaloid.
ONCE UPON A TIME...
A Blue Prince
Son pays était un paradis où il faisait bon vivre. Oh bien sûr, le chagrin, la maladie et la mort existaient aussi ici, mais l'espérance de vie heureuse était bien plus élevée que dans le royaume voisin. Son père, le roi, était un homme juste et bon et il comptait bien suivre ses pas plus tard, quand ce serait à son tour de gouverner. Dire que le roi voisin était plus jeune que lui ! C'était fou ! Beaucoup de monde se demandait si la mort du roi n'avait pas été accidentellement princière, mais sans preuve (ni envie suicidaire) personne n'avait jamais posé la question à voix haute. C'était là les pensées du prince quand son carrosse s'arrêta, ils étaient arrivés ? Déjà ? Jetant un regard dehors, il observa le palais de ce jeune roi si cruel. Un chef d'œuvre d'architecture, tout en hauteur. Le nombre de marches qu'il devait y avoir ! Le cocher lui ouvrit la porte. Il sortir, accompagné de son valet. C'était une rencontre politique, il ne savait pas vraiment à quoi s'attendre. Il avait un nœud dans l'estomac depuis son départ.
- Ressaisis-toi, si tu n'es même pas capable de rendre visite aux seigneurs voisins, ce n'est même pas la peine de t'attendre à recevoir la couronne !
Il inspira et suivit le chef de la garde qui était venu le chercher, le roi l'attendait.
Les couloirs étaient haut de plafond, le palais était très éclairé, à croire qu'aucune ombre ne devait survivre dans ce château, seule l'ombre du cœur du seigneur était acceptée. Un seigneur bien jeune, un visage d'enfant de chœur, on lui donnerait le bon dieu sans confession. Il quitta son trône, tout sourire, pour le rejoindre.
- Prince Bleu ! Je suis tellement ravi de vous rencontrer enfin !
- Moi de même, Seigneur. – il allait le saluer quand une main l'attrapa par l'épaule.
- Allons, pas de ça avec moi. Nous sommes du même milieu. – le jeune roi retourna sur son trône, invitant le prince à venir s'assoir sur le fauteuil apporté par un domestique – Et puis, bientôt vous serez roi à votre tour, n'est-ce pas ?
- J'espère que non ! J'aime trop mon père pour le voir partir aussi jeune !
Le roi se mit à rire, ça le mit mal à l'aise. Il était incapable de dire si c'était un rire joyeux ou un rire moqueur. Il détourna légèrement le regard, attendant que son hôte se calme, quand il crût voir double. Un jeune homme, un valet, se trouvait à droite du trône, en retrait. Le visage fermé, la silhouette droite. Il semblait attendre un ordre de la part de son maître.
- Ça alors, ils se ressemblent comme deux gouttes d'eau !
Le roi perçu sa surprise.
- Ah ! Je vois que vous avez remarqué mon valet. Il m'a dit qu'il était un lointain cousin, vu son visage, on peut difficilement le traiter de menteur, n'est- ce pas ? – il gloussa, comme heureux d'une bonne farce que lui seul connaissait. – Allez, valet, dis bonjour au prince.
Le valet fit face au Prince Bleu et s'inclina respectueusement, n'ouvrant pas la bouche. Ses yeux tournés vers son seigneur, comme s'assurant qu'il ne courrait aucun danger.
- À croire qu'il protège le roi sans relâche… On dirait une ombre.
- Messire ! Vous ne pouvez pas partir en ville, comme ça ! Et si on vous attaquait ?
- Gilbert, je sais me défendre. Cesse de te rendre malade, je ne pars que pour quelques heures.
- Mais…
- Gilbert… – il soupira, son valet était vraiment trop angoissé. – Tu t'inquiètes vraiment pour rien, mon cher ami. Profites-en pour aller discuter avec d'autres valets. Vous avez certainement des tas de choses méchantes à dire sur nous, les nobles.
- Vous savez bien que je vous adore trop pour médire sur vous.
Il ria, puis quitta le palais, sur une dernière recommandation de son ami l'angoissé. La curiosité était trop tentante, il avait vraiment envie de découvrir cette ville et ses habitants. Il voulait voir ce qui allait si mal dans ce monde-là.
Il n'arrivait pas à savoir ce qui l'avait attiré en premier : le regard vert ou les rubans. Sans doute le regard vert derrière les rubans. Le petit vendeur l'avait abordé, timidement, et lui avait acheté tout son stock, juste pour le plaisir de le voir sourire. Il n'avait plus aucune envie de le laisser partir et lui avait demandé de lui servir de guide durant toute cette journée et avait un mal fou à le quitter alors que le soleil se couchait doucement, laissant peu à peu le parc où ils se trouvaient s'assombrir. Le prince observa le profil du petit vendeur, assis sur le banc de pierre, à sa gauche. Une assurance le pris, subitement, et il posa sa main sur celle de son guide.
- Je veux te revoir.
- Euh… mais…
- Dis-moi que tu seras là, demain. Je veux te revoir.
- Prince… je ne…
- Je t'en supplie, Arthur, je veux te revoir. – il prit le visage de l'adolescent entre ses mains et lui caressa doucement les joues avant de se pencher pour l'embrasser.
Pour le petit vendeur, c'était son premier baiser. Il n'arrivait pas à croire qu'un si beau prince puisse tomber amoureux de lui. Le prince avait toutes les qualités, lui n'avait que ses rubans, des morceaux de rubans en fait, mais ça il se garderait bien de le dire à ses potentiels clients. Il ferma les yeux et se laissa aller dans les bras de son si beau prince. Qu'importe si le prince jouait avec lui, il était prêt à y laisser son cœur. Pour la première fois de sa vie, il osa rêver au bonheur.
- Je le ramène.
- Mon prince, ce n'est pas possible… vous pouvez toujours le garder comme amant mais…
- Gilbert ! Je veux le ramener, l'épouser, et le garder à mes côtés pour toujours. Je n'ai pas parlé d'en faire un jouet sexuel !
Son valet soupira, une fois que son prince avait une idée en tête. Et l'amour rendait fou, alors…
- Prince… ne faites rien d'insensé, je vous en prie.
- J'aime Arthur, Gilbert. Je le ramène.
- … Très bien, mais je refuse de vous voir le dévorer durant le voyage de retour, j'ai les yeux sensibles.
Le prince se mit à glousser, qu'est-ce que son valet pouvait raconter comme bêtise alors ! Est-ce qu'Arthur aimait les saphirs ?
On les avait tués, tous les deux. Il tenait fermement le corps inerte d'Arthur dans ses bras, sa main libre serrant celle de Gilbert, complètement rigide. Il n'avait pas pu faire ça ! Il n'avait pas pu ! C'était insensé ! Qu'avait-il eu en échange de ces deux meurtres ? Rien, juste sa propre douleur, à lui et à personne d'autre.
- Non…non…Arthur…
Ses larmes l'empêchaient de bien voir le visage de son jeune amant qu'il se mit à embrasser avec désespoir. Plus jamais il ne pourrait réentendre son rire, plus jamais…
Soudain un bruit le fit se retourner, il tombait nez à nez avec un jeune homme brun, habillé d'une armure rouge sang. L'inconnu le regarda, choqué par le sang sur ses habits peut-être, puis ses yeux verts redevinrent glacés. Il l'avait reconnu, malgré le bleu tâché.
- Est-ce toi qui as fais ça ? – lui demanda-t-il d'une voix cassée.
Le Prince Bleu ne répondit pas, il ne pu que secouer négativement la tête avant d'enfouir son visage dans le cou du cadavre, pleurant plus fort. Il sentit que l'homme s'agenouillait près de lui.
- Ne pleure plus, Prince. Le temps de la vengeance n'est plus très loin. La ville se révolte, tu ne l'entends pas se détacher de ses chaînes.
- À quoi bon ? La vengeance ne me les ramènera pas.
- C'est vrai. Mais chaque guerre a son lot de sacrifices. Je ne peux pas ramener les morts, mais je peux t'apporter la tête du roi.
Le prince leva la tête pour croiser le regard déterminé de ce chevalier rouge. Il soupira et essuya ses larmes, non, tout cela ne servait à rien.
- Je ne veux pas sa tête, je ne veux plus rien.
- Tu es humain, les humains désirent toujours quelque chose.
- Seulement les vivants.
Lui, il venait d'être tué. Le valet du roi l'avait tué en même temps qu'Arthur et Gilbert. Lui aussi était mort, seulement son cœur battait encore.
Le prochain chapitre serait dédié au Chevalier Rouge... en espérant que cela vous plaise toujours! A la prochaine!
RAR:
Royal Hold'em: Merci d'avoir lu! Oui, ce sont bien America & Canada les jumeaux. Le problème avec Veneziano & Romano c'est qu'ils sont tellement naturellement bipolaires que l'effet de surprise n'aurait pas rendu pareil. Ah, toi aussi la chanson te prend aux tripes, welcome!
Dragonna: Non... Dragonna, Dragonna? Enfin Dragonna avec le grand "D"?... je peux avoir un autographe (mode fan activé)? Hum, désolée, je m'emporte (yeux plein d'étoiles)... Erm! Je ne peux pas encore dire qui est le roi et qui est le serviteur, désolée, c'est mon fond de commerce tu comprends, si je dévoile LE grand mystère de cette fic, ce n'est plus drôle (excuse bidon pour expliquer que j'hésite encore sur qui est qui). Mais pourquoi tout le monde me dit "Arthur" et "Francis" pour le Prince Bleu? C'était si prévisible? Mince, alors...Dis donc, t'en poses beaucoup des questions toi, navrée, mais il va falloir patienter, c'est tellement drôle de faire attendre (grande sadique dans l'âme), en tout cas merci pour ta review (the dream, quoi).
