Eh oui, c'est déjà de nouveau moi avec le premier chapitre de cette nouvelle histoire ! J'avais pris un peu d'avance donc voici le chapitre suivant !
Vous n'imaginez pas comme ça me fait plaisir de revoir les pseudos de mes anciennes lectrices fétiches et d'en voir quelques-uns nouveaux apparaitre !
Bonne lecture !
Chapitre 1
3 Juin 1996 - Poudlard
La femme était épuisée, elle avait fait un long chemin, faisant des haltes le plus fréquemment possible, toujours déguisée d'une façon différente, toujours avec un visage différent. Alors qu'elle arrivait enfin à son but, un souffle froid se fit sentir dans son dos. Non, ce n'était pas possible, il n'avait pas pu la retrouver aussi rapidement. Elle continua d'avancer mais le souffle froid se faisait de plus en plus ressentir. La femme commença alors à courir, de plus en plus vite, de moins en moins bien, sentant ses chevilles se plier sous la fatigue. Elle était presque arrivée, elle pouvait le faire. Elle n'était plus qu'à quelques mètres, l'ombre d'un sourire avait presque fait son apparition sur son visage mais une main posée sur sa nuque l'arrêta dans sa course. Elle faillit tomber mais la main la tint si fermement qu'elle ne touchait désormais plus le sol.
- Alors ma petite Narcissa, on essaie de disparaître ? Siffla la voix dans le creux de son oreille.
- Lâche-moi, Greyback, tenta-t-elle de dire le plus sereinement possible. Le Seigneur des Ténèbres m'a envoyé en mission. Cela serait dommage que tu ne m'empêches de la mener à bien, continua-t-elle, essayant de calmer les battements de son cœur que ce sale chien pouvait entendre. J'imagine que tu n'aimerais pas contrarier le Seigneur des Ténèbres, finit-elle par dire.
La main du loup-garou se desserra un peu et quelques secondes après ce qui semblait être une longue réflexion, les pieds de la sorcière retouchèrent à nouveau le sol. Elle passa ses mains sur son cou. Son visage avait repris son allure normale, son corps également. La potion ne faisait plus effet mais cela n'avait donc trompé personne. Narcissa sentait le regard de Greyback sur elle, il l'analysait, il était tel un chat prêt à bondir sur sa proie.
- Tiens donc, commença-t-il à dire d'une voix doucereuse, une mission tu dis ? Confiée par le Seigneur des Ténèbres ? Voilà qui est intéressant... Et celle-là est constituée de quoi ?
Narcissa fixa le loup-garou, supportant son regard telle une Malefoy.
- Cela ne te regarde pas. Tu me retardes. Maintenant, pars, dit-elle d'une voix autoritaire.
- Oh, mais ma jolie, tu sais que j'adorerais partir, continua-t-il en faisant courir ses ongles pointus sur la nuque de la femme.
Il se rapprocha d'elle et planta ses griffes dans sa chaire. Un cri aigu s'échappa de la bouche de sa victime.
- Mais nous savons tous deux que le Seigneur des Ténèbres ne t'a confié aucune mission. Je vais donc devoir te tuer, dit-il en souriant de toutes ses dents.
Narcissa sentit tout espoir s'anéantir. Elle regardait Greyback d'un regard suffisant mais elle ne pouvait empêcher la peine et les larmes s'infiltrer dans toute cette fierté mal placée.
- Oh, ne me regarde pas comme ça, enfin, Narcissa. Tu sais très bien que si ça ne tenait qu'à moi, tu serais mienne depuis longtemps... Mais tu vois, en ce moment, le Seigneur est de plus en plus de mauvaise humeur et je n'aimerais pas le décevoir. Rien de personnel, tu comprends, j'imagine ?
La jeune femme sentait la mort approcher. Elle avait été si près du but, si près de son espoir. Et tout ceci allait s'arrêter, tout ceci en vain, car ce sale chien allait lui ôter la vie. Elle ferma les yeux, ne souhaitant pas voir la mort en face. Un éclair jaillit. La femme tomba à terre, quelque chose se brisant sous cette chute. Elle était partie, cela était sûr. Elle entendait des voix douces, elle voyait de la lumière, elle sentait une chaleur familière et reposante. C'était donc ça, ce que les Moldus appelaient « Paradis » ? Ne vous méprenez pas, elle n'avait pas changé dans ses positions sur ces créatures mais, en suivant son mari dans quelques descentes et meurtres, elle avait entendu des personnes faire des prières pour un certain Jésus, ou une Marie peut-être ? Ils parlaient du Paradis, où ils espéraient les y retrouver. Au fond d'elle, elle espérait que toutes ses victimes se soient retrouvés dans cet endroit qui lui semblait si paisible comparé à toute l'horreur qui trônait là-bas, dehors.
C'est alors qu'une main se posa sur son front. Quelque chose l'enveloppa et une incroyable sensation de chaleur émana autour d'elle. Elle était sûre d'être au paradis quand elle entendit son prénom.
- Mais enfin, Dumbledore, c'est Narcissa Malefoy. Pourquoi l'avoir sauvée ?
- Car elle venait me rendre visite, Minerva, répondit le vieil homme de sa voix toujours aussi calme.
- Co... Comment ça ? Et vous avez accepté qu'elle entre dans le château ? Bafouilla alors son amie et collègue.
- Eh bien, je pense que si je n'avais pas accepté, elle ne serait pas en train d'être soignée dans notre infirmerie.
Elle n'était donc pas morte. Et c'était donc lui, ce vieil homme, celui à qui elle allait rendre visite, qui venait de lui sauver la vie ? Est-ce que Greyback était mort ? Quelle importance... Elle allait mourir dès qu'elle aurait mis un pied en dehors de cette école, de toute manière. Elle tenta de se relever mais des mains fortes l'arrêtèrent dans son élan.
- Drago, commença-t-elle avec mal.
- Ne vous inquiétez pas, Madame Malefoy. Reposez-vous, nous aurons tout le temps d'en discuter demain, répondit alors Dumbledore.
Et alors que les personnes dans la salle s'en allaient, Narcissa se sentit envahir d'une envie de dormir, une très forte envie de dormir. Elle ne savait pas si elle allait se réveiller le lendemain, si elle serait encore en vie, mais elle était arrivée à la fin de sa quête. Elle était arrivée à Poudlard, elle allait pouvoir parler à son seul espoir. C'est alors que, pour la première fois depuis bien longtemps, un sourire naquit sur les lèvres de Madame Malefoy.
Narcissa était dans un coin de cet immense bureau. Elle n'osait bouger. Cela était tellement étrange pour elle, ce sentiment de gêne. D'où cela pouvait-il venir ? Peut-être était-ce parce que la veille, il lui avait sauvé la vie ? Ou car elle savait que ce qu'elle allait lui demander était très...
- Approchez, venez, n'ayez crainte, commença le Directeur. Venez vous asseoir, Madame Malefoy.
La femme s'approcha tout doucement et prit place sur un fauteuil, faisant face à Dumbledore. Voyant le silence s'installer à nouveau, le vieil homme leva les yeux vers son invitée et posa ses mains sur son bureau.
- Je vous écoute, Narcissa, reprit alors le Directeur, de sa voix toujours aussi calme.
La femme inspira difficilement. Pourquoi toute sa fierté, toute sa force, devenaient aussi grosses qu'un grain de sable face à cet homme ? Elle posa sa main sur son front, cherchant le meilleur moyen d'annoncer son souhait.
- Je... Je viens pour vous demander un service, Professeur Dumbledore. Un très gros service, ajouta-t-elle dans un murmure.
Le vieil homme s'enfonça dans son fauteuil. Il ne semblait pas surpris mais il avait l'air d'attendre, d'attendre la suite qui ne tarda pas à arriver.
- Le Seigneur des Ténèbres a confié une mission à Drago, mon fils. Mais je refuse qu'il la mène à bien, je refuse qu'il subisse les erreurs de son père et de moi-même. J'ai imploré le Seigneur mais il n'a pas souhaité m'écouter... Je ne peux pas le laisser faire une telle chose. Vous devez m'aider, je vous en conjure. Vous devez le protéger, finit-elle par dire, sa voix se brisant sur ses dernières paroles.
Dumbledore la fixait de ses yeux perçants. Il ne montrait toujours pas le moindre signe de surprise, ni sur son visage, ni dans sa posture ou dans sa façon de parler.
- Quelle mission a été confiée à Drago ?
Bien sûr qu'il savait quelle mission avait été confiée au jeune Malefoy et bien sûr qu'il avait déjà pris des initiatives, mais il ne pouvait montrer à Narcissa qu'il le savait déjà. La femme était face à lui et sentait le malaise arriver de plus en plus fortement. Elle inspira profondément. Comment pouvait-elle décemment dire que la mission était sa mort ? Se mordant l'index pour se ressaisir, elle leva la tête.
- Celle de vous tuer.
Cette phrase resta en suspend, dans l'air. Celui-ci avait l'air tout à coup beaucoup plus pesant, beaucoup plus lourd. D'un tel poids que Narcissa se sentit oppressée. Ses yeux de mère aimante commencèrent à s'embuer mais elle reprit la parole.
- Je sais que dès que j'aurai mis un pieds en dehors de la protection du château, je serai morte, mais je vous en prie, Dumbledore, ne laissez pas Drago seul. Vous devez le protéger. Vous devez lui offrir la protection qui lui permettra de rester en vie, d'éviter cette mission...
- Narcissa, coupa alors Dumbledore de sa voix calme mais autoritaire.
Il se passa deux doigts sur sa longue barbe, cherchant les meilleurs mots pour calmer cette mère apeurée. Il se leva et contourna le bureau, laissant émaner cette onde de charisme incroyable. Arrivé près de Narcissa, il prit place sur un fauteuil qui venait de se précipiter vers lui.
- Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour protéger votre fils, Madame Malefoy. Mais vous devez me promettre que vous ne parlerez à personne de notre petit arrangement. Tttt Tttt, fit-il alors qu'elle tentait de reprendre la parole. Nous allons devoir mettre en place un plan pour que Drago soit le plus souvent à Poudlard, pour qu'il ne quitte le château qu'en cas d'extrême urgence. Vous connaissez votre fils bien mieux que moi mais nous savons tous deux qu'il est très... virulent. C'est donc pour cela que j'aimerais que vous lui parliez...
- Non, non je ne peux pas lui parler. Je pourrais le mettre en danger.
- Mais, enfin, Narcissa, vous devez lui dire !
- Je ne peux pas. Vous ne comprenez pas... Je ne peux pas le voir, je ne peux pas lui dire au revoir. C'est trop dur, je ne veux pas qu'il sache, il ne faut pas qu'il sache que je suis venue, que je vous ai demandé cela. Vous comprenez ? Il ne doit pas savoir.
Le directeur de Poudlard fixa la femme au teint blafard, au regard vide où une légère lueur d'espoir trônait. Elle avait donc fait tout ce chemin pour sauver son fils, sans souhaiter le voir une dernière fois sachant sa mort imminente ? Qui était-il pour la juger ? Il n'avait ni femme, ni enfant. Enfin si, il en avait plus de six cents mais cela ne comptait pas. Il inspira et fixa la femme.
- Vous savez, Poudlard est un grand château. Vous pourriez rester ici, le temps que tout cela se... (il cherchait les meilleurs mots afin de convaincre son interlocutrice), se tasse. Nous pouvons vous protéger autant que votre fils...
- Non, trancha-t-elle.
Dumbledore se recula devant la violence dans la voix la mère de Drago. Elle avait les yeux presque hystériques. Cela semblait démesuré mais la douleur et la peur se mêlaient à ce sentiment de folie.
- Vous devez mettre toutes vos forces pour sauver mon fils. C'est la seule chose qui compte.
Elle esquissa un sourire triste, regardant dans le vide. Elle ne pouvait accepter cette offre. Elle devait finir ce qu'elle avait commencé, elle devait accepter sa foutue destinée.
- Souhaitez-vous au moins lui laisser une lettre, un écrit, un souvenir... quelque chose ? Demanda-t-il d'une voix qui tentait de camoufler sa peine.
Narcissa réfléchit. Elle réfléchissait tellement qu'elle n'avait même pas remarqué la tristesse dans les yeux bleus d'Albus Dumbledore.
- Je vais... Je vais lui écrire une lettre, oui. Vous devrez lui remettre après... non avant, avant la bataille. Pour qu'il comprenne, pour qu'il sache.
Elle tourna brusquement la tête vers Dumbledore.
- Promettez-moi qu'il n'ira pas sur le champ de bataille. Promettez-le moi, il ne peut pas y aller. Il sera tué dès qu'il sera dehors. Dès qu'ils comprendront ce que j'ai fait, ils décimeront toute notre famille. Ils voudront sa mort. Vous devez le protéger contre toutes les représailles.
Le poids de ses mots était pire qu'un troupeau de Magyars à pointes qui serait tombé sur le château. Narcissa, au fur et à mesure de son discours se rendit compte du poids de son acte. Du poids de son amour désespéré pour son fils. De l'espoir qu'elle nourrissait pour qu'il ait une vie meilleure. Elle espérait seulement qu'il serait heureux. Qu'il vivrait, qu'il profiterait. Qu'il verrait la vie comme elle ne l'avait jamais vue. Belle, colorée, heureuse...
- Je vous le promets, Narcissa, finit par dire Dumbledore, le cœur serré.
Il se dirigea vers son bureau et en sortit de l'encre, une plume et un parchemin. Il les posa face à la femme qui comptait ses dernières heures de vie sur les doigts de sa main et inspira.
- Je vais donc vous laisser, prenez le temps qu'il vous faudra.
Dumbledore prit alors la direction de la sortie, le cœur lourd. Lourd de désespoir et d'empathie pour cette mère qui venait de signer son arrêt de mort, qui avait contrarié le Seigneur des Ténèbres et qui allait en payer le prix, qui avait placé toute sa confiance et la vie de son fils dans son ancien Directeur, dans cet homme qui, pendant un temps, fut son ennemi. Désormais, elle n'était plus Madame Malefoy, mariée au suffisant Lucius Malefoy. Elle n'était plus cette femme qui terrorisait pour avoir du respect, qui sentait le froid et la mort. Désormais, elle était simplement une mère, aimante et prête à tout pour sauver son fils. Désormais, elle n'avait plus besoin de terroriser pour gagner du respect, car, l'acte qu'elle venait de faire pour Drago était le plus respectable des actes d'une mère à son fils.
Alors alors, qu'en avez-vous pensé ? A vos reviewssssss Mouahahaha *rirequiseveutêtredémoniaque*
Ouiiii, ça sort du Guimauve et des petites fleurs pour le moment, c'est sûûûr... Mais, je me lance dans une histoire dans une autre époque et... j'espère que ça vous accrochera :)
Bibi, à très vite
