Bonjour tout le monde !
Voilà le nouveau chapitre, j'espère qu'il vous plaira ! :D J'aimerai faire une spéciale dédicace à DelfineNotPadFoot qui est toujours là pour me sauver de mes petites fautes !
Réponse à mon unique Guest de l'histoire qui me suit depuis ma première grande Fic , c'est un honneuuuuur hihi
Ananas : Oui, je me suis lancée dans une nouvelle histoire & je suis ravie que tu aies suivie ! Oui, le prologue est dans le futur. C'est pour vous faire voir comment leur relation s'est développée :) J'espère que ce chapitre te plaira !
Bonne lecture !
Chapitre 2
7 Juin 1996 - Poudlard
- Où est-ce que tu vas, Drago ? Demanda Zabini sans pour autant lever la tête de son magazine de Quidditch.
- Ça te regarde ? Rétorqua alors le jeune blond sur la défensive.
Blaise leva les yeux vers Drago mais en voyant le regard sombre qu'il lui adressait, il préféra simplement reporter son attention vers son magazine. Drago prit la veste qu'il avait laissée sur son fauteuil et sortit de la salle commune des Serpentard pour se rendre dans le bureau de l'autre fou. Qu'est-ce qu'il lui voulait encore ? Ces derniers temps, Drago avait pourtant été plutôt calme. Il n'avait martyrisé que quatre élèves en une semaine et aucun sang n'était sorti ni de leurs nez, ni de leur bouche. Pourtant, lorsque McGonagall lui avait dit que Dumbus l'attendait dans son bureau, il avait senti un certain malaise. Il partit tout de même confiant bien qu'irrité, sachant pertinemment qu'il n'était pas en tort.
Lorsqu'il arriva à la porte du Phénix, il dut à nouveau prononcer le mot de passe qu'il trouvait des plus ridicules. C'était un des sorciers les plus respectés et son mot de passe était le nom d'une quelconque friandise ou d'un dessert... Si ça avait été lui, ça aurait été bien différent ! L'ascension se fit rapidement et il arriva dans l'immense bureau qu'il ne connaissait que trop bien. Les mains dans les poches, il s'approcha de l'immense table en bois qui faisait office de bureau au vieux hibou et se jeta dans son fauteuil préféré. Oui, il y avait plusieurs fauteuils dans son bureau, un rouge, un vert, un jaune et une couleur tellement moche qu'il ne souhaitait la décrire. Il s'était bien entendu jeté dans le vert qui avait cette mousse des plus confortables. Il toisa le vieux directeur tout en posant ses mains sur les accoudoirs.
- Alors, qu'est-ce qui me vaut l'honneur de revoir votre bureau ? Demanda-t-il.
- Eh bien, Drago, commença alors le vieil homme, j'ai...
Sa phrase resta en l'air. Drago surprit le directeur à avoir une certaine gêne, un malaise, ou peut-être de la tristesse ? Il ne connaissait pas assez l'être humain pour savoir quel sentiment était sur ce visage - Pourquoi les connaîtrait-il d'ailleurs ces sentiments ? A quoi cela pourrait-t-il lui servir ? Il aimait faire émaner la rage, la colère et la peur chez les autres. Pourquoi se préoccuperait-il des autres sentiments ? -
- J'ai cours de potions cette après-midi alors si vous pouviez me dire ce qu'il se passe, souffla alors Drago qui devenait de plus en plus impatient.
- J'ai une mauvaise nouvelle, Drago, finit par dire Dumbledore. Et, ne t'inquiète pas pour tes cours, tu es congédié pour cette après-midi. Et pour demain aussi, ajouta-t-il, passant ses mains dans sa barbe.
Drago se redressa sur son fauteuil, se penchant en avant tel un animal prêt à bondir. Certes, le fait qu'il soit congédié n'était pas une si mauvaise nouvelle, c'était même super à vrai dire. Il pourrait être tranquille, faire du balai, dormir, s'amuser... Bref, c'était cool. Mais quelle était cette si mauvaise nouvelle ? Potter était mort ? Si ça c'était une mauvaise nouvelle, il serait le plus heureux des Hommes ! Voyant que Dumbledore ne continuait pas son discours, Drago se rapprocha encore un peu, scrutant le vieil homme.
- Je vous écoute, dit-il.
- Ta mère...
Ses mots s'engouffraient au fin fond de sa gorge. Aucun son ne souhaitait sortir si la phrase finale devait être cette tragique nouvelle. Se touchant frénétiquement la barbe, il fixa Fumseck et reprit du courage. Il devait se montrer fort.
- Ta mère a été tuée, Drago. Je suis désolé.
Cette dernière phrase, une lumière, un trou noir et puis plus rien. Plus rien que de la douleur. De la douleur dans son poignet. Cette douleur se rependait de plus en plus rapidement, dans ses doigts, dans son avant bras puis dans son épaule pour directement aller toucher son cœur. Il s'écroula par terre mais se releva instinctivement, s'éloignant du vieil homme qui s'était levé pour lui venir en aide.
- Ne me touchez pas, hurla-t-il. Ne vous approchez pas de moi.
Son regard était sombre, ses yeux semblaient fous. Son corps tremblait et son poignet semblait dans un sale état, le dos de sa main touchant presque son avant-bras. Il avait du mal à voir où il allait tant quelque chose lui floutait les yeux. Cela ne pouvait pas être des larmes, c'était un Malefoy. Les Malefoy ne pleuraient pas. Il se jeta dans la statue sans même un regard vers Dumbledore qui tentait de l'approcher pour le soigner. Il arriva en bas en un rien de temps et courut le plus vite possible pour que personne ne le voie. C'était sans compter sur cette maudite Granger qui était sur son chemin. Il la percuta de plein fouet et celle-ci se retrouva par terre, la tête sur la main.
- Mais ça va pas, Malefoy ? Qu'est-ce qui te prend ? S'énerva alors Weasley.
Mais il n'avait pas le temps, pas le temps pour le remettre à sa place, pas le temps pour se moquer de cette sang de bourbe qui avait trouvé sa place dans les strates. Il continua sa course pour arriver enfin au cachot qui menait à sa salle commune. Lorsqu'il pénétra dans celle-ci, il fut heureux de ne voir aucun âme qui vive, mais sa douleur reprit de plus belle et un râle sortit de sa bouche. Par Merlin, il avait le poignet totalement cassé. S'il n'avait pas déjà vu ça sur un de ses coéquipiers au Quidditch, il aurait pu tourner de l'œil tant sa main avait l'air de faire un looping, mais il n'y pensa plus. Cette nouvelle... Cette mort... C'était impossible, il en était persuadé. Cela ne pouvait être vrai. Il chercha la Gazette du Sorcier partout dans la salle commune mais désormais, celle-ci paraissait l'après-midi. Il était 13h50. Elle paraissait à 14h30. Il n'avait qu'à attendre sagement quarante minutes pour voir que rien n'annonçait la mort de sa mère et que ce vieux hibou avait fabulé toute cette histoire. Exactement. Il allait simplement patienter.
Il s'assit sur son fauteuil et se lança un sortilège pour panser la douleur. Il ne connaissait que ce sortilège pour soigner. Il n'était pas Miss-Je-Sais-Tout, à connaître tout, tout le temps, par cœur. Il connaissait assez de sorts pour se protéger, pour faire souffrir, pour tuer, pour se battre, mais rien pour se soigner. Quel comble quand il y pensait. Le sortilège fit directement son effet et la douleur commença à disparaître. Certes, sa main était toujours à l'envers mais il s'en fichait. Il venait de tourner son fauteuil pour être face à l'horloge. Plus que trente-neuf minutes...
14h30, enfin ! Son cœur avait pendant tout ce temps subi un rythme effréné de palpitations. Son cerveau avait imaginé cent mille scénarios de torture pour faire payer au vieux hibou une si mauvaise farce mais jamais, Ô grand jamais, il n'avait pu se dire que ce qu'il avait dit était vrai.
Il n'attendit pas longtemps avant que les magazines n'arrivent dans un « blop » sur la table de la salle commune. Oui, les Serpentard avaient quelques avantages sur le commun des mortels. Étant donné que leur salle commune était souterraine, beaucoup de choses arrivaient par ce simple « blop ». Il se leva et se précipita sur le journal qui était retourné face contre terre. Il se débattit contre celui-ci afin de l'ouvrir d'une seule main. Dès qu'il aperçut la première page, il lâcha le journal et fit un pas en arrière. Ce n'était pas la peste, il n'y avait pas une immense araignée dessus ou un horrible sort qui allait l'étouffer. Non, il y avait pire, bien pire.
« Narcissa Malefoy, tuée par l'un des siens » était le titre de la Gazette, deux photos étaient en première page. La première étant celle d'une Narcissa Malefoy apprêtée, belle et froide. Elle avait ce regard qui glaçait le sang mais au fond des pupilles, un certain amour se dégageait. Drago se rappelait de cette photo, il n'avait que dix ans et le dernier regard qu'elle lançait sur la photo était pour lui, alors qu'il venait de rentrer dans le salon, couvert de boue. La deuxième photo était celle d'une femme inerte, accrochée à un poteau. Son avant-bras où, avant, trônait fièrement la marque des Ténèbres, était totalement brûlé.
Drago resta muet, il ne bougea plus pendant un long moment. Il inspira et récupéra le journal, tremblant. Cela ne pouvait être vrai. Il inspira à nouveau. Oui, c'était donc vrai. Sa mère était morte. Dumbledore n'avait pas menti. Elle n'était plus de ce monde. De son monde. Drago jeta le journal au feu mais la haine était toujours présente. Il prit tous les journaux qui étaient sur les fauteuils et tables et les lança dans les flammes dans un râle désespéré. Il se sentit mourir, il sentit son corps flancher sous la nouvelle. Elle l'avait abandonné, elle l'avait laissé tomber, elle l'avait laissé seul face à... face à toute la merde de ce monde.
Quelqu'un essaya d'entrer dans la salle commune mais celui-ci, ou celle-ci, Drago n'y avait pas fait attention, reçut un sort en pleine face et ne retenta pas de pénétrer dans la salle. Drago était fou. Il sentait son corps plier sous la douleur mais il ne pouvait accepter la peine et la tristesse. Il attrapa vases, chaises, tout ce qui pouvait lui passer sous la main pour les jeter dans la cheminée, contre un mur ou un autre. Il hurlait à chaque effort, mêlant douleur et rage, car son sortilège commençait à se dissiper et la douleur reprenait le dessus. Après vingts minutes de remue-ménage, il se laissa tomber à terre. Il ne pleurait pas, aucune larme ne sortait de ses yeux. Un Malefoy ne pleurait pas. Alors, il ne pleurerait pas...
J'espère que ça vous a plu & que nous ne m'en voulez pas trop de faire encore un peu souffrir notre Malefoy préféré ! :D
A vos avis mes petits loups & à très vite !
Bibi
