Bonjour les loulou !

Je reviens avec la suite de l'histoire. Je vous avoue que j'ai plusieurs chapitres d'avance car j'aurai beaucoup de mal à écrire pendant un certain moment mais je tente de publier à espace régulier. Peu de personnes ont suivi l'histoire car vacance j'imagine mais j'espère que, à force, elle fera son petit succès :D

Bonne lecture !


Chapitre 3

8 Juin 1996 - Poudlard

Il n'était pas sorti de sa chambre pendant toute la soirée de la veille, lançant n'importe quel sort sur la moindre personne qui tentait de s'approcher de lui ou de sa porte. Certes, son dortoir était censé être partagé avec trois autres personnes, mais si Drago avait décidé d'être seul, il serait seul. Il n'allait pas se cloîtrer pendant des jours et des jours dans sa chambre, ne mangeant ou ne dormant pas. Au contraire, c'était un Malefoy. Les Malefoy sont durs, sont forts, sont puissants. Ils ne souffrent pas ou, si c'est le cas, ne le montrent pas. Il allait donc braver le monde, un jour de plus.

Lorsque le réveil d'un de ses colocataires de chambrée sonna, Drago se précipita sur celui-ci et l'envoya valdinguer à l'autre bout de la pièce. Non, il n'était pas de mauvaise humeur. Il n'avait pas fermé l'œil de la nuit, il n'avait pas cessé de penser. Pendant une fraction de seconde il s'en voulut d'avoir jeté le réveil sans avoir regardé l'heure mais il savait que le propriétaire de celui-ci se levait toujours plus tôt que tout le monde pour ne pas avoir à subir la cohue du matin. Drago attrapa de quoi se changer et fila vers la salle de bain. Par Merlin, il n'était pas beau à voir, si cela était seulement possible. Ses yeux n'étaient pas gonflés, car il n'avait pas pleuré, mais des cernes plutôt marquées figuraient sous ses yeux gris foncé. Il se passa la tête sous l'eau, fermant les yeux avec une force démesurée. Il aurait aimé que tout ceci ne soit qu'un mauvais rêve, que sa mère soit toujours de ce monde, que Dumbledore ne l'ait jamais convoqué, que la Gazette ait menti mais il savait que non. Que c'était la belle et dure réalité du Seigneur des Ténèbres. Mais pourquoi l'avait-il tuée ? Qu'avait-elle fait ? Ses sentiments étaient mitigés. Il ne savait pas s'il devait la haïr pour avoir été aussi imprudente, pour l'avoir laissé seul pendant cette période aussi compliquée, s'il devait haïr le Seigneur pour l'avoir tuée, pour la lui avoir arrachée, s'il devait s'en vouloir - avait-il fait quelque chose qui l'avait mise en danger ? - ou s'il devait tout simplement être triste, se morfondre de peine et ne plus se nourrir. Cette dernière option lui sembla tellement ridicule qu'il releva la tête et s'infligea une claque qu'il n'avait pas sentie arriver aussi vite.

Il se dépêcha de s'habiller pour partir directement vers l'infirmerie. Drago était bien des choses, mais buté était un des meilleurs qualificatifs pour cette tête de mule. Il ne s'était pas fait soigner sa main pendant toute la journée malgré différentes convocations reçues par différents intermédiaires. Il était tôt, peut-être même pas sept heures car aucune âme ne se baladait dans le château. Il se dirigea directement vers l'infirmerie, mais celle-ci était fermée. On peut donc tomber malade ou se casser une jambe de bonne heure, personne pour nous sauver ? Stupide Château. Il s'adossa contre le mur, en face des grandes portes qui le séparaient de Mme Pomfresh et de ses guérisons et attendit tout en grommelant. Quelques minutes s'écoulèrent, il n'avait aucun moyen pour se rendre compte de combien de temps avait passé, mais des voix commencèrent à se faire entendre dans les différents couloirs. Il se renfrogna encore un peu, se refermant de plus en plus sur lui-même.

Mme Pomfresh arriva et sursauta en voyant cet adolescent, aux traits tellement adultes et au regard noir. Il se décolla du mur avec un mouvement félin et s'approcha de l'infirmière qui tentait d'ouvrir les portes sans paraître trop décontenancée. Elle connaissait cet élève, elle connaissait les traits les plus publiques de sa vie, elle connaissait sa famille et son histoire. Elle avait connu également ses parents, Lucius et Narcissa. Elle en avait vu passer du monde dans son infirmerie, mais jamais dans un jour aussi funeste pour l'un de ses élèves. Elle ne savait que dire connaissant la bombe à retardement qu'était ce jeune sorcier.

- Entrez, Drago, dit-elle après avoir ouvert les portes, de sa voix douce.

Drago lui emboîta le pas et ne porta aucun intérêt aux différents « patients » de l'infirmerie, cherchant uniquement une chaise ou un lit vide pour s'asseoir et se faire soigner. Le silence devenait de plus en plus pesant pour Miss Pomfresh mais cela ne dérangeait en rien le suffisant Drago Malefoy. Il trouva enfin de quoi s'asseoir et fixa celle qui allait remettre sa main en place avec un visage fermés.

- Vous vous êtes fait cela comment ? Tenta-t-elle d'une petite voix.
- Vous allez me faire croire que vous n'êtes pas au courant, ricana-t-il froidement.

L'infirmière sentit ses joues rougir mais elle ne préféra pas répondre. En temps normal, elle aurait pu lui répondre de cesser de jouer les insolents mais elle ne se sentait pas d'envenimer une situation qui était déjà délicates. Elle partit quelques secondes et revint avec sa baguette et une potion qui semblait des plus insipide. Drago leva les yeux vers la femme afin de voir si aucune autre possibilité n'était à envisager, mais il comprit très rapidement que non. Il souffla et ingurgita la potion. Rien. Très bien. Il tenta de se lever mais Madame Pomfresh le lui interdit.

- Vous ne pouvez pas bouger, vous devez rester là.
- Ne dites pas de sottises, vous voyez bien que je n'ai rien
, siffla-t-il.

Il reprit sa marche mais une douleur vint se projeter dans ses veines. Tel un poison qui se repandit à la vitesse d'un balais magique, il se retrouva sur les genoux, se tenant fermement le bras, se mordant la lèvre inférieure pour qu'aucun son ne sorte de sa bouche. C'était un Malefoy, et même dans les moments les plus critiques, il se devait d'inspirer le respect. Il resta quelques instants dans cette position, recroquevillé sur ses genoux, tenant fermement son os qui se remettait en place douloureusement. Lorsque la potion eut fini de faire effet, Drago tenta de se lever mais le manque de sommeil mélangé à sa douleur et à sa tristesse profondément cachée le firent tomber à la renverse. Il était temps qu'il dorme...


La jeune femme avait entendu la nouvelle la veille et en avait fait part à ses amis.

- Ça me fait de la peine pour lui...
- Enfin Hermione, tu ne vas pas commencer à être gentille avec ce type ?
Demanda Ron, enfournant dans sa bouche plusieurs pâtisseries à la fois.
- Tu pourrais éviter de cracher lorsque tu parles, Ronald ? Voire, arrêter de parler quand tu manges ? Le réprimanda Hermione. Et non, je n'ai pas envie d'être gentille. Mais quand même... C'est triste de perdre ses parents si jeune.

Ron la fixa et pencha la tête sur le côté. Il avala après avoir essayé de parler, voyant le regard désapprobateur de son interlocutrice.

- Heureusement que Harry n'est pas là, il en aurait dit quoi de ton « si jeune », demanda-t-il en levant les sourcils.
- Ne sois pas stupide. N'importe quel enfant ne devrait pas subir la perte de ses parents, c'est tout ce que j'essaie de dire.

Ron acquiesça, acceptant la bonne parole de son amie.

- Tu crois que... commença Hermione, mais celle-ci fut aussitôt interrompue par Anthony Goldstein, Serdaigle et également préfet tout comme la jeune sorcière. Et accessoirement, son petit ami.

Celui-ci vint s'asseoir à côté d'Hermione et lui vola un baiser.

- Bonjour, dit-il avec son habituel sourire aux lèvres.

Ron maugréa un « 'lut » et Hermione le fixa en souriant. Cela faisait seulement un mois qu'ils étaient ensemble mais le jeune Serdaigle avait l'air d'apprécier particulièrement la Gryffondor. Ron désapprouvait totalement cette relation qu'il qualifiait « d'idylle d'adolescents pré-pubères »... Oui, tous ces beaux mots sortis tout droit de la bouche de Ronald Weasley. Avouons qu'il avait entendu ça dans un film qu'il était allé voir avec ses meilleurs amis dans un cinéma Moldu et qu'il ne comprenait pas réellement tout ce que ces mots ensemble signifiaient.

- Aujourd'hui, j'ai un entraînement de Quidditch à rattraper donc je ne pourrai pas être avec toi pour faire la ronde, dit-il, imitant une tête triste.

Hermione n'en parut pas pour autant désolée et haussa les épaules.

- Pas de problème, tu sais avec qui je suis censée être ?
- Je ne suis pas sûr que tu apprécieras la réponse,
dit-il en fixant une pâtisserie plus que succulente qui trônait dans l'assiette de Ron.
- Qui ? Demanda-t-elle plus pressante.
- Malefoy.

Ce prénom résonna dans la tête d'Hermione et celle-ci disparut dans ses pensées.


La journée avait été longue, très longue. Lorsqu'il s'était réveillé à l'infirmerie, il était déjà quatorze heures passées et son cours avait déjà commencé. Il maugréa et se leva avec un regard noir mais, dès qu'il s'appuya sur ses bras pour se lever, il remarqua que plus aucune douleur ne se ressentait dans son poignet. Déjà un point positif, nota-t-il pour lui-même.

Lorsqu'il sortit de l'infirmerie, il croisa quelques élèves qui lui lancèrent des regards humains mais qui déplurent au plus haut point à Malefoy. Celui-ci leur lança un regard meurtrier qui n'invitait en rien à la compassion pour ce jeune sorcier si arrogant et méchant, même aujourd'hui. Il comptait retourner dans la salle commune et attendre que l'heure de son prochain cours arrive lorsqu'il croisa Pansy, flanquée de Blaise et Théodore. Il évita un soupir démesuré à leur vision. Il aurait aimé trouver une échappatoire mais c'était trop tard, Pansy l'avait déjà vu et elle se précipitait vers lui, la main sur le cœur. Ce qu'elle pouvait paraître cruche lorsqu'elle devenait sentimentale celle-là.

- Drago, je t'ai cherché partout, commença-t-elle à dire en couinant. Je voulais...
- Évite, Pansy
, trancha Drago, ne lui jetant même pas un regard.

La jeune sorcière le dévisagea mais laissa tomber, elle ne connaissait que trop bien Drago. Théodore s'approcha et lui tendit une lettre :

- C'est Rogue qui nous l'a donnée.
- C'est pour des condoléances
, ricana-t-il. J'en ai rien à foutre, finit-il par dire en balançant la lettre dans le couloir.
- Ce que tu peux être con, trancha Pansy, oubliant toute la compassion qu'elle avait eu pour lui quelques instants avant.

Elle alla chercher la lettre et l'ouvrit malgré le regard meurtrier que le blond lui lançait.

- C'est pas une lettre de condoléances, c'est pour ton rôle de Préfet, dit-elle en lui tendant la lettre, peu sûre que ce message le mette en joie.

Elle aurait préféré partir et quitter le navire quand il en était encore temps, mais Drago en avait décidé autrement. Il venait de lui arracher la lettre pour la lire et les muscles contractés de sa mâchoire ne furent pas de bon présage.

- Mais il est malade ou quoi ? S'indigna presque le Serpentard.

Quelqu'un veut ma mort, pesta-t-il intérieurement. Sans le moindre regard pour ceux qui lui faisaient office d'amis, il s'éloigna en direction des cachots, la main tremblante, tenant fermement ce petit bout de papier qui venait de pourrir un peu plus sa journée.


Le rendez-vous avait été donné devant les grandes portes de Poudlard, dans le hall, à 20h15. Chaque soir un roulement était effectué pour que tous remplissent leurs tâches, qui étaient le plus souvent de la surveillance. Ce soir, c'était au tour d'Hermione Granger, d'être accompagnée de Drago Malefoy, qui s'était toujours soigneusement débrouillé pour ne jamais tomber avec elle. Pourquoi ? Car le seul fait qu'elle soit près de lui lui donnait des boutons, le simple fait d'entendre sa voix lui donnait des maux de têtes, et non, il n'était pas de mauvaise foi. Ce qu'il ne comprenait pas, c'était pourquoi, alors qu'il était censé être en « congé » qu'il n'avait délibérément pas pris, il se retrouvait à faire le sale boulot avec cette... cette...

- Bonsoir Malefoy, dit-elle à voix basse, voyant celui-ci arriver, mains dans les poches.

Il ne répondit pas et laissa échapper un long soupir qui en disait long sur sa motivation à être là, ce soir, avec elle. Hermione ne releva pas et sortit un plan du Château, sans aucun coin corné, sans aucun gribouillage... Comme si c'était un plan tout neuf, or, Drago le savait, c'était celui qu'elle avait eu en première année et qu'elle avait toujours protégé avec grand soin... Minable.

- On doit seulement surveiller si aucun des élèves ne sort en cachette jusqu'à onze heures ce soir.

Elle hésita et reprit.

- Je peux très bien me débrouiller toute seule tu sais, je peux...
- A quoi tu joues, Granger ?
Rétorqua-t-il sans lui laisser finir sa phrase.

La jeune sorcière se tint à son plan comme si c'était sa bouée de sauvetage. Oh que non, elle n'allait pas se laisser démonter mais, comme Pansy quelques heures plus tôt, celle-ci ne savait pas comment parler à la Bête. Elle voulait être gentille mais savait pertinemment que c'était impossible.

- C'était juste, au cas où, si tu voulais... rester tranquille, finit-elle par dire, reprenant un peu d'aplomb.
- Tranquille pour quoi ? Demanda-t-il en se rapprochant d'elle, un regard gris anthracite.
- Pour... te reposer ? Je ne sais pas moi, Malefoy, commença-t-elle à dire en perdant son calme.

Voyant que celui-ci la regardait toujours avec son air supérieur, elle soupira.

- Très bien. Alors on commence par le côté des Serdaigle.

Elle n'attendit pas de réponse de sa part, sachant très bien qu'il n'y en aurait pas, et commença sa marche. Les heures qui allaient suivre allaient être longues... très longues.

Pendant leur ronde, aucun mot n'émana de leur bouche si ce n'est pour réprimander quelques élèves de troisième et quatrième années qui tentaient de se faire la belle. Des heures de colles et quelques punitions plus tard, il était 22h30 et le tour du Château avait déjà été fait. Rien n'était à redire, ils formaient une bonne équipe, même si cette idée les rendait malade. Lorsqu'ils arrivèrent aux grandes portes où ils s'étaient retrouvés quelques heures plus tôt, Hermione prit la décision de s'asseoir sur un des bancs en pierre. Malgré la fin de l'année et le soleil qui cognait souvent, les nuits étaient toujours aussi fraîches et la jeune sorcière serra un peu plus fort autour d'elle sa cape de sorcière. Drago, quant à lui, s'adossa contre le mur froid qui se trouvait en face d'elle. Il la fixait avec une lueur étrange dans le regard. Cela mettait très mal à l'aise la jeune sorcière qui n'arriva pas à soutenir son regard plus de dix secondes.

- A quoi tu penses, Granger ? Demanda-t-il.

Cette question aurait pu paraître totalement anodine, mais venant de Malefoy, c'était une agression. De quoi se moquer d'elle un peu plus. Elle le regarda de biais et répondit froidement :

- Comme si ça t'intéressait.

Il fit un mouvement vers l'avant, comme s'il allait s'approcher mais se ravisa et reprit sa place contre le mur.

- Tu penses peut-être à ce que je ressens, demanda-t-il à nouveau, sa voix devenant de plus en plus glaciale.
- Tout ne tourne pas autour de toi, Malefoy, mentit la jeune Gryffondor.

Bien sur qu'elle se demandait ce qu'il ressentait. C'était un garçon, déjà. C'était un Serpentard, en plus. C'était un Malefoy, pour finir. Alors oui, elle se demandait ce qu'il pouvait bien ressentir, s'il était triste, s'il était en colère, si derrière ce masque de sale gosse prétentieux que rien ne pouvait toucher se cachait, quand même, un jeune homme en perte de ses repères.

- Ah bon ? Ricana-t-il. Pourtant, je suis prêt à parier que tu n'as pas arrêté de me regarder pendant toute la ronde, souligna-t-il.
- Seulement pour voir si tu faisais bien ton boulot, rétorqua-t-elle sur la défensive.
- Tu penses sincèrement que je vais te croire ?
- Eh bien tu devrais, car tu n'es aucunement intéressant,
dit-elle en se levant pour se rapprocher de lui, de plus en plus irritée par son arrogance.
- Menteuse, murmura-t-il en se décollant enfin de son mur.
- Tu es grotesque, finit-elle par dire en rigolant froidement.

Elle le toisa du regard, ses bras croisés sous sa poitrine, et le fixa quelques instants encore avant de repartir sur son banc. L'horloge commença à sonner les onze coups que tous deux attendaient. Elle se leva mais Drago fut plus rapide qu'elle et la bloqua, mettant ses deux bras de chaque côté de sa tête, l'emprisonnant entre le banc, le mur et son corps.

- Écoute moi bien, minable petite sang-de-bourbe, surveille tes paroles en ma présence, siffla-t-il.
- Ou quoi, Malefoy ? Dit-elle en le défiant.
- Tu n'aimerais pas le savoir, rétorqua-t-il avec un sourire carnassier.

Il se rapprocha dangereusement d'elle, et mis sa bouche près de son oreille. Il attendit un instant et susurra un « Bouh », faisant sursauter la jeune femme. Il se retira, un sourire qui penchait vers le sadique, et s'éloigna, mains dans les poches, en direction de sa salle commune.

- Pauvre con...

Lorsqu'il entendit les derniers mots de Granger à son égard, un sourire triomphant s'afficha sur son visage avant que celui-ci ne recouvre son habituel noirceur. Car oui, Drago semblait être un être noir. Mais ce dernier acte de cruauté qu'avait reçu sa mère l'avait rendu encore plus dangereux. Quelqu'un dont l'âme paraissait aussi noire était un excellent adversaire, mais lorsque cette même âme venait à être blessée, en son fort intérieur, le rival était encore plus redoutable.


Et qui voilààààà ? Notre Hermione est dans la place, eh oui !

J'espère que vous avez aimé ce chapitre, j'ai hâte d'avoir vos commentaires.. :)

Sachez que j'envoie un paquet de ChocoGrenouille à tout ceux qui commentent (nonnon,jesuispasdanslamafiaaaaa:D)

Bibi, à très vite!