Bonjour à vouuuuuus !
Je suis désolée de l'attente pour ce quatrième chapitre, j'espère que vous me pardonnerez ?
J'espère qu'il vous plaira et j'attends vos avis
Bonne lecture, bibi!
Chapitre 4
9 Juin 1996 - Poudlard
La jeune Gryffondor arriva un peu plus tard que les autres jours au petit-déjeuner, ce qui étonna toute l'assemblée. Elle qui était pourtant si ponctuelle et qui n'aimait pas que son emploi du temps soit modifié - ne serait-ce que d'un millième - venait d'arriver avec plus de quinze minutes de retard. Son visage n'invitait pas à la discussion lorsqu'elle s'assit en face de ses amis mais, Ron tenta tout de même le diable.
- Bien dormi, Hermione ?
La jeune femme lui lança un regard noir. Il hocha la tête en se reculant un peu sur son banc, prenant ses distances, au cas où. Harry la fixa, elle n'avait pas l'air dans son état normal de « colère ». Car oui, Hermione Granger avait une échelle tout à son nom pour mesurer le taux de colère qui l'agitait. Il y avait les colères en tant que Préfète, les plus inoffensives. Il y avait les colères sur ses soi-disant « échecs scolaires », qui étaient plus des colères pour se rassurer et pour se faire rassurer. Il y avait les colères contre l'injustice dans le monde, qui étaient à un stade très avancé dans la susceptibilité de la jeune femme. Il y avait celles contre l'injustice envers les Elfes de maison, qui étaient surnommées les « Tornades Granger » ou il y avait les dernières. Celles où personne ne souhaitait se frotter à elle, évitant ainsi de se recevoir un coup de poing, un mauvais sort ou une tirade sanguinolente. Ron et Harry avaient surnommé ce stade « Tous aux abris » ou, plus amicalement « Termina-mione », idée bien entendu supposée par Harry et totalement approuvée par Ron, après avoir vu les différents films.
- Comment ça s'est passé avec Malefoy ? Demanda alors Harry, sentant que sa colère avait 99% de chance d'exploser suite à sa question.
- Tu veux savoir comment ça s'est passé, Harry ? Eh bien je vais te le dire, moi, comment ça s'est passé. C'est un sale crétin, insolent, insensible et prétentieux ! Quoi que je puisse lui proposer, quoi que je dise, je ne suis qu'une sale petite sang-de-bourbe à ses yeux et...
Hermione se retint de continuer, sentant sa gorge se serrer de plus en plus. Harry et Ron l'avaient dévisagée pendant un long moment avant d'avoir repris leurs esprits, mais c'était trop tard. Hermione était déjà partie. Harry se tourna vers Ron, qui avait les mêmes questions en tête. Pourquoi était-elle si sensible au fait que Malefoy ne la voie que comme telle ? Pourquoi était-elle si sensible au regard de Malefoy ?
Pendant tout leur cours de potions, Hermione n'avait pas relevé la tête de son parchemin. Certes, ils étaient en contrôle, mais d'habitude elle avait toujours un petit regard pour ses amis, leur souriant pour les mettre en confiance ou en les regardant pour simplement voir où ils en étaient. Mais pas cette fois-ci. Cette fois-ci, seul son parchemin comptait, et dès qu'elle eut fini son contrôle, pour la première fois en six ans, elle ne se relut pas. Elle se leva et sortit de la classe sans le moindre regard, que ce soit pour ses amis ou pour le sale blond de Serpentard.
Oui, Drago était venu au contrôle, mais par simple envie de montrer sa présence et sa force. Stupide égo. Il avait attendu que tout le monde soit dans la classe pour pénétrer et faire ainsi une entrée remarquée. Remarquée, certes, mais il se débrouillait toujours pour avoir à ne parler à personne. Il ne voulait pas parler. Ses dernières paroles avaient été pour Granger la veille et celà lui suffisait. Il n'avait pas besoin de parler aux autres Serpentard, aux profs ou à ses amis, tant qu'il pouvait encore lui parler à elle. Pourquoi ? Car c'était son souffre douleur. Car il avait besoin d'elle pour se sentir mieux. Car s'il voulait avoir ce lien avec elle, ce lien de haine présent depuis maintenant six ans. Car si il avait toujours ce lien avec elle, alors cela voudrait dire que rien n'avait changé, que sa vie était toujours la même. Et Merlin savait à quel point il voulait qu'elle soit toujours la même.
Harry rattrapa Hermione dans le couloir. Celle-ci fut surprise de le voir, mais ne dit rien, continuant à marcher telle une âme en peine.
- Hermione, s'il te plaît, ne m'évite pas.
La Gryffondor s'arrêta et s'adossa à un poteau tout en soupirant. Ses yeux étaient toujours baissés. Elle ne souhaitait pas montrer ce qu'elle ressentait à son ami. Elle ne voulait pas qu'il voie ses yeux, car elle savait qu'il la connaissait mieux que quiconque et qu'il la déchiffrerait rapidement.
- Que s'est-il passé hier ? Il a dit quelque chose ? Il t'a fait quelque chose ? Supposa alors Harry, totalement déstabilisé par sa propre question.
- Bien sûr que non, Harry, soupira Hermione.
Heureusement qu'il n'avait rien fait. Enfin si, il avait pourtant fait quelque chose. Il avait rompu leur distance de sécurité, il s'était rapproché d'elle, il l'avait touchée. Elle. Elle remua la tête pour ne plus y penser et regarda son meilleur ami.
- J'ai été assez stupide pour croire que Malefoy serait... Serait plus humain après ce qui lui était arrivé. J'ai eu tort et...
- Tu pensais vraiment qu'il allait changer, Hermi ? Demanda Harry à voix basse.
- Tout le monde peut changer, Harry...
- Peut-être, mais pas Malefoy, conclut-il.
Il regarda son amie retenir un sanglot et la prit dans ses bras. Sa meilleure amie avait toujours eu un regard d'enfant. Ce regard d'enfant qui croit aux contes de fées, qui sait que le beau temps arrive toujours après la pluie, qui connaît par cœur les histoires d'amour, qu'elles soient Moldues ou Sorcières. Car, il le savait, sa meilleure amie était une éternelle optimiste. Elle voyait le bien dans chaque personne, elle espérait l'amélioration en chaque âme.
Hermione s'était remise de sa déception. Elle n'allait pas se faire avoir par ce foutu Malefoy. Ça non, jamais. Elle avait retrouvé son sourire, elle était prête à repartir du bon pied pour que cette journée ne soit pas totalement gâchée mais, lorsqu'elle reçut une invitation à aller voir le Professeur Dumbledore dans son bureau, quelque chose l'alerta. Pourquoi était-elle conviée ? Pourquoi elle, et pas ses amis ?
Elle ne préféra pas y penser jusqu'à l'heure fatidique. Lorsqu'elle pénétra dans le bureau, elle sentit cette chaleur si particulière l'envelopper et se sentit tout à coup très à l'aise. Elle s'avança et s'arrêta directement en voyant une tête blonde dépasser d'un des fauteuils, le fauteuil vert et argent. Elle retint un sursaut et le professeur remarqua son malaise. Il se leva et lui sourit.
- Approchez, Miss Granger, dit-il.
C'est alors que Drago se leva d'un mouvement brusque et la fixa, les yeux emplis de haine et de surprise à la fois.
- Qu'est-ce que c'est que cette histoire, encore ? Demanda-t-il, pris de panique.
Severus Rogue sortit de l'ombre et siffla comme à son habitude ces quelques paroles douces :
- Assieds-toi, Drago... Tout de suite !
Le jeune homme attendit quelques instants et reprit place sur son fauteuil, sentant chaque muscle de son corps hurler sous la panique que son visage ne trahissait en rien. Pendant ce temps, le vieux hibou faisait asseoir Granger sur l'un des autres fauteuils. Celle-ci ne lui avait lancé aucun regard et c'était tant mieux. Il avait dû la supporter toute la soirée de la veille, avec ses yeux mielleux caramel, ses boucles folles et son agaçant petit tic de se mordiller la lèvre. Il posa ses mains sur les accoudoirs et s'y cramponna, espérant que la raison pour laquelle ils étaient tous deux conviés ici était que... Que quoi ?
- Je suis désolé de vous importuner si tardivement, mais j'avais une annonce à vous faire. Étant donné que, depuis les événements que nous connaissons tous parfaitement, les choses ne sont plus tout à fait comme avant à Poudlard, j'ai décidé de... modifier quelques règles.
Ni l'un, ni l'autre n'avait bougé. Aucun son n'avait encore émané de leur bouche et cela perturbait autant le Professeur Rogue que le Professeur Dumbledore.
- Je... Vous savez que deux des préfets de sixième année deviennent, pendant leur septième année, des Préfets-en-chef, n'est-ce pas ? Demanda-t-il à l'adresse des deux jeunes sorciers.
Tous deux levèrent un sourcil mais acquiescèrent, sentant de plus en plus le sol se dérober sous leurs pieds.
- Normalement, ces postes sont attribués pendant le mois d'Août afin que les élèves puissent préparer leurs affaires en conséquence, étant donné que les deux Préfets-en-chef doivent cohabiter sous le même toit, partageant leur appartement, continua-t-il.
Hermione se sentit blémir et Drago crut vomir. Allait-il se passer ce qu'ils pensaient ? Aucun d'entre eux n'osaient parler, préférant se dire qu'ils faisaient fausse route.
- Comme je vous le disais en introduction, des modifications ont été apportées. Et...
Il reprit son souffle, cherchant le courage d'affronter les deux tornades qui allaient se mêler pour devenir un immense ouragan.
- Vous êtes, tous deux, Préfets-en-Chef pour la septième année.
Devant le mutisme du public, il se leva et applaudit sans grand engouement tout en laissant échapper un léger « Félicitations ».
Cela ne pouvait être vrai, cela ne pouvait être possible. C'était une blague ? Il voulait la mort de deux jeunes sorciers sur les bras ? Autant les envoyer directement dans l'arène. Ou autant mettre tout de suite Dumbledore à Sainte-Mangouste. Lorsque l'information tilta enfin dans le cerveau de l'un comme de l'autre, ils se levèrent d'un même mouvement et commencèrent à faire de grands mouvements.
- C'est impossible, Professeur Dumbledore, si c'est avec lui, je refuse d'être Préfète !
- Exactement ! Et si c'est avec elle, je refuse de l'être également !
- Vous ne pouvez pas...
- Nous y obliger. Nous pouvons refuser l'invitation...
- Oui ! C'est écrit dans L'histoire de Poudla...
- ASSEZ ! S'énerva alors le Professeur Rogue.
Il s'approcha de sa démarche toujours aussi... macabre, et se posa près du bureau du Directeur.
- Vous allez cesser sur le champ de vous plaindre. La décision du Directeur est prise et vous n'avez pas le droit de refuser, siffla-t-il. Est-ce clair ?
- Mais je...
- Malefoy ! Dix points en moins à Serpentard et une heure de colle.
- Enfin c'est...
- Dix points en moins à Gryffondor. Et une heure de colle également pour vous aussi, Miss Granger. Vous allez la passer d'ailleurs tous les deux, qu'en pensez-vous ? Ça vous mettra... en bouche, pour l'année prochaine, dit-il avec un sadisme pur.
Hermione se laissa tomber sur le fauteuil, totalement perdue. Drago resta quant à lui planté là, tel une statue. Quelqu'un voulait sa mort, c'était sûr...
Alors alors, vos avis ? J'espère que vous avez aimé et que vous commencez à comprendre comment tout ça va se faire... Hihi !
Ananas :: Eh oui, ça y est, Miss Granger est entrée en scène et elle compte pas la quitter de si tôt :D Ils sont en route, ou alors l'Hiboux a déjà tout mangé ? J'espère pas... :/
Merci aux nouveaux followers, à vos reviews pour me dire si vous aimez la tournure ! :D
A très vite, bibi!
