Ce chapitre là est le plus court que j'ai jamais écrit ! Il possède légèrement plus de mille mots, c'est pour vous dire ! *siffle*
Je ne sais pas où j'ai trouvé le titre de ce chapitre, certainement dans mon esprit torturé, mais je l'adore. Voilà ! :)
Toujours aucun participant pour la pétition contre DreamWorks qui ne veut pas me vendre (Jack Frost) le film ? Hhmm ?
The-zia : Non, ça ne me dérangerait pas qu'on puisse converser ! :D Le petit problème, c'est que, mon ordi (qui rame à mort) n'est pas d'accord. Je veux envoyer un message ? "Non, dit cette stupide machine. Parle à ma main." On se croirait dans Terminator ! ^^ Bon, j'arrête de parler de films. Je vais essayer de remédier à ce souci d'ordi. Croisons les doigts ! ;)
Bon, j'arrête de parler (écrire serait un meilleur verbe) et je vous souhaite une bonne lecture, mes cocos !
Chapitre 9 : Sentiments décolorés
Palais des Dents :
Quenotte rangea avec amour la dernière dent de la matinée dans une cartouche dorée. La boîte en or se referma et bascula à l'intérieur de la tour Sud. Aussitôt ce travail terminé, elle s'épongea le front et, fière d'elle, voleta paisiblement jusqu'à sa grande maîtresse qui distribuait les petits dîners des fées. Quenotte pailla. Fée sursauta et se retourna. Un grand sourire illumina son visage fin et elle tendit les mains.
- Oh, ma Quenotte ! Tu vas bien ? La récolte a été bonne ?
La petite fée émit des sons aigus que sa maîtresse comprit très bien.
- Non ! s'exclama-t-elle, et son regard pétilla. Tu as obtenu une prémolaire complètement blanche ? Félicitations ! Tiens, tu peux prendre ton dîner et aller te reposer. Demain, une longue journée nous attend et nous devons être prêtes !
Quenotte la remercia puis piailla encore.
- Quoi ? sursauta Fée. Sa dernière dent ? Déjà ?
Toute contente, la petite fée sortit de derrière son dos une jolie canine. Fée la prit délicatement entre ses doigts en s'exclamant :
- Qu'il doit être content, ce petit Jamie ! Tu lui as bien donné deux dollars, pas vrai ? Oh, je rêve de voir ses nouvelles dents d'adulte ! Toutes blanches, bien propres, toutes alignées ! Et dire qu'il n'a jamais porté d'appareil dentaire ! Cela me fait penser à Bunny, il devrait vraiment en avoir un ! Un jour, je vais y arriver, Quenotte, nous allons le trouver dans son sommeil et le lui installer ! Qu'en dis-tu ? En attendant, je vais ranger par moi-même cette petite là ! Va te reposer, Quenotte !
La petite fée baîlla et alla se réfugier avec ses soeurs dans leur "dortoir". Fée vola rapidement vers la tour Ouest et, en sifflotant gaiement, appuya sur un bouton invisible placé sur la paroi de la tour. Une fissure apparut et une grande boîte dorée en sortit et glissa lentement vers Fée, puis s'ouvrit. La Gardienne déposa délicatement la petite canine dans le moelleux de la cartouche qui se referma alors et retourna dans la tour. Fée sourit.
Quel bel avenir ce petit Jamie possédait ! C'était sûr que, avec des dents pareilles, il rencontrerait une jolie jeune fille aux dents toutes aussi blanches qui l'aimerait, il aurait plein d'enfants avec une dentition toute aussi immaculée. Fée en soupirait d'envie. Si seulement tous les enfants étaient ainsi ! Quel malheur avait été la création des bonbons pour elle ! Toutes ces dents cariées, rongées par les sucres nocifs que produisaient les roudoudous, carambars, nougats ou encore les chocolats de toute sorte ! Et elle en voyait, chaque jour, des dents salies passer devant elle. Pauvres enfants...
- Toujours dans tes dents, petite soeur ?
Fée se retourna vivement en poussant un cri. Ses yeux s'écarquillèrent de stupeur et elle plaqua ses mains devant sa bouche.
- Perséphone... murmura-t-elle.
La Légende des Enfers se tenait devant elle, sombre comme à son habitude. Ses yeux n'étaient pas froids comme auparavant, non, en cet instant, ils inspiraient la bonté et la gentillesse.
- Tu as encore gagné ! s'écria joyeusement Perséphone. Tu me battras toujours au "Qui est-ce ?" !
- Que viens-tu faire ici ? demanda nerveusement Fée. Tu as failli tuer Jack la dernière fois, je ne te fais absolument pas confiance !
- Toi ? Ne pas me faire confiance ? roucoula sa soeur en s'approchant lentement de la Gardienne. Voyons, Fifi, c'est la dernière chose que tu ferais.
Fée cilla en entendant son surnom, mais elle se reprit rapidement.
- Tu n'es PAS ma soeur ! cracha-t-elle. Et tu ne le seras jamais !
Les yeux de Perséphone se froncèrent, et dans son regard brilla une lueur maléfique.
- Tu ne te rappelles pas de notre vie humaine ? fit-elle. Nous étions bien, toutes les deux. Nous jouions ensemble, nous nous aimions ensemble, nous
- Sommes mortes ensemble ! Et par la faute de qui ? Par la tienne !
Perséphone soupira.
- Je suis vraiment désolée, Fifi, dit-elle en prenant délicatement les mains de sa soeur entre les siennes. Vraiment. Je ne voulais pas te tuer. Mais ce garçon m'a mise hors de moi. Puis tu t'es interposée... Je n'ai pas réfléchi. S'il te plaît...
Perséphone baissa la tête.
- Pardonne-moi, murmura-t-elle, la gorge nouée.
Fée était perdue. Cette même soeur qu'elle avait supporté pendant des années venait de lui demander son pardon. Mais pourquoi ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi pas plus tôt ? Pourquoi si tardivement ? Fée se sentait hésiter. Sa soeur n'était qu'un être rongé par la solitude et le désespoir, après tout, elle ne maîtrisait pas ses actes.
Pas vrai ?
- Je te pardonne... répondit alors Fée.
Perséphone leva les yeux vers elle, et Fée y vit la flamme de la gratitude. Elle lui sourit gentiment. Pers' répondit à son sourire. Elle rejeta alors ses cheveux blonds en arrière et embrassa sa soeur sur le front.
- Merci... lui chuchota-t-elle lentement. Merci de m'avoir pardonné. Mais moi, je ne te pardonnerai jamais, jamais, de m'avoir laissée seule pendant six cent ans. Jamais je ne te pardonnerai d'avoir été choisie par l'Homme de la Lune pour être une douce, belle fée. Jamais je ne te pardonnerai de rester l'idole des petites filles. Jamais je ne te pardonnerai d'être ma soeur. Jamais.
- Pers'...
- Jamais, répéta sa soeur en approchant sa bouche de son oreille. C'est fini, et tu le sais. Tu avais raison, Fifi : je ne suis pas ta soeur. Je ne l'ai jamais été. Jamais.
Fée ne sentit rien venir. Elle avait eu juste le temps de voir les lèvres de Perséphone s'approcher de nouveau de son front, et la caresse du baiser fraternel mouiller ses plumes. Lentement, elle ferma les yeux. Ouvrit la bouche. Murmura.
- Je t'aime.
Elle s'effondra.
.
.
"Tu n'es pas ma soeur. Tu ne l'as jamais été."
- Mais je t'aime.
"Tu ne l'es pas. Ne le seras jamais."
- Je t'ai toujours aimée.
"Jamais. Ma soeur est morte. Tu le sais."
- Je t'aime, Pers'.
"Ma soeur..."
- Je suis morte.
"Non ! Tu n'es pas morte. Tu n'as jamais existé."
- Tu n'es pas ma soeur.
"Je t'ai toujours aimée..."
- Ma soeur est morte. Son esprit est parti en fumée, dans le même temps que son humanité.
"Je t'ai toujours aimée... Toujours !"
- Jamais.
"Tu n'es pas ma soeur."
- Je t'ai toujours aimée.
Vous savez quoi ? Moi aussi je vous aime ! ;) Mais jamais je ne vous tuerai, ça non. Jamais.
Bref, passons au sérieux. Prochain chapitre dans maximum une semaine. See you my friends !
