Bon... Qu'ai-je à dire d'autre hormis le fait que je sois désolée pour vous avoir présenté ce chapitre une semaine en retard ? Par contre, je ne vous rendrai pas le chapitre 13 en même temps, à ça non, ravie que vous ayez dormi debout, mais le rêve s'est mué en cauchemar ! (:)

Beaucoup de révélations dans ce chapitre, comme le laisse supposer le titre ^^ (-Oh, ça rime ! -Chut et continue ton monologue ! -OK...)

The-zia : Tout le monde ou presque a été bouleversé par la banane ! XD Pourtant, cette expression est couramment utilisée dans la langue EyaSilversienne ! ^^ L'éclat ne sera révélé que bien plus tard. NON ne me tue pas, je t'en prie... Merci ! :D


Chapitre 12 : Révélations

Quelque part :

"Je t'aimais."

Fée releva une paupière. Elle gémit doucement, la lumière pourtant peu vive lui ayant marqué la rétine. Elle ferma les yeux de nouveau.

"Je t'aimais tellement que je n'ai pas vu, ou trop tard, ce côté sombre qui te collait pourtant à la peau."

Oublier. Tout. Mais plus que cela, cette voix. Cette voix qui la rongeait de l'intérieur, accusatrice, qui semblait la pointer du doigt devant toutes les misères du monde. Cette voix qu'elle détestait tant. La sienne.

"Et voilà que je m'en suis rendue compte... Trop tard. Je t'ai pardonnée. Pardonnée pour trop de crimes, trop de douleurs, trop de souffrances que tu as répendu sur le monde entier. Je t'ai pardonnée, mais tu ne m'as pas renvoyé ce geste. Tu ne m'as pas remerciée. Tu m'as embrassée."

Elle aurait voulu voler, se cacher, même dans une de ses cartouches à dents qui étaient pourtant trop petites pour elle. Oh, oui, elle aurait voulu s'infiltrer parmi ses protégées blanches comme du cristal, elle aurait voulu les entourer, les protéger. Mais ce n'étaient pas les dents qui devaient être protégées. Ni les souvenirs qu'elles refermaient.

"Tu m'as embrassée, et alors, j'ai su, j'ai su que je t'avais perdue. Parce que jamais Perséphone n'aurait fait cela. Jamais elle ne l'aurait fait, jamais elle n'aurait osé m'embrasser fraternellement. Parce que ma soeur est morte depuis bien longtemps, depuis cette chute mortelle. Parce que, tout simplement, elle n'a jamais été ma soeur."

Fée devait se protéger d'elle-même. Nord n'était pas là. Sab non plus. Jack était parti, lui-aussi, avec la fille. Quenotte elle-même était absente. Fée espérait qu'elle avait réussi à contacter ses amis. Et Bunny qui ne pouvait rien faire non plus...

Personne ne savait où elle était.

Cette pensée acheva de la réveiller et elle se redressa sur le lit, ouvrant grand les yeux. La pièce était vide de toute présence chaleureuse. Elle se leva alors lentement, et voleta pour inspecter les contours de sa prison. Il n'y avait ni fenêtres, ni portes, ni quelconque échappatoire possible. Elle était bloquée.

Perséphone l'avait bien piégée.

Fée se rassit alors sur son lit en soupirant et enfouit son visage dans ses mains.

- Mais qu'est-ce que j'ai fait... Pourquoi me suis-je laissée avoir si facilement ? J'aurais dû y voir plus clair dans son jeu.

Elle sentit les larmes lui monter aux yeux et renifla misérablement.

- Non ! s'écria-t-elle alors. Je dois être forte. Il faut que j'arrête de pleurer comme un jeune enfant qui n'a pas encore perdu ses dents de lait, il faut que je devienne courageuse pour mes amis. J'espère qu'ils me cherchent...

Elle se mordit la lèvre, tremblante.

- Venez vite...

- Ils ne viendront pas. Pas de sitôt.

Fée sursauta tandis qu'une silhouette noire se matérialisait au milieu de la pièce. Elle serra les dents.

- Comment ça, ils ne viendront pas ? répondit-elle sauvagement. Ils viendront !

- N'en soit pas si sûre, Fifi.

- N'utilises pas ce surnom, s'il te plaît.

- Tu préfères Fée, à présent ? C'est dommage, je trouve que "Fifi" te donne un air beaucoup plus innocent, naïf... exactement ce que tu es.

- Et toi, qu'es-tu ? contra Fée. Une ordure sans nom ? Une harpie qui se croit la reine du monde ?

Fée avait la voix qui tremblait. Elle ne lancait jamais d'insultes. Encore moins dirigées vers sa propre soeur.

Mais Perséphone n'était pas sa soeur.

La Gardienne de la Violence sourit faiblement et s'installa à côté de Fée, qui eut un mouvement de recul.

- Pourquoi m'as-tu enlevée ? Tu veux me torturer, c'est ça ?

- Exactement, ma chérie ! répondit joyeusement sa soeur sans tenir compte du frisson de peur de Fée. Tu sais que je préfère la torture physique, mais comme tu es ma soeur, je vais m'abstenir de celle-là. C'est ton esprit qui va être torturé.

- Je vais résister ! cracha la Gardienne de la Mémoire.

- J'ai déjà positioné quelques graines du camp des "gentils", expliqua Perséphone sans tenir compte de la remarque de sa soeur. Ma première cible était Jack Frost. Mais je pense que tu le sais déjà.

- Qu'est-ce que tu lui as fait ? murmura Fée, effrayée.

- À lui ? Rien. Par contre, à ce petit bâton qu'il chérie tant...

- QU'EST-CE QUE TU LUI AS FAIT ?!

Fée se leva d'un bond et brandit son poing frêle vers la mâchoire de Perséphone, mais sa soeur était beaucoup plus expérimentée et elle lui saisit la main, lui broyant les os. La Gardienne poussa un gémissement et Perséphone la relâcha.

- Je vais t'expliquer. Tout d'abord, je lui ai volé son bâton. Cela a été plutôt facile. Ensuite, j'ai piqué à ce très cher Pitch Black un peu de son sable noir qu'il vole lui-même à cet également très cher Marchand de Sable. Facile. Ensuite, j'ai inoculé ce sable dans l'arme de Frisotte.

- Je croyais que... que Pitch était ton allié... ?

- Pitch ? Pas le moins du monde. Non, lui, c'est un sous-fifre bon à rien. Il a beau m'envoyer des cauchemars, ses créatures ne servent à rien contre Clarisse.

- Par mes fées... jura Fée qui s'éloignait de plus en plus de sa soeur.

- Ce qu'il va arriver à Frisotte ? En vérité, je n'en sais fichtrement rien. Je sais juste que cela ne sera pas agréable du tout. Pour Frisotte, bien sûr. J'ai hâte de voir sa réaction.

- Il... il a récupéré son bâton... ?

- Oui ! Je le lui ai rendu.

- Espèce de petite -

- Tu n'oserais tout de même pas traiter ta soeur, Fifi ?

Fée ne répondit pas. Perséphone prit cela pour un encouragement.

- La deuxième moitié de mes plans se concentrait sur Emma.

- Emma... ? fit Fée, décontenancée. Qui est Emma ?

- Oups ! J'oubliais qu'elle ne s'était pas présentée.

En quelques mots précis, Perséphone expliqua à Fée qui était Emma. La Gardienne hoqueta de surprise.

- Emma est...

- Exactement ! coupa Pers' d'un ton gai. Je continue mon récit, à présent. Donc, je disais, la deuxième partie de mes plans se dirigeaient vers cette jeune Esprit de Feu. Quel caractère merdique possède-t-elle ! C'est comme marcher sur des charbons ardents ! Ouille, ça brûle !

Fée haussa un sourcil. Sa soeur divaguait complètement.

- Par contre, elle a un de ces pistolets... Très joli, long et rouge comme la braise, on sent bien la balle qui s'apprête à décoller avec la gerbe de sang de sa victime, qui veut se loger dans sa chair, déchirer les muscles, provoquant l'hurlement de l'homme et... et...

Pers' regarda Fée qui la fixait, abasourdie, puis elle se racla la gorge.

- Rrrhm, rrrrhm, bref, passons. Je disais donc que le Feu de cet Esprit allait m'être d'une très grande utilité contre Frisotte. Le chaud contre le froid, il n'y a pas mieux !

- Et comment voudrais-tu procéder ? Emma a décliné ton offre, n'est-ce pas ?

- C'est vrai. Elle a refusé de se joindre à moi. La petite pute !

Pers' rit de bon coeur et Fée sauta en arrière, son coeur battant la chamade. Sa soeur était folle. Complètement tarée. La Gardienne gémit.

- Je l'ai déjà topée quand ce crétin de Lapin en peluche à laissé tomber son oeuf. Je n'ai pas eu le temps de lui prendre son arme, malheureusement, mais j'ai quand même pu lui inoculer quelques gouttes de sable noir. Mais j'aimerais pouvoir la contaminer encore plus grâce à son flingue. Ce sera comme pour Frisotte, je l'écraserai, la torturerai un peu au passage, lui volerai son joujou puis le lui rendrai. Simple, efficace. Sauf que, au lieu de mourir, elle se joindra à moi. C'est un peu dommage, car la violence combinée à la douleur, il n'y a rien de mieux...

Fée avait envie de disparaître. De se retrouver à la place de la Petite Souris. Oui, c'était bien mieux, au moins, elle pouvait se faufiler discèrement dans des trous quasi-invisibles, tout en chantant la marseillaise à tue-tête... Non, mauvaise idée. La marseillaise, c'était pas son truc.

- Voilà mon plan, termina Perséphone, un grand sourire aux lèvres. Qu'en penses-tu, chère Fifi ?

- Pourquoi me dis-tu tout ça ? demanda Fée.

- Parce que tu es ma soeur ! Et que je sais que tu ne parviendra pas à t'échapper d'ici de sitôt, ou du moins, si tu y arrives, que les Gardiens seront morts avant. C'est probable, d'ailleurs.

- Tu es abjecte !

- De la même source que toi.

- Tu n'es PAS ma SOEUR !

- Ma pauvre Fifi, soupira Pers', tu ne comprends décidément jamais rien...

Traîneau de Nord :

Jack se mit en tailleur près de l'Esprit de Feu et resta silencieux, son regard orienté vers le vide qui s'étalait sous leurs pieds, mais ses pensées se dirigeaient ailleurs.

- Quel est ton nom ? Et réponds-moi franchement cette fois, s'il te plaît.

La phrase était venue d'elle-même, sortie de sa bouche sans qu'il ne le veuille vraiment. La fille sursauta mais ne se retourna pas. Devant son mutisme, Jack la poussa légèrement de son bâton.

En parlant de son bâton, le bois avait légèrement guéri grâce au givre de son porteur, mais quelques plaques de bois calciné rongeait encore l'arme. Jack ressentait des picotements à chaque fois qu'il l'empoignait, mais il ne s'en souciait guère. Cela faisait depuis si longtemps qu'il n'avait pas porté son bâton qu'il n'était pas surpris qu'il réagisse ainsi.

- Hé, réponds-moi, c'est idiot cette manie de se fermer comme l'Homme de la Lune face à un certain Esprit de l'Amusement.

- Calme-toi, monsieur l'excité, j'vais te répondre, grogna l'Esprit de Feu.

Jack eut un rire. Le surnom convenait plus à la fille qu'à lui !

Il attendit alors patiemment que l'adolescente crache le morceau. Elle resta tout d'abord muette pendant quelques secondes.

- Emma Ash, répondit-elle alors, crispée.

Jack écarquilla les yeux. Il ouvrit la bouche, déstabilisé, puis la referma, ne sachant quoi dire. Emma se retourna et le fixa dans les yeux.

- Satisfait ? grogna-t-elle.

Elle le regarda longuement et vit son attitude stupéfaite. Son coeur rata alors un battement. Ces traits... Elle avait déjà vu ces traits... Mais où ? Comment avait-elle pu ne pas remarquer avant ?

Un cri surgit alors. L'Esprit de Feu sursauta violemment et dirigea son regard vers le vide qui s'étalait sous leurs pieds.

Emma

- Cette... cette voix, je connais cette voix, murmura la fille en haletant.

- Qu'est-ce que tu dis ? fit Jack qui ne comprenait plus rien.

- Tu n'as pas entendu ?

- Entendu quoi ?

Emma

- Ça !

Elle se leva d'un bond, et se pencha au bord du traîneau. Bunny la regarda faire avec méfiance et tritura son boomerang. Tant mieux si la fille tombait, ça leur ferait des vacances. Sab dormait et ne faisait pas attention aux deux adolescents, et Nord était occupé à diriger ses rennes.

- Qu'est-ce que tu fais, la carbonisée ? interpella alors Bunny.

Emma ?

- Quelqu'un m'appelle ! répondit Emma en se penchant encore plus, son regard tentant de percer les nuages.

- Tu vas tomber, fait attention, prévint Jack en la saisissant par le bras.

Il avait oublié.

Les deux peaux rentrèrent en contact et Emma poussa un cri de douleur. Elle bondit en avant. Dans le vide.

Le temps sembla s'arrêter. Jack lanca sa main pour attraper le coupe-vent de l'adolescente, mais il rata son coup. Bunny grommela des jurons indistincts et se précipita au bord du traîneau. Sab se réveilla brutalement et contempla d'un air ensommeillé le décor. Nord regarda derrière lui d'un mouvement brusque et hurla :

- Que quelqu'un la rattrape !

Jack sauta. Son bâton tenu bien fermement entre ses paumes froides, il chuta à pic vers la silhouette sombre dix mètres sous lui. Étonnemment, elle ne hurlait pas. N'avait pas peur.

Emma se recroquevilla sur elle-même et étouffa un juron.

- C'est pas aujourd'hui que je meurs... fit-elle entre ses dents.

Alors, elle sortit son pistolet de sa ceinture, le regarda longuement, puis se colla le canon à la tempe.

Emma !

Jack fonca. Il était trop lent. Beaucoup trop lent. Emma tombait beaucoup plus vite que lui et, malgré son pouvoir sur le vent, il ne parvenait pas à la rattraper. Il vit alors avec horreur qu'elle levait son pistolet à son crâne.

- Non ! Emma, arrête ! hurla-t-il.

Un bruit sourd. Une flamme. Chatoyante.

Emma s'embrasa. Son corps entier fut happé par des flammes vives, et soudain, disparut.

Jack s'arrêta net. Les yeux écarquillés de stupeur, il regarda le vide beaucoup trop... vide à son goût.

Elle était partie.


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Reviews ? *yeux du Chat Potté*