Salut ! J'espère que vous allez bien pour ce Lundi de Pantecôte ! Eh oui, je reviens vous faire un petit cadeau ! J'aime bien offrir des présents à mes ami(e)s, et comme je vous considère comme tels... !

Encore merci pour vos reviews ! J'ai remarqué qu'il y en avavait pas mal d'interrogatives ! XD

The-zia : Tout le monde déteste Pers' :O ! Et ouais, Emma ne peut pas toucher Jack... Remarque, notre Flocon de Neige gèle tout ce qui passe à sa portée ! ^^

Apple : Mince, je n'ai pas pu répondre à ta précédente review ! :S Bon, je réponds aux deux, alors. Première review : Touches de clavier dans la bouche ? XD Ne fais pas d'indigestion, surtout, il paraît que c'est n'est pas très goûtu... Deuxième review : Ahaha ! Emma est... non, je ne dis rien. Niark niark niark ! Attends, tu as bien dis "suicidée" ? Quand même pas ! :O Tu m'as fait peur, non, elle ne ce serait jamais suicidée ! Un petit indice si tu ne sais ce qui lui est arrivé : certains animaux ont étés crées par le feu, source de vie mais aussi de mort. L'un deux, un grand oiseau, peut renaître à volonté. Qui est-il ?

Bonne lecture ! :D


Chapitre 13 : Mémoires

Battement de paupières. Iris d'encre. Fermeture, ouverture. Battement. Souffle chaud. Inspiration, expiration. Bouche sèche. Battement. De coeur, cette fois. Un, deux, trois, cent. Deux cent, bientôt trois cent. Régulier. Cent cinquante. Trois secondes sont passées.

Elle plaqua sa main contre le sol. Des feuilles. De la terre. De l'herbe. Elle les sentait sous ses doigts. Inspiration, expiration. La feuille s'envole et atterrit quelques mètres plus loin.

Elle se relève alors lentement, la respiration haletante, comme sortant d'un marathon.

- À chaque fois que je fais ce tour, c'est la même chose, gronda-t-elle en se mettant debout, les mains sur les genoux. Renaître de ses cendres ne rend pas la vie facile !

Emma

Elle sursauta de nouveau, son souffle se figea. Cette voix. Elle la connaissait.

Emma ?

Oui, elle la connaissait même très bien. C'était une voix grave, une voix masculine, une voix joyeuse, rieuse. Cela lui rappelait quelqu'un. Mais qui... ?

Dépêche-toi, on va être en retard au concours de descente en luge !

- Descente en luge... ? répéta Emma en avançant d'un pas.

Mais oui ! Tu te souviens, avec Cécile et Fabrice !

- Cécile, Fabrice ?

Fais pas ta bête, petite soeur. Aujourd'hui est le grand jour !

Elle sentit alors comme une main invisible l'attraper par la manche et l'attirer vers l'avant. Elle faillit se prendre un arbre en plein nez et poussa un cri.

- Lâche-moi ! hurla-t-elle péniblement.

Elle ne savait pas où elle s'était matérialisée. Dans un bois, ça, c'était sûr, mais ces lieux paraissaient familiers... Elle ne savait pas pourquoi.

Hé, regarde, petite soeur, je fais l'élan !

Des flashs blancs traversèrent son esprit. C'était elle qui regardait un jeune homme brun faire des pitreries avec les cornes d'un cervidé. Elle rit gaiement, puis l'image se fâna.

Que dirais-tu d'une bataille de boules de neige, hein ?

Toujours le même jeune homme brun. Il brandissait une boule de neige devant elle puis la lancait vers un petit garçon, plus loin. Elle éclata de rire.

L'image se ternit.

La marelle, ça te dit ? Comme on a joué hier ?

Cette fois-ci, aucun cri de joie. Juste du froid. De la glace. Et de la peur. Elle ferma les yeux et gémit. Cela lui rappelait quelque chose. Quelque chose qu'elle ne voulait absolument pas savoir. Mais plus elle tentait de repousser sa mémoire, plus celle-ci revenait en puissance, lui faisait mal.

Elle tomba à genoux.

- Va te faire foutre... murmura-t-elle.

C'est facile, il suffit de faire un pas. Deux...

- Va te faire foutre ! hurla-t-elle alors en ouvrant brutalement les yeux.

L'air devint brutalement sec et chaud, en réponse à sa peur.

Derrière elle, une silhouette sombre se mouva silencieusement, sans qu'elle ne la remarque.

- Bonjour, Emma. On va avoir une petite discussion entre filles, toi et moi.

Ciel, sous le traîneau de Nord :

Jack secoua la tête violemment. Emma... Emma avait disparu. Mais comment ?

Lentement, le traîneau arriva à sa hauteur et il fut bombardé de questions.

- Où est la fille, Jack ? Tu ne l'as pas rattrapée ?!

- Super, maintenant une fille en flammes se promène dans la nature.

- "Feu doré, silhouette tombant, ? et !"

- Il faut la retrouver !

- Hors de question, je donnerai même pas la peau de mes fesses pour une fille aussi idiote que celle-là.

- "!, sifflet, drapeau agité"

- Bunny, soit un peu moins égoïste.

- Moi, égoïste ? Tu te fous de moi, mec.

- Je te le dis, Bunny, il faut la retrouver ! Et c'est pas en restant ici qu'on va l'aider !

- "!, sifflet, drapeau agité"

- Je suis sûr que même ma jolie petite mouflette lui donnerait un coup de poêle à frire dans la face si elle la voyait arriver.

- Tu parles de Sophie Bennett ?

- "vapeur sortant des oreilles"

- Non, sans blague ! Elle doit avoir bien grandi, d'ailleurs, j'ai hâte de la revoir pour Pâques.

- Noël est mieux que Pâques, je la verrai avant ! Ha ha !

- Oh non, c'est pas vrai, il recommence... Écoute, mec, on va pas revenir sur le sujet, on en était à la fille au cerveau à moitié cramé qui vient de se croûter. Elle est tombée où, d'aill-

- STOP !

Jack avait hurlé. Tout le monde se tut, enfin, plutôt Nord et Bunny, parce que Sab ne pouvait pas parler, et tout le monde s'immobilisa.

- Je vais la chercher, ordonna Jack. Vous restez là, et ne vous inquiétez pas, je serais aussi rapide qu'un lapin !

Bunny rit d'un rire sans joie pendant que Jack fondait vers le sol. Il se tourna vers Nord et Sab.

- Sans blague, les mecs, vous léveriez un doigt pour elle ?

Sol, sous le traîneau de Nord :

Jack atterrit brutalement et grimaca. Il s'était fait mal en touchant terre, malgré le vent qui le portait. Il fronça les sourcils. Pourquoi avait-il mal si le vent, contrôlé par son bâton, l'aidait ? Il secoua la tête. Il était là pour retrouver l'Esprit de Feu !

Il placa alors ses mains en porte-voix, calant son arme sous son bras, et hurla.

- Emma ?!

Il attendit quelques secondes, puis l'appela de nouveau.

- Emma ! Réponds-moi s'il te plaît ! On a beaucoup de choses à se dire, toi et moi !

De nouveau, seul le bruit incessant des feuilles bougeant au gré du vent lui répondit. Il soupira, puis se dit qu'il aurait une vue meilleure du haut de la forêt. Il bondit alors et se stabilisa au-dessus de la cîme des arbres. Toujours aucune trace de l'adolescente. Il poussa un juron, et redescendit en piquet.

Il n'aurait jamais dû faire ça. Surtout descendre en piquet.

Le vent lui fouetta le visage et il ferma à demi les paupières pour se protéger, puis il se prépara à toucher terre. En effet, le sol arriva. Beaucoup plus durement que prévu.

Il s'affala comme un paquet de linge sur le sol caillouteux en poussant un grognement de douleur. La main qui tenait son bâton envoyait des ondes de souffrance à son cerveau qui enregistrait difficilement le fait qu'il soit tombé d'environ dix mètres de haut. Cela lui rappelait la fois où il était tombé d'une vingtaine de mètres du ciel à cause de Pitch. Bon, il avait immédiatement récupéré grâce à son bâton.

Alors, pourquoi avait-il toujours mal si son arme l'aidait à continuer ?

Il s'assit péniblement et lâcha l'objet. Il sentait une entaille courir le long de sa tempe droite, et sa cheville gauche paraissait foulée. Mais pire que tout, sa paume le cuisait. Rouge, elle semblait pulser et les veines ressortaient légèrement, et il aurait cru qu'elles étaient gorgées de sang noir. Jack grimaca. C'était vraiment très moche à voir. Il bougea lentement sa main en se retenant de gémir et regarda son bâton à côté de lui.

Son arme était normale, même si il restait quelques traces de lave refroidie figée. En regardant de plus près, Jack s'aperçut que les veinures du bois de son bâton étaient comme celles de sa paume : noires.

- C'est quoi ce délire... murmura-t-il.

Il eut un frisson de dégoût et tira sur sa manche de sweat pour tenter de cacher sa main affreuse.

Jack se releva en faisant craquer sa cheville foulée, ce qui lui arracha un grognement supplémentaire.

- Super, on dirait que même Manny est contre moi, grommela-t-il en tâtonnant le sol pour prendre son bâton.

Il saisit l'arme, et remarqua que la douleur revenait de plus belle. Il jura et s'éloignant en boitant retrouver Emma. "Cette fille, dès que je la retrouve, je la tue, pensa-t-il. Mais qu'est-ce qu'il lui a prit de sauter dans le vide ! Bon, je sais bien que je n'aurais pas dû la toucher, mais elle aurait au moins pu tenter de ne pas tomber !"

Il desserra légèrement sa main sur son bâton, prit une grande inspiration, et décolla du sol. Il espérait que, cette fois-ci, il n'allait pas de nouveau se croûter. Une fois, ça allait, mais pas deux. Il monta lentement dans les airs en contemplant son arme avec un froncement de sourcils. Si jamais son bâton cessait d'ordonner le vent, il était mal. Surtout qu'il se trouvait à présent à dix mètres de hauteur.

Voyant qu'il ne lui arrivait rien, il continua plus rapidement sa progression et laissa ses pensées divaguer.

"Emma. Emma... Ce prénom... C'est exactement comme celui de ma petite soeur."

Forêt :

- Qu'est-ce que tu me veux encore !

Emma tint en joue Persépone qui venait d'apparaître devant elle.

- Tu vas arrêter de me faire chier et laisser les autres tranquilles, c'est clair ? Parce que j'en ai ma claque de voir ta tronche de cake !

- Ma tronche de cake ? s'offusqua son ennemie. Je croyais qu'on était là pour discuter paisiblement.

- Va te faire foutre toi et tes discussions de merde !

- Tu es aussi bornée que ton frère... soupira-t-elle.

Emma se statufia.

- Quoi ?

- Oups ! lâcha la Gardienne de la Violence avec un petit rire. J'ai oublié.

- Allez, vas-y, crache le morceau !

Perséphone lui sourit gentiment.

- Tu t'es déjà demandé pourquoi tu t'es réveillée seule et invisible de tous dans ce brasier ? demanda-t-elle. Pourquoi tu avais cette nature si rebelle, si fougueuse ? Pourquoi tu entends cette voix qui te rappelle étonnamment des souvenirs étranges ?

- De quoi tu parles ? fit Emma, déconcertée.

- Je parle de ton passé, petite fille. Je parle de toi et tes souvenirs. Oh ! Ça remue dans ma poche.

Emma leva haut un sourcil. Elle divaguait complètement, cette fichue soeur de Fée... Perséphone mit la main dans une poche invisible de son pantalon noir et en ressortit une longue boîte dorée.

- Tu les veux, Emma ?

- Qu'est-ce que c'est... ? fit Emma en s'approchant lentement de sa rivale.

- Tes souvenirs, tout simplement.

Emma !

Elle sursauta et se décala. Perséphone en profita pour ranger la boîte dans son vêtement.

- Donne-la moi ! ordonna fièvreusement l'adolescente.

- Non non non ! contredit Pers' en agitant un doigt. Le mot magique !

- Elle se fout de ma gueule, traduisit Emma.

Elle tira. Deux balles de feu s'échappèrent en sifflant de son arme, mais Perséphone se décala à une telle vitesse qu'elle en parut floue, et Emma arrêta de tirer pour se plaquer face contre terre, évitant une lame noire. L'épée lui coupa une mèche de ses cheveux.

- Qui veut une coupe au bol ? demanda joyeusement Perséphone en agitant son épée. Clarisse rêve depuis toujours d'être coiffeuse.

- MAIS VA TE FAIRE ENCULER !

Emma venait de hurler cette injure qu'elle adorait utiliser. Elle se redressa vivement, balanca un coup de pied énergique dans la poitrine de son ennemie, la faisant vaciller, et se colla contre Perséphone. Cette dernière écarquilla les yeux de surprise en sentant le canon de l'arme se poser contre sa tempe. Puis une lueur folle s'alluma dans ses yeux d'ébène.

- Oooooh, roucoula-t-elle, on a des tendances vers le même sexe ?

Emma poussa un grognement de rage et appuya sur la détente. La balle partit, traversa sans dommage la tête de Perséphone. L'adolescente attendit la gerbe de sang, mais à sa place arriva la sensation froide d'une lame sur la gorge. Elle hoqueta de stupeur.

- On se calme, ma petite, souffla Perséphone.

Emma, pour une fois, ne répliqua pas et la tension disparut de son corps. Elle écarquilla les yeux, surprise que ses muscles se soient relâchés contre son gré.

- Qu'est-ce que... comment... balbutia-t-elle.

- Ah ça, ma petite, ce sont les joies de l'empoisonnement au sable noir !

- Relâche-moi !

Emma tenta vainement de battre en retraite mais n'y parvient pas. Seule la partie supérieure de son corps lui obéissait : sa tête, sa poitrine et ses bras.

- Ne te bats pas trop, ma jolie, lui dit Perséphone. Si tu te forces, tu risques de te déchirer quelque chose et ça fait très mal.

Emma ouvrit alors la bouche pour lui hurler des injures mais son ennemie lui arracha son pistolet des mains et elle n'eut pas le temps de crier. Ses yeux s'écarquillèrent. Un sentiment affreux s'empara alors d'elle. De la peur.

- Non... murmura-t-elle. S'il te plaît, rends-le moi... ne fais rien...

- Vas-y, continue, j'adore quand on me supplie.

Perséphone la frappa en plein dans le ventre. Emma hurla et tomba par terre, le souffle coupé, et ne put pas se relever.

- Tout d'abord, je vais te torturer. Je suis très bonne là-dedans, tu sais ? Mais je suis une gentille fille, je vais donc te rendre tout d'abord tes souvenirs.

Emma gémit, les mains toujours crispée sur son ventre.

- Pourquoi... ? fit-elle en hoquetant misérablement.

- Je te l'ai dit : je suis une gentille fille.

- Une connasse, oui...

- Je te retourne affectueusement le compliment ! Bon, d'accord, je vais te dire pourquoi. Je sais déjà ce qu'il se trouve dans cette petite boîte. Et je sais très bien que tu ne vas pas aimer ça. Pas du tout.

Avec un petit rire, Perséphone se pencha pour lui saisir délicatement les mains. L'Esprit de Feu ne résista pas, trop faible. La Gardienne de la Violence posa la boîte dorée dans ses mains, puis recula de quelques pas et se cacha les yeux.

Oui, se cacha les yeux.

Emma haussa un sourcil.

- Je suis très pudique, expliqua Perséphone.

- C'est bon, j'vais pas me mettre à poil, non plus, dit Emma qui avait retrouvé sa respiration rapidement.

La curiosité la dévorait. Mais elle avait peur.

Devait-elle oui ou non ouvrir cette boîte ? Et si, comme le disait Perséphone, ce qu'elle découvrirait lui fera mal ?

Alors, elle se décida. Précautionneusement, elle manipula la cartouche de ses dents de lait et vit une petite image sur un côté. La photo montrait une petite fille d'environ dix ans, aux cheveux bruns et aux yeux de la même couleur. Elle souriait, montrant bien ses fossettes et ses dents blanches.

C'était elle-même, Emma en était certaine.

Elle prit alors une grande inspiration, et sans jeter un seul regard vers Perséphone qui avait la tête appuyée contre un arbre et semblait compter comme si elle jouait à cache-cache, posa un doigt au milieu de la cartouche.


Je suis en train de me rendre compte que je rends Perséphone vraiment schizophrène ! :O Mais j'aime bien ! ^^ Bon, je suis méchante, moi aussi, j'ai retardé le moment des souvenirs ! *rire machiavélique*

Je ne sais pas quand je posterais le chapitre suivant. consultez toujours votre boîte mail, ça peut arriver n'importe quand ! ;)

Un petit jeu ! Enfin, une question, quoi. Selon vous, de quoi Emma est-elle la Gardienne ?