Bonsoir à tous!
Voici le 2é chapitre.
Avec le recul, j'ai décidé de n'en publier qu'un maximum par semaine. J'ai changé ma façon d'écrire et je prends beaucoup plus de temps qu'avant. Pour ceux qui ont lu mes précédentes fic', est-ce que vous voyez un changement ?
J'ai aussi recompté mes chapitres et il y en aura 15 au lieux de 16.(Ca change pas grand chose mais comme ça, vous êtes au courant)
J'espère que vous aimerez ce 2é chapitre. Je vous souhaite bonne lecture et à la semaine prochaine (sûrement jeudi ou vendredi)
"Restons ce que nous avons toujours été : des gens libres. C'est devenu suffisamment rare pour qu'on s'accroche ne serait-ce qu'à l'idée" Enik Bilal
Dean sortit de la chambre le plus discrètement possible mais il n'avait fait que quelques pas quand il tomba nez à nez avec Sam qui lui sourit.
- Ca y est ? Lui demanda ce dernier. Tu t'es enfin décidé ?
- Je ne vois pas de quoi tu parles, Sammy.
- Mais bien sur, prends moi pour un idiot !
- Oh,c'est bon ! Ok ! Je me suis enfin décidé, comme tu l'as dit.
Le cadet sourit pendant que son frère haussa les épaules.
- En tout cas, merci d'avoir été discret cette nuit ! Reprit Sam.
Dean le regarda quelques secondes l'air interdit puis rougit.
- Putain, Sam ! Tu crois que je me suis jeté sur lui ? Que je l'ai baisé comme un porc en manque ?
- Calme toi ! Ca fait longtemps que vous vous tournez autour. Ce serait normal que…
- Non ! On prendra le temps qu'il faut ! J'ai trop de respect pour lui.
Sam lui tapota l'épaule en lui murmurant « Je sais, mec. Je sais ».
Depuis la chute des anges, ils avaient appris à mieux communiquer et à se faire confiance. C'est ce qui les avait sauvé quand ils avaient été chercher Castiel en enfer. Et pour la première fois, l'ainé avait fait entièrement confiance à son frère quand celui-ci avait décidé d'écouter Crowley. Ce qui leur avait permis de définitivement fermer les portes de l'enfer.
Ils prenaient leur petit déjeuner quand Castiel arriva en trombe. Les Winchester jetèrent un œil à l'horloge : il était, comme tout les matins, en retard.
- 'Jour. Leur lança-t-il en prenant une brique de jus d'orange dans le frigo. Mon bus part dans 5 min.,j'y vais.
- Attends, Cas' ! L'interpella Dean.
L'ex ange se tourna vers lui en rougissant et il se mit à torturer ses doigts. Leurs regards se croisèrent et ils s'observèrent ,silencieux, quelques secondes.
- Dean…Je dois vraiment…
- Je te conduis ce matin, OK ? Viens prendre ton petit dej' avec nous.
Castiel s'installa à coté de Dean qui lui servit un grand bol de lait avant que son compagnon ne prenne deux croissants pour lui en tendre un. Comme si ces gestes étaient fait depuis des années.
Sam se leva et prit ses affaires.
- J'y vais. A ce soir, les mecs.
Ils remarquèrent enfin sa présence et le plus vieux des Winchester observa leurs horaires respectifs, collés sur la porte du frigo.
- Tu commences dans deux heures. Constata-t-il.
- J'ai peur d'être en retard.
- Sam. Intervint Castiel. La bibliothèque est à 500 m. d'ici.
Ledit Sam leva les yeux au ciel en marmonnant et s'éclipsa rapidement.
La porte était à peine refermée que Dean s'approcha de Castiel et l'entoura de ses bras.
- Bonjour, Cas'.
- Bonjour, Dean.
L'ex chasseur l'embrassa dans le cou et Castiel poussa un soupir de désir.
- J'aime quand tu m'embrasses comme ça. Lui dit ce dernier.
- Et moi j'aime t'embrasser comme ça.
Dean prit possession de ses lèvres et ils échangèrent un baiser aussi passionné que la veille.
L'Impala s'arrêta devant le campus universitaire. Dean jeta un œil sur ces majestueux bâtiments et il ressentit un élan de fierté : Son Castiel y avait une chaire. Jamais il n'aurait cru sa possible. L'ex ange était tellement perdu quand il s'agissait de contacts sociaux mais il avait dopé sa confiance en lui grâce à ce travail. Il s'était ouvert au monde et le monde semblait l'apprécier.
- Tu veux entrer ? Lui proposa le jeune professeur.
- J'ai pas un super diplôme. Je raterai l'examen d'admission à coup sûr.
- Viens…Lui dit-il en prenant sa main.
Le bureau de Castiel était assez petit : un bureau, deux chaises dont une pour un invité et le reste était empli de livres de et tableaux religieux.
Dean s'approcha pour les observer et sur l'un d'eux, il reconnut Bobby. Il était très différent de celui qu'il avait connu : plus jeune, plus beau et surtout sans son éternelle casquette. Sur cette œuvre, son père de cœur était entouré de deux anges qui se prosternaient.
Le jeune Winchester sourit et caressa le visage de son mentor.
- Bobby a réformé l'ordre des anges. Les garnisons ont été réorganisé. L'informa Castiel.
- Comment tu…
- Inias. Il vient parfois me voir. La peinture est de lui aussi, je voulais vous l'offrir pour Noël.
- Merci, Cas'. Il a de la gueule notre Dieu Bobby.
- C'est le meilleur père que les anges aient eu.
L'ex chasser sourit et s'installa au bureau, propre et ordonné. Une seule enveloppe était posée négligemment et il lança un coup d'œil à Castiel qui hocha la tête en signe d'approbation. Il l'ouvrit et y trouva une invitation pour le repas de Thanksgiving organisé par l'université.
- Une petite sauterie entre cerveaux new yorkais ? Tu vas t'éclater, Cas' !
- C'est une invitation pour…Deux. Répondit-il.
Castiel laissa sa phrase en suspens, espérant que son compagnon réagisse mais celui-ci était plongé dans la lecture du courrier.
- Une invitation pour deux. Répéta-t-il.
- Wé, j'ai entendu.
L'ex ange inspira profondément et prit son courage à deux mains.
- Viens. Avec moi. S'il te plait.
Dean releva la tête et dévisagea son compagnon.
- Cas',je ne sais pas si c'est une bonne idée.
- Ca me ferait plaisir.
- C'est pas vraiment ma place.
- Ta place est à coté de moi.
Dean ne savait pas si Castiel parlait de la disposition des tables ou s'il avait enfin compris les paroles imagées mais il ne chercha pas à le savoir.
- Ok…Je viendrai.
Dean était mal à l'aise dans cette chemise, son pantalon ne lui allait pas du tout et ses chaussures lui faisaient mal. Il s'observa dans le miroir et parut désespère.
- PUTAIN ! Quelle merde !
Sam entra dans la pièce et s'esclaffa.
- Ta gueule Sammy ! J'ai l'air de rien ! Regarde moi !
- Dean, calme toi. Tout va bien se passer. Cas' est super heureux que tu y ailles.
- Il veut me présenter à la moitié de l'unif' !
- Ses collègues sont très sympa.
- Pourquoi tu les connais et pas moi ?
- Parce que je m'y suis intéressé.
- Moi aussi ! Cas' m'intéresse beaucoup si t'avais pas pigé.
- Oui, Cas'. Uniquement Cas'. Il faut que tu t'ouvres aux autres.
- Je dois aller fricoter avec l'élite new yorkaise, c'est ça ?
- Fais un effort. Au moins pour lui.
Un silence oppressant remplissait l'Impala. Dean avait une conduite nerveuse et trop rapide.
- Dean ? Il y a quelque chose que je ne t'ai jamais dite.
- Quoi ?
- Quand Metatron m'a kidnappé, il m'a proposé de redevenir un ange. Et de faire revenir nos frères et sœurs.
- Il mentait, Cas'.
- Non, il a juré sur les écrits de Dieu.
Le jeune homme tourna la tête vers Castiel, en fronçant les sourcils.
- Alors…Bordel ! Pourquoi t'as dit non ? T'aurais récupéré tes pouvoirs ! Tu vivais déjà en humain et c'était super dur pour toi !
- Là n'était pas la question.
- Il t'a torturé ! Il t'a envoyé en enfer, putain ! Si Crowley n'avait pas été de notre coté, tu serais mort…ou pire !
- Dean…
- Bordel,Cas' ! On a failli te perdre ce jour là ! Notre plan aurait pu foirer ! Si Bobby n'avait pas été là…
- Je le sais.
- Si tu avais dit oui, à l'heure qu'il est tu aurais été là haut.
- Dean ! Je ne veux pas être là haut ! Je veux être avec toi ! Je l'ai toujours voulu. Peu importe le prix.
- Cas',je…
- Entre toi et le reste de la création, mon choix est fait depuis longtemps. Ce que je veux que tu comprennes c'est que je m'en fous si mes amis t'aiment ou non. S'ils ne t'apprécient pas, ils ne méritent pas mon amitié.
- Je ne sais pas quoi dire, Cas'.
- Alors ne dis rien.
Le silence se fit à nouveau, mais plus léger.
- Et je suppose que vous être le fameux Dean Winchester ?
Dean, devant le buffet de zakouskis, se retourna et se retrouva face à une femme à l'aube de la soixantaine, assez jolie et le visage bienveillant.
- Euh…Oui.
Elle le sonda et il rougit. Il chercha du regard Castiel, espérant que ce dernier sorte enfin du bureau du directeur où il avait été invité dix minutes plus tôt.
- L'image que j'avais de vous est très différente de la réalité. Constata la femme.
- Putain…Mais vous êtes qui au juste ?
- Peut être pas si différente en fin de compte. Je m'appelle Sheila Mc Ligane et je suis professeur d'
- d'histoire de l'art. Compléta Dean. Heureux d'enfin faire votre connaissance.
- Le plaisir est partagé. Je suis contente que vous soyez venu, Castiel ne parlait que de ça depuis des semaines.
- Ah wé ?
- Vraiment aveugle, hein ? Je me suis posée beaucoup de questions à votre sujet. Pendant un temps, j'ai même cru que vous jouiez avec lui. Mais Castiel parlait tellement en bien de vous que ça m'a semblé impossible. Et aujourd'hui, j'ai la preuve que vous êtes dingue de lui car vous n'écoutez pas un traitre mot de ce que je dis. Vous ne faites que guetter son retour.
Dean désigna un homme, à quelques mètres d'eux.
- Votre mari…Pourquoi vous l'avez laissé ? Il déteste que vous jouiez les psy ?
Il eut un léger silence. Il avait peur de l'avoir vexée et ouvrit la bouche pour s'excuser quand elle prit la parole.
- Vous m'êtes très sympathiques, Dean Winchester.
Celui-ci l'observa quelques secondes avant de sourire.
- Ca vous dit un burger ?
Castiel revint environ 20 minutes plus tard, un sourire aux lèvres qui s'agrandit en voyant Dean avec Sheila et Jack, son mari. Il s'approcha et prit la main de Dean.
- Hey,Cas' ! Te revoilà ! Lui dit celui-ci, souriant.
Castiel lui sourit à son tour et salua le couple. Sheila le prit dans ses bras et lui murmura :
- Garde le précieusement. Il est fait pour toi et tu es fait pour lui.
- J'y compte bien, Sheila.
Dean sourit, il avait toujours eu l'ouïe fine.
- Bon les jeunes. Intervint Jack. Je suis prêt pour le burger !
Castiel les regarda tour à tour, en fronçant les sourcils.
- Je les ai invité à manger un burger, expliqua Dean. On t'attentait pour partir.
- Je suis désolé, Dean. C'est impossible ce soir. Le directeur nous a invité à sa table.
- Oh ! S'exclama Sheila. Félicitation ! Il n'invite que peu de professeur. Surtout si jeune. Il a sûrement remarqué ton travail.
A peine étaient-il installé que Castiel fut monopolisé par un homme à l'aspect important qui ignora totalement Dean et qui emmena le jeune professeur de l'autre coté de la table pour lui présenter d'autres personnes. Le Winchester ne se sentait vraiment pas à sa place parmi ces gens si instruits et renommés mais Castiel était l'un des leurs et il ne voulait pas gâcher ses chances de carrière. Un homme d'une cinquantaine d'années le sortit de ses rêveries.
- Je ne crois pas vous avoir déjà rencontré. Je suis Bob Buckanon, responsable des admissions et boursiers.
- Dean Winchester, euh…
- Oh ! Vous êtes l'ami du professeur Novak ! Il n'a annoncé qu'il y a deux jours que vous viendriez.
- Ah wé. Cas' est un peu comme ça.
- Cas' ! Quel charmant surnom ! S'exclama la femme en face de lui. Puis je l'appeler comme ça aussi ?
Dean sourit.
- Si vous voulez mais pas sûr qu'il apprécie.
- Alors, dites moi Mr Winchester…Continua la femme avant d'être interrompu pas Bob Buckanon.
- Non, non ! Dawn ! Ne commence pas ton interrogatoire et laisse ce pauvre garçon respirer.
- Je veux juste connaitre l'homme qui a volé le cœur du professeur Castiel Novak. Connaitre l'ennemi est important.
Dean pouffa de rire et Bob Buckanon leva les yeux au ciel avant de faire les présentations.
- Mr Winchester. Voici Dawn Summers, responsable de la section politique intérieur au New York Times, prix Pulitzer 2011 et grande fan de votre professeur Novak.
- J'ai eu la chance d'assister à deux de ses conférences. Tout simplement fabuleux !
L'homme continua les présentations en désignant la femme à coté de la journaliste.
- Et sa voisine, qui fait semblant de ne pas nous écouter, est Jacqueline Tyler. Responsable d'on-ne-sait-quel-projet-secret à la NSA.
- Enchantée. Dit celle-ci. Ca fait quelques mois que nous avons remarqué les talents du professeurs Novak. Ses connaissances en langues anciennes sont extr…
- Stop ! Il ne peut pas travailler pour vous ! L'interrompit Dawn Summers.
- Et pourquoi ?
- Je sais ce que vous faites ! Il disparaitra du monde des mortels ! Et on ne le reverra plus jamais ici !
Les deux femmes commencèrent à se chamailler sous le regard amusé de Dean. Les cerveaux new yorkais n'était pas si différents de lui-même.
- Si je peux me permettre : Que faites-vous dans la vie ? Lui demanda le responsable des admissions et boursiers.
- Je tiens un garage. A environ 10 km.d'ici.
- Donnez moi vos coordonnées ! Je dois justement faire l'entretien.
Dean griffonna l'adresse sur un bout de papier et ils parlèrent « voitures » le reste du repas, entrecoupé par Dawn et Jacqueline qui lui posaient des questions personnelles sur Castiel et lui et auxquelles il répondait le plus vaguement possible.
Peu avant le dessert, le professeur Novak vint s'asseoir à coté de lui mais Dawn le monopolisa pour un débat concernant les nouvelles lois proposées par le président. Dean chercha la main de son compagnon et quand il la trouva, il la serra très fort. Castiel lui sourit timidement avant de reporter son attention sur la journaliste.
Ils s'éclipsèrent dès qu'ils le purent. Ils rejoignirent Sheila et Jack pour que Dean leur fixe rendez-vous le lendemain soir pour le fameux burger. Castiel resta silencieux mais souriant : il ne lâchait pas la main de Dean.
L'ex ange s'affala sur le canapé et alluma la TV.
- Non,non,non ! Cas' ! Il est tard et tu vas encore t'endormir devant la télé !
- J'aime la télévision, Dean.
- Je sais mais il est 2h00 du mat'.
- C'est le week-end !
- Je bosse demain. Et je ne veux pas dormir sans toi.
Castiel céda mais au lieux de se diriger vers la chambre, il se blottit dans les bras de Dean.
- Merci pour cette soirée. Je sais que ça a été difficile pour toi.
- Je me suis fait un nouveau client…Et peut être deux nouveaux amis.
- Je suis heureux que tu apprécies Sheila et Jack.
- Ils sont cool.
- Dean ?
Castiel releva la tête vers son compagnon qui le regarda dans les yeux.
- Cas' ?
- Je t'aime.
- Ah…Je…Cas'…Je peux pas…Ca veut pas dire que…
- Dean, je n'attends pas de réponse. Je n'en ai pas besoin.
- Je suis désolé. Je suis un idiot.
- Non. Je le comprends à travers tout tes gestes, je le lis dans tes yeux, je l'entends dans chacune de tes paroles. Tu n'as pas besoin de le dire.
- Si. Et je te le dirai, Cas'. Laisse moi du temps.
- Nous avons toute la vie.
