Salut à tous!
Voici le nouveau chapitre,plus tôt que prévu. Peut être que je posterai un autre fin de la semaine,je ne sais pas encore! Je vous souhaite bonne lecture et merci pour vos petits mots qui me font toujours plaisir!
"Aimer savoir est humain,savoir aimer est divin"
Joseph Roux
Dean rangeait enfin les valises cela faisait trois jours que Castiel et lui étaient rentrés de leur voyage. Deux semaines rien qu'à deux, voyageant çà travers le pays et s'arrêtant au grès de leurs envie. L'homme à la veste de cuir avait même appris à conduire à son compagnon qui s'était montré très doué, ce dernier passerait le permis de conduire avant la rentrée scolaire.
Mais l'ancien chasseur avait le cafard, son frère était à l'autre bout de l'état, depuis un mois, dans la famille d'Emma et il lui manquait. Ils s'étaient parlé une ou deux fois au téléphone mais les occasions avaient manqué. Dean savait qu'il était temps pour tout les deux de vivre leur propre vie, pourtant il ressentait l'absence de Sam comme un manque.
- Dean ? L'interpella Castiel, en entrant dans la pièce.
- Quoi ?
- Je ne trouve plus mon nouveau t-shirt !
- Lequel ? "I love Niagara Falls" ou "Washington Addict" ?
- "I love Niagara Falls". Mais en fait, je n'ai plus vu "Washington Addict" depuis que l'on est revenu.
Dean ricana et sortit de la pièce, suivi de l'ex ange.
- Dean ! Tu n'as pas abîmé mes t shirts, n'est ce pas ?
- Pourquoi tu me demandes ça ?
- Car tu les détestes et les trouves ridicules.
- Ils sont ridicules !
- Si tu les as jeté, je t'en voudrai toute ma vie.
Devant l'air sérieux de son concubin, le grand blond prit un carton qu'il avait caché sous le lit et jeta les deux t shirt à son aimé, qui le quitta, l'air triomphant.
Le jeune homme constata que son début de déprime l'avait quitté il sourit. C'était l'une des nombreuses choses qu'il aimait chez Castiel : il lui donnait le sourire, même sans le savoir.
Sam revint mi août avec une grande nouvelle dès janvier, Emma et lui emménageraient ensemble dans un petit appartement au centre ville. Ils l'avaient visité alors que Dean et Castiel venaient de partir en congé et avaient décidé d'apprendre pour leur annoncer. Dean sourit : son cadet était heureux et c'est tout ce qui comptait à ses yeux.
La rentrée scolaire arriva bien vite et la routine s'installa à nouveau. La baque de fiançaille était toujours au fond du tiroir de Dean : celui-ci attendait leur premier anniversaire pour faire sa demande.
Les amoureux réussissaient très bien dans leur vie professionnelle respective : le garage de Dean tournait à un rythme soutenu et les clients se fidélisaient. Il décida de ne plus se contenter de réparations : il se lança dan uns nouveau projet qui était de remettre à neuf d'ancien véhicules de prestige pour les revendre. Il travaillait sur quelques véhicules à la fois et un mois plus tard, le succès était au rendez-vous.
Le revers de la médaille était qu'il rentrait plus tard, qu'il travaillait encore souvent à la maison le soir et que la plupart des week-end, dimanche inclus, était réservé à la vente de ses voitures. Il n'aspirait qu'une chose : que tout ça atteigne enfin son rythme de croisière pour qu'il puisse à nouveau passer du temps avec Castiel.
Celui ci ne recevait que des félicitations de ses pairs et ses cours avaient tellement de succès qu'il avait de nouvelles classes. Bien sûr, beaucoup de jeunes filles, et parfois de jeunes hommes, craquaient pour les beaux yeux de leur professeur. Mais l'affluence à ses cours n'était pas seulement du à ça : sa passion et son respect pour les étudiants avaient séduits ces derniers. Il était appellé de plus en plus souvent pour des conférences ou autres manifestations. Tout ça l'aidait a,enfin,trouver sa place et il devenait de plus en plus sociable. Son cercle d'amis s'était encore aggrandit récemment avec Simon,le nouveau professeur d'histoire.
Castiel était fier d'avoir sa propre carrière, ses activités et ses amis mais cela lui prenait du temps et il regrettait les moments avec Dean. Il dormait souvent avec les deux t shirts que son aimé trouvait ridicules, ils étaient ses gri-gris.
Fin septembre, Dean travaillait sur une réparation quand Jack arriva. Le garagiste fronça les sourcils : il avait fait l'entretien du véhicule trois semaines auparavant et à première vue, son mi n'avait pas de problème. Le 6é sens du Winchester lui soufflait que la visite n'avait rien à voir avec la mécanique.
- Salut Jack. Quoi de neuf.
- Bonjour. On peut parler ? Seul à seul ?
Dean le conduisit dans son bureau et ils s'installèrent.
- Qu'est ce qu'il se passe ? Des soucis ? Demanda le jeune homme.
- Tu sais que je n'ai pas l'habitude de me mêler de la vie des autres…Sauf quand je trouve que…Enfin, un conseil d'ami de temps en temps, ça fait pas de mal, hein ?
- Jack, dis ce que tu as à dire.
- Ca va plus très fort, Castiel et toi .
- C'est une question étrange.
- C'est pas une question.
Dean le dévisagea quelques secondes. Il savait que Jack ne dirait jamais ça à la légère. Il attendit les explications qui arrivèrent.
- Il vient à la maison, toujours seul. Quand il parle de toi, c'est soit de ta nouvelle réussite avec ce garage, soit de vos dernières vacances. Plus jamais de nouvelle histoire ou anecdote. Et toi, quand tu téléphones, tu questionnes Sheila jusqu'à épuisement pour qu'elle te donne des nouvelles de Castiel.
- On se voit pas beaucoup, on est plutôt occupé.
- Vous vivez ensemble ! Même si vous ne l'avez jamais dit,on a deviné que vous avez traversé des moments difficiles ensemble. Alors ne laisser pas cette vie vous séparer.
- Merci de t'inquiéter. C'est juste une sale période, ça va passer.
- Je voudrai te mettre en garde. Castiel et toi être deux très beaux hommes et vous séduisez sans vous en rendre compte…Dois je te faire un dessin ? Il serait si…
- Je tromperai jamais Cas ! Et lui, pareil !
Dean commençait à s'énerver de quel droit Jack sous entendait-il ça ? Castiel et lui ne gazouillaient plus comme les premiers mois et ils n'avaient pas eu de temps l'un pour l'autre depuis les vacances mais leur amour était intact. Et il le serait toujours.
- Je sais que cette conversation ne te…
- Il n'y a plus de conversation. Je dois retourner travailler.
- Ecoute…
- Merci de ta visite, Jack. Je prends notre de ta remarque.
Le soir, Dean rentra plus tôt et trouva Castiel travaillant sur ses cours. Il s'approcha silencieusement et l'entoura de ses bras avant de l'embrasser dans le cou. L'homme aux yeux bleus sourit.
- Tu es tôt ce soir.
- Wé. J'avais envie de profiter de toi aujourd'hui.
- C'est très tentant, Dean. Mais je pars à l'anniversaire de Simon dans une heure.
Dean ne put s'empêcher de repenser à ce que Jack avait dit et la jalousie le piqua.
- Ah…Bon, dommage. Se contenta-t-il de répondre.
- Mais nous pouvons faire beaucoup de choses en une heure.
Castiel l'embrassa et passa ses mains sous le t shirt de son amant.
- Ah putain, Cas'. Sur un an, je t'ai trop perverti.
- En fait, ce n'est pas toi. C'est le livreur de pizzas.
L'ancien chasseur éclata d'un rire franc. Son petit ami lui manquait et il s'en rendait compte à présent.
Une heure plus tard, Castiel mettait ses chaussures pendant que Dean traînassait au lit. Ils avaient tout deux un grand sourire et ce n'était pas uniquement grâce au sexe.
- Demain, j'ai une réunion jusque 19h00. Mais je peux la reporter. Qu'en penses-tu, Dean ?
- Je pense que c'est une très bonne idée.
Le fils de Dieu sourit et s'éloigna avant que Dean ne se lève brusquement pour plaquer son amant contre le mur.
- Je t'aime,Cas'. Comme un fou. Murmura-t-il avant de prendre possession de ses lèvres.
Le baiser était empli de désirs et leurs corps s'approchèrent.
- Je..dois…Dois y aller, Dean.
-Wé, désolé. A ce soir.
- A ce soir, Dean. Je ne rentrerai pas trop tard, avant minuit je pense.
- Ok, Cendrillon.
- Qui ?
Il était presque 2h00 quand Castiel rentra, il s'excusa rapidement le lendemain matin avant de raconter l'anniversaire, avant moult détails. Dean n'apprécia pas trop mais ne fit pas de commentaire.
Le lendemain, ils passèrent une très bonne soirée rien que tout les deux. Les jours suivants, ils consacrèrent un peu plus de temps l'un à l'autre.
Deux jours avant leur anniversaire, Castiel était encore avec Simon. Le Winchester alla se coucher tôt, sachant que cela ne servait à rien de l'attendre. Il était à peine dans les bras de Morphée qu'il rêva.
Il était chez Bobby, dans la cuisine plus précisément, une bière à la main.
- Bon maintenant, tu vas me dire pourquoi tu suis les conseils de ce Jack alors que tu n'as jamais écouté ce que je t'ai dit.
Dean sursaut et se retourna vers le frigo.
- Bobby ?
Il n'en croyait pas ses yeux son père de cœur était bien là, une bière à la main.
- Non, mère Teresa. Idiot !
- Qu'est ce qu'on fait ici ?
- Parler. Le rêve est plus simple. D'après les angelots, si je t'apparais sous ma nouvelle forme, ça va foutre le bordel.
- Euh…Ok. Tu as un problème ?
Bobby éclata de rire avant de boire une gorgée de bière.
- Le paradis post guerre civil, c'est plus ordonné que la chambre d'amis quand toi et Sam veniez à la maison.
- Alors…Euh ?
- T'as bien fait d'écouter les conseils de ton ami. Il est pas si idiot que ça.
- Oh !Oh !Oh ! Attends…Tu nous surveilles ?
- Wep ! D'ailleurs, elle est jolie la poulette de Sam.
- Tu surveilles Sam aussi ?
- Je vous surveille tous ! Je voulais pas intervenir mais…
- Mais ?
- Demande lui de t'épouser. Ce soir.
- Mais…
- Ce soir !
Il se réveilla en sursaut.
Dans l'obscurité, il vit Castiel, assis un bord du lit. Il avait le visage dans les mains.
Il pleurait.
Dean n'avait jamais vu Castiel pleurer. Ni quand il était déchu, ni au Purgatoire, ni à la chute des anges. Jamais. Jamais l'ex ange n'avait laissé couler une larme. Alors cette vision le terrifia il s'approcha de son compagnon et le prit par les épaules.
- Cas' ? Qu'est ce qu'il y a ?
- Dean…
Il ne releva pas le visage.
- Dis moi ce qu'il y a. Je suis là pour toi.
- Tu ne peux rien faire. Je me déteste. Je ne te mérite pas.
Le jeune Winchester prit les mains de son âme sœur et les retira de son visage, pour le regarder dans les yeux.
- Je t'interdis de prononcer à nouveaux ces mots, Cas'.
- Je suis perdu…Je ne comprends plus rien…Peut être devrais-je…
- Me parler.
L'ancien être céleste se leva et fit quelques pas.
- Je t'aime, Dean. Je t'ai toujours aimé, dès le début. Alors même que je n'avais jamais connu d'amour. Mes combats, mes erreurs, mes choix, mes victoires…Chaque acte était pour toi. Je n'ai pas toujours été comme j'aurai du l'être, je le sais.
Depuis que je suis humain, les choses ont changées. J'apprends à être libre, à avoir ma propre vie. Et tu as toujours été là, toujours à mes cotés. Et puis, Simon est arrivé : on a tant de choses en communs, tant d'idées qui se complètent. J'ai sacrifié du temps que je devais passer avec toi, pour le voir.
- Cas'…
- Je n'ai rien vu, Dean. Je n'ai rien compris avant ce soir.
La bouche du Winchester était sèche, ses mains tremblaient et les larmes lui piquaient les yeux.
-Compris quoi ?
- Il n'y a pas d'amitié entre lui et moi. Il me draguait. Durant tout ce temps. Et j'ai aimé ça. Il m'a montré de l'intérêt, il était toujours là. C'était plus simple, je ne devais pas faire d'effort. Et quand il a essayé de m'embrasser, j'ai…
- Vous vous êtes embrassé…
- Non. Je l'ai repoussé. Je lui avais dit pour nous, il savait. Je ne veux personne qui m'embrasse, à part toi. Je ne veux que toi… Pourquoi est-ce si dur ? Pourquoi tout le monde ne le comprend pas ?
Castiel éclata en sanglot et s'effondra au pieds de son aimé qui le berça contre lui.
- Cas', c'est rien. Il s'est rien passé. Allez…Chut…
- Je ne veux pas te perdre. Je veux…Je veux t'appartenir. Pour toujours.
- On restera toujours ensemble. Je te promets.
- Tu n'es pas fâché ? Je ne veux pas tout gâcher.
- Je suis fâché contre ce connard. Pas contre toi.
- Je pensais qu'il était mon ami.
- Je suis désolé.
- Je ne veux plus jamais que ça arrive, je veux que tout le monde sache que je suis à toi.
- Et que je suis à toi, moi aussi. Ajouta Dean en se levant.
Il prit le petit coffret au fond du tiroir et l'ouvrit en le tendant vers Castiel.
- Je peux pas te promettre que tout ira toujours bien, que je ne me comporterai jamais comme un crétin, que ce sera facile. Mais je peux te promettre de continuer à t'aimer tout ma vie. Et que tout le monde le sache.
- Le…Le mariage ?
- Wé. Normalement, j'étais censé bosser ma demande pour que ça soit romantique. Alors tu m'excuseras pour…
- C'est parfait, Dean.
- Alors…C'est…
- Oui. Bien sûr. Pour toujours.
Il s'approcha et lui donna un long et tendre baisé. Son amant le serra contre lui.
- Non, Dean.
- Quoi ?
- Ne fais pas de mal à Simon. Je réglerai cette histoire.
- Il a voulu t'arracher à moi.
- Oublions le et aimons nous…Aimons nous pour toujours.
Ils fêtèrent leur "un an" loin de New York, évitant le repas de Thansgiving de l'université. Ils célébrèrent cette fête, entouré de leurs amis pour leur annoncer leurs fiançailles.
Dean s'excusa auprès de Jack qui ne lui en tint pas rigueur.
Au moment de passer à table, Castiel voulut prier. Dean ne comprit pas pourquoi il voulait parler à ce père qui l'avait quitté. Mais ce n'était pas à Lui qu'il voulait s'adresser.
- Quand Dean et moi avons échangé nos premiers mots, tu étais là. Certes, un peu absent mais là quand même. Et tu nous as toujours regardé, évoluant. Nous jugeant parfois, en fonction de nos erreurs. Mais toujours empli d'une certaine bonté. Je t'ai demandé une seule chose, il y a quelques semaines. Prendre soin de ton fils pour qu'il soit heureux. Mais ne le fais plus. C'est mon rôle à présent. Je m'occuperai toujours de lui, je ferai tout pour lui rendre la vie plus belle.
Alors bénis cette famille. Qui n'est pas de sang mais d'amour. Prends soin d'eux comme tu as pris soin de Dean, durant toutes ces années.
Amen.
