Disclaimer: Les lieux et les personnages de Fruits Basket ne m'appartiennent absolument pas.
Couple: Kyo x Akito, parce qu'ils le valent bien !
Rating : M !
Commentaire: Hahaha, je fais vraiment N'IM-PO-RTE QUOI avec cette fic. Mais ça m'amuse, c'est ce qui compte non? Hahah, enfin bref, je crois que personne ne la lit de toute manière... Enfin bref... Elle fera plus de chapitre que l'original, ça c'est sûr, mais bon... BREF, merci à ceux qui lisent (?) et si quelqu'un prend la peine de commenter, merci encore plus. :B
Il devait vraiment avoir un côté tordu. Parce que, il est bon de régler ce détail, Akito ne possédait pas la moindre goutte d'affection pour Kyo. Il restait le chat démon, la chose immonde transformée en humain bêêh, bêeh, ça pue, c'est moche etc.
Mais il n'en restait pas moins un monstre très habilement déguisé. Très, très habilement déguisé. Et il fallait avouer qu'il était plus que musclé et que… Bon. En fait, c'était surtout de savoir que le chat était attiré par lui qui le rendait si subitement intéressant. Non mais sérieusement, fallait le comprendre. Akito avait beau se trouver super canon, il avait parfois l'impression d'être l'unique personne au monde à être de cet avis là. Prenez par exemple le jardinier : Cela faisait des mois et des mois qu'il tentait de l'attirer dans son lit et… Rien. Echec total. Et le sujet « Hatori » était encore bien plus déprimant.
Du coup, savoir que Kyo mourrait d'envie de le prendre sauvagement contre un mur, -il n'inventait même pas- le remplissait quand même d'une certaine indulgence pour le chat. Et si vraiment, vraiment, il insistait, bah, il finirait même éventuellement par céder.
Mais la question n'était pas vraiment, vraiment là. Parce que même si connaître les moindres pensées de Kyo était tout de même quelque chose de relativement intéressant, c'était quand même bizarre. Et c'était le chef d'une famille maudite qui disait ça. Il n'avait jamais entendu parler d'une chose pareille, s'il avait su qu'il allait pouvoir lire dans les pensées du chat… Oula… Il n'aurait pas passé autant de temps à se morfondre sur sa pauvre vie. Parce que cette situation lui donnait un pouvoir qu'il n'avait jamais osé espérer obtenir.
Enfin bref. Ils étaient finalement dans sa chambre, et la situation commençait à devenir un peu gênante. D'une part parce que Kyo était probablement en train de battre tous les records du nombre de pensées à caractère sexuel à la seconde, et lui parce que… C'était gênant, un point c'est tout.
« - Hem… » Finit par dire le chat. D'une manière absolument remplie de charisme.
« - Dooonc… » Répondit Akito en essayant de trouver quelque chose d'intelligent/d'horrible/de cassant à ajouter. Mais la gêne l'emportant sur tout, il se contenta de désigner l'endroit où était étalé son futon :
« - Il est évidemment absolument hors de question qu'on dorme dans le même lit. »
Kyo hocha de la tête. Lui non plus il ne tenait pas particulièrement à passer ses nuits collé contre le bord d'un futon terrifié par l'idée d'entrer en contact avec le dieu.
« - Mais je comprends pas pourquoi vous tenez à ce que je cohabite avec vous… »
Akito leva un sourcil. Il s'attendait –évidemment- à cette question et avait déjà réfléchi à une réponse autre que : « comme ça je peux t'avoir à portée de main si jamais hinhin »
« - Je n'ai jamais entendu parler d'un…phénomène de ce genre. Que le chat lise dans les pensées du dieu, j'entends. »
Le roux hocha la tête. C'est vrai que ça paraissait être une raison suffisante. Mais quand même il ne se serait jamais attendu à ce qu'Akito tolère sa présence. Surtout dans une proximité aussi restreinte. Parce que même s'ils n'allaient pas dormir dans le même lit per se, ils dormiraient quand même dans la même chambre.
Kyo soupira. Ça n'annonçait franchement rien de bon.
Mais leur cohabitation ne commença pas si mal que ça. Kyo s'était très franchement attendu à des remarques désobligeantes et/ou blessantes à un rythme extrêmement zelé, or Akito ne lui avait lancé que deux regards agacés, et il s'était, pour l'instant, abstenu de tout commentaire.
En d'autres termes, il y avait anguille sous roche. Mais il se voyait assez mal confronter le brun à ses soupçons. Il appréhendait également l'idée de devoir croiser les autres membres de la famille Soma, ainsi que les domestiques, puisque ceux-ci ne perdaient jamais la moindre occasion pour l'insulter.
Il soupira et continua à défaire son sac. Il n'avait quasiment rien emporté, se réjouissant déjà de pouvoir prétexter un manque d'affaire pour pouvoir aller chez Shigure et revoir Tohru…
« - Il y a quand même quelque chose que je ne comprends pas. »
Kyo releva la tête et interrogea du regard son dieu qui était affalé sur son lit devant son ordinateur portable, probablement en train de faire une quelconque activité peu recommandable.
« J'entends depuis des mois et des mois tous les maudits s'extasier sur le fait que tu aies pu… » Kyo remarqua qu'Akito essayait de garder un air désintéressé alors qu'il était évident qu'il retenait à peine son envie de se relever et de lui hurler dessus : « ressentir certains genre de sentiment pour cette stupide fille… Et…euh… comment dire… Je suis un homme, au cas où tu ne l'avais pas réalisé donc… »
Kyo se gratta la tête d'un air absent. Il voyait tout à fait où Akito voulait en venir : il était censé être amoureux d'une fille, -et d'ailleurs il ne s'était jamais défendu de ressentir une telle chose pour Tohru – et voilà qu'il fantasmait sur un homme. C'était quand même un peu paradoxal.
« - Hm… Je suppose… que je ne considère Tohru que comme une sœur ? »
« - Tu me poses la question ? »
Le roux haussa des épaules. Et sortit le dernier pull de son sac. Vraiment, il ne s'était encore jamais vraiment posé des questions genre : « suis-je gay ? », bon d'accord, si, il se posait cette question assez souvent. Mais il savait bien que la réponse qu'il allait bien finir par donner à cette question n'allait pas lui plaire du tout. Du coup, mieux valait jouer aux imbéciles et laisser les autres croire qu'il était dingue de la jeune fille.
De toute manière, il était évident qu'elle lui préférerait Yuki. Du coup, il n'avait même pas à se soucier du problème que ses sentiments à elle pourraient lui poser.
Il releva les yeux vers Akito qui le regardait d'un air satisfait. Ou plutôt, content… Voir même heureux. Comme s'il venait de lui annoncer qu'il avait l'intention de se laisser enfermer sans aucune résistance.
Avec surprise, il vit le brun tapoter à côté de lui, sur le lit d'une manière qui voulait très clairement dire : « viens t'asseoir à côté de moi. »
Se demandant vraiment ce qu'il allait bien pouvoir lui demander – sûrement des informations sur la vie sentimentale des autres maudits, puisque c'était le sujet qu'il avait l'air d'avoir envie d'aborder- il s'assit à ses côtés, remarquant au passage que l'écran de l'ordinateur ne lui indiquait rien d'intéressant. – Des graphiques probablement de truc économiques extrêmement ennuyants. –
Quelle ne fut donc pas sa surprise lorsqu'il vit le dieu se relever agilement avant d'attraper le col de son t-shirt. Un peu paniqué, Kyo se demanda ce qu'il avait bien pu faire pour mériter une gifle ou une engueulade. Mais même en cherchant à des événements remontants à quelques heures il ne trouva rien et- . Ah.
Akito était soudainement vraiment proche. Et il avait d'une manière assez inattendue réussi à s'asseoir sur les genoux du roux.
Le chat déglutit difficilement. Vraiment difficilement. Surtout qu'Akito n'avait absolument pas un regard innocent.
« - Kyo ta capacité à imaginer à la fois des scenarios horribles et des scenarios où ont fini à moitié nu sur ce futon… est assez incroyable. »
Malgré lui, le plus jeune sentit qu'il rougissait. Aha, ça devenait de moins en moins drôle, mais une part de lui ne pouvait s'empêcher de s'aventurer sur des images mentales de moins en moins correctes.
Akito gloussa d'une manière –bien sûr- très masculine avant de se pencher vers le visage du roux, dont la gêne devenait inversement proportionnelle à la distance de leurs deux visages.
« - Dis-moi, de quoi as-tu envie, chat démon ? »
Pour toute réponse, Kyo ferma les yeux.
Et la seconde d'après, il sentait les mains de son vis-à-vis s'accrocher à sa nuque et le corps d'Akito pressé contre le sien.
Il n'arrivait pas à croire que son premier baiser se passait d'une telle manière. Il s'était plutôt imaginé une jolie fille, genre Tohru, et surtout, que ce serait lui l'initiateur… Et pas du tout qu'il serait plutôt dans le rôle de la victime, rougissante et complètement à l'ouest.
Parce que c'était vraiment ce dont il avait l'impression. Collé contre Akito, les mains maladroitement agrippée à son kimono, il se sentait vraiment débutant. Surtout quand le brun était en train de faire des choses disons… intéressantes avec sa langue et ses mains, et que lui, il était là, complètement paumé.
Face à Akito. 1m66 pour 40kg, rappelons-le.
Lentement, le brun se détacha de lui, et le regarda d'un air moqueur.
« - Tu n'as jamais rien fait n'est-ce pas ? »
Un peu blessé dans sa fierté masculine, Kyo répondit :
« - J'ai dix-sept ans, hein ! C'est pas comme si j'en avais quarante ! »
Akito se rassit sur son futon, les mains toujours accrochées au T-shirt du roux.
« - Vrai. En plus, ça rend le tout encore plus intéressant. » Il sourit avant de s'allonger tout en tirant Kyo dans sa direction.
« - C'est ton tour maintenant, chat démon. Montre-moi ce que tu vaux. »
Absolument rien. Pensa le chat, de plus en plus mal à l'aise. Oh, juste avant d'aller au lit, ou quand il s'ennuyait l'après-midi, ça lui arrivait de penser à ce genre de situation : Akito soumis, sous lui, dans un lit… Tout à fait consentant. Oh, il avait joue ce scénario des dizaines et des dizaines de fois.
Mais c'était juste un peu plus intimidant en vrai. Surtout parce qu'Akito, au lieu d'avoir un regard de vierge effarouchée le regardait avec une attention sarcastique qui montrait bien qu'il se moquait et qu'il avait bien l'intention de se moquer de lui une fois qu'ils auraient terminé.
Le chat finit par se pencher en avant, embrassant à son tour le plus âgé, se maudissant mentalement pour n'avoir à peu près aucune idée de ce qu'il fallait faire. Ok, leurs bouches étaient collées. Ça c'était assez évident. Mais après, il était censé faire quoi ? Argghh pensa-il de plus en plus gêné.
Au point où il en était, il préférait encore être traité comme le pire monstre de la planète que d'être dans cette situation.
Malheureusement ou heureusement pour lui, ça dépend du point de vue, Akito vint à son secours en ouvrant légèrement la bouche. Dans l'espoir de lui faire comprendre qu'il était censé faire ça.
Franchement. Il était censé être le pauvre petit mec fragile et dominé, celui qui rougissait, pleurait et suppliait l'homme fort et viril, de toute évidence Kyo- d'être doux et gentil avec lui. Il était pas censé, en PLUS de tout ça, lui expliquer qu'à un moment donné, il était quand même censé faire quelque chose de ses mains par exem-…
Ah, il avait un plan. Kyo était beaucoup trop timide parce qu'il n'était pas pris dans le « feu de la passion ».
Il sourit sous les lèvres toujours aussi hésitantes du roux et laissa une de ses mains descendre le long du torse du chat, le long du ventre, sentant les muscles qu'il avait obtenu grâce aux arts-mariaux (rrrr pensa-il) jusqu'à appuyer d'une manière peut-être pas des plus efficaces contre l'entre jambe de Kyo qui sursauta et se releva immédiatement.
« - Que…quoi ? »
Akito soupira.
« - Quoi « quoi » » il replaça sa main derrière la nuque et sur le dos de Kyo et commença à le tirer en avant pour qu'il soit à nouveau allongé sur lui. Il croisa brièvement le regard du chat et constata, finalement, finalement qu'il y avait une nuance d'envie dans son regard. Pas trop tôt.
Ces adolescents. Il suffisait de les mettre devant leurs rêves pour qu'ils perdent toute envie de les réaliser.
Kyo se laissa retomber contre lui, cette fois avec un peu plus d'ardeur, et Akito reprit là où il avait arrêté, gardant une de ses mains derrière la nuque du chat, puisque cela lui permettait petit a) de l'obliger à se relever ou dans le cas contraire petit b) de l'obliger à rester penché sur lui.
Il soupira de contentement en sentant que le chat commençait à prendre le coup de main, et qu'il avait de moins en moins l'impression d'embrasser un adolescent de douze ans (pas que cela lui soit déjà arrivé). Sentant que le roux commençait même à devenir un peu trop enthousiaste et que si ça continuait, il risquait bien de se laisser complètement faire, ce qui n'était pas le plan, surtout après seulement quarante-cinq minutes de cohabitation, il le repoussa avec le plus de force possible.
Kyo le regarda d'un air surpris, mais ne fit aucun commentaire. Akito se contenta de lui tapoter la tête, un air extrêmement satisfait imprimé sur le visage.
Leur cohabitation commençait effectivement très bien.
