Disclaimer :Akito et Kyo ne m'appartiennent pas !
Couple : Akito x Kyo (les deux étants des hommes. Donc si ce genre vous rebute... je vous conseille de quitter cette page)
Rating: M.
Commentaire: Merci infiniment aux quelques personnes qui ont pris la peine de me laisser un mot, ça me fait vraiment super plaisir! Je suis désolée d'avoir pris autant de temps pour publier le chapitre suivant. La bonne nouvelle, c'est que j'ai terminé cette fanfiction!Ehhh oui! Plus qu'un chapitre après celui-là. Par contre il y a de bonnes chances pour que vous soyez déçus! Bref rendez vous jeudi prochain pour le chapitre final!
(Ps: Les réponses aux reviews Anonymes sont à la fin!)
Je me rends compte que je fais un peu l'apologie de la drogue et de l'alcool dans ce chapitre j'en suis sincèrement désolée ! Sachez que je ne considère pas du tout ça comme une bonne chose, mais étant donné que cette fanfiction est humoristique, et que ce chapitre se passe surtout à Las Vegas, je me suis dit que ça ne choquerait probablement personne ! Désolée si c'est le cas ! Il y a aussi un semblant de lemon. Je crois que je ne suis décidément pas douée pour ça. Excusez mes formulations maladroites je suis encore en train de me chercher pour ces trucs là.
Ok. Il devait bien l'admettre : faire partie de la famille Soma – même en tant que chat – avait pas mal d'avantages. Bien sûr, c'était si on oubliait volontairement le fait que le prix à payer soit un enfermement dans une cabane des plus agréables (il avait quand même droit à des toilettes.) Enfin bref, son statut lui avait permis de goûter à une vie quelque peu luxueuse. La maison de Shigure était – après tout – d'une qualité bien meilleure que les appartements dans lesquelles vivaient ses camarades de classe.
Bref, tout ça pour dire que Kyo Soma n'était pas facilement impressionnable. Ah, ça non. Enfin. C'est ce qu'il se disait jusqu'à ce qu'il voie l'avion. Oui, Akito était réellement parti dans son délire de dilapidation, et curieux et tenté, Kyo l'avait suivi. Il pensait sérieusement que le dieu se raviserait avant d'être arrivé à l'aéroport. Mais non, coup de fils après coup de fils, Akito avait savamment orchestré un départ complètement excessif. En fait, il était sûr que même les plus grandes stars des États-Unis ne se permettaient pas des caprices pareils...Bien sûr, Kyo ne connaissait pas le montant exact de la fortune de sa famille, mais quand même ! Demander un Jet Privé avec un jacuzzi, une salle de cinéma et trois suites, ça semblait être un petit peu beaucoup. Ceci dit, - encore une fois – Kyo ne connaissait pas les us et coutumes des personnes vraiment fortunées. Peut-être était-ce donc de la naïveté mais il lui semblait bien que là, c'était quand même trop.
Cette pensée était à peine crée dans son cerveau qu'il se prit un coup de coude d'Akito (qui était assis à coté de lui dans la limousine) le dieu le fusilla ensuite du regard, et le mot « ta gueule » se dessina sur ses lèvres. Sans pour autant qu'aucun son ne sorte il était au téléphone et le pauvre responsable de l'aéroport de Tokyo qui était à l'autre bout du fil - et qui d'ailleurs avait déjà suffisamment de mal à noter toutes les demandes de son client, aurait probablement été traumatisé à vie s'il avait entendu son patron lui dire « ta gueule » sans aucune raison. -
Les panneaux bordants l'autoroute indiquaient que l'aéroport se rapprochait tranquillement. Akito ne semblait pas y faire attention, mais Kyo sentit son estomac se contracter d'appréhension : Il n'était encore jamais sorti du Japon! Ce serait son premier voyage à l'étranger ! Cette idée était bien la seule complètement positive de cette sortie. Le chat n'était pas sûr qu'Akito et lui se supporteraient plus de dix secondes. (Akito leva les yeux au ciel.) En plus, son anglais n'était pas terrible et, pour l'amour du ciel ! Il n'avait pas 21 ans ! Il se ferait refouler comme un malpropre devant tous les casinos. (bah, pensa-t-il, tu en as 18, tu es quasiment majeur!)
-Tu es débile où quoi ? J'ai suffisamment d'argent pour que tu entres n'importe où. Je suis même sûr que j'arriverais à faire entrer un enfant de huit ans dans un club de Striptease. »
-Pas sûr que tu devrais vraiment te vanter de ce genre de choses... »
Akito ricana, tout en reprenant son téléphone pour envoyer un SMS à Shigure. Il voulait le prévenir qu'ils ne risquaient pas de le revoir de si tôt. En fait, il avait bien sûr l'intention de mettre Kyo dans le premier avion repartant au Japon une semaine plus tard. Mais lui, il n'était pas tout à fait certain qu'il avait envie de remettre les pieds dans un pays ou personne ne l'attendait.
-Ah ! » S'exclama Akito en se penchant vers la fenêtre « Enfin l'Aéroport ! Tu te rends pas compte à quel point je me réjouis de retourner à Las Vegas ! J'espère juste que les types avec lesquels j'avais joué au Poker il y a quelques années m'ont complètement oubliés. » Il rigola d'un air un peu tendu avant de faire comme s'il n'avait rien dit. Ce qui rendit Kyo encore plus perplexe, et peut-être légèrement inquiet.
-Tu es déjà allé là-bas ? » Bizarrement il avait du mal à imaginer Akito devant une machine à sous ou à jouer un poker avec des gens louches. Euuuh, maintenant qu'il y repensait, en fait, si. Il imaginait parfaitement Akito faire n'importe quoi là-bas. Il déglutit, et sentit que sa salive avait un peu du mal à passer dans sa gorge. Ça y est, il était tendu.
Akito lui envoya un air furieux, qui disparu de son visage lorsque la limousine s'arrêta pour les laisser descendre. En parlant de la limousine, elle était prévue pour une quinzaine de personnes. Qu'Akito l'ai commandée pour deux... Enfin oui, décidément... Il semblait être déterminé à mener son plan jusqu'au bout. Ils entrèrent dans le bâtiment de l'aéroport, qui était complètement plein malgré l'heure tardive. Mais bon, ce n'était pas si surprenant... C'était le Japon, après tout. Immédiatement, une hôtesse de l'air se précipita vers eux, et après multiples révérences – enfin saluts – elle les conduisit vers leur Jet privé. Le tout par des portes dérobées bien sûr : des clients pareils, prêts à dépenser une fortune colossale à ce point pour partir en vacances, méritaient de ne pas être mélangés à la populace. Ce genre de politique, sérieusement, laissait Kyo un peu dégoûté. Enfin bref, 10 minutes plus tard, et ils étaient confortablement assis sur des canapés monstrueusement confortable dans le Jet Privé bien plus énorme que tout ce que Kyo aurait pu imaginer.
Une autre hôtesse de l'air – mais qui ressemblait étrangement à l'autre : Même taille, même coupe de cheveux, et même silhouette de mannequin – vint leur annoncer qu'ils allaient partir d'ici quelques minutes :
-C'est ça l'avantage de Jet Privé » Déclara Akito avec un air réellement blasé. « C'est que l'avion ne fait pas la queue pour s'envoler, il passe avant tous les autres. » Il y eut une petite pause. « Et arrête immédiatement de penser que je suis snob. Je profite juste de l'argent que j'ai. Pour l'instant. » Il sourit d'un air lugubre : « C'est clair que dans une semaine, tout le monde devra se serrer la ceinture. »
-Toi y compris... » C'était vrai, si Akito dépensait vraiment tout, il ne lui resterait rien non plus. Le dieu haussa les sourcils d'une manière presque comique et éclata de rire. Ce qui était tout de même assez effrayant :
-Mais t'es complètement idiot ou quoi ? Je me suis transféré une somme d'argent considérable sur un compte privé. » ...
... C'est vrai que ça lui avait souvent traversé l'esprit, le fait qu'Akito soit complètement dingue. Et très sérieusement il savait pertinemment qu'il n'était pas le seul à avoir cet avis. C'était même une vérité plutôt communément admise qu'Akito n'avait pas les cases disposées dans sa tête de la même manière que le commun des mortels. Ceci dit, lorsqu'Akito était appelé « fou », c'était plus souvent pour le qualifier d'incontrôlable,plutôt que de quelqu'un de réellement malade.
Et pourtant, en voyant Akito sortir tranquillement de sa valise un immense classeur de finance avant de lui montrer une feuille sur laquelle figurait un bon nombre de calculs, qui expliquaient en détail combien de dollars Akito avait le droit de dilapider sans se faire traîner au tribunal, Kyo se surprit à penser qu'effectivement, pour le bien de la planète, Akito Soma ferait peut-être mieux d'être interné dans un asile. Inutile de préciser que le dieu en question tenta de lui envoyer ledit classeur dans la figure lorsqu'il entendit les pensées du chat.
Mais d'un autre côté, il n'allait quand même pas se plaindre, il avait quand même le droit de participer à un voyage pour Las Vegas où il pourrait dépenser de folles quantités d'argent, et le tout gratuitement ! Alors bon. Son cœur s'arrêta lorsque l'avion se mit en marche. Il regarda Akito avec des yeux paniqué. Le dieu fronça des sourcils et s'exclama :
-Merde, t'as jamais pris l'avion ? »
Kyo, les mains crispées sur les accoudoirs répondit que non. Suite à quoi le chef de famille éclata de rire. « Bonne chance, Kyo. »reprit-il avec un sourire un peu mauvais « il y a une chance sur dix pour que l'on se crash avec ce temps, mais bon, de toute manière, c'est pas trop grave, nous ne sommes que le chat et le dieu pas vrai ? Désolé, je me suis dit que le risque valait le coup. »
En voyant le visage de Kyo se décomposer de plus en plus, il dut se retenir de sourire ou même carrément de rire.
L'avion accéléra soudainement, se préparant pour le décollage, et Kyo agrippa encore plus les accoudoirs. Les jointures de ses mains devinrent blanches et il se sentit réellement sur le point de s'évanouir « pitié, pitié » pensait-il « je jure de ne plus jamais prendre l'avion de ma vie si on survit à ça ! » L'avion décolla finalement, alors que le chat sentait son estomac remonter dans sa gorge. Il ferma les yeux, n'osant pas regarder par le hublot et entendit Akito rire. Il ouvrit un peu les yeux, le cœur battant toujours la chamade et constata que le dieu semblait totalement décontracté.
Cela lui redonna un peu de courage et il essaya de reprendre un peu constance. Après quelques horribles minutes qui lui semblèrent durer des heures pendant lesquelles l'avion finit de décoller, l'hôtesse de l'air revint pour leur proposer à boire, ce à quoi Akito répondit :
-Une bouteille de votre champagne le plus cher. »
L'hôtesse ouvrit grand ses yeux, et répondit :
-Mais Soma-san, la plus chère coûte... »
Il lui jeta le regard le plus froid de la planète. En le remarquant elle rougit et se précipita là où étaient entreposées les bouteilles.
-Tu as déjà bu du champagne Kyo ? » Demanda Akito.
Le chat secoua la tête. Non, il n'en avait jamais eu l'occasion. Il savait que Haru était du genre à faire la fête et à boire de l'alcool, mais lui, il n'avait jamais bu la moindre bière.
L'hôtesse revint avec la bouteille et Akito la lui prit précipitamment des mains. Il l'ouvrit avec facilité et... sous le regard horrifié de l'hôtesse, prit une première gorgée au goulot.
-Je viens de boire à peu près cinq milles dollars ! » S'exclama-t-il en tendant la bouteille à Kyo. Le chat en prit une gorgée peut-être un peu trop grande et l'amertume du liquide le fit frissonner. En face de lui – les sièges du Jet Privé n'étaient pas installé comme dans un avion traditionnel – Akito souriait la main tendue. Kyo lui rendit la bouteille alors qu'avec un grand sourire le dieu déclarait avec un air malicieux: « santé ».
à la fin de la bouteille, Kyo était déjà complètement ivre. (C'est à dire : dans un état lamentable)
Il se réveilla dans un lit, il ne savait pas lequel, ni comment il y était arrivé. Le bruit qui l'avait réveillé se répéta une deuxième fois. Quelqu'un toquait à la porte de la chambre :
-M. Soma ! » Répétait la voix « nous arrivons bientôt à Las Vegas, il faut que vous vous réveillez ! »
Kyo se redressa un peu et porta immédiatement une de ses mains à son front. Il crevait de mal. Au même moment où cette pensée traversait son esprit il se rendit compte que quelque chose venait de tomber sur ses genoux. Un bras. Il se tourna légèrement essayant de minimiser ses mouvements pour épargner sa tête et constata qu'Akito était dans le même lit que lui, et qu'il était complètement nu. Après une petite vérification, il remarqua qu'il affichait le même état d'habillement. Il ne se souvenait de presque rien. Disons qu'il se souvenait des différentes bouteilles de champagne, de la manière dont il s'était jeté sur Akito – qui d'ailleurs ne l'avait pas repoussé – et qu'ils s'étaient retrouvé assez rapidement dans un ès, c'était le trou noir. Mais... Il fronça des sourcils. Il y avait des mouchoirs abandonnés par terre. Cela ne pouvait dire qu'une chose, ils ne s'étaient pas juste embrassés. Il secoua la tête et entreprit de réveiller Akito. Après trois tentatives infructueuse, et une quatrième où il se fit copieusement insulter, Akito émergea. Il avait les yeux rouges et son premier réflexe fut aussi de porter une main à son front.
-Oh putain »marmonna-t-il. Tout comme Kyo il entreprit ensuite de regarder autour de lui. Les mêmes détails retinrent son attention. « On a baisé ? » Demanda-t-il avec un air sincèrement curieux. Kyo sentit ses joues brûler sous l'afflux de sang.
Akito leva les yeux au ciel et écarta la couverture d'un geste brusque. Il se releva, enfila rapidement les mêmes vêtements que celui avec lesquels il était monté dans l'avion et, d'un air assuré, ouvrit le mini frigo de la suite du Jet Privé, attrapa une petite bouteille de Whisky en lança une à Kyo ainsi qu'une bouteille de coca et déclara :
-Normalement c'est un sacrilège de boire un whisky aussi bon avec autre chose que des glaçons. » il fit une pause « mais si je le bois sec, je crois que je vais vomir. Alors santé ! »
Kyo sentit sa mâchoire se décrocher.
-Vous voulez déjà recommencer ? »
-Recommencer quoi ? De boire ? » Demanda Akito « évidemment, Kyo si tu crois que je mets un pied dans cette ville autrement que outrageusement bourré, tu te fourres un doigt dans l'œil. »
Kyo regarda la bouteille d'un air dubitatif. Akito le remarqua : « écoute au pire tu vomis ! Mais je te promets que bois cette bouteille et tu auras plus mal à la tête ! »
Le chat mélangea alors les deux bouteilles avant de porter celle contenant les deux liquides à sa bouche. Et évidemment, une envie de vomir le surprit. Il dut se tenir le ventre et il entendit Akito ricaner d'une manière qui voulait clairement dire : « amateur. »
Kyo parvint à se ressaisir et ils sortirent les deux de la chambre pour regagner les sièges. Ils arrivaient bientôt et ni l'un ni l'autre n'avaient envie de savoir ce qu'il se passerait s'ils ne s'attachaient pas. L'atterrissage se passa d'une meilleure manière que le décollage - du moins pour Kyo -, probablement parce que son cerveau était trop occupé à encourager son ventre à ne pas vomir.
L'aéroport de Las Vegas était aussi plein que celui de Tokyo. Ils passèrent tout à fait inaperçu, et, trouvant un homme en costard qui tenait à bout de bras un panneau sur lequel était écrit « Soma », les deux japonais le suivirent jusqu'à une nouvelle limousine.
Une fois assis – la voiture était encore plus outrageuse que la précédente – Kyo se tourna vers Akito qui tenait déjà une nouvelle bouteille de champagne. (Décidément, il était adepte des mini-frigos.) :
-On va où ? »
-L'hôtel le plus cher. Y'a un casino de dingue. Si jamais, je pense que c'est mieux si tu ne m'appelles pas Akito Soma. Ce serait dommage qu'on se fasse tuer par des russes. » Il prit une énorme gorgée de champagne. Kyo eut soudaine très très envie de lui arracher la bouteille des mains et de la lancer par la fenêtre. Ceci dit, il en prit quand même lorsqu'Akito la lui tendit en rigolant.
Ils arrivèrent à l'hôtel et effectivement, Akito n'avait pas menti. Il puait le luxe. Kyo soupira et emboîta le pas de son chef de famille. Il y avait partout des gens en train de faire la fête alors qu'il était à peine 15 heures de l'après-midi. Il n'était absolument pas familier avec ce genre de mode de vie et du coup – il avait un regard plutôt critique sur les filles bourrées qui tenaient à peine debout. Certains auraient qualifié ça de cool et de dingue, mais pour lui, c'était juste... pathétique. Ils entrèrent dans l'hôtel bien que le videur leur ait lancé un regard suspicieux, mais bon, même si lui n'avait l'air de rien, Akito avec tout de même un semblant d'air princier. Arrivé à la réception, Kyo soupira pour la dixième fois en remarquant qu'Akito demandait évidement la chambre la plus cher. En entendant le prix que la réceptionniste leur indiquait, il sentit ses yeux s'écarquiller. Ce n'était tout simplement pas possible ! Il devait avoir mal entendu ! La réceptionniste demanda à ce qu'Akito paye les trois premières nuits directement. Ils devaient se demander si ce jeune homme avait réellement les moyens de se payer une suite dans leur hôtel où s'il s'agissait d'un arnaqueur de bas étage. Ceci dit, son visage n'afficha pas la moindre surprise lorsque la carte bancaire d'Akito passa avec succès dans la machine. Elle leur sourit, leur tendit une paire des clefs, et leur indiqua un steward qui était supposé les accompagner dans leur chambre.
Et effectivement, la chambre était tout simplement scandaleuse. Elle était probablement plus grande que la maison de Shigure, et surtout possédait un matériel de luxe que Kyo n'avait jamais vu. Il y avait une piscine privée sur la terrasse ainsi qu'un jacuzzi et la vue était splendide : Ils dominaient Las Vegas.
Évidemment, le premier réflexe d'Akito fut d'aller se servir dans le minibar. Kyo ne lui fit cette fois aucun reproche alors qu'il ouvrait une bouteille d'un alcool qu'il ne connaissait pas. Il eut de la difficulté à faire descendre le liquide dans sa bouche tant il était fort. Mais voyant qu'Akito n'avait absolument aucun problème à descendre n'importe quelle bouteille, il décida de ne pas s'humilier et de le suivre quoiqu'il arrive.
Il but une autre gorgée et remarqua qu'Akito le surveillait du regard :
-Quoi ? » Demanda-t-il avec suspicion.
-Tu as déjà fumé un joint ? » Demanda le chef de famille avec un air presque malveillant.
-Non, et je n'ai pas l'intention de - »
Trop tard. Akito avait déjà attrapé le téléphone de leur chambre et téléphonait à l'accueil.
-Mais t'es complètement dingue ? » Hurla Kyo « La police va se ramener ! Tu peux pas demander ça à-...»
Mais le dieu avait déjà commandé et apparemment cela ne posait absolument aucun problème que l'hôtel lui-même fournisse des substances illicites.
-T'es complètement con » déclara Akito « ils ont l'habitude passer de la coke, qu'est-ce qu'ils s'en foutent qu'on fume de l'herbe. »
-Je m'en fous ! » S'exclama Kyo « Il est hors de question que je prenne de ça ! »
Quelqu'un toqua à la porte. Le service était extrêmement rapide apparemment. Le même steward que celui qui les avait accompagnés tendit à Akito un petit sachet. Le dieu le remercia, lui demanda d'ajouter ça à sa note et referma la porte.
-J'espère que c'est de la bonne. » déclara-t-il en regardant le sachet d'un air sceptique.
Kyo était tout simplement abasourdi. Il n'avait aucune idée que son chef de famille était un dévergondé du genre : l'alcool était déjà surprenant, mais le fait qu'il soit également capable de rouler un joint... Et facilement en plus ! Lui donnait l'impression de débarquer d'une galaxie différente. En voyant son regard horrifié et probablement en entendant ses pensées Akito soupira :
-C'est dingue ce que tu peux être naïf. Si tu savais le nombre de maudits qui fument ce genre de truc tu arrêterais d'être choqué comme ça. »
Quelques secondes plus tard il allumait ce qui ressemblait à une grosse cigarette. Il ferma les yeux en aspirant sa première bouffée de fumée.
-Je crois qu'il est bien » dit-il en regardant Kyo. Avant de tapoter sur le canapé à côté de lui. « viens t'asseoir à côté de moi, crétin. »
Kyo sentit ses bonnes résolutions voler en éclat en voyant l'air soudainement détendu de son chef de famille. C'était bizarre de voir les sourcils perpétuellement froncés prendre une courbe plus naturelle. Et le rictus habituel de la bouche se détendre. C'était difficile à comprendre, mais en fait, Akito semblait soudainement beaucoup plus jeune. Et Kyo se rendit compte que Shigure avait probablement raison, il avait seulement vingt ans.
Akito lui tendit le joint et Kyo le prit à contrecœur. Mais le sourire radieux de son chef de famille effaça ses derniers doutes et il le porta à la bouche. La fumée le fit tousser aussitôt. Et le goût était une des choses les plus écœurantes qu'il n'ait jamais franchi sa bouche. Mais en voyant le regard attentif du dieu, il réessaya. Avant de tousser une nouvelle fois et de le rendre à Akito. Il lui aurait impossible de dire combien de temps ils restèrent assis sur le canapé de leur suite bien trop chère, mais après une certaine quantité d'alcool et le joint fumé, le regard du dieu et du chat se croisèrent. Et Kyo, pour la deuxième fois en moins de 24 heures, sentit un besoin purement physique s'emparer de lui. Il avait envie de posséder Akito, il pouvait sentir cette envie dans tout son être. Tout, ses mains, sa bouche, ses genoux, toutes les parties de son corps désiraient ardemment son chef de famille. C'était si impétueux qu'il lui semblait que s'il essayait de se retenir il mourrait sur le champ. Il tendit la main et vit qu'Akito finissait lui-même les derniers centimètres qui les séparaient. Ils se précipitèrent l'un sur l'autre oubliant complètement la malédiction et le fait qu'ils étaient censés se haïr cordialement. Kyo n'avait réellement pas beaucoup d'expérience. À part Akito quelques jours plus tôt, il n'avait jamais embrassé personne. Mais le fait d'avoir bu un telle quantité d'alcool et en plus d'avoir fumé des substances illicites lui enlevèrent toute ses appréhensions. C'était comme s'il savait instinctivement ce qu'il fallait faire pour rendre Akito complètement désespéré : quelle partie de son coup lécher, quelle partie mordre Il frissonna en remarquant qu'il avait réduit son si fier chef de famille en une masse gémissante en l'espace de quelques secondes.
-Chambre » marmonna Akito avant de se relever et de se diriger vers la chambre. Kyo en eut le souffle coupé. Il semblait tellement différent, presqu'inscouiant comme si la malédiction ne pesait plus sur ses épaules et qu'il était finalement libre. Dans un état proche de l'hypnose, Kyo se releva et parti à sa suite. Il ne savait pas spécialement de quoi il avait envie. Mais une chose était sûre, elle concernait Akito. Il savait que son sexe était dur au point de lui faire mal, et qu'il ne rêvait que d'une chose, faire en sorte qu'Akito ne soit plus capable de faire autre chose que gémir.
Akito l'attendait déjà sur son lit. Il se caressait avec désinvolture, un air mi-aguicheur mi-espiègle placardé sur le visage.
Moins d'une seconde plus tard Kyo l'avait rejoint. Il se précipita sur le lit et Akito l'accueillit en l'embrassant avec plaisir. Il n'y avait pas une parcelle de peau que Kyo avait envie de manquer. Il se rendait bien compte que jamais, jamais il y aurait quelque chose de plus entre eux. Et pourtant, quand il voyait le visage sévère de son chef de famille s'éclairer d'un sourire, il n'avait plus qu'une envie : pouvoir le contempler jusqu'à la fin de sa vie. Il était prêt à aller de plein gré dans la maison du chat si cela voulait dire qu'il pourrait avoir accès à Akito.
Il l'embrassa encore plus fort, serrant ses deux bras entre ses mains. La seule chose qui le rassurait était le fait que le dieu lui rendait son étreinte avec au moins autant de force que lui. Ils étaient tellement seuls, se rendit compte Kyo, l'un comme l'autre, ils étaient haïs, et regardés avec peur ou dégoût. Il se souvint du nombre de fois qu'Akito l'avait insulté et lui avait fait comprendre qu'il n'était qu'une aberration. Et à quel point l'idée qu'il soit ensemble, dans le même lit paraissait maintenant si naturelle. Est-ce que s'il lui avait tendu la main plus tôt il aurait pu s'épargner de la douleur et de la haine ?
Honnêtement il ne le saurait jamais. Mais une chose était sûre, c'était que de ne faire plus qu'un avec Akito paraissait en ce moment totalement naturel.
Il retint difficilement sa respiration alors qu'il sentait Akito autour de lui, ses mains dans ses cheveux alors que son dos était arqué de plaisir.
Oui, cela semblait être la chose la plus naturelle du monde.
Il se réveilla quelques heures plus tard. Le soleil était en train de se coucher. Akito était complètement dans ses bras, la respiration tranquille. Il se rendit compte qu'il était encore bien assez fatigué pour pouvoir se rendormir.
Lorsqu'il se réveilla pour la deuxième fois le jour était en train de se lever. Par la gigantesque baie vitrée il pouvait voir un soleil rouge illuminer les casinos. Il sentit qu'Akito changeait de position contre lui, ce qui ne pouvait dire qu'une chose : Il se réveillait.
Il sentit soudain une bonne dose de gêne grandir dans le haut de son estomac. Il avait bien sûr compris qu'Akito était tout à fait à l'aise quant au sujet du sexe, mais tout de même ! Il ne savait pas comment il était censé réagir ! Il se souvenait parfaitement avoir eu des pensées qui oscillaient plutôt du côté des... - il rougit – sentiments, mais il n'était pas sûr à cent pour cent qu'Akito les avait entendues. Oh pitié, pensa-t-il. Il ne manquait plus qu'il se prenne un râteau !
Akito passa un bras autour de son torse, et Kyo se tranquillisa un peu. C'était pas grand chose, mais au moins, il ne se comportait pas avec lui comme s'il était une chose dégoûtante. Maintenant qu'il y pensait, c'était vrai que ça faisait longtemps que le dieu ne lui avait pas lancé d'insultes..., mais on ne savait jamais.
-On passe la journée dans les casinos ? » La voix d'Akito venait d'émerger des couvertures. Kyo soupira avec un petit sourire, et répondit par l'affirmative.
Moins d'une heure plus tard, ils étaient assis à une table de poker, devant trois autres personnes qui semblaient être encore complètement saoules. Il était à peine 7 heures du matin, donc cela paraissait logique que les fêtards soient encore présents. Akito avait bien entendu briefé Kyo avant de commencer à jouer : « quoiqu'il arrive, joue mal ! Celui d'entre nous qui arrive à dépenser son argent en premier... euh... peut demander ce qu'il veut à l'autre OK ? »
Kyo avait accepté pour deux raisons. Tout d'abord, l'idée de pouvoir demander quelque chose à Akito à laquelle il serait obligé de dire oui. Il pouvait par exemple lui demander de ne pas l'enfermer ! Et la seconde raison était que comme il n'avait aucune idée de la manière dont on jouait au poker, il allait probablement se faire ramasser en beauté.
Mais c'était sans compter le fait qu'Akito ait une stratégie plutôt bien pensée qui consistait à faire des tapis alors qu'il n'avait que des mauvaises cartes. (les autres joueurs étaient euphorique en voyant la masse d'argent qu'ils se faisaient en jouant contre les deux japonais.)
En fait, Kyo passait plutôt un bon moment. C'était dingue, mais Akito était plutôt marrant, une fois qu'il était hors du manoir Soma. Jusqu'à ce que le chef de famille se fige soudainement, avec un air horrifié sur le visage. Kyo se retourna immédiatement, et aperçu à quelque mètres d'eux l'archétype du russe le plus ridicule de la planète. Akito se releva soudainement, s'excusa auprès de leurs camarades de jeux qui semblaient très déçus de les voir partir, et ils se précipitèrent dans une autre salle.
-ça te dérange si on change de casino ? » demanda Akito un peu essoufflé. « de toute manière on a presque tout dépensé. Ça te dit qu'on offre nos jetons à n'importe qu- UNE STRIPTEASEUSE » Et aussi vite que son illumination lui était venue il se précipita à l'autre bout du casino – à l'endroit où se trouvait le club de strip-tease - (Chose qui semblait obligatoire pour être un casino digne de Las-Vegas), Kyo sur les talons. Une fois arrivés, ils eurent tout le mal du monde à expliquer à une jeune femme dont la profession ne faisait aucun doute qu'ils n'avaient pas besoin d'une lapdance. Ils se débarrassèrent de leurs jetons et se dirigèrent vers un autre casino.
-Tu t'en sors ? » demanda Kyo. Cela faisait des heures qu'il insérait jeton après jeton dans la machine à sous. Puisqu'ils avaient donné les restes de leurs jetons à des strip-teaseuses, ils avaient repris leur concours à zéro, et donc essayait d'enfoncer les pièces dans la machine plus vite que l'autre.
-Plutôt, oui ! » répondit Akito la mâchoire serrée. Il arrivait finalement à la fin de son cinquième petit sceau. Il allait gagner le pari et ensuite... Bah, il ne savait pas exactement ce qu'il allait demander à Kyo mais une chose était sûre ça allait être grandiose. Il jeta un œil dans le bocal et remarqua qu'il ne lui restait plus que 15 jetons de 20 dollars. Il se dépêcha de les enfoncer jusqu'à ce qu'il n'en reste plus que 5 ... 4... 3... Et soudain, un bruit qu'il devait bien être le seul du casino à n'avoir pas du envie d'entendre résonna.
-NON ! NON ! » S'exclama-t-il alors que tous les regards se dirigeaient sur lui.
-Oh putain ! » s'exclama Kyo « tu as eu le jackpot ! »
Et au moment où il prononçait ces mots, des milliers de jetons tombèrent de la machine, devant l'air dépité d'Akito.
-Je crois bien que j'ai regagné cinq fois ce que j'avais misé à la base. »
Cela faisait longtemps que Kyo n'avait pas ri comme ça. Finalement, ils abandonnèrent l'idée du pari, puisqu'une fois de plus, les deux Soma se rendirent compte que donner l'argent à n'importe qui était une manière plus sûre de s'en débarrasser plutôt que d'essayer de le dépenser. Une chose en entraînant une autre, une personne à qui ils venaient d'offrir plusieurs milliers de dollars insista pour leur offrir à boire.
Une heure plus tard, ils étaient à nouveau dans un état lamentable à boire verres sur verres avec des Finlandais. Qui prenaient l'avion trois heures plus tard pour le Montana.
Ce qui, sur le coup, leur parût une idée excellente. Et c'est ainsi qu'à 5 heures du matin, Akito rappela le Jet privé avec pour destination le Montana.
Reponses reviews:
Celeste31: Eheh! Désolée d'avoir pris autant de temps pour publier la suite, et surtout désolée pour la qualité. Je sais que je suis capable de bien mieux, mais là, je sature. Bref! merci beaucoup pour le commentaire! Et pour une fois, la suite ne sera pas trop longue à attendre!
Alysse: Je suis super contente si tu as aimé! j'espère que tu ne seras pas déçue par ce chapitre! Encore merci pour le commentaire et à tout bientôt!
Merci beaucoup à ceux d'entre vous qui auraient lu ce chapitre, et merci à ceux qui auraient commentés! à Jeudi prochain!
