Chapitre 2: Le clan Yôkai

Genre : UA/Yaoi/Romance/ Surnaturelle

Couple : Sasuke x Naruto

Disclamer : Bien que j'aimerais les personnages du monde Naruto ne m'appartiennent pas, mais sont l'entière propriété de Masashi Kishimoto, alors pitié ... ne me le rappelez jamais ! TTT-TTT


Sa réponse attira alors toutes les attentions, et Itachi ainsi que Deidara, faisant abstraction de leur rancune mutuelle, échangèrent un bref regard entendu. Une même pensée les traversèrent, curieuse et anodine, mais dénotant d'une vérité criante. Ce garçon et eux seraient à tout jamais liés et peu importait les obstacles à venir, ils le protégeraient. Car au fond d'eux-même ils le présentaient, ils étaient venus au monde dans cet unique but. Comme les gardiens d'un pays inconnu et effacé du temps, ils ne vivraient plus que pour cette raison. Le protéger.


-Quel est exactement cet endroit ? Poursuivit donc Naruto en fixant profondément son regard dans celui de son opposé.

Un des sourcils flavescents de Tsunade s'arrondit curieusement, tandis que son expression prenait une connotation particulière, proprement inquisitrice et suspecte. La femme remarqua d'ailleurs l'impromptue et inusité paralysie qui avait semblé s'éprendre dangereusement des corps des deux jeunes hommes, regardant le blond sans même battre une seule seconde des paupières, effarés. Progressivement, les expressions figées et circonspectes des deux hommes s'effacèrent pour laisser place à des grimaces incongrues, qui s'étirèrent bientôt jusqu'aux lèvres agréablement carmines de Naruto.

- Je n'y crois pas … Soupira Deidara en se pressant l'arrête du nez de ses longs doigts acérés tandis que de son côté Itachi se contenta d'un mouvement furtif de la tête, les yeux doucement clos et cascadés selon le mouvement de larges mèches nébuleuses. Il vient ici pour recueillir notre aide sans même savoir qui nous sommes ou même où il peut se trouver !

- Je pense que tu pourrais t'abstenir de ce genre de commentaires complètement déplacés Deidara. Souleva ingénieusement le seul brun du groupe de sa voix grave et vibrante.

- Excuse moi ? Crissa seulement Deidara en laissant longuement choir son bras sur sa cuisse gauche, au fur à mesure que son visage se tournait vers Itachi, ce même garçon habité d'un calme qui allait jusqu'à se refléter sur le silence étouffant et si soudain du lieu. Un problème avec mon humble personne peut-être ?

Cette fin de phrase ne fût non pas murmurée, mais grondée et cela d'un ton si provocateur qu'elle titilla nerveusement les nerfs du brun, comme une boule s'enroulant mesquinement dans sa gorge pour ne plus aspirer qu'à une chose, la permission de pouvoir s'y échapper. Aujourd'hui encore, cette envie bénigne mais pourtant insoutenable vint jusqu'à lui prendre complaisamment et grossièrement aux tripes, l'incitant innocemment à répondre à la pique du blond. C'était d'ailleurs dans cette bien merveilleuse intention qu'il entreprit l'action d'ouvrir la bouche, quand une voix bien plus ferme encore le coupa … De nouveau, murmura une petite voix lointaine et moqueuse dans l'esprit encore confus du brun, qui ne trouva d'autre réconfort que le son provoqué par ses dents lorsque sa mâchoire se crispa furieusement, frustré qu'il était.

- Je pense que ça suffit, je ne vous ai pas demandée pour écouter vos jérémiades amoureuses ! Maintenant si notre discussion ne vous intéresse pas plus que ça, comme cela me semble le cas, vous pouvez toujours vous en aller … Enfin si vous ne craignez point les représailles en tout bon entendeur. Termina-t-elle mystérieusement et dans un silence bien plus pesant que précédemment.

La blonde les dévisagea un par un, le regard affûté et pénétrant d'un rapace en pleine chasse et n'apercevant aucune autre forme de révolte que le regard transcendant de beauté du jeune yôkai, elle s'autorisa un petit rictus réjoui , parfaitement satisfaite de l'emprise qu'elle pouvait avoir sur ces deux effrontés. Finalement elle détourna définitivement son regard d'eux pour ne se concentrer plus que sur une seule personne, Uzumaki Naruto.

- Pour répondre à ta question Naruto, nous nous trouvons présentement en « Terre inconnue », en exil si tu le préfères. Au-delà des océans et des montagnes et bien plus loin encore que les désert arides du sud ou bien même les puissants glaciers des mers givrées. Nous nous situons dans la cité que j'appellerai le « Nozomi », littéralement la cité d'espoir. Mais tout cela, nous pensions logiquement que tu le savais … voilà le pourquoi des réactions quelques peu impulsives des garçons ici présents. S'expliqua la femme à l'apparence de jeune fille en posant délicatement son menton sur ses longs doigts étroitement entrelacés, accoudée sur son imposant bureau de chaîne.

- Je vois … répondit uniquement Naruto profondément troublé et hésitant sur la démarche à suivre pendant que son regard nageait lentement vers ses pieds dans une pose réfléchie, ses mains s'attachant à leur tour telles une bouée de sauvetage. Pour tout vous dire, tout est allé si vite que je n'ai pas eu le temps de correctement réfléchir à ma situation, ni même à ma destination comme vous pouvez le voir. Ils m'ont simplement indiqué le lieu où je pouvais vous trouver, j'ai agi par pur et simple instinct …

- Tu n'as nul besoin de te justifier, Naruto ! La coupa de suite Tsunade, appelant implicitement son regard précieux à s'élever jusqu'à elle. Ce n'était pas un reproche que je te fais, seulement une remarque. Tu nous à un peu tous pris de court à vrai dire.

En disant cela, elle posa un regard intransigeant sur les garçons qu'elle aperçut difficilement déglutir, néanmoins Itachi bien moins nerveusement que son comparse. Naruto, pour sa part, n'esquissa qu'un petit sourire, quelque peu absent mais incroyablement attendrissant, revêteur d'un amour capricieux et tendrement emprisonné d'un charme fantasmagorique. Tsunade s'en sentit profondément émue et tant qu'elle crût son cœur se figer à l'instant même, ébranlée dans sa croyance saugrenue d'en être tout simplement dénouée. Mais elle devait bien se faire à la pure et simple évidence, ce jeune garçon ne lui rappelait que trop nettement son jeune frère. Une voix grave pourtant l'extirpa à sa rêvasserie :

- Il y a pourtant un élément qui m'échappe, de qui voulais-tu donc parler lorsque tu as dit « ils » ? Tes parents t'auraient donc parlés de nous ? Questionna Itachi en croisant les bras sur son torse, attentif aux dire du blondinet.

Naruto se retourna lentement vers lui sans même apercevoir ne serait-ce que l'ombre du regard sanglant que Tsunade jeta au brun, celui-ci même qui l'ignorait volontairement avec un petit rictus bien commun désormais.

- Avant le … massacre, répondit-il avec une hésitation compréhensiblee, ma famille m'avait envoyée recueillir des informations auprès d'un couple de marchant itinérant, qui suspectait activement selon leur dire une rébellion de se comploter contre le royaume de mon père. En tant que descendant direct de la famille royale de notre clan, il était naturellement de mon devoir de partir à leurs recherche et d'écouter ce qu'il avait à nous dire. Quand j'ai dû m'enfuir, ils m'ont alors parlés de vous.

Sur ce, Naruto laissa un petit silence planer où tous redouter de le voir flancher. Ses épaules se voûtaient, ses yeux se fermaient piteusement, la respiration saccadée. La plaie était encore tout simplement trop fraîche pour être rouverte aujourd'hui.

- Je suis désolé, si tu ne veux pas …

- En partant … le coupa pourtant dur-chef le yôkai en craignant de ne pouvoir contenir le flot d'émotions le submergeant, il se devait de le faire ! J'avais bien sentit l'attitude de mes parents étrange, inhabituelle. Ils m'avaient pris dans leurs bras, enlacés comme si c'était là la dernière fois que nos chemins se recroiseraient, comme s'ils avaient prémédité l'attaque. Ma mère … a fait mien de ce présent.

En même temps qu'il leur narrait les faits, il désigna le pendentif reposant sagement sur le haut de son torse. Les deux jeunes adultes étaient fascinés par les explications du jeune individu. C'était comme un vieux conte qu'une mère se plaisait de raconter à son enfant. Malgré l'intensité des propos ils étaient scotchés à ses lèvres, qu'elles se tordaient où se laissaient tout simplement bercées par le son de sa propre voix, lénifiante quand elle ne montait pas dans les aiguës, attractivement malsaine.

- Il s'agit du collier que ma famille se lègue de génération en génération … le secret de la jeunesse éternelle de ma lignée, les Uzumaki.

- Ce truc, prononça Deidara dans un souffle craintif, fonctionne vraiment ?

Devant la réaction proprement soupçonneuse du blond, Itachi émit un sifflement parfaitement dérisoire qui attisa de suite les foudres de l'humain. Néanmoins, Naruto ne les laissa cette fois-ci pas s'enflammer et préféra poursuivre, interceptant un « crétin » venant droit du cœur du brun.

- Ce « truc » fonctionne uniquement sur un membre de ma lignée. C'est pourquoi nous devons le porter constamment et c'est aussi l'une des raisons pour laquelle les Uzumaki étaient tant vénérés au sain de notre communauté. La légende dit qu'ils auraient étaient façonnés au cœur de l'océan par les sirènes de l'ancien royaume, alors que le monde s'apprêtait à renaître de ses cendres tel le phénix se complaisait dans une existence éternelle. Seules trois furent alors créées et données en hommage au premier de notre espèce Kurama-sama. Par la suite, ce légendaire yôkai donna naissance à trois valeureux guerriers, les trois pierres leurs furent alors confiées pour qu'enfin, tout en préservant l'immortalité de ses enfants, le premier des nôtres puisse savourer en compagnie de sa bien aimée une vie de mortel. À l'heure d'aujourd'hui deux de ses artéfacts ont été détruits, seul celui que j'ai en ma possession a pu être préservé par ma famille. Conclut-il solennellement.

- Mais ce n'est pas tout. Insista Tsunade dans un petit sourire taquin, ayant visiblement parfaitement reprit le contrôle de ses émotions.

- En effet, répliqua l'Uzumaki en répondant avec un amusement non feint à son sourire, le pendentif recelé encore une seconde particularité. D'après les dires de ma mère, il serait capable de nous faire entrevoir le futur ou du moins d'infimes fragments généralement relatif à son porteur.

- Cela explique effectivement ceci … Conclut mystérieusement Itachi en plissant mystérieusement les yeux.

- Que veux-tu dire par là ? Demandèrent comme un accord les deux hommes blonds de la pièce.

Tsunade et le brun sourirent brièvement sans pour autant relever leur soudaine et exceptionnelle synchronisation, l'Uchiwa ne laissa le plus temps au silence de s'installer qu'il répondait déjà :

- Tu as bien dit que tes parents avaient agis étrangement avant ton départ, non ? « Comme s'ils avaient prémédité l'attaque » pour reprendre tes mots, si ce que tu nous dis sur cette pierre est vraie alors cela expliquerait tout. Ta mère a certainement dû entrevoir la chute de votre clan et tes parents ont simplement voulu te mettre à l'abri, voilà pourquoi tu as été envoyé en mission aussi loin des déserts de ton territoire et pourquoi elle t'a confié la garde du trésor de votre famille. C'est d'ailleurs certainement pour celui-ci qu'ils ont attaqué votre cité, pour ce pendentif. Tu n'y avais jamais songé auparavant ? Finit-il en haussant un de ses sourcils infiniment sombre. Ça me paraît pourtant évident en t'écoutant parler.

Naruto grimaça en fixant un point inconnu dans la salle, son cœur lui paraissait jouer de la batterie et assourdir vicieusement ses oreilles. Son mal-être et sa peine transparaissaient si nettement dans son expression douloureuse que personne ne réussit à prendre la parole. Un lourd silence s'installa alors, mais Naruto n'en avait cure. Ses géniteurs lui manquaient tant qu'il sentait un gouffre s'immiscer dans chaque parcelle de son cœur. Il avait tellement mal en resongeant à eux qu'il aurait pu à l'instant même donner un court à vie.

- Naruto, appela doucement la blonde, je sais ce que c'est que de perdre des proches, crois-en mon expérience. Seulement, si je peux te donner un conseil, ne gâche pas sottement cette vie qu'ils t'ont laissée. Ils t'aimaient Naruto, sois-en certain tout comme je me doute que tu les aimais, alors si tu ne le fais pas pour toi fais-le pour eux. Vie.

Elle souriait si affectueusement que cela l'encouragea à faire de même, les yeux brillants d'émotions et d'une encore faible, mais bien présente détermination. Tsunade doutait pourtant fortement que cela soit pour la meilleure des raisons, mais tant qu'il ne paraissait plus si désespéré alors cela lui convenait … du moins pour le moment.

- Je n'y ai jamais réellement songé en effet, continua-t-il finalement d'un ton des plus calmes, pour dire vrai je n'accorde pas la moindre crédibilité à toutes ces légendes. Bien sûr le pendentif nous accorde une vie d'éternité, mais en ce qui concerne les visions … disons que je reste sceptique. De plus, seul un être dans lequel coule le sang des Uzumaki est en mesure d'accéder à cette vie de « douceur », de ce fait je ne vois pas ce que ce pendentif pourrait bien leur apporter.

- Peut-être ne le savent-ils tout simplement pas, intervint enfin Deidara en fixant son regard dans celui de son homologue blond, parfois les vérités sont bien plus simplistes qu'elles n'y paraissent.

Tout quatre se regardèrent, interdis et hésitants. Cette réflexion n'était pas idiote en contraire même, mais cela n'avançait en rien leur petite « enquête ». Tsunade finit tout simplement par soupirer en se passant la main dans l'une de ses longues mèches vénitiennes. Le mystère du massacre du clan Yôkai serait à n'y pas tromper bien complexe à élucider, comme dans chaque affaire où Tsunade avait trempée de toute manière. En relevant son regard sur le jeune et malheureux survivant, elle le vit manifestement de bien meilleure humeur que précédemment, puisqu'il s'autorisait même un sourire goguenard en la dévisageant avec malice.

- Oui ? Tenta-t-elle dans un souffle.

- Je viens de me rappeler, hier nous sommes mystérieusement apparu ici par je ne sais quelle opération de votre part. Enfin je croyais que cela aurait pu constituer une partie de vos pouvoirs, néanmoins je me suis souvenu d'un détail assez troublant. Cette bille noire. Je ne suis pas un expert voyez-vous, mais je sais reconnaître une rareté quand il met donné d'en voir une et je peux affirmer qu'il s'agissait bien là d'une des deux paires de wataridori connues à ce jours. Enfin, je laisse supposer que l'heureuse propriétaire de ce fabuleux trésor saurait éclairer ma lanterne ?

- Tu m'intéresses gamin, dit-elle en le fixant intensément de ses iris ambrés brûlant d'un feu nouveau, que sais-tu donc à leurs propos ?

- Rien de bien intéressant malheureusement, du moins rien de plus que ce qui était transcrit dans les manuscrits de mon école. Il existe deux paires de wataridori en ce monde, une blanche et l'autre noire, le yin et le yang, permettant de voyager non seulement dans le temps, mais également dans l'espace complexe composant notre planète d'où leur nom, littéralement « oiseau migrateur ». Seul les érudits eurent l'heureux privilège de posséder de telles merveilles, bien avant qu'elles ne disparaissent de la circulation jusqu'à être finalement complètement oubliées de ce monde et de son temps. D'après les anciens, chaque perle ne se séparait jamais de sa consoeur de ce fait même en étant utilisée, se détruisant donc complètement, elle revenait par la suite au côté de sa moitié. Voilà pourquoi nous les classons par paire. Une complexité de technologie en soit me diriez-vous ?

- Et … que ferais-tu s'il s'agissait bien là de ce que tu laisses suggérer ?

- Que voudriez-vous donc que je fasse ? Ricana Naruto en penchant la tête. Elle a choisi sa maîtresse !

Tous sourirent en réponse à son exclamation, plus ils passaient du temps en sa compagnie et plus ils le découvraient intéressant … ce petit, tout petit renard.

- Je crains pourtant ne pas pouvoir t'en dire davantage, tu en sais déjà beaucoup crois-moi ! Affirma-t-elle en faisant soupirer de désespoir le blondinet et frémir ses douces oreilles.

Tsunade tiqua à cet instant, elle avait failli les oublier celles-là, ! C'est d'ailleurs avec une force insoupçonnée qu'elle résista à la délicieuse tentation de se pencher pour tenter d'apercevoir sa large queue aux balancements irréguliers et envoûtants. Naruto dut remarquer son trouble, car son regard s'arrondit soudainement de manière étrange en la fixant incrédule. Elle dut se racler la gorge pour regagner de son sérieux.

- Bon, passons à autre chose … pour le moment. Décida-t-elle pour faire taire le regard insolent que lui renvoyait le jeune yôkai. Dès demain tu seras assigné à un nouveau dortoir comprenant, c'est-on jamais, un camarade de chambre. De toute manière nous verrons tout cela après tes tests de compétences. Je vais laisser le choix à Anko de … peaufiner certains petits détails avec toi et bien d'autres demain.

- Attendez cinq minutes ! S'affola Naruto tout en se relevant précipitamment faisant dans ce même mouvement tomber sa chaise au sol. Quels Tests ?

- Rien de bien méchant, Naruto. Tenta-t-elle de le rassurer dans un petit sourire. Quelques questions de connaissance un test d'aptitude physique et une prise de sang de manière à se rassurer sur ton état de santé. Il nous faut bien savoir ce que tu vaux en situation réelle. Ne t'inquiètes pas plus que ça tous ici l'ont déjà passé, regarde Itachi et Deidara, ils en ont bien survécu ! De plus il est quand même préférable de savoir si ton Bachert a trouvé refuge au sain de l'établissement, non ? Finit-elle avec une certaine espièglerie qui ne cessait de s'accroître d'années en années.

Il ne fallait pas être un grand génie pour percevoir l'expression perdue qui avait gagné le minois du blondinet, volant la vedette à son précédent affolement. Il la fixait d'une telle intensité, ses yeux d'un bleu roi brillants comme jamais encore auparavant, que Tsunade tiqua immédiatement. L'incompréhension la gagnait doucereusement. En préalable un grand rien l'assaillit, peut-être était-elle définitivement trop lasse qui savait, bien avant en tout cas qu'elle ne laisse retomber une main lourde sur son front pâle. La femme ravala difficilement sa salive en même temps qu'une idée insolite s'infiltrait vicieusement en elle, lui faisant soudainement se sentir nauséeuse. Ses longs ongles traçant d'étroits sillons sur sa chair tendre, qui auraient pu se révéler envoûtants si seulement ils n'étaient pas le fruit de la détresse d'une femme éperdue d'incertitude et d'espoir. Ses yeux se perdirent de nouveau dans les deux lacs tumultueux qui lui faisaient effrontément face, finissant de complètement l'achever sous les mines stupéfaites de ses deux bras droits, raides comme la lame d'une épée et leur beauté vibrante de ses reflets métallisés, gracieuse, immuable.

- Bachert ? Souffla brusquement Naruto en la laissant sans voix.

Ses parents n'avaient pas pu lui faire ça, il devait bien savoir ce que voulait signifier ce terme ! Tsunade chercha une lueur particulière dans le regard infiniment bleuté du jeune garçon, le rythme lent de sa queue et le sourire qui feignait de se fendre curieusement sur ses lèvres, mais elle n'y trouva rien qui réussit à la rassurer. Ses points se serrèrent tandis qu'elle réfléchissait à vive allure, alors comme ça le clan yôkai accordait plus d'importance à instruire ses enfants aux arts et à l'étude de joujoux immémoriaux qu'à la définition même du mot « bachert » ? Ses paumes se décrispèrent, un sourire méphistophélique allongeant ses lèvres tendrement ourlées.

- Je vois … déclara-t-elle simplement en portant un regard nouveau sur le jeune blondinet, si innocent, tellement candide sous ses airs de rebelle aux sang chaud, princier. Intéressant …

Chapitre 2 fin.