a/n: Vocaloid m'appartient pas bla bla bla


TiNaF

Chapitre 4 : Beaucoup trop nu


J'ai eu la meilleure idée au monde...

A quatre heures du matin.

Et je me devais d'en parler à quelqu'un.

- Rin, murmurai-je à haute voix, rampant jusqu'à son lit. 'Ey, Rin. Réveille-toi.

Je l'ai secouée un peu et elle se leva en un éclair, réussissant presque à se cogner le front contre le mien.

- Bordel, Mikuo ? Je pensais que tu allais me molester, sale pervers ! hurla (murmura)-t-elle.

- Je suis pas le genre de gars à faire ça. Pas maintenant. Je viens d'avoir l'idée du siècle !

- Pas maintenant ?! Mec, qu'est-ce qui t'arrive? Où est ton pantalon ?

Je baissai les yeux. Je portais le boxer et le débardeur que j'avais porté sous ma chemise pendant la journée.

- C'est pas important. Tu veux connaître mon idée, ou quoi ?

- Non, je veux dormir! m'asséna Rin en se retournant et mettant un oreiller sur son visage.

Je me suis assis à côté d'elle et me penchai vers son visage couvert.

- Je vais rester ici jusqu'à ce que tu m'écoute. Je vais rester ici toute la nuit, puis quand Luka viendra te réveiller le matin, elle va immédiatement émettre des hypothèses et les poster sur Twitter. Ensuite, tes amis et les amis de tes amis vont te cataloguer comme une pute de sorte que tu auras à déménager et à vivre dans ton propre appartement. Après ça va commencer à devenir dur et tu auras à aguicher des hommes dans la rue. Ensuite, tu seras violée par cinq gars et tu auras un bébé voyou avec cinq ethnies différentes. Tu ne veux pas de bébé voyou avec cinq ethnies différentes-

- D'accord, je vais écouter ton idée stupide! Juste arrête de parler de bébés gangsters ! s'exclama Rin, exaspérée, en se retournant vers moi.

- Très bien ! répondis-je gaiement. Demain, je sèche les cours et je me fais un tatouage.

Rin me regarda pour ce qui semblait être une éternité. Puis sa main trouva son visage.

- Tufoumagueule ?

- Bien sûr que non ! Maintenant, j'ai besoin de toi pour m'aider à décider quel tatouage je vais faire, ey. Une femme nue, ou alors je demande au tatoueur d'écrire "Maman", ou...

- Tu n'y penses pas sérieusement ? Mec, t'es un mec, balbutia Rin.

- Eh bien, ch'sais pas ! J'y ai réfléchi, environ vingt secondes, et franchement c'est long et ça m'a servi à rien, rétorquai-je. C'est long... *tousse*

Rin soupira.

- T'as qu'à écrire "impulsif" sur ton dos, murmura-t-elle en baillant.

- Dios Mio, tu as raison ! Ca sera écrit dans une jolie police et dans un ruban. Et tout en noir et blanc. Oh, ce sera juste parfait !

Dans mon enthousiasme, j'attirai Rin dans mes bras (ou plutôt je l'étouffai dans un câlin), puis me précipita hors de la chambre.

De retour dans ma chambre (oui, je l'ai fait appeler ma chambre parce que c'était la chambre dans laquelle je restais tout le temps), j'ai tiré un bloc-notes dans un tiroir et esquissé une idée de mon tatouage, et puis je me suis endormi environ douze secondes plus tard.

Ma personnalité en un mot.


-0o0o0-


Je fus réveillé par une bombe à eau qui s'est écrasée sur mon visage... mais elle n'éclata pas immédiatement et roula au loin sur le sol (où elle explosa finalement et dont le bruit m'aida à identifier le truc). J'ouvris les yeux à demi pour voir qui avait osé essayer de me réveiller, mais c'était juste cet idiot de Luki aussi l'ignorai-je, me protégeant les yeux de la lumière aveuglante. Stupide Soleil. Je me rappelle pas t'avoir dit de faire entrer tes rayons ! Yo man, non, je ne m'en rappelle vraiment pas.

Je fus à nouveau touché, mais cette fois la triste hydrosphère recouverte de baudruche tomba sur mon bras sans même trembler. Je la jetai au loin sans la moindre envie.

Puis Luki tira à nouveau. Cette fichue bombe à eau explosa sur ma tête et laissa mes cheveux mouillés.

- Bordel, mec ! m'écriai-je en me levant.

Luki me regarda fixement.

- T'avais l'air d'avoir besoin d'une douche, je pensais aider.

- Non, t'as surtout ruiné les super cheveux ébouriffés qu'allais avoir, j'ai rétorqué. J'avais un ahoge parfait en plein milieu de mon visage et t'as tout gâché.

- Te prends pas la tête pour si peu, Mikuo. Mais vraiment, va prendre une douche.

- Yo, man, pourquoi t'as si envie que je prenne une douche ? T'es louche !

- T'étais derrière le volant presque toute la journée et t'es dégoûtant !

- J'ai pris une douche hier, mec ! Je ne suis pas dégoûtant.

- Wow, gus, fonce dans la douche ! Comment tu pues !

- Bon d'accord, alors. Si t'as tant envie que ça que je sois nu chez toi, je vais prendre une douche, punaise.

- Fais-moi confiance.

Luki sortit de la chambre et je récupérai mes vêtements en boule sur le sol avant de me diriger vers la salle de bains. Je me suis déshabillé et j'ai essayé de ne pas trop longtemps regarder mon corps de Zeus.

J'actionnai le pomme de douche.

- PAR TOUS LES DIEUX ! LUKI, TA DOUCHE FAIT PLEUVOIR DES M&M'S !

Il n'a pas vraiment de M&M's, mais quand je l'ai allumée, des lumières arc-en-ciel ont commencé à clignoter depuis la pomme de douche comme en boîte de nuit, merde.

- J'te l'avais bien dit ! hurla Luki.

Inutile de dire : Best. Douche. Ever.


0o0o0


- Mikuo, c'était quoi cette histoire de pluie d'M&M's ? me demanda Rin quand je rejoignis le salon.

J'ai remarqué que Rin avait dû emprunté quelque chose à Luka, et je fus étonné d'apprendre que Luka avait quelque chose à la taille riquiqui de Rin. Eh, c'était trop large pour elle de toute façon, surtout au niveau de la poitrine. Je fis une note de dévaliser le placard de Luki tout à l'heure.

- T'as vu leurs douches ? Sérieux, c'est impressionnant, dis-je.

- Je... te prends au mot, répondit Rin en hésitant.

- T'as vu Luki ? Il faut que je lui vole sa garde-robe entière.

- Non, pas encore, divulgua Rin.

- Zut. Je crois que je vais aller là-bas tout seul, dis-je, feignant du mécontentement.

- Eh bien vas-y.

Je descendis au deuxième étage et ouvrit la porte de la chambre de Luki. Hey, ce n'était pas verrouillé. C'est comme si on me disait d'entrer !

Ce que je vis me décrocha la mâchoire. Une jeune fille aux cheveux rouge vif (un ahoge en haut du crâne) se tenait à moitié nue, en jupe et sans chemise, à côté de Luki, qui était couché sur le dos de manière suggestive. Avec son pantalon, quand même. La jeune fille sursauta et se couvrit d'un bras, mais ne semblait pas tant gênée puisqu'elle ne se détourna pas ou quoi que ce soit d'autre, même si son visage était d'un joli rouge.

- Je ne peux absolument rien t'expliquer, m'avoua Luki.

Je les regardai pendant un long moment, ravalant une question qui me brûlait les lèvres, puis me dirigeai droit vers l'armoire de Luki pour lui voler quelques vêtements, ignorant la fille à moitié nue.

- Vous devriez probablement verrouiller la porte prochaine fois, conseillai-je en clignant de l'œil.

De l'extérieur, j'ai entendu la rousse dire quelque chose comme : Est-il toujours comme ça? et Luki fit un bruit d'approbation. Alors j'ai décidé que je ne voulais pas en écouter davantage et me changeai dans les escaliers. J'avais apparemment pris une sorte de t-shirt blanc avec des motifs noirs et bleus (qui était juste assez serré pour être mal à l'aise parce que Luki est aussi mince qu'une top-model anorexique) et un short kaki.

De retour à l'étage, je découvris que Luka, toujours ensommeillée, avait fait son chemin vers le salon et Rin était dans la cuisine en train de faire des œufs.

- Bonjour, Luka, saluai-je. Dis, tu connais la rousse dans la chambre de Luki ?

Elle me regarda un instant, le temps que ça monte au cerveau.

- Oh ! C'est Miki. C'est une vieille amie de la famille qui s'est installée ici depuis quelques semaines, expliqua-t-elle.

- Ah, je vois. Rappelle à Luki de fermer à clé la prochaine fois.

J'ai entendu quelque chose tomber dans la cuisine. On dirait que quelqu'un est nul pour écouter aux portes. (C'est évident que quelqu'un veuille écouter aux portes. Je suis tellement hilarant que personne n'a envie de rater une miette de ce que je raconte !)

Luka a pris un moment pour répondre à nouveau. Évidemment, elle n'est pas du matin.

- Oh, ouais. Je le leur ai dit la dernière fois, aussi.

Le même objet de tout à l'heure est retombé et j'ai entendu Rin pousser un juron depuis la cuisine.

- Spatule à la con !

- Rin, ça te dirait de te joindre à notre conversation ? proposa Luka. Ou tu préfères peut-être continuer à faire tomber mon argenterie pour plus d'effet dramatique ?

- Je vais plutôt choisir la première option, insista Rin. Vous voulez une cuisson particulière pour vos œufs ou j'ai le droit de faire preuve de créativité ?

- Fais ce que tu veux, déclara Luka par-dessus son épaule.

Luka partit s'asseoir sur un autre canapé, pour une raison étrange, et j'ai pensé que ce serait un bon moment pour moi de m'asseoir au final.

- Ne t'inquiète pas, Rin est une excellente cuisinière... Eh bien, elle sait faire le petit-déjeuner, mais le reste...

- Hé, je t'entends ! se plaignit Rin.

- Oh, tais-toi, maintenant. Tu ne fais pas partie de la conversation ! gazouilla Luka.

- Qu'est-ce qu'on fait aujourd'hui ? demanda Luki en s'étirant depuis les escaliers.

La jeune fille rousse, Miki, le suivait et j'ai fait en sorte de tenir trois secondes de contact visuel pour la laisser mal à l'aise et gênée.

- Je vais me faire un tatouage, commençai-je.

J'ai entendu le facepalm de Rin depuis l'autre côté de la pièce, alors j'ai ajouté :

- Rin m'a aidé à choisir.

Une autre main rencontra son visage. Et une table. Elle allait manquer d'objets.

- C'est ça, soupira Luki. Miki, dis bonjour à tes nouveaux meilleurs amis, a-t-il dit, faisant un geste vers nous. Apparemment, ils t'ont tous vue nue, sauf pour Rin là-bas.

- Oh, couina-t-elle en serrant le bas de sa chemise. Si tu veux, je peux enlever mon haut pour qu'elle ne se sente pas exclue ?

- OUI ! exprimai-je plutôt fort.

Rin fit accidentellement pas exprès de me jeter une spatule sur le visage.

- Tais-toi, Mikuo. Je crois que tu en as assez vu.

Ohoho. Serait-ce de la jalousie que je sens ?

- Oh, d'accord, alors, déclara Miki gaiement. Ooh. Tu fais le petit déjeuner ? Je peux t'aider ?

- Bien sûr, soupira Rin. Luki, est-ce que ça t'arrive de manger autre chose que des frites ?

- NON ! exprimai-je plutôt fort.

- Tais-toi, connard ! cria Luki. Je vais chercher des céréales.

- Ca roule, dit Rin. Hé, Mikuo, viens ici une seconde !

- Gah. Qu'est-ce que tu voudrais bien vouloir ? répondis-je, grimpant sur le dos du canapé où j'étais assis sur (like a boss) et me dirigeai vers la cuisine

- Je me disais que ce serait bizarre de demander à Luki ce qu'il met dans ses céréales s'il est tant contre... comment dire... la semence de vache.

- Quelque chose de faux, de végétal, et de dégueulasse. Mais pourquoiiiiiii ça t'intéresse ?

- Parce que, ferme-la.

Les dames finirent de faire mon petit déjeuner, et je découvris que Luka ne mentait pas quand elle avait dit que Rin savait cuire des œufs. Je n'avais pas la moindre idée de ce qu'elle avait mis dedans, mais c'était un orgasme pour mon palais.

Quelques conversations modérément ennuyeuses passèrent et Miki se rendit utile en me conseillant à un salon de tatouage qui acceptait les impulsifs de mon genre. Apparemment, elle avait un ami qui y travaillait. Alors, elle et tous les autres s'entassèrent dans ma pauvre caisse, et nous avons fini dans un obscur quartier ghetto. Puis il y a eut tout un tas de conneries par lequel j'ai dû passer pour obtenir mon tatouage et tout et j'ai dit à tout le monde d'aller faire quelque chose de productif tandis que j'ai expérimenté LA CHOSE LA PLUS DOULOUREUSE DE MA TOUTE MA VIE ENTIÈRE. Rin fut assez gentille pour rester, comme je le lui avait demandé parce que haha je suis un manipulateur et puis que je pouvais pas supporter d'être seul.

Donc oui, autre que la douleur atroce, l'ensemble du processus était tout à fait ennuyeux. Le tatoueur était à peu près aussi intéressant qu'un rat mort; la chose la plus intéressante que vous pourriez dire à son sujet était : Oh, regarde ! Il est encore en décomposition !

Kay je m'ennuie avec cela. Maintenant, je suis debout devant un double miroir afin que je puisse voir à quel point je suis sexy avec ce mot nouvellement gravé entre mes omoplates. Ouaip. Toujours sexy.

- Hé, Rin. Tu aimes ? demandai-je, tournant mon dos nu vers elle.

J'ai regardé ses yeux me regarder... puis me regarder... puis encore me regarder...

- Rin ?

- Oui ! sursauta-t-elle. C'est chouette.

Elle s'interrompit et me jeta un dernier coup d'œil avant de détourner les yeux.

- Quelle heure est-il ? m'enquis-je.

- Onze heures moins dix whoa merde. Il faut qu'on soit à l'examen dans moins d'une demie heure.

- Putain !

Les autres parcouraient d'autres magasins étranges donc Rin se mit en quête de les chercher pendant que je démarrais la voiture.

Juste un à-propos. J'ai dormi durant ce cours pendant toute l'année, et encore moins étudié. Du coup, souhaitez-moi bonne merde.


*Ahoge : C'est un mot japonais pour désigner les mèches qui partent en couille qu'on voit dans les mangas, littéralement "mèche retardée" donc