Auteur : Bellatrix18
Bêta reader : memelyne
Titre : En quête d'acceptation
Disclamer : Tout appartient à la grande Stephenie Meyer (sauf l'intrigue et les membres de la famille de Rosalie). Je ne fais que m'amuser avec ses personnages pour mon plus grand plaisir et le votre j'espère :-)
Couple : Emmett/Rosalie
Voilà la suite que vous attendiez. Je tiens à remercier ma Bêta qui a fait un boulot remarquable et aux personnes qui m'ont laissé des reviews, cela m'a fait plaisir.
Une personne m'a demandé en quel année l'histoire se déroulait et la réponse est à notre époque. Certains parents restent encore vieux jeu et certaines personnes ne pensent qu'à l'argent quitte à sacrifier leurs propres enfants même si de nos jours ce n'est plus aussi courant qu'a l'époque.
Je vous souhaite une agréable lecture a tous !
Chapitre 1 : Lourdes conséquences
Cela faisait un mois que mon père avait trouvé son nouveau travail et l'ambiance qui n'était déjà pas au beau fixe suite à mon coup d'éclat, s'en était encore trouvée nettement dégradée.
Mais malgré la situation mon père essayait de se montrer positif arguant que ce serait l'occasion de faire un nouveau départ.
Il était parti de la maison depuis déjà trois semaines pour prendre ses fonctions et préparer notre arrivée et nous nous apprêtions à le rejoindre ma mère, mes frères et moi. Tous nos meubles s'y trouvaient déjà, comme pour nous empêcher de faire demi-tour. Les seules affaires qui nous restaient de Rochester étaient celles que nous avions emmenées à l'hôtel.
Ma mère étant partie en compagnie de mes frères régler les dernières formalités à effectuer avant notre départ, je me retrouvais donc pour mon plus grand bonheur, enfin seule. Aussi décidais-je d'en profiter un maximum en m'allongeant négligemment sur mon lit pour feuilleter un magazine auto.
Alors que je lisais un article sur la nouvelle Volvo S60, j'entendis soudain des coups frappés à la porte. Ce devait sans doute être le service d'étage, bien que je ne me souvienne pas d'avoir commandé quoi que ce soit. Après un soupir, je délaissais ma lecture pour me diriger vers la porte et découvrir qui était mon mystérieux visiteur. Et là, je fus surprise de trouver sur le pas de ma porte nul autre que Royce arborant un grand sourire sur les lèvres. Mon premier réflexe fut de refermé aussitôt la porte, mais il ne l'entendait apparemment pas de cette oreille puisqu'il m'en empêcha en bloquant celle-ci avec son pied.
- Je veux juste parler avec toi, me dit il sans se départir de son sourire et en levant les mains.
Je le regardais en fronçant les sourcils. S'il y avait bien une chose que j'avais retenue en sortant avec lui, c'était que lui et les discussions ça faisait deux (j'omettais bien évidement, ses discours nombriliste fait à sa cours qui à mon sens ressemblait plus à un monologue qu'a une discussion). Aussi, que « le tout puissant Royce King Junior » veuille discuter me semblait bizarre. Il dut voir mon étonnement et mon scepticisme car il marmonna quelque chose que je ne parvins pas à comprendre d'un air mécontent, chose qui était plus son style. Je me retrouvais enfin en terrain connu.
- Je vois que tu n'as pas l'intention de me faciliter les choses, s'amusa t'il.
- Et en quel honneur devrais-je te faciliter les choses pour quoi que ce soit. Après tout tu as bien fait virer mon père non ? , lui demandais-je ironique.
- Je voulais te présenter mes excuses, lâcha t'il, légèrement mal à l'aise.
- Toi ? Me présenter des excuses ? M'exclamais-je. Très drôle.
J'eus un petit rire qui apparemment le froissa, mais s'il savait ce que je pouvais me moquer de ses états d'âmes après que je me vois forcer de tout quitter parce que môsieur n'avait pas accepté que je le plaque, blessant ainsi son ego surdimensionné. Il fallait bien qu'il voit que je n'étais pas dupe de son petit cirque, si Royce voulait me mentir, j'aurais espéré qu'il choisisse un mensonge plus crédible que celui-là. Ce qui m'amena d'ailleurs à m'interroger sur la réelle raison de sa présence ici
- C'est pas que je t'aime pas Royce….enfin si, je t'aime pas, mais j'ai autre chose à faire que d'écouter tes boniments dont je suis sûre que tu ne pense pas un mot.
Il me lança un regard furieux en réponse. Tien ? Monsieur s'attendait-il à ce que je me jette à ses pieds en réalisant « mon erreur » de l'avoir laisser tombé ? S'il savait que si j'étais sortit avec lui c'était uniquement dans le but de faire plaisir à mes parents, j'aurais payé cher pour voir la tête qu'il ferait. Au moins il aurait sut pourquoi je me suis toujours refusé à lui.
Mais bon je n'étais pas folle au point d'en arriver jusque là. Après tout même si le père de Royce n'était plus l'employeur du mien, il n'en était pas moins vrai qu'il avait une influence non négligeable sur le monde financier américain. Et si j'allais trop loin j'avais peur que mon père ne fasse plus longtemps parti du personnel de la banque dans laquelle il venait de trouver une place.
- Tu ne devrais pas le prendre comme ça, me dit il vexé. Je viens vraiment m'excuser.
- Et bien vas y ! Je t'écoute ! Répondis je, un soupçon d'impatience dans la voix.
- Pas ici, dit il. En plus de mes excuses, on a des choses à ce dire.
Je jetais un œil à Royce. Je n'étais vraiment pas rassurée. Quelque chose dans son attitude me mettais mal à l'aise.
- Si tu veux on va dans un café, si ça peut te rassurer, ajouta t'il.
- Ok, soufflais-je. Donne-moi juste le temps de laisser un message à ma mère pour la prévenir, capitulais-je.
J'écrivais donc un mot à ma mère, ou je lui disais que je me trouvais avec un ami. J'évitais néanmoins de lui dire qu'il s'agissait de Royce, voulant évité toutes les joyeusetés du genre « Royce ? Ah je vois que tu es enfin revenue à la raison ! ».
Une fois fait, je le suivais de mauvaise grâce jusqu'au parking de l'hôtel. J'hésitais un long moment a monter dans sa voiture, mais encore une fois, j'ignorais ce que me dictais ma conscience, essayant malgré tout de lui accorder le bénéfice du doute, après tout même si à priori cette histoire me paraissait louche, il avait vraiment l'air de vouloir faire amende honorable... Du moins c'est ce que je croyais…
Deux heures plus tard j'étais de retour à l'hôtel, ma mère et mes frères me lancèrent un regard étrange en voyant l'état dans lequel j'étais. Avant même que l'un d'eux ne puissent me faire la moindre remarque, je prenais des vêtements dans ma valise et m'enfermais dans la salle de bain à doubles tours.
Une fois à l'intérieur de la pièce, je jetais les vêtements que je portais dans la poubelle et je m'empressais de me glisser sous l'eau chaude de la douche. Quelques secondes plus tard, je laissais venir mes larmes. Larmes silencieuses se transformant petit à petit en sanglots lourds et douloureux couvert par le bruit de l'eau qui me recouvrait cependant que je m'écroulais petit à petit contre le mur carrelé.
Dans ces sanglots j'y mettais toute ma rage, toute ma honte, mais aussi ma culpabilité. Tous ces sentiments qui m'envahissaient et que je ne parvenais pas à refreiner. Je serais incapable de dire combien de temps j'étais resté, là, prostrée contre le mur de la douche.
Je me sentais tellement sale après ce que Royce m'avait fait subir autant physiquement que moralement. Dès que je parvins un temps soit peu à me calmer, je ressentais aussitôt le besoin de me laver. Je frottais le gant sur ma peau aussi fort que je le pouvais, tentant par ce geste d'effacer les traces de son forfait. Comme si ça pouvait effacer la honte et le dégoût que je ressentais à mon égard. Et puis je repensais aux paroles qu'il m'avait dit. Peut être qu'il avait raison. Peut être que tout était de ma faute. Quand je ressortis enfin de la salle de bains, je m'allongeais sur mon lit.
- Ca va Rose ? Me demanda Andrews.
- Oui, répondis-je d'une voix morne. C'est juste que je ne me sent pas très bien, j'ai du attrapé froid quand je me suis fait surprendre sous la pluie tout à l'heure.
Ma mère s'approcha et eut un visage horrifié en me voyant.
- Mon dieu, s'exclama t'elle. Mais comment tu t'es fais cette marque sur ta joue ?
- Tout à l'heure, je me suis pris le coin de la table de nuit, c'est pas grave, dis je très vite, ne voulant pas qu'ils se doute de quelque chose.
Ma mère leva les yeux au ciel et retourna à ses occupations. Mais Andrews me regarda, comme s'il savait que je mentais. Il voulut s'approcher, mais j'eus un mouvement de recul. Ne comprenant pas ma réaction, il en fut blessé et je m'en voulus. C'était à partir de cette nuit que mes cauchemars s'étaient intensifiés, devenant plus noirs, plus terrifiant.
Après cette soirée, l'ambiance qui était déjà pesante s'était intensifiée. Comme le disait si bien mon plus jeune frère « vivre avec un des membres de la famille Hale en ce moment était une vrai partie de plaisir ! ». Ma mère s'énervait pour un rien, Colin me rabaissait à tout bout de champ, Andrews même si il me gardait à l'œil paraissait étonnamment ravi du « nouveau départ » comme le disait mon père, et sa joie de vivre tapait sur le système de ma mère, et moi dans tout ça, j'étais restée impassible.
J'avais l'impression que ma mère me rendait responsable de tout ce qui n'allait pas dans nos vies, et je ne pouvais qu'être d'accord avec ça. Le comportement de Colin ne m'étonnait pas, lui qui avait toujours été jaloux de moi et de l'attention que nos parents me portaient.
Ma mère aboya un ordre, poussa un soupir, me fixa et retourna vaquer à ses occupations. Il fallait avouer que je ne parlais que très rarement, ne répondant pas aux questions posées ayant mes écouteurs sur mes oreilles la plupart du temps, ne daignant pas m'intéresser à ce qui se passait autour de moi.
Je préférais de loin me plonger dans mes pensées, qui je devais bien l'avouer, était en général bien sombre. De différents sentiments agitaient ma famille quand à notre départ pour Forks. Pour ma part, je ne ressentais ni joie, ni tristesse à l'idée de quitter Rochester. Depuis ce qui c'était passé avec Royce je restais amorphe, j'étais comme spectatrice face aux évènements qui se déroulaient, que ceux-ci m'impliquent ou non d'ailleurs. Mon visage était un masque impassible, cachant du mieux que je le pouvais le mal être qui me rongeait. Je ne désirais qu'une seule chose, protéger ma famille en leur cachant mon secret. A aucun moment ma famille ne devait savoir pour ce jour là.
Le vol se passa dans le silence le plus complet, même si je ne pouvais que difficilement m'en rendre compte avec la musique à fond sur les oreilles. Nous atterrîmes à Sea-Tac, l'aéroport de Seattle où mon père nous attendait dans un de ses magnifiques costumes, histoire de donner le change au cas ou cela intéresserait quelqu'un, chose qui m'étonnerait grandement.
Si ma mère et mes frères lui sautèrent dans les bras, je ne lui fis qu'un signe de tête, préférant garder une certaine distance avec lui et cela l'étonna un peu, ne comprenant pas mon attitude. Mes frères ne comprenaient pas non plus, même si cela n'était pas un grand changement pour Colin. Dans la voiture, ce fut comme dans l'avion, un silence ponctué par des questions polies sur Forks histoire de montrer un minimum d'intérêt à la ville, suivis par des réponses brèves de mon père. Moi, je faisais comme d'habitude. Je mettais mes écouteurs afin de pouvoir ignorer ce qui se passait autour de moi.
Une fois à Forks, mon père nous fit une visite rapide de la ville afin que d'ici une semaine nous ne soyons pas trop perdu pour notre rentrée dans nos écoles respectives. A la pensée d'aller en cours, un frisson me parcourut. Qui disait lycée, disait beaucoup de monde, donc forcément contact avec des garçons. J'éloignais cette pensée pour l'instant. La ville était plutôt jolie si l'on aimait les endroits entourés de forêt, isolés de tout. Ce qui était réellement le cas comme la ville la plus proche ne se trouvait à pas moins d'une heure de voiture. Et puis le vert était loin d'être ma couleur préférée, même si les arbres se mettaient aux couleurs du mois d'octobre.
Après un trajet interminable, nous arrivâmes enfin devant la maison qui serait, à mon plus grand malheur, désormais la notre. A cet instant, je crus que ma mère en la voyant allait faire une syncope au beau milieu de la rue. Ce n'était certes pas une ruine, mais il était clair qu'elle n'avait pas une aussi belle allure que celle de Rochester. La peinture qui s'écaillait par endroit lui donnait des airs délabré accentué par un volet qui pendait à l'une des fenêtre et qui tenait par on ne sait quel miracle, sans compter les quelques tuiles qui manquait sur le toit.
La pelouse était en accord avec la forêt qui entourait la ville, dense et touffue. Une chose est sure, un bon coup de tondeuse ne serait pas du luxe. Et aux vues de l'état dans laquelle elle se trouvait, il était clair que cela n'avait pas dû être fait depuis un bon petit moment si vous voulez mon avis. Quand à la barrière, elle n'en avait que le nom…
Heureusement, l'intérieur avait meilleure mine, mon père s'y était activé. Le rez-de-chaussée, composé de la cuisine, du salon et du bureau de mon père ainsi que l'escalier m'apparaissait plutôt en bon état. Les pièces du haut en revanche, c'était une toute autre histoire. La seule qui semblait impeccable et qui possédait sa propre salle de bain s'avérait être celle de mes parents. Leur confort avant tout, une de leur devise que je n'avais jamais remarqué jusqu'à présent mais aux vues de leurs antécédents, je n'en étais pas si étonnée.
Les autres pièces quant à elles avaient nettement besoins de travaux. Elles méritaient un bon coup de peinture c'était indéniable. L'une des chambres, la plus petite compensé par une immense penderie et un coffre en bois sous la fenêtre, avait aussi besoin que l'on règle son problème d'isolation à en juger par le froid qui régnait dans la pièce. Mais la vraie question que l'on se posait avec mes frères était surtout de savoir qui allait devoir se la coltiner. Sans se préoccuper d'Andrews, Colin et moi on s'affrontait du regard, attendant que l'autre commence les hostilités. Mais ce fut Andrews, bien décidé à ne pas se laisser faire, qui les ouvrit.
- Je vous préviens, il est hors de question d'écoper de la chambre pourris, argua t'il.
- T'inquiètes pas pour ça, répondit Colin en me fixant. C'est Rosalie qui va prendre cette chambre. Ca ira avec sa personnalité glacée. Hein princesse !
- Ca vaut toujours mieux que ton manque de personnalité, rétorquais je du tac au tac. Et puis, elle est faite pour toi cette chambre. Regarde ! Elle possède même un coffre pour que tu puisses regarder dehors sans avoir à sauter. Hein, le nain !
- Je ne suis pas un nain, protesta mon frère qui haïssait que l'on se moque de sa taille.
- Bien sur que non « mon petit poussin », continuais je en imitant cette fois ma mère. Et moi je suis Madonna.
- Avant que vous déclenchiez une troisième guerre mondiale, nous coupa Andrews, on pourrait décidé ça à la courte paille, proposa t'il.
Nous fixâmes notre cadet comme s'il représentais subitement un quelconque intérêt. Sa proposition n'était pas si bête après tout. Aussi nous l'acceptâmes. Malheureusement, mon père arriva et déclara qu'il avait déjà choisit à qui reviendrait les chambre. Bien évidement, son choix se posa sur moi pour la chambre frigorifique comme je la nommais si bien. Il argumenta que comme j'étais l'aînée et qu'en tant que fille la penderie me conviendrait sans doute plus qu'une simple armoire… Bref, que des excuses bidon pour éviter à gérer un drame. Colin me jeta un regard triomphal et je me retenais de le lui faire bouffer.
Durant la semaine qui passa, mon père nous embaucha pour redonner un semblant d'allure à la maison et au jardin. Le mot esclavagisme me vint tout de suite à l'esprit ainsi qu'a celui de mes frères devant l'ampleur du travail à abattre pour rendre à cette maison un aspect convenable, mais nous fîmes malgré tout contre mauvaise fortune bon cœur et nous attelâmes tout de même à la tâche.
J'eus néanmoins une bonne surprise de la part de mon père : il m'offrait une voiture pour mon dix-septième anniversaire. En la voyant, je sautais de joie. Enfin jusqu'à ce que je comprenne qu'en contrepartie que je devais emmener Colin au lycée. Mais la voiture étant en bon état et d'assez bonne marque, mon goût pour les voitures l'emporta. Même si je ne voulais pas que l'on me voit en compagnie de mon frère…
Le lundi matin, jour de notre rentrée, je sentais mon estomac se nouer. En me levant, je n'avais qu'une envie, c'était de me cacher dans ma penderie et de ne jamais en ressortir. Mais si je faisais ça, mes parents me demanderaient des explications que je ne pouvais pas leur fournir. Je respirais donc un grand coup et me préparais pour le lycée. Alors que je descendais et prenais mes affaires avant de sortir. Ma mère me stoppa dans l'entrée.
- Tu ne déjeunes pas ? S'étonna t'elle.
- Pas faim, répondis-je simplement en essayant de m'esquiver.
- Tu pourrais au moins dire bonjour et boire quelque chose, s'énerva t'elle.
- Bonjour et j'ais pas soif non plus, fis-je. Je pars dans moins d'une minute le nain , ajoutais-je un peu plus fort à l'attention de Colin qui se trouvait dans la cuisine.
- Rosalie Lilian Hale, gronda ma mère. Combien de fois vais-je devoir te dire de ne pas te moquer de la taille de ton frère !
Je décidais d'ignorer sa remarque, sachant que quoi que je dise mon frère ayant hérité du complexe de ma mère en plus de sa taille, il était clair je n'aurais pas le dernier mot. Aussi, je profitais de ce moment pour me dirigé vers ma voiture en jetant un « bonne journée maman », avant quelle ne puisse réagir.
Une fois dans la voiture, je mettais en route le moteur et en attendant que mon frère arrive, je regardais le ciel à travers le pare-brise. Depuis notre arrivée, c'était la même chose : des nuages en veux tu, en voilà. Je me demandais si les habitants de Forks savaient ce que c'était que le soleil. Mon frère Colin me rejoignit en courant et une fois installé, il se mit à grommeler tout un tas d'insultes à mon encontre durant tous le trajet, chose dont je me fichais éperdument.
Le lycée de Forks était bien plus petit que celui de Rochester ce qui était une bonne chose pour moi. Je me rendis en premier lieux vers le bâtiment administratif. La secrétaire, Madame Cope, une femme plutôt âgée aux cheveux teint en rouge, sûrement pour se donner l'impression d'être jeune, nous accueillîmes avec un grand sourire Colin et moi. Elle nous remit un plan du lycée, nos emplois du temps et une feuille à faire signer par les profs que nous devions lui ramener à la fin des cours.
Après avoir pris une bonne bouffée d'air pour me donner du courage, c'était sans regret que j'abandonnais mon frère pour me rendre à mon premier cours à Forks : Civilisation avec un certains monsieur Jefferson.
Immédiatement, je me sentis mal à l'aise devant le regard des autres élèves qui se trouvaient dans la classe. Aussi je ne mettais pas longtemps avant d'aller m'asseoir sur une chaise au fond de la classe, tentant de me faire oublier comme je le pouvais mais, qui vraisemblablement, était impossible en cet instant. Après tout j'étais « la nouvelle ».
A la fin du cours, un garçon châtain ayant un certain charme m'apostropha. Il se nommait Adam Miller et était un habitant pur souche de Forks, comme quatre vingt dix pour cent de ses habitants. Je dus me faire violence pour ne pas crier et m'enfuir en courant à son approche. Ils m'accompagna jusqu'à mon prochain cour, la matière dont je comprenais le moins l'utilité, les mathématiques. A part les opérations de base (additions, soustractions multiplications et divisions) je ne voyais pas l'intérêt d'apprendre les théorèmes et autres équations en tout genre qui ne me servirait certainement pas à grand chose plus tard. A moins que cela venait du fait que je n'y comprenais strictement rien ? A méditer…
Durant ce cours, je rencontrais les même regard curieux que durant l'heure d'avant. Une fille de mon age, Marie Robbins, entreprit d'être mon guide. Elle m'apparu rapidement sympathique et par certains côtés elle me rappelait beaucoup Véra, mon amie restée à Rochester.
Quand l'heure du repas sonna enfin, je ne pus retenir un soupir de soulagement, j'allais enfin pouvoir me retrouver un peu seule, chose que je désirais depuis ma première heure de cour. Aussi, après avoir rassemblé un semblant de déjeuner dans mon plateau, je repérais une table vide et m'empressait d'aller m'y installer pour tenter de trouver un minimum de solitude.
Mais c'était sans compter sur mon frère et son désir de me pourrir la vie. Il avait réussi à se faire des copains, et lorsqu'il me vit seule, il ne résista pas à l'envie de se joindre à moi, suivis par une bande de première année, d'Adam et de Marie. Mis à part eux, il y avait Mike, Tyler et Eric que je n'avaient pas l'air de laisser indifférent, Ben un garçon timide et gentil, Jessica qui parlait plus vite que son ombre et ayant une opinion sur tout, Lauren qui me déplut rien qu'en me regardant et Angéla, une jeune fille plutôt discrète ce qui me plût.
Au moins une personne qui ne cherchait pas à savoir qui j'étais ! Une fois les présentations finies, les questions fusèrent. Je décidais de laisser mon frère y répondre. D'ailleurs, il se fit une joie de leur avouer que j'étais célibataire, ayant peu d'amis et que je me complaisais dans la solitude. J'oubliais le passage où il disait que j'étais aussi complètement cinglé d'après lui. J'allais lui répondre avec une réplique bien sentie quand je les aperçus, me faisant oublier tout le reste…
J'espère que ce premier chapitre vous a autant plu que le prologue ^_^
Une petite review pour me donner votre avis sur celui-ci ?
Espérant vous revoir pour le prochain chapitre,
A bientôt !
Bellatrix18 pour vous servir ;-)
