Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas, mais à Stephenie Meyer, sauf ceux sorti tous droit de mon esprit. L'histoire provient de mon imagination.

Chose promise, chose chapitre est arrivé plus rapidement que le dernier.

Je tiens à tous vous remercier pour vous reviews. Elles m'ont vraiment fait plaisir. Je vous souhaite une bonne lecture, en espérant que ce chapitre vous plaira autant que les autres.

La vie à Forks

Déjà trois semaines que je vivais à Forks. Trois longues semaines. Le point positif, c'était que ma punition était levée et que ma famille partait à Rochester demain. Avant même leur départ, j'espérais que mes parents oublient Colin à Rochester ou dans un aéroport. L'idée me séduisait beaucoup. Mais les connaissant, ils n'oublieront jamais leur précieux fils.

Sinon, ma vie n'avait pas beaucoup changée. Je restais toujours seule pour les repas au lycée, je m'asseyais toujours au fond de la classe pendant les cours, je ne parlais avec presque personnes, aussi bien chez moi qu'à l'école, et je faisais toujours des cauchemars la nuit. En réalité, je parlais un peu avec Marie et parfois à Adam qui se joignait à nous. Je les soupçonnais d'être amoureux mais de ne pas osés se déclarer. C'était la seule qui venait me voir. Parfois, elle comprenait mon besoin de rester seule et l'acceptait sans me poser de question.

Pour les changements, il y en avait trois. Le premier, c'était que je travaillais Chez Newton, un magasin de sport. Le hic, c'était que Mike y travaillait aussi et qu'il pouvait se montrer très collant quand il le voulait, et même quand il ne le voulait pas. Mais madame Newton était plutôt gentille. Et puis, ma mère semblait rassurée que je travaille. Je l'avais surprise à plusieurs occasions m'observer. Je pensais même qu'elle avait du fouiller dans ma chambre. Mais elle avait du se casser les dents, car je n'avais rien qui pouvait expliquer mon besoin de changer de vie et de solitude.

La seconde chose, je commençais à me sentir un peu plus à l'aise quand il y avait du monde. Je savais que ce n'était qu'une apparence car si je devais me retrouver seule avec un groupe de garçons, je deviendrais hystérique. Mais, je travaillais beaucoup sur moi pour tenter de faire comme s'il ne s'était jamais rien passé et que tout cela n'était en fait qu'un horrible cauchemar. J'étais passé maître dans l'art de tout enfouir au plus profond de moi.

Et la dernière chose, c'était que j'évitais Emmett Cullen. Je ne le regardais plus, je ne parlais pas de lui et j'évitais de m'asseoir près de lui en cours. Bref, je faisais comme si il n'existait pas. A aucuns moments, je ne m'étais doutée que ce soit aussi dur car en revanche, j'avais le plus grand mal à ne pas penser à lui.

Je poussais un soupir et me préparais pour une journée en enfer. Comme toujours, une fois prête, je filais directement à ma voiture en passant un rapide bonjour à ma mère et Andrews. A peine je fus assise, que Colin monta à son tour. Durant le trajet, il s'amusa à râler que ma punition soit déjà terminée, à sa plus grande consternation. Difficile de ne pas le jeter hors de ma voiture.

Une fois arrivés, il fila vers les autres. Comme à son habitude, Malory me regarda avec dédain. Cette fille m'énervait de plus en plus avec son look de fille facile et vulgaire. Préférant l'ignorer, je filais en cours. Beurk, je commençais par maths. Et dire que pour une fois la journée avait commencé par une pensée positive.

La matinée passa de façon horriblement lente. A midi, je m'asseyais comme toujours seule. Ce qui était inhabituel, ce fut que mon frère et ses amis s'assirent à ma table. Marie et Adam me firent un regard d'excuse tandis que les autres firent comme si je n'existais pas. J'observais leur manège un petit moment, puis, n'y tenant plus, je mis une énorme claque derrière la tête de mon frère pour avoir son attention. Je ne savais pas d'où me venait cette idée mais je devrais le faire plus souvent. Ca laissait pas de marques, ça lui faisait mal et ça m'avait bien défoulée.

- Aïe ! Mais t'es folle ?, s'énerva t'il tout en me fusillant du regard. Ca fait mal.

- Je m'en fous, répondis sèchement. Je peux savoir ce que tu fais à ma table ?

- J'ai plus le droit de manger avec ma grande sœur ?, me demanda t'il.

Je le fixais comme si il s'agissait d'un martien. Depuis qu'il était lui aussi au lycée, il faisait comme si nous n'avions aucun lien de parenté. Et là, d'un coup, monsieur veut manger avec moi en jouant la carte d'être avec sa grande sœur. Il ne m'avait même pas insulté en plus Je devais être paranoïaque car je trouvais ça louche. Ou sinon mon frère était malade. Dans tous les cas ce n'était pas naturel.

- Si bien sûre. Nous sommes tellement proche tout les deux, ironisais je.

- Ah ah ah ah ah ! Très drôle, me dit il. Je fais des efforts et toi t'es méchante avec moi.

- J'ai compris, fis je en réalisant enfin le but de sa venue. Tu veux quoi ?

- Je peux pas venir juste pour le plaisir de te voir ?, s'offusqua t'il

Il me fixa dans les yeux. Je compris combien mon frère me prenait pour une imbécile. Comme si j'étais assez stupide pour croire son baratin. Il dût comprendre mon scepticisme, car il détourna le regard, se renfrogna et croisa les bras sur sa poitrine.

- Ok, lâcha t'il. J'ai besoin de ta voiture le week-end prochain. Ils vont à la Push et ils m'ont proposés de venir avec eux. Mais vu qu'il n'y aura pas assez de voiture, je me suis proposé d'emmener Lauren. Tu veux bien me prêter ta voiture ?

A peine eut il finit que j'explosais de rire. Il avait eut son permis au bout de la troisième fois et il voulait que je lui prête ma voiture. Hilarant. Surtout pour faire monter Malory dedans. Finalement, la journée n'était pas aussi nulle que ça. Pour une fois que Colin me remontait le moral. Mon frère prit son visage vexé, ce qui redoubla mon fou rire. Je mis dix bonnes minutes à me calmer.

- Maintenant que tu as fini de rire, je peux avoir ta réponse, s'agaça t'il.

- Tu veux que je te prête MA voiture, pour que tu emmènes Lauren je ne sais où si j'ai bien compris, énumérais je.

- Oui, confirma t'il.

- Hum.. Laisse moi réfléchir….La réponse est hors de question.

- Et pourquoi ? Donne moi une bonne raison, cracha t'il.

- Je vais même t'en donner trois, rétorquais je. Je prête pas ma voiture, pour t'embêter et parce que je déteste Lauren autant qu'elle me déteste.

- Je ferais tous ce que tu veux, me supplia t'il.

- Tentant mais même pas en rêve, répondis je. Je ne te prêterais pas ma voiture.

Ne voulant pas continuer cette conversation, je me dirigeais vers mon cours de sport. De toute façon, la vue de Lauren m'avait coupée l'appétit. N'empêche, Colin devait vraiment y tenir pour me demander un service.

Je restais un moment sous un arbre près du gymnase, attendant que le prof et les autres arrivent. Manque de chance, les premiers à venir furent Emmett Cullen et Jasper Whitlock. Comme s'il savait que j'étais ici, le premier se tourna vers moi et me fit un petit sourire timide. Ce n'était pas mon genre, mais je crois que j'étais en train de prendre la couleur d'une tomate. Par chance, je fus sauvée par Marie et Adam. Je les rejoignis, réussissant à détourner mon regard avec peine de celui d'Emmett.

Dans le vestiaire, je me changeais rapidement et attendis que Marie en fasse de même. De toute façon, j'avais encore le temps avant le début du cours. Je m'étais adossée contre un casier, et attendais en silence. Soudain, Marie se tourna vers moi et me regarda étrangement. Elle voulait me dire quelque chose mais ne savait pas quoi. Je décidais de l'aider à se lancer.

- Quelque chose ne va pas ?, lui demandais je.

- Euh... Non…En fait si, bafouilla t'elle. Tout à l'heure, tu n'aurais peut être pas dut dire à Lauren que tu ne l'aimais pas.

- Ah bon !, m'étonnais je. Pourquoi ?

- Lauren n'a pas appréciée, répondit Marie hésitante. Elle peut faire de ta vie un enfer tu sais.

Sa remarque me fit rire. Pas que je me moquais d'elle. Non, c'était juste nerveux. Je ne voyais pas vraiment ce que Lauren aurait put faire pour rendre ma vie encore plus horrible qu'elle ne l'était déjà. Pour faire de ma vie un enfer, il aurait fallut que ce ne soit pas déjà le cas. Mais ça, Lauren ne pouvait pas le savoir. Je réussissais enfin à m'arrêter.

- Désolée, m'excusais je. C'est juste que je ne vois pas ce qu'elle pourrait faire pour rendre ma vie aussi horrible.

- Elle trouvera bien un truc, m'assura t'elle. Lauren aime bien contrôler tout le monde. Et elle déteste quand les choses ne vont pas dans son sens.

- T'inquiète pas pour moi, répondis je. Lauren ne ma fait pas peur.

Je lui fis un sourire, ou une espèce de grimace qui ressemblait vaguement à un sourire, histoire de la rassurer. Une fois qu'elle fut prête, on alla dans le gymnase.

On terminait aujourd'hui le cycle de basket. Le coach Clapp devait juste arbitrer le match fille contre garçon. Je grimaçais en entendant que c'était mon équipe qui allait jouer contre celle d'Emmett et Jasper. A croire que l'on voulait coûte que coûte que je sois avec lui. Ca en devenait démoralisant. Quoique, il y avait pire que de courir après Emmett Cullen comme torture.

Au début du match, tout se passait bien. Comme je m'y attendais, on se faisait battre. Et quand je disais battre, je ne parlais pas d'une victoire des garçons, mais plutôt une humiliation. Ils semblaient être partout sur le terrain, un peu comme si celui-ci était trop petit pour eux. C'était à peine si nous arrivions à marquer des points, et encore, j'avais l'impression que c'était uniquement parce que les deux garçons avaient pitié de nous. De plus, tandis que Marie et moi étions à bout de souffle, eux semblaient en pleine forme. A croire qu'il n'avait pas besoin de respirer. Tous ça pour dire qu'ils s'amusaient à nous balader sur le terrain durant une bonne partie du match. J'aurais put dire tout le match, mais Clapp dut y mettre fin par ma faute.

J'étais devant le panier ennemi, quand Jasper passa à côté de moi. Et sans que j'en sache vraiment la raison, une vague de colère monta en moi. Un peu comme si tous ce qui s'était passé et que j'avais gardé en moi depuis le licenciement de mon père remontait à la surface. Aussi, je fis la seule chose possible, Je fonçais sur Cullen pour récupérer le ballon. Et aussitôt, je me retrouvais allongée sur le sol avec l'horrible impression d'avoir percutée un mur en béton.

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