Voilà la suite. Je sais que j'ai mis un peu de temps, mais le prochain chapitre est écrit. Il me manque plus qu'à le faire corriger. Sinon, comme vous pouvez le voir, les choses avancent petit à petit. Mais je vous promets que la fin de ce chapitre va en surprendre plus d'une. Et peut être me faire haïr aussi.

Réponse aux anonymes :

Huyt : Je suis heureuse de compter une nouvelle lectrice parmis mes lectrices. J'espère que la suite te plaîra autant.

Erika : La voilà. J'ai mis un peu de temps pour publier mais j'ai manqué de temps.

Popo : Merci. J'espère que aimera autant la suite, voir même plus.

Nicky : Et oui. Je me suis dit qu'un petit rappel positif de Rochester lui ferait le plus grand bien. Et puis, c'était aussi le moment de faire un peu le point. Sinon, effectivement Emmett se rapproche. Mais le grand rapprochement ne sera pas pour tous de suite, mais bientôt.

Je vous souhaite à toutes (et tous) une bonne lecture et une bonne journée.

Chapitre 8 : La Push

Ma nuit s'avéra assez longue. Après qu'il m'ait semblé apercevoir Emmett en plein milieu de la nuit, il me fut impossible de me rendormir, mon esprit tournant à plein de la nuit. Et sans surprise, toutes mes pensées étaient tournées vers lui. Je faisais la liste de son comportement plus qu'étrange. Et la liste était longue. Ensuite, ce fut au tour des réactions qu'il avait avec moi. J'étais la seule avec qui il aggissait comme ça. En réalité, j'étais la seule qui provoquait une quelconque réaction en dehors de sa famille. Et à travers tout ça, j'essayais de trouver en sens à tous ça, mais en vain. Et enfin, je tentais de déterminé si oui ou non je l'avais vraiment vu. Le bon sens et une demi douzaine d'arguments plausible me disaient que cela était impossible. Pourtant, quelque chose au fond de moi que rien n'était aussi simple et que je n'avais peut être pas rêvé. C'était à en devenir folle.

Le lendemain matin, j'arpentais la maison, profitant ainsi du calme, quand un frisson me parcourut. J'aimais être seule et avoir un peu de tranquillité. Sauf que au fur et à mesure que le temps passait, je commençais à trouver le silence régnant dans la maison oppressant. De plus, même si ma famille pouvait se montrer envahissante et agaçante, pour resté poli, leur présence avait quand même quelque chose de rassurant. Là, en restant seule, mes pires angoisses ressurgissaient. Je me sentais plus vulnérable. J'en venais même à souhaiter le retour de mes parents et des mes deux frères, chose que je n'avouerais jamais, même si je savais que je regretterais cette pensées moins d'une heure après leur arrivé. Et puis, je me sentais légèrement frustrée et déçu de ne pas avoir aperçu Emmett une seconde fois. J'avais été jusqu'à regardé presque sans interruption par ma fenêtre de chambre.

Durant la semaine, j'avais essayé de voir un signe sur son visage, chaque fois que je le croisais au lycée, me prouvant que je n'avais pas rêvé. Mais rien. La seule chose étrange venait de son frère Edward. Lui qui arborait habituellement un air impassible qui semblait figé sur ses traits, semblait énervé contre son frère. C'était assez bizarre à voir, la famille Cullen semblant si soudé en temps normal.

Mais bien vite, les Cullen ne furent plus ma principale préoccupation. Toute la semaine, Colin m'avait harcelé pour que je l'emmène lui et Lauren à la Push. Au moins, j'avais put me divertir en le rembarrant avec un grand sourire à chaque fois. En revanche, je fus étonné de voir tout « l'amour » que mon frère avait à mon égard, quand ses intérêts entraient en ligne de compte, et l'imagination dont il faisait preuve pour me faire plaisir. Malheureusement, j'avais dût abdiqué quand ma mère s'en était mélé. Ma très chère maman avait trouvé l'argument imparable de me supprimer mes clés de voiture et ma guitare. D'après moi, il devrait être illégal que les parents fassent du chantage à leur enfant. Que nous en fassions à nos parents oui. En revanche, le contraire s'avérait totalement déloyal. Ca et les allusions au fait qu'elle serait seule avec mon père.

C'est donc comme ça que je me retrouvais un samedi après midi à jouer les chauffeurs pour mon frère et miss greluche. J'avais bien tenté de protesté, arguant que j'avais d'autres projets de prévu. Mais personne ne fut vraiment dupe. Pour avoir des projets, il fallait une vie sociale et des amis. Hors, la première manquait cruellement dans mon existence et le peu d'amis que j'avais sur Forks, soit Marie, se rendaient aussi à la Push.

Tandis que nous attendions sur le parking du magasin de sport des Newton les retardataires, mon frère arborait un sourire victorieux. N'ayant rien à perdre, j'avais profité d'être ici pour rendre une petite visite à madame Newton, histoire de la saluer et de la convaincre de me laissé travailler aujourd'hui. Mais il s'agissait d'une femme trop gentille. Elle avait refusé, arguant que je devais m'amuser, profiter de ma jeunesse et tout un tas d'absurdité du même genre.

Une fois tous le monde là, je montais dans ma voiture tandis que Lauren et mon frère montaient à l'arrière sous l'œil désolé de Marie ( Adam l'emmenant dans sa voiture). Et là, un seul mot me venait à l'esprit : beurk ! Le pire c'était quoi ? Laisser mon frère rouler des patins à sa copine ou faire la conversation avec l'un d'eux. Choix Cornélien car dans les deux cas c'était beurk. J'optais donc pour la solution ne pas regarder dans le retro et mettre un CD d'ACDC à fond pour couvrir tous bruits très beurk que mon frère et miss greluche pouvaient émettre. Le voyage promettait d'être long. En plus mademoiselle Mallory avait achetée un parfum hors de prix qui sentait mauvais. Et en regardant le bord de route, j'avais une subite envie d'y déposer Colin et Lauren. Mais ce n'était pas une solution que de polluer le bas côté. Stupide conscience écolo.

Au bout d'un moment et une série d'insulte car j'avais « accidentellement » freinée pour éviter un obstacle invisible et que miss Mallory c'était mise du rouge à lèvre partout, on arriva enfin à destination. J'avais une furieuse envie de rester dans ma voiture tout l'après midi mais le parfum de Lauren emplissait l'habitacle de la voiture et ça me donnait la nausée. Je me contraignais donc à sortir de la voiture et de suivre les autres. L'air était sec et le ciel gris, pour ne pas changer. Ils s'arrêtèrent sur la plage et je m'éloignais un peu du groupe. Marie voulut me suivre mais je lui fis signe de rester avec Adam. Inutile de lui gâcher son après midi.

Je m'arrêtais près d'un rocher et m'asseyais assez loin pour ne pas entendre les autres, mais tout en restant à porter de vue. Puis, je tournais mon regard vers la mer. A cet instant, je crois que j'aurais put rester des heures à la fixer sans jamais me lasser du spectacle. Devant moi, la mer agitée se perdait avec le ciel gris. Le spectacle des vagues s'écrasant sur les rochers me captivait. Je comprenais maintenant pourquoi des gens restaient des heures à la mer avec pour seule compagnie le bruit des vagues

En fixant la mer et écoutant la douce mélodie de la nature, j'avais un sentiment d'apaisement. Un peu comme si rien ne comptait autour de moi. Comme si je n'avais aucun passé. Que les vagues venaient prendre toutes les choses enfouies au plus profond de mon être. Pourtant, je savais que tout cela était éphémère. A un moment, il allait falloir que je me lève pour rentrer à la maison et que tout reviendrait tel un boomerang. Mais même ça, ça ne m'inquiétais pas tant que ça.

Je ne savais pas combien de temps je restais là à fixer ce spectacle, profitant de cette accalmie, quand une main apparut devant mes yeux. Surprise, je m'arrachais de mon spectacle et regardais la personne à qui elle appartenait. Devant moi, se tenait un indien, un plus âgé que moi, qui me fixait avec curiosité. Les cheveux courts, un regard noir, vêtu d'un simple short et d'un t-shirt, il arborait un air sévère sur le visage. Aussitôt, mes angoisses refirent surface. L'idée de fuir jusqu'à ma voiture me traversa l'esprit, mais j'aurais eus l'air stupide.

- Pourquoi tu n'es pas avec les autres ?, me demanda-t-il d'un ton sec en regardant les autres.

Je tournais la tête dans la direction qu'il regardait. Au groupe s'étaient ajoutés des adolescents que je ne connaissais pas. A en juger par leur peau mate, j'en déduisais qu'il s'agissait d'indien de la réserve. Puis lentement, je reportais mon attention sur lui. Apparemment il avait eut la même idée car il me fixait de ses yeux noirs. Pour toute réponse, je haussais les épaules.

- Ce n'est pas vraiment une réponse ça, constata t'il toujours de son ton sec.

- Je ne réponds pas aux étrangers, répondis-je sur le même ton que lui.

- Techniquement, la plage appartient à la réserve, rétorqua t'il. Par conséquent, c'est toi l'étrangère.

- Si tu le dis, marmonnais-je.

Je détournais le regard, lui signifiant que je m'en moquais royalement. Là, je fus surprise de l'entendre rire. Intriguée, je le regardais à nouveau, cherchant ce qu'il y avait de drôle. Génial. Un indien se foutait de ma tronche. Je pouvais au moins rayer ça de ma liste des choses à faire.

- Sam Uley, se présenta t'il une fois calmé. Je ne voulais pas me moquer de toi, mais tu es étrange pour une visage pale.

- Merci du compliment, répondis-je. Enfin je crois que s'en est un ?

- S'en est un, me dit-il.

- Ton plan drague il est nul, lâchais je.

Nouveau rire de sa part. Et cette fois, il ne s'agissait pas du tout d'un petit rire. Non ! Il s'agissait d'un véritable fou rire qui attira l'attention des autres. D'ailleurs, ils s'approchèrent tous de nous. Mon frère le premier avec un sourire moqueur que je voulais lui faire avaler.

- On peut savoir pourquoi tu ris Sam ?, demanda un jeune garçon on cheveux long.

Sam repartit de plus belle dans son fou rire. Et pour être franche, je me sentais légèrement vexée de sa réaction. Ok il ne me draguait pas. Mais l'idée n'avait rien de drôle. J'étais plus que canon et beaucoup de mecs voudrait sortir avec moi. Pas que ce type me plaisait. Mais il venait de mettre un sacrée coup à mon égo.

Monsieur l'indien se calma enfin. Il me jeta un regard amusé, un fin sourire sur les lèvres.

- Sache visage pale que j'ai déjà quelqu'un dans ma vie et qu'elle me convient parfaitement, se moqua t'il. Aussi, si je te parle ce n'est pas dans le but de te draguer. Donc inutile de tenter ta chance. Je suis du genre fidèle.

Là, il ne fut plus le seul à rire. Toutes les personnes présentes se joignirent à lui, mis à part Marie et Adam.

- Ma sœur est plus intéressée par le fils Cullen que par toi, rétorqua Colin.

- Pas du tout, protestais-je. Je ne suis pas intéressé. C'est ….

- Tu devrais éviter les Cullen, me coupa Sam. Ils ne sont pas recommandables.

Je ne répondais pas à sa phrase. Pas que je n'avais rien à répondre, mais parce que à l'évocation des Cullen, tous les adolescents de la réserve avaient eut le même air sérieux sur le visage. J'allais pour demander à Sam ce qu'il voulait dire par là, quand Mike décida qu'il était temps de rentrer à Forks. D'ailleurs, le Quilleute en profita pour partir en me lançant un « bonne soirée visage pâle » avant de partir.

Durant le trajet retour, mon esprit était absorbé par ce qui venait de se passer. Tant est si bien, que je ne faisais pas attention au sarcasme de mon frère et Lauren. Ni aux bruits étranges qu'ils faisaient, d'ailleurs. Arrivée devant notre maison, je décidais d'appeler Marie pour lui demander si elle savait ce que Sam voulait dire. De ce que mon amie m'avait dit, elle s'entendait bien avec les adolescents de la réserve, son frère aîné sortant avec l'une des femmes là-bas.

Sauf qu'en entrant dans la maison, il suffit d'une seule phrase de ma mère, pour me faire oublier les Cullen et mes interrogations les concernant.

- Bonne nouvelle les enfants, s'exclama t'elle. Votre grand-mère nous a envoyée des billets d'avion pour que l'on passe nos vacances de Noël à Rochester. Et c'est sans appel. Nous y allons tous.

- Non, lâchais-je. Je veux rester ici.

- J'ais dis c'est sans appel, rétorqua ma mère. De plus, ta grand-mère n'est plus toute jeune. A son âge, dis toi que tout peut arriver et que c'est peut être son dernier noël avec ses petits enfants. Tu ne voudrais pas lui retirer ça quand même.

Fusillant ma mère du regard, je montais dans ma chambre, ne trouvant rien à redire à ça. Ma mère savait parfaitement taper là où ça faisait mal.

Une fois dans ma chambre, je m'adossais contre la porte, avant de me glisser par terre. Je me sentais oppressée. J'avais dut mal à respirer, comme si quelqu'un serrait mon cœur. Le cauchemar allait recommencer.