Laura NEMESIS : Comme promis voilà la deuxième partiiiie ! :D

Chapitre 15 : Peur, espoir et désillusion

Hermione était survoltée. Elle passa sa semaine à réfléchir à la tenue qu'elle allait revêtir lors de cette fameuse soirée. Elle se décida enfin pour un bustier noir agrémenté de quelques perles et d'un ruban noué tout le long sur le côté servant de fermeture, de la dentelle noire bordait le bas de celui-ci. Elle finit par pencher pour un jean slim noir en cuir ainsi qu'une paire de bottines à talons aiguilles. La jeune femme jeta un regard au miroir « Mione la femme fatale est en route ! Drago Malefoy prépare toi bien et mets des lunettes de soleil car tu vas être éblouie ! Il ne manque que la touche finale.. » Elle finissait de peindre ses lèvres pulpeuses de rouge lorsque la sonnette de son appartement retentit. Il s'agissait de Ginny, que la brunette avait invité afin qu'elle la soutienne lors de cette soirée et qu'avec l'aide de Luna elles notent dans les moindres détails le comportement de « Noël ».

Les jeunes femmes retrouvèrent Luna sur le quai du métro et c'est en bavardant gaiement qu'elles se rendirent au lieu de rendez-vous. Comme la première fois, à peine furent-elle sorties du métro qu'elles tombèrent sur le jeune homme qui eut exactement le comportement attendu par le trio. Vous voyez le loup dans les Tex Avery lorsqu'il aperçoit la femme rousse ? Eh bien c'est exactement à cela que Drago Malefoy ressemblait lorsqu'il aperçut Hermione Granger ce soir-là, ce qui eut pour conséquence de dessiner un sourire de victoire sur le visage de cette dernière, « la soirée commence bien ! » Elles décidèrent de débuter la soirée en buvant un coup histoire de pouvoir contenir le fou rire qui les prenait dès qu'elles croisaient Noël. De retour sur la piste de danse, Hermione aperçut son ami Benjamin et se jeta à son cou en guise de bonjour, le jeune homme décidé à la taquiner fit mine d'être lassé de son « admiratrice » et de céder à ses avances en lui accordant un unique baiser, qu'il ne fit que sur la joue de la jeune femme bien entendu. C'est alors qu'elle aperçut du coin de l'oeil que Drago se trouvait à quelques mètres d'eux et qu'il leur lançait un regard noir de rage. « Merde je voulais le rendre dingue mais pas fou de colère ! Bon.. Je tâcherais de me faire pardonner après cette soirée et je dissiperais ce malentendu »

Peu importait l'endroit où dansait la jeune femme, Drago Malefoy se trouvait à quelques mètres de là. Le jeune homme fit tout pour se faire remarquer de la brunette, allant même jusqu'à danser seul juste sous ses yeux l'air de lui demander silencieusement de la rejoindre, mais suivant au pied de la lettre les conseils de ses deux meilleures amies la jeune femme l'ignora superbement. Hermione Granger passait l'une des meilleures soirées de toute sa vie, elle était entourée par ses amis, Drago Malefoy était là et il ne la quittait pas des yeux, son plan fonctionnait à merveille, la musique était excellente et elle avait enfin la possibilité d'évacuer toutes ses émotions en dansant. Voulant pousser le vice jusqu'au bout, elle avait décidé d'emmener une sucette et de la déguster lors de la soirée afin d'introduire des idées plus qu'érotiques dans l'esprit du beau blond et de le frustrer dans le but de l'obliger à faire le premier pas vers elle. Elle se mit alors à danser avec Benjamin, le garçon ait assez bu ils se mirent à danser de façon plus sensuelle et suggestive qu'à leur habitude et Noël avait décidé de titiller la jalousie d'Hermione en dansant à quelques centimètres d'elle avec une autre fille de la fac, une fille fade et loin du genre de Drago Malefoy mais qui possédait cependant deux beaux agurments. Benjamin se faisait de plus en plus joueur, allant même jusqu'à plaquer Hermione contre une barre de fer délimitant la piste de danse, les bras en l'air et de remonter sensuellement ses mains le long des jambes de la jeune femme. Soudain, il s'approcha rapidement de son visage et tenta de lui piquer le bâton de sa sucette avec les dents. Rien d'exceptionnel quand on sait réellement ce qu'il se passe, mais prêtant tellement à confusion lorsque l'on ne se trouve pas dans le bon axe comme se fut le cas de Drago qui vit rouge.

Hermione était assise sur les banquettes bordant la piste, Luna à sa droite et Ginny à sa gauche lorsque Noël s'assit seul à la droite de Luna et se mit à fixer Hermione sans vergogne.

« Ignore-le, ignore-le, ignore-le ! », lui répéta Luna en riant, bien décidée à provoquer le jeune homme et à ce qu'il se bouge un peu les fesses ! Et c'est ainsi que le trio se mit à parler de la couleur du caleçon de Benjamin, ce qui eut pour effet d'obliger Drago à se lever, se planter devant la brunette et à danser seul lascivement sous ses yeux. C'est alors qu'un jeune inconnu l'invita à danser, et Drago n'eut d'autre choix que de reprendre son ancienne cavalière de danse. Hermione dansait, lasse et collée contre un inconnu plein de sueur qui dansait comme un pied lorsqu'elle sentit qu'il descendait ses mains de ses hanches à ses fesses, et ce bien entendu, lorsqu'elle était dos à Drago qui avait donc pu voir la nouvelle position des mains de son cavalier. Piquée à vif, la jeune femme attrapa les mains de l'inconnu et lui replaça sur sa taille en lui conseillant de les garder ici s'il tenait à pouvoir avoir des enfants plus tard. La chanson qui lui paraissait interminable finit enfin et elle put s'échapper pour retrouver ses amies qui faisaient une tête de dix pieds de long.

Oulalalala... Que s'est-il passé pendant mon absence ?.. Luna prit la parole :

L- « Hermione.. Il faut qu'on te dise.. »

G - « Noël a déconné. »

H - « Quoi ? Comment ça ? De quoi vous parlez ? »

G - « Ma belle, il a grave déconné.. »

L - « Lorsque ton cavalier t'a mis les mains aux fesses on a cru qu'il allait le frapper. Au lieu de ça, il s'est planté devant nous et... »

H - « ET QUOI BORDEL ? »

G - « Et... Il a... »

L - « Il a embrassé la fille avec qui il dansait... »

H - « Quoi ?... Je... Je... Je vais le tuer. »

L - « Et après il nous a regardé l'air de nous dire : allez-y maintenant, allez tout répéter à Hermione ! »

H - « Non j'ai mieux finalement. Je vais l'oublier. Rien n'est pire que l'indifférence. »

L - « Mione ça va aller ?.. »

G - « Tu veux qu'on sorte ? »

H - « Non non ne vous inquiétez pas. Tout va bien. Je suis plus forte que ça. Je suis abonnée aux connards apparemment je commence à m'habituer vous savez ! »

Elle leur fit un grand sourire rassurant et retourna danser. C'est alors qu'elle remarqua que Drago avait non seulement délaissé sa « conquête » mais qu'en plus il ne la quittait toujours pas des yeux. Je vais le tuer... Okay, je l'ai provoqué, okay je l'ai cherché, okay il doit penser que j'ai embrassé Benjamin MAIS C'EST PAS UNE RAISON BORDEL DE MERDE ! Surtout pour ne pas accorder un regard à cette autre femme ensuite, c'est tellement évident qu'il faisait ça pour la provoquer et la rendre jalouse ! Ca crevait les yeux ! Eh bien si tu crois que je vais laisser transparaître la moindre émotion tu te fourres le doigt dans l'oeil et ça jusqu'au coude mon gros !

Elle continua de danser, de dire et de s'éclater comme si de rien n'était sous le regard protecteur de ses amies, et quand vient l'heure de monter au vestiaire, il fallut bien évidemment qu'elle tombe nez à nez avec Drago. Elle ne lui accorda pas le moindre regard, adoptant une attitude neutre de celle qui n'avait rien vu, qui n'était au courant de rien.

Lorsqu'elles se rhabillèrent dehors, Ginny remarqua Noël tout seul, à quelques mètres de là, qui ne quittait pas son amie d'une seconde. Celle-ci lui tournant le dos, elle chercha un moyen de la mettre au courant sans qu'il ne s'en rende compte, elle eut soudain une idée :

« El chico està solo al lado de nosotros y està mirandote ! »

« Je l'emmerde. Il m'a trop déçue tant pis pour lui ! S'il me veut vraiment il va devoir courir. Et encore. »

Et le trio s'en alla bras dessus, bras dessous, l'air de rien, en riant. En rentrant dans sa maison vide, Hermione se rendit compte qu'elle était à l'image de ce qu'elle ressentait. Le vide. Et c'est dans un sommeil vide de rêves qu'elle sombra.

« Le 7 avril,

Désillusion. Déception. Dégoût. Néant. Solitude. Vide. Tu as tout gâché. Tout. Je l'ai peut-être bien cherché je ne sais pas. Toujours est-il que tu es allé trop loin. Pour me faire réagir ça va me faire réagir. C'est simple. Tu m'as perdue. Il faudrait vraiment que tu reviennes à plat ventre et encore. Tu pensais à quoi en faisant ça ? Que je me jetterais sur toi pour t'embrasser devant tout le monde genre « il est à moi pas touche ! » ? Tu sais que je ne l'aurais jamais fait. A quoi bon me regarder de cette façon lorsqu'on est sorties alors que tu venais d'en embrasser une autre ? our moi c'est simple, tu n'existes plus. Je ne t'accorderais plus aucun regard. Je ne ferais plus aucun pas vers toi. Je ne te connais plus. Félicitations, tu as tout gagné ! Tu as tout gâché... On aurait pu être tellement heureux mon dieu... Si seulement tu avais osé. Si seulement tu n'avais pas embrassé une autre. Tu as dû vouloir me rendre jalouse. Je suppose. Je n'en sais rien. C'est juste la seule explication à peu près logique au comportement d'imbécile que tu as eu. Ce fut notre dernière danse. Tant pis pour toi. Ce soir je me sens vide. J'ai un trou au niveau du cœur. Je me sens seule. Abandonnée. Mais tu n'en sauras rien. Je ne te montrerais jamais rien. Et toi, tu continueras à me fixer. Tu n'avais pas à le faire sous mes yeux. Tu as violé nos règles. Tu m'as blessée. Tu as voulu que je te partage. Et en plus, tu ne m'as pas respectée. C'est fini. Tant pis. Je ne verserais pas une seule larme pour toi. Je tiendrais ma promesse. Tu n'en auras aucune. Tu n'en mérites aucune. »

« Pour les hommes une histoire n'est jamais vraiment finie. Tandis que les femmes sont redoutables pour ça. Quand c'est fini, c'est fini. »

Lorsqu'elle se réveilla demain, la jeune femme attrapa son ordinateur et se mit à taper à toute vitesse un texte sur la soirée qui avait précédée. Un texte dans lequel elle laissait transparaître toute sa colère et faisait bien comprendre à quiconque était au courant de cette histoire que Drago Malefoy l'avait perdue. Elle se décida à le publier sur Facebook, afin de faire comprendre implicitement au jeune homme qu'il allait s'en prendre une belle.

« Le 10 avril 2012,

Oui. La réponse à ta question est oui. J'ai écrit cet article pour toi. Pour que tu comprennes à quel point tu avais déconné. C'est une mise en garde. « Pire que la reine des glaces, méfies toi de mes coups de crasse ». J'hésite. Me venger et te perdre ? Ou m'expliquer quand tu reviendras et peut-être te récupérer ? Combien de temps encore allons-nous jouer à ce jeu là ?

On était si bien ensemble. On était si semblables. Les deux parties d'un même puzzle qui s'emboîtaient. Un puzzle aux allures étranges, certes. Ton statut. Mon dieu comme il peut me faire cogiter celui-là.. « Noël aime particulièrement faire des bisous après 10 consos #Mémopersonnel ». Comment dois-je l'interpréter ? Comme un « je te mets en pleine face le fait que j'ai embrassé une autre fille vendredi soir » ou comme un « je ne l'aurais jamais embrassée si je n'avais pas bu autant » ? Explique moi ! Je ne comprends pas.. Pourquoi as-tu fait ça ? PUTAIN DE BORDEL DE MERDE POURQUOI A-T-IL FALLU QUE TU RUINES TOUT ? J'ai relu nos discussions. J'ai failli pleurer, je ne l'ai pas fait. J'ai tenu ma promesse. Tu m'as dit que je t'avais manquée, que si ça ne tenait qu'à toi nous ferions l'amour tout le temps. Le pensais-tu réellement ? Le penses-tu encore ? Si oui, dis-le moi. Prouve le moi ! Essaie de te rattraper. Je te laisserais peut-être m'approcher si l'on arrive à s'expliquer.. Ce statut, tu l'as publié après que j'ai écrit cet article pour toi. Etait-ce une réponse à celui-ci ? Et enfin, pourquoi as-tu bloqué Luna sur Facebook ? Vous n'êtes même pas amis et vous ne vous êtes jamais adressés la parole ! Je ne comprends pas le but de ta manœuvre.. Tu ne dois pas beaucoup l'aimer ça c'est clair. Remarque c'est réciproque. Tu me blesses trop pour ça. Elle aimerait découvrir le Noël qui m'attire. C'est pour ça que Sonia et elle voulaient t'inviter à déjeuner avec nous l'autre jour. Comme un fait exprès, depuis je ne te vois à aucun midi à la fac. Je suis perdue. Tout me fait penser à toi. Evidemment. Sinon ce serait trop simple de passer à autre chose... Fais quelque chose je t'en supplie. Car moi je ne ferais rien. Je ne peux pas. Tu es allé trop loin. Tu as dépassé les bornes. Agis. Juste agis. Montre moi que tu tiens à moi. Que je ne suis pas une de plus. Car je n'en suis pas une. Tu es celui pour qui j'ai ressenti quelque chose après Ron. Ne me laisse pas me dire que c'est d'un enfoiré qui n'assumait rien et qui me prenait pour une conne dont je me suis attachée après tout ce temps. »

Plus le temps passait et plus Hermione commençait à croire qu'elle était belle et bien une imbécile qui n'avait trouvé rien de mieux que de s'enticher d'un garçon volage après s'être faite brisée le cœur par celui qu'elle avait toujours considéré comme l'homme de sa vie. Les vacances furent les bienvenues car elles l'empêchaient de se trouver nez à nez avec un certaine blond qu'elle voulait éviter.

« Le 23 avril 2012,

Je ne peux plus y croire. Tant pis pour toi. Reviens moi, tu verras ce qu'il en coûte de s'en prendre à moi. Je ne peux plus rien pour toi. Je suis navrée. Désolée. Déçue. Dans le fond, tu ne seras qu'un de plus. Je ne peux plus jouer. Je suis lasse de tes aller-retours incessants. « Auprès de moi tu vas et viens, un peu comme tes mains au creux de mes reins. »

Je continue pourtant de penser à toi. Je m'imagine dans tes bras, tes lèvres sur les miennes, et le sourire que tu m'offrirais, combiné à ce regard de félin que tu ne réserves qu'à moi. Ce sourire. Il me rend vraiment dingue. Lorsque tu me l'adresses je me sens tellement bien, épanouie, unique, aimée. Et ce regard. Rien que d'y penser j'en ai la chair de poule. Tu sais ce regard que tu m'adresses dès que tu m'aperçois, celui que tu m'avais adressé en dev et dont je t'avais demandé la signification, stupéfaite devant son intensité. « C'est un regard qui dit que j'ai envie de toi ». Ce regard qui me donne des papillons dans l'estomac, qui me met la tête à l'envers, qui me fait comprendre que c'est moi et uniquement de moi dont tu as envie. Ce regard qui me dit « je vais te dévorer toute crue ». L'une des premières choses que je t'ai dites c'est que je craque sur des détails. Voici les tiens. Ton sourire et ton regard. Si seulement tu ne gâchais pas tout avec cette attitude détestable. Ce masque comme je me plais à l'appeler. Ce masque que je hais tant. Celui que tu revêtis dès que tu fais un pas dehors. Celui que tu abordes fièrement à la Fac, et lors des soirées. Celui que tu perds lorsque je suis là. Ce masque de suffisance obscène. Admire le regard que tu lances sur les photos de la soirée de vendredi. Ce qu'il peut me donner envie de te griffer, de t'arracher ce regard et ce sourire si suffisants ! Ce regard et ce sourire qui pourtant me font chavirer peuvent également me rendre furieuse, me dégoûter en fait. Je me lasse de jouer à un jeu auquel je n'ai jamais donné mon accord et dont je ne connais pas les règles. Je voudrais juste rire, parle, sourire, vivre ces dernières semaines avec toi. Ce n'est pourtant pas la lune... Je veux juste revoir ton sourire, entendre ton rire, ta voix. »

« A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi, et entendre ton rire qui lézarde les murs, mais qui sait surtout, guérir mes blessures. » Renaud.

NON NE ME TUEZ PAAAAAAS ! Oui je sais, ils sont insupportables ces deux là ! Incapables de s'avouer qu'ils tiennent mutuellement à l'autre ! Entre Hermione et sa foutue fierté de Gryffondor et Drago et sa lâcheté de Serpentard on est pas sorti de l'auberge !