PDV : RyeoWook
Je songe, je m'égare dans le noir infini. Rêver est plus simple, la vie est dure. Mais la douleur m'oblige à ouvrir les yeux. Dur retour à la réalité. Trois heures... Trois heures que j'alterne le sommeil et les réveils. Sommeil ou semi-coma.. Je ne saurais dire. Trois heures et toujours cette même pièce, cette même noirceur, ce même froid qui vous ronge et vous mord la peau. Le noir autour de moi a cette consistance étrange à laquelle la vision s'habitue mollement. Les frissons remontent mon dos, je ne veux pas refermer les yeux, je ne veux pas me rendormir. Depuis quand ai-je peur de mon propre sommeil ? Certainement depuis que j'ai peur de ne plus me réveiller. Mon cerveau semble émerger à son tour et m'oblige à me poser cette question à laquelle je n'ai aucune réponse : "Où suis-je ?"
Cette interrogation et suivie de bien d'autres. Multiples questions insatisfaites. Je n'ai aucune réponse, pas d'explication, je suis seul avec mes doutes. Seul... ? Non. J'entends des soupirs et des plaintes depuis mon premier réveil, mais je ne dit rien, je calme les battements de mon coeur et fais profil bat. La peur est désormais la seule force qui m'anime. Peur de l'inconnu, peur des évènements qui vont suivre et dont je ne suis pas maître.
Me lever... Bouger est devenu une nécessité, j'ai cette facheuse impression de me fondre dans le sol, de ne faire plus qu'un avec lui. Cela demande des efforts, je m'appuis, pousse sur mes bras pour mieux retomber. Je retente, me met sur les genoux, agrippe le mur mais je glisse inlassablement. Jeu incessant où je perd indéfiniment. Je persévère, écorche mes mains, blesse mes genoux. Ma vue se trouble, larmes de rage et d'impuissance. Je ne contrôle plus rien, même mon corps refuse de m'obéir... Je suis passé de maître de mon monde à simple objet. Un liquide acide remonte mon oesophage. Bile, nausée... J'arrêtes et retombe inerte sur le sol, seul les sanglots agitent mon corps.
Un frottement étrange sur ma droite... Quelqu'un rampe avec difficulté, se rapproche.
"-Arrêtes de te débattre"
Un simple murmure, un souffle. Facile à dire... Je plisse les yeux, tente de distinguer ses traits mais rien à faire, il fait trop sombre.
"-Il nous a drogué... Tes forces reviendront petit à petit"
Il ? Qui ? Pourquoi ?... Rien ne sort. Pas un mot, pas une plainte, même mes sanglots restent bloqués au fond de ma gorge. Mes paupières papillonnent, je sombre de nouveau.
"-T'endors pas !"
Une main sur mon épaule. Un geste si anodin et pourtant qui, dans un moment pareil, vous fait vous sentir moins seul. Je luttes pour garder les yeux ouverts. C'est dur... Morphée est là me narguant, tentant de me reprendre dans ses filets. Je m'y laisserais bien sombré, mais je ne dois pas, je dois être plus fort que lui.
"-C'est quoi ton nom ?"
Je me méfie. Pourquoi devrais-je lui donner mon nom ? Pourquoi devrais-je lui parler ?
Soupir... Il cherche simplement à m'aider, à faire en sorte que je résiste.
"-RyeoWook"
Ma voix me semble si faible. Je dois faire pitier. Hier encore j'étais un de ces sales gosses de riche, un peu trop frêle pour faire ma loi, laissant le sale boulot aux autres. Aujourd'hui je suis encore plus faible, encore plus méprisable. Je n'ai jamais rien fait de bien dans ma vie... Un déchet. C'est ce qui me colle à la peau, me défini le mieux. Pourquoi est-ce dans la peur, près du danger qu'on doit se rendre compte qu'on est un beau ? Je vais me repentir, me racheter... Foutaise, même si je le disais rien ne changerait. Encore faudrait-il que je sorte d'ici.
"-Moi... YeSung"
Je m'en fiche. Beaucoup d'autre avant lui mon donner leur nom. Jamais je ne m'en suis rappelé. Ils sont venus, le regard plein de luxure, sont passés sur mon corps, m'ont touché de leur mains sales, m'ont pénétré au plus profond et sont repartis. Pas un.. Non aucun. Je ne me rappelles d'aucun prénom. Pute... Ca doit être le mot qui vous viens à l'esprit en entendant ça. Mais non. Quand on est riche comme moi, qu'on est né pour être une femme mais qu'on se retrouve dans le corps d'un homme, on agit en , chauffant tout ce qui bouge. J'aime me faire baiser. Je suis le fils de mon père... patron d'une boîte de strip-tease pour gay. Détestable endroit où l'on enlève tout pour un simple billet. Formation de prostitués en masse. Je ne suis pas différent d'eux, j'ai l'avantage de l'argent et de n'avoir à enlever que ce que je veux voilà tout. J'ai bêtement calqué tout ces comportements infâmes.
"-Reste éveillé"
J'ai envie de lui envoyer un "Ta gueule",... sa main contre la mienne. Elle la presse, la serre. Sensation étrange. Tant de gens dans ma vie qui ne m'ont jamais soutenu et aujourd'hui un inconnu m'aide. Je n'ai même pas la force de repousser cette main, même pas assez de rage.
"_Tu sais pourquoi on est là ?"
Il persiste à vouloir me parler... Peut-être qu'il a raison, il vaut mieux parler que s'emmurer dans son silence .
"-Non... On est combien ?"
Il ne répond pas tout de suite. Sûrement surpris de ma réponse de plus d'un mot.
"-Quatre je crois."
Quatre. Quatre personnes. Quatres ottages. Quatres paumés qui ne savent même pas pourquoi ils sont là. Quatre vies entre les mains d'une personne inconnue. Nous ne sommes rien. A chaque minute qui passe je me sens devenir petit, presque insignifiant. Ca me fait peur. A-t-il peur ? Suis-je le seul trouillard ici ?
Un bruit. Je tends l'oreille. Un grésillement et soudain une forte lumière blanche et aveuglante. Elle vient et repars plus vite qu'il ne faut pour le dire... Un flash.
"-Il veut être sur que nous sommes bien réveillés"
Encore un murmure. Et toujours se Il.
La lumière revient mais en beaucoup moins forte et cette fois elle reste. Je découvre enfin le visage de cet homme. Il a les cheveux bruns un peu en bataille, un visage au teint halé, des lèvres pulpeuses et des yeux... Des yeux plus profond qu'un gouffre. Un regard de braise, le genre de regard qui vous brûle de l'intérieur et vous force à baisser les yeux. Le genre de regard auquel je ne peux tenir tête. YeSung. Pouvoir mettre un nom sur ce visage me conforte étrangement. Encore plus étrange, je ne l'ai pas oublié. YeSung, YeSung, YeSung... Il résonne et se cogne dans ma boîte cranienne. Je tourne la tête et tente d'appercevoir les deux autres. Il y en a un au fond, près du mur opposé. Recroquevillé sur lui même, mains autour des jambes, visage dans les genoux. Il a peur. L'autre n'est pas très loin, il est assit et d'un air las regarde aux alentours. Son air désintéressé m'énerve. Je déteste ce genre d'homme qui fait comme si tout aller bien quand tout va mal.
"-uhhh"
Un gémissement d'effort. Je le regarde de nouveau. Il se lève, lentement. Ses forces sont revenues. Je le regarde se mettre debout et me suplanter de toute sa grandeur. Il tend une main dans ma direction. Je n'ai pas besoin de son aide, je peux me lever tout seul. Mais sa peau m'attire, je veux savoir si elle est douce. J'attrape avec hésitation cette main sauveuse et me sens tirer par le peu de force qu'il a retrouvé. Je suis de nouveau sur pieds. Il est plus grand que moi.
"-Nos forces reviennent"
Constat. Pourquoi se sent-il obligé de parler constemment ?
Il me soutient d'un bras. Mes jambes tremblent.
"-Tu les connais ?"
Je scrute le visage de l'indifférent. Jamais vu avant ça. L'autre relève légèrement la tête. Choc. C'est un employé, un strip-teaser. Une pute de luxe de mon père. Son nom... Sun... Sang... Je ne me souviens plus.
"-Le petit brun oui... L'autre, jamais vu."
Pas d'une grande aide j'imagine. Il bouge, m'entraîne avec lui.
"-SungMin.."
Je le regarde, interloqué. C'est ça, son nom. Est-il l'un de ses clients ? Je n'ose lui demander.
Il continue de me traîner vers les deux autres. SungMin semble le reconnaître et se lève à son tour. Sur ses joues des marques, sillons laissés par des larmes. Je ne suis pas seul.
"-YeSung"
Sa voix, encore plus aigue que la mienne.
"-Pourquoi on est là ?"
YeSung ne sait pas. Pas plus que moi, pas plus que l'autre qui nous regarde. D'ailleurs... qui est-il ?
Il nous regarde mais ne dit rien. Muet peut-être...
"-Tu t'appelles comment ?"
Cette question ne vient pas de moi, encore YeSung.
"-KyuHyun"
Il n'a pas l'air aimable. Sa mâchoire carré se contracte et se décontracte. Il est énervé. Il nous regarde comme si tout était de notre faute. Abruti. On ne sait pas non plus pourquoi nous sommes ici. Il m'énerve. Je parcours la pièce des yeux. Cave. C'est à cela que ça ressemble. Sombre, humide, froid et odeur de renfermé. Mes yeux s'arrêtent sur quelque chose de blanc dans un coin... Une enveloppe.
"-Regardez"
Ils se tournent tous vers moi. Je pointe la lettre du doigt. YeSung me lâche et se dirige vers elle. Il la prend, l'ouvre tout en revenant.
"-Une lettre du malade qui nous a enfermé ici"
Il baisse les yeux et la parcours. Qu'est-ce qui est écrit ? Je veux savoir ! Savoir pourquoi je suis ici avec eux ? Pourquoi tout a basculé.
Il se racle la gorge. Il va la lire pour nous.
"Jusqu'à présent vos vies n'ont été qu'un jeu dans lequel vous avez su tenir le beau rôle, cependant une telle part de lâcheté et d'immondices se doit d'être punies. Lancer les dés et attendre la victoire, ne suffira plus. IL EST TEMPS DE RETOURNER LES CARTES PIEGES. Ne tentez pas de jouer de vos privilèges royaux puisqu'ici jouer les as ne vous mènera nulle part ... Vous serez simplement réduit à devenir les valets de vos propres existences. Le passé ne s'effacera jamais, sachez le et ne l'oubliez pas ... C'est comme essayer de faire sauter la dame de son adversaire sans avoir la moindre possibilité de le faire ... Ne vous adonnez à rien, la partie a déjà commencé, suivez les règles et taisez vous ... "
Ce gars a un énorme soucis... Je ne comprends rien, je ne sais pas pourquoi nous sommes ici à écouter les divagations d'un fou.
"-Timbré... Ce gars est cinglé"
KyuHyun partage mon avis... Je ne l'aime pas plus pour autant.
"-Ne faites rien... attendons qu'il se manifeste"
YeSung... T'en as d'autre de pareilles idées ? Mais bon on a pas trop le choix de toute façon.
Je retourne dans mon coin. Loin de l'indifférent. Je m'assois, laisse aller ma tête contre le mur.
Mouvement sur ma gauche. Quelqu'un s'assoit à côté de moi.
"-Tu ne comptes pas jouer n'est-ce pas ?"
YeSung. Encore lui. Pourquoi me colle-t-il ainsi ? Je veux être seul. Seul pour pouvoir me lamenter.
"-Non..."
"Il est temps de retourner les cartes pièges, ne tentez pas de jouer de vos privilèges royaux"... Ces phrases tournent en boucle dans mon esprit, inlassablement. Je ne comprends rien.
"-Je ne crois pas que nous ayons le choix pourtant..."
Je m'en fiche, je ne veux pas jouer ! Pour qui se prend-il cet homme ? Pourquoi fait-il tout ça ? Est-ce une punition pour la vie que j'ai mené jusqu'ici ? Je savais qu'un jour tout ce que j'ai fait me retomberait dessus, que l'avenir ne serait pas tendre avec moi. Il attrape ma main et je tourne brusquement la tête vers lui, le regardant de mes yeux ahuris.
"-Joues... Joues avec nous RyeoWook..."
Pour qui ce prend-il celui là. Je vais pour récupérer ma main mais je ne peux pas. Sa peau est si chaude, elle me réchauffe lentement tout le corps et me fait frissonner. Alors je détourne juste le visage et ne répond rien, cette fois c'est lui qui me lâche et mon coeur se serre. Je scrute les coins de la salle, au fond il y a une porte... Sans poignée. Je soupire et ferme les yeux quand soudain cette même porte s'ouvre brusquement pour laisser passer quatres hommes masqués. Dans un seul et même mouvement nous nous relevons tous. YeSung se met un peu devant moi, me protègerait-il ? Les quatres hommes se mettent en ligne, mon coeur s'affolle, ça ne présage rien de bon. Va-t-on mourir maintenant ? J'ai peur. Pas de la mort, j'ai peur de souffrir, de partir d'ici, de n'avoir rien accompli dans ma vie, de ne jamais avoir rien fait de bien, qu'on m'oubli... De n'avoir jamais aimé. Un grésillement se fait entendre puis une voix sortie de nulle part nous parvient.
"Vous allez vous battre. Si vous n'en avez pas le courage vous pouvez les laisser vous frappez jusqu'à ce qu'ils vous achèvent. Si vous vous défendez ils ne vous tuerons pas. Vous deviendrez plus fort..."
Et puis ce fut tout. Plus fort ? Pourquoi voulait-il que nous soyons plus fort ? J'étais complètement perdu. Mais je n'avais vraiment pas le temps de penser à ça, les quatres masses de muscles s'avançaient à pas rapide vers nous. L'un d'eux m'empoigne par les épaules et m'entraîne un peu plus loin, alors que les autres se faisaient eux aussi prendre à part par les hommes masqués. Je ne savais vraiment pas quoi faire, on ne m'avait jamais appris à me battre. Comment faire maintenant, face à ce bolosse ? Je reçut un premier coup de poing dans le ventre et mon corps tomba au sol. Cette douleur était atroce, comme si même mon estomac allait ressortir. Il ne me laissa même pas le temps de me remettre que déjà un coup de pieds me déboita à moitié l'épaule. Je regardais autour de moi... Les autres se défendaient mais moi je n'en étais pas capable, Je n'avais jamais eu à le faire. Les coups continuèrent de pleuvoir alors que mes gémissements plaintifs étaient de plus en plus sonores, j'entendais au loins YeSung qui me criait inlassablement "Joues RyeoWook ! Joues !". Je le vis lever son pied au dessus de ma tête prêt à m'exploser littéralement le crâne. Alors j'allais mourir ainsi, me vidant de ma cervelle sur le par-terre froid d'une cave. Mes yeux se fermèrent instinctivement, pur réflexe, Personne ne veut voir la mort venir. J'attendis que la douleur se pointe mais... Rien. C'est alors que j'entendis qu'une autre personne était là, mes yeux se rouvrirent instantanément. YeSung. Il était là, frappant celui qui m'avait précédemment battu. La rage était très nette sur son visage si doux auparavant. Il se prit un coup de poing dans la figure et là je me suis relevé, d'un coup, comme si j'avais reçu un électro choque. Ce coup il devait être pour moi, pourquoi se faisait-il frapper à ma place ? Il ne se laissa pas abattre pour autant il refrappa encore l'armoire à glace. J'admirais les muscles de ses bras se contracter sous l'effort, il savait se battre, mieux que moi déjà... L'homme tomba et YeSung se tourna rapidement vers moi.
"-Tu vas bien ?"
Il a dit ça avec des yeux tellement... inquiets, ça m'a vraiment fendu le coeur alors je me suis mis à pleurer. Comme un enfant.
"-Tu as mal ?"
Je fis non de la tête, je mentais. Bien sur que j'avais mal, mais bizzarement je ne voulais pas qu'il s'inquiète. Il soupira comme soulagé que je ne sois pas mort. Il s'approcha rapidement de moi et me pris dans ses bras. Je retins un petit cri de douleur, avant j'aurais hurlé pour qu'on me lâche mais là ça me fit un bien fou. Il se détacha trop vite de moi et me regarda un instant avec... envie ? C'est alors que j'ai vu son visage se rapprocher, comme au ralenti. Je l'ai vu avancer centimètre par centimètre, mon coeur battait la chamade. J'aurais eu le temps de reculer, de le repousser mais mon corps refusait de la faire. Maintenant la seule chose à laquelle je pouvais penser c'était que je désirais qu'il aille plus vite. Et enfin, enfin ses lèvres rencontrèrent les miennes. Ce fut un simple contact, une caresse même. On ne m'avait jamais embrassé avec tant de douceur. Il se recula à peine et murmura contre mes lèvres rougies.
"-Joues RyeoWook... Joues avec moi. Joues pour sortit d'ici..."
Il ne me laissa même pas le temps de réagir que déjà ses lèvres se réemparaient des miennes mais cette fois avec plus d'assurance et de passion. Je sentis bien vite le bout humide de sa langue venir caresser ma lèvre. Je ne sais pas pourquoi mais je l'ai laissé faire, j'ai ouvert légèrement la bouche pour laisser rentrer cette partie de lui. Lui que je connaissais à peine. YeSung, c'était la seule chose que je connaissais de 'il mit fin à notre échange je lui ai lancé un regard d'incompréhension.
"-J'avais peur qu'il te tue... Vraiment.
-Pourquoi ?, murmurais-je.
-RyeoWook... Si seulement tu m'avais remarqué plus tôt.
-Quoi ?"
Il me reprit dans ses bras, ma tête posée sur son épaule.
"-N'essayes pas de comprendre."
De toute façon je n'en avais pas la force. Je ne voulais pas réfléchir, j'étais juste content d'être dans ses bras parce qu'au fond ça me réconfortait. il y eut le même grésillement que plus tôt et la même voix cria "STOP". Les quatres hommes retournèrent avec plus ou moins de mal de là où ils venaient, on leur ouvrit la porte et la referma derrière eux. YeSung relâcha sa prise autour de moi mais garda un bras dans mon dos. Je balayais la pièce du regard, SungMin n'était pas dans un très bon état, KyuHyun s'en sortait un peu mieux. La porte s'ouvrit de nouveau et deux autres hommes entrèrent et sans dire un mot, sans plus de cérémonie ils embarquèrent SungMin et KyuHyun. Ceux-ci tentèrent de se rebeller, de se dégager de l'emprise mais rien n'y fit, ils les emmenèrent tous les deux. Je me retrouvais seul avec YeSung dans la pièce froide. Je ne comprenais vraiment pas... Qu'attendait-il de nous ?
"-Tu devrais te reposer un peu...", me suggéra YeSung.
Oui je devrais mais mon esprit refuser de me laisser en paix. Il me reconduisit près du mur pour que je puisse m'y adosser tout en étant assis. J'étais en train de repenser à tout ce qui venait de se passer quand enfin je réalisais que YeSung m'avait sauver la vie. Sans lui je serais certainement mort, j'aurais beaucoup plus souffert. Sans lui je ne serais pas en train de respirer en ce moment même. Sans lui je ne serais pas en train de le regarder des mes yeux humides de larmes. Sans lui je ne serais plus là. Mon corps bougea de lui même, mes mains allèrent chercher son visage et mes lèvres allèrent rencontrer ses lèvres. Oui j'avais envie de l'embrasser. Mon coeur aussi, il se serra, accéléra, fit des soubresauts. Une sensation étrange me prit le bas ventre, jamais je n'avais ressentis ça avant. Il me sourit puis peu de temps après je me suis endormis sur son épaule. J'étais épuisé.
"-RyeoWook... RyeoWook réveilles-toi..."
J'ouvris difficilement les yeux... Ce n'était donc pas un cauchemar. J'étais réellement là. Je levais les yeux vers la personne qui m'avait interpelé... YeSung, un petit sourire s'afficha sur mon visage, c'est comme si mon cauchemar était devenu moins sombre, juste parce qu'il était là.
"-SungMin et KyuHyun sont revenus, ils ont passé la nuit dans une pièce similaire à celle-ci."
Je tournais la tête pour les appercevoir et là je me figeais...
"-Ils ne sont pas venu seuls..."
En effet les mêmes hommes masqués que la veille étaient présent. Alors c'était repartit ? Oui... Mais cette fois je me suis battu, je me suis défendu du mieux que je pouvais. Et ce toute la journée. A midi un repas nous fut presque jeté à même le sol. J'étais couvert de transpiration et j'avais mal partout. Mais j'ai continué j'ai frappé, cogné... J'ai joué. Et j'ai fait ça pendant au moins une semaine. Tous les jours nous nous sommes battus contre ses hommes, et chaque nuit SungMin et KyuHyun partaient nous laissant seul YeSung et moi. Pendant cette semaine je n'avais pas appris grand chose sur lui, trop épuisé le soir je m'effondrais de sommeil. Mais ce soir là ce fut différent. Ce soir là YeSung n'étais pas fatigué, il s'assit à mes côtés et commença à parler, de tout et de rien. Mais moi je m'en fichais tant qu'il me parlait, j'aimais le son de sa voix et l'effet qu'elle produisait dans mon corps. Et puis il y eut cette phrase.
"-RyeoWook tu es si beau..."
Mon coeur loupa un battement. C'était la toute première fois qu'on me disait ça. Oh j'en avais entendu des "ce que tu es bon" ou encore des "t'es bandant" mais jamais je n'avais entendu ça. Non jamais... Et là ce fut comme un déclic, YeSung était un homme pour moi. Qu'importe que je le connaisse peu ou à peine, il était fait pour moi. Je le désirais. Et pendant un instant j'ai oublié l'endroit où nous étions et je me suis presque jeté sur lui. Je l'ai embrassé sauvagement.
"-Dis le encore..."
-RyeoWook tu es si beau."
Rien qu'à l'entente de cette phrase mon corps se réchauffa, il faut dire qu'il avait une façon de le dire si belle et suave. Il me l'a répété encore et encore. J'ai commencé à me frotter à lui quand je sentis le désir monter en moi et qu'un début d'érection me fit gémir. Ce fut certainement trop pour lui car il me plaqua presque violemment au sol. Il se pencha mais il ne m'embrassa pas. Il resta à quelques centimètres de mes lèvres me faisant trépigner d'impatience.
"-RyeoWook... Laisses moi te faire l'amour.."
Un long gémissement sortit de ma gorge. On ne m'avait jamais laissé vraiment le choix. Il y avait eu les "je vais te baiser pendant toute la nuit", les "j'vais te défoncer" et il y avait le "laisses moi te faire l'amour". Mon coeur s'affola encore plus et c'est précipitamment que je répondis oui. Enfin il consentit à m'embrasser, les lèvres, le cou, la mâchoire, la nuque. Il enleva doucement mon tee-shirt et embrassa mon torse. Moi tout ce que je faisais s'était gémir, de plaisir, d'impatience. Il s'attaqua à l'un de mes tétons et je me mordis la lèvre pour ne pas faire trop de bruit. Sa langue descendit le long de mon abdomen, joua autour de mon nombril, remonta, remonta encore et encore, passa dans mon cou sur mon menton. J'ouvris la bouche et elle vint s'y engouffrer allant caresser la mienne. Ses mains descendirent à mon pantalon et le firent voler. Presque méchamment sa main vint presser mon érection visible sous mon caleçon. Un petit cri fut étouffé. Il se sépara de moi avec un peu de ma salive sur les lèvres. J'en ai profité pour enlever son tee-shirt, déboutonner son pantalon et le lui baisser.
"-YeSung... Dépêche toi..."
Je n'en pouvais plus. Je le voulais maintenant. Il m'arracha presque mon caleçon, révélant mon sexe tendu au maximum, sans aucune pudeur il alla l'embrasser et je lui offris un autre gémissement. Il attrapa mes cuisses et les souleva brusquement, lui s'abaissa et je sentis sa langue sur ma fesse droite puis elle se mouva. Elle bougea et là un cri de plaisir m'échappa. Sa langue faisait des entrées et sorties dans mon intimité, l'humidifiant. Tout mon corps tremblait de plaisir. Sa main elle alla doucement attraper mon membre et commença à me masturber lentement. Trop lentement.
"-Hm... YeSung... Han... Fais le méchamment..."
Oui j'avais tellement envie de lui que je pouvais largement me passer de préparation. Il l'a vite compris et à baisser son caleçon, découvrant à son tour un pénis gorgé de désir.
"-Vite..."murmurais-je.
Je sentis son membre frotter contre mon entrer puis il donna un coup de rein et il entra entièrement en moi sous un cri incontrôlé. C'était bon... Ce sentiment se situait entre le masochisme et le pure bonheur. Ca faisait mal mais c'était foutrement bon. Il n'attendit même pas que je m'en remette pour donner un premier coup de buttoir. Il était comme griser par mes gémissement et fou de mon étroitesse et ma chaleur. Ses aller retour en moi étaient divins, Je sentais la peau de son bas ventre frotter contre mes fesses de plus en plus vite. Mes mains allèrent se plaquer dans son dos et mes ongles se plantèrent dans la chair. J'étais submergé par le plaisir, j'en pleurnichais presque tant c'était bon. On ne m'avait jamais fait l'amour comme ça... Non on ne m'avait jamais fait l'amour tout court.
"-Oh mon dieu YeSung encore !"
Je l'avais sentis frapper ma prostate. Il l'avait frappé fort et il recommençait. Mes cris ne s'arrêtèrent plus, ses gémissements rauques m'envahirent la tête. C'est comme si je me perdais dans un tout autre monde où seul la luxure et le plaisir comptaient. Sa main recommença à me masturber. Je n'allais pas tenir longtemps à ce rythme là, surtout avec la fatigue que j'avais accumulé. Je l'ai senti arriver, l'orgasme. Il était fort et puissant. Tout mon corps se tendit brusquement et le liquide blanchâtre vint recouvrir mon bas ventre. Peu de temps après je le sentis jouir en moi et je gémis une dernière fois. J'avais chaud et je tremblais.
"-Merci"
Je me devais de le remercier. C'était certainement la meilleure fois de toute ma vie. A peine s'était-il retiré de moi que ce grésillement se fit de nouveau entendre.
"On dit que le cri de l'orgasme est une réplique du premier vagissement... On aurait pu dire aussi bien une réplique du cri de l'agonie"
Il avait dit ça sur un ton neutre, sa voix ne laissant rien transparaître. Ce gars était un gros psycopathe et cette fois ce fut trop. Je me levais brusquement et courais jusqu'à la porte. Je frappais dedans avec mon poing. Je m'en fichais d'être nu et vulnérable.
"-Qu'est-ce que tu veux espèce de malade ? Pourquoi tu nous fait ça ? T'es complètement cinglé ! Pauvre laisse nous sortir !"
Je hurlais à mon péter les cordes vocales mais je m'en foutais. Je voulais sortir d'ici, j'en avais assez. Je m'acharnais littéralement sur la porte, la frappant encore et encore en retenant les larmes de couler. Il n'avait pas le droit de gâcher un moment comme ça. YeSung est arrivé dérrière moi et m'a pris dans ces bras, je ne me suis pas débattu, parce que c'était lui.
"-Il te voit RyeoWook... Je ne veux plus qu'il te voit ainsi"
Il m'a entraîné au fond de la pièce et tel un enfant il m'a rhabillé et tout doucement il m'allongea au près de lui.
"-Dors maintenant."
Je ne me suis pas fait prier, j'étais totalement épuisé, vidé de toute énergie. J'ai posé ma tête contre son torse et je me suis endormi au son des battements de son coeur. Mon sommeil fut neutre, sans rêves. C'était étrange, comme si j'étais dans le néant le plus total. Quand je me suis réveillé, le torse chaud de YeSung avait été remplacé par la froideur du sol. C'était désagréable. J'ai relevé légèrement la tête, il n'était plus près de moi. Je me suis relevé d'un coup pour scruter la pièce, un hoquet de surprise et de peur m'échappa. YeSung était assis sur une chaise, totalement nu, et attaché. Un homme était debout un peu derrière lui, toujours avec ce même masque. SungMin et KyuHyun n'étaient pas revenu. Ce grésillement que je répugnais ce fit de nouveau entendre.
"-Si tu ne cris pas RyeoWook... Il mourra devant tes yeux."
Je restait cloué sur place. Il... Il voulait que je cris ? Non ce serait trop simple. YeSung n'était pas nu pour rien. Il voulait que je cris... De jouissance. Je crois bien que c'est ça qu'il voulait. Je lançais un regard désespéré vers YeSung, il était bailloné mais semblait vouloir dire quelque chose. Il secoua la tête. L'homme s'approcha de lui et retira le tissu qui l'empêchait de parler.
"-Non RyeoWook ne l'écoute pas. ne fais pas ça !"
Il reçu un coup de poing dans le visage et sa lèvre se fendit. Un petit cri m'échappa. Cet homme tentait de salir l'échange que nous avions eu la veille. Il tentait de rendre se moment unique, banal et commun. Comme tout ce que j'ai vécu avant. Mais si je ne faisais rien, YeSung allait se faire battre, je savais qu'il en était capable.
"-RyeoWook... Cette fois ne joues pas !"
Un autre coup de poing fit saigner son nez. Non je ne pouvais pas le laisser se faire frapper ainsi. Je ne pouvais pas accepter de le voir souffrir. Je ne voulais surtout pas le voir mourir petit à petit. C'en était trop me demander. Je sais que cet homme je le connaissais à peine mais parfois ça ne s'explique pas. Parfois les mots ne servent à rien. Parfois l'amour nous tombe dessus sans qu'on s'y attende. Parce que oui, je crois que j'aime YeSung. L'homme masqué leva son poing prêt à le frapper une nouvelle fois.
"-Stop !", criais-je.
Je me suis avancé alors que l'homme reculait. J'allais devoir faire ça devant un autre. Ca me dégoûtait mais je n'avais pas le choix.
"-Non RyeoWook..."
Une larme roula sur ma joue.
"-Chut YeSung... S'il te plait tais-toi."
Je savais que cette fois-ci n'aurait rien à voir avec la veille. Je savais qu'il n'y aurait plus cette magie. Je me suis lentement baissé pour que ma tête se retrouve entre ses cuisses. J'attrapais son sexe entre deux doigts puis ma langue vint le caresser. Elle alla lécher avidement toute sa longueur, s'attardant sur le gland mais rien n'y fit. Il ne durcissait pas. J'ai relevé mes yeux emplis de larme vers son visage.
"-Pitié YeSung..."
J'avais dit ça presque désespérément. Je le vis fermer les yeux et ce concentrer un minimum. Je repris ce que je faisais auparavnt et après quelques minutes il fut totalement dur. Je me suis relevé, déshabillé en détournant le regard, puis je me suis apprété à me préparer mais ses mots me revinrent en tête. Il voulait que je cris, peut-être était-ce aussi de douleur. Je suis monté à genoux sur ses cuisses.
"-Non, RyeoWook ne fait pas ça. Pas comme ça.."
J'ai remonté le bout de tissu pour l'empêcher de parler. Je ne voulais pas entendre ça. Je n'avais pas le choix il ne devait pas m'en dissuader.
"-Désolé YeSung"
Après ces mots je me suis abaissé rapidement m'empalant sur son membre dressé. Un long cri de douleur s'échappa de ma gorge. Ca faisait mal, son sexe me déchirer littéralement de l'intérieur. Mais je devais le supporter. alors je suis monté une première fois sur ce pic de chair, me laissant retomber. J'ai fait ça une multitude de fois, en accélérant un peu plus. Je faisais bien attention à ne pas retenir mes plaintes et mes gémissements. L'autre homme nous regardait avec insistance, je trouvais ça ignoble. J'en aurais presque vomis. Mes accélérations étaient faites pour que YeSung vienne plus vite. Je voulais en finir. Et en effet c'est très peu de temps après qu'il jouit en moi. Mes cordes vocales émirent un dernier cri sonore puis je me suis laissé mollement retomber contre lui, mon front sur son épaule. L'homme masqué vint détacher les mains de YeSung et celui-ci me retint de justesse avant que je ne me laisse tomber de ses genoux. J'avais envie de pleurer, de crier, de vomir... Mais rien ne venait. J'étais juste en état de léthargie total. Comme si tous mes sentiments venaient d'être brisés et salement humiliés.
"-Pardon RyeoWook... Tu n'auras pas du faire ça. Je ne voulais pas qu'entre nous ça soit ce genre de relation vraiment..."
Il n'y était pour rien. C'était ce grand psycopathe qui avait un soucis. C'était lui qui avait tout gâché. Il savait que jamais on ne m'avait fait l'amour avec tant de tendresse. Il savait que j'étais vulnérable sur ce point. Il savait qu'il pourrait me blesser comme ça. Et encore une fois c'est YeSung qui me rhabilla, je n'avais plus la force, et surtout plus l'envie, de rien. Il m'avait totalement briser. La porte du fond se rouvrit et un homme déposa deux objets sur le sol avant de repartir immédiatement. Nous nous sommes approché et nous avons vu... deux couteaux. Le grésillement revint.
"-Ceci est la première manche. Il n'y aura qu'un gagnant. Si vous refusez de jouer vous mourrez tout deux dans d'atroces souffrances."
Je me mis à trembler. Alors c'était ça qu'il voulait ? Qu'on s'entre-tue ? C'est pour ça qu'il nous avez rendu plus fort ?
"-Non... RyeoWook je..."
Oui lui aussi il était perdu. J'allais donc mourir. Oh bien sur j'étais devenu assez fort pour me défendre quelques instants contre YeSung mais pas assez pour le battre. D'un sens comme d'un autre j'allais mourir. Mais si je ne faisais rien lui aussi allait mourir n'est-ce pas ? Il allait souffrir et moi aussi. Alors j'ai attrapé ce fichu couteau. Ma main tremblais toujours, je l'ai serré à m'en péter les jointures.
"-RyeoWook qu'est-ce que tu... ?"
Qu'est-ce que je faisais ? Et bien je jouais. Comme on me l'avait si souvent dit "Joues RyeoWook... Joues". Je continuais, j'allais achever cette partie. Je savais que YeSung n'allait pas prendre ce couteau. Je savais que je serais le seul à me battre.
"-Je joue YeSung... Je joue"
Je le vis fermer les yeux, attendant le coup de couteau dans l'abdomen.
"-Pardonnes moi YeSung...", murmurais-je.
J'ai levé ma main lentement. Ma salive se coinça dans ma gorge, mon coeur s'affola. Les larmes coulaient sur mon visage. Je n'avais pas le choix non. Alors c'est d'un geste rapide et puissant que j'ai planté le couteau... Dans mon propre corps. Un cri sourd m'échappa, il rouvrit les yeux. Je pu lire l'effroi sur son visage avant qu'il ne soit ravagé à son tour par un flot de larmes.
"-RYEOWOOK"
Il me suivit dans ma chute, posant ma tête sur ses genoux.
"-Pourquoi est-ce que tu as fait ça RyeoWook ? Pourquoi ?" sanglotait-il.
Je ne pu répondre. La douleur était atroce, je savais que je n'allais pas mourir immédiatement. J'allais lentement me vider de mon sang.
"-Ne me laisse pas RyeoWook, tu ne peux pas."
Ses larmes coulaient jusque sur mon visage et se mêlaient aux miennes. Le laisser... ça allait être dur, mais j'avais fait ça pour qu'il vive encore un peu. J'avais compris que désormais je pouvais mourir. J'avais racheté mon passé de débauché grâce à lui. J'avais fait quelque chose de bien parce que je l'avais sauvé, même si c'était pour peu de temps il allait vivre. Même si c'était pour peu de temps il allait porter mon souvenir en son coeur. Il n'allait pas m'oublier. Et surtout, surtout grâce à lui j'avais aimé. Ca j'en étais sur. Ca n'avait été que pour une semaine, un jour ou peut-être même une heure mais je l'avais aimé. Il m'avait appris la douceur et la tendresse. Il pleurait pour moi, il souffrait pour moi. Alors oui, j'avais aimé YeSung sans rien connaître de lui.
"-Ne... M'oublis... Pas YeSung..."
Ses larmes redoublèrent.
"-Ne dis pas n'importe quoi RyeoWook, je ne vais pas t'oublier... Tu vas vivre. Pitié sauvez le ! Faites quelque chose vous ne pouvez pas le laisser mourir !", hurlait-il.
La douleur commençait à disparaître je devais avoir perdu déjà pas mal de sang car je ne sentais plus mon corps. Dans un effort surhumain je réussi quand même à murmurer un "Je t'aime.." Cela a du lui briser le coeur car il s'est mis à hurler, hurler de douleur. Mes yeux se sont fermés. Je n'arrivais plus à les ouvrir, je n'avais plus assez de force. Je sentis tout de même sa main agripper la mienne.
"-Non RyeoWook ouvre les yeux ! RyeoWook ne me laisse pas. Je t'aime... Je t'ai..."
Jamais je n'entendis la fin de ce deuxième "Je t'aime". Mon esprit à dérivé, ma main a glissé de la sienne et je suis resté là immobile sans plus aucun souffle de vie en moi. Je suis mort en ce début de matinée. Je suis mort dans une cave humide et froide. Je suis mort observé par le plus grand psycopathe de la Terre... Mais je suis mort dans les bras de l'être aimé, je suis mort pour l'être aimé...
